Enfant flagellé dans une école romaine
D'après une peinture trouvée à Herculanum. Abhandl. der sachs.
Gesellschaft (1er Wisscnsch., t. v, Taf. I, 3.
nés. Act., xvi, 37. Le tribun Lysias, lorsqu'il eut arrêté l'Apôtre à Jérusalem, voulut le soumettre à la question par le fouet, comme on le faisait pour les étrangers et les esclaves, Act., xxn, 24; saint Paul invoqua son titre de citoyen, et le tribun recula. Voir Citoyen romain, col. 790. Une peinture d Herculanum représente un enfant qu'on flagelle à l'école pour le corriger (fig. 668).
Bibliographie. — Strauch, De ritu flagellandi apud Tudseos, Wittemberg, 1668; Hilpert, ibid., Helmstadt, 1652; Seypel, De riiu flagellandi apud Romanos, Wittemberg, 1668; Sagittarius, De flagellatione Chrisii, léna, 1671: [chôpf, De flagellatione Apostolorum, Wit^ temberg, 1668. E. Beurlier.
FLAMANDES (VERSIONS) DE LA BIBLE. Voir
Néerlandaises (Versions) de la Biule.
FLAMBEAU. Voir Chandelier, col. 546.
FLAMME (hébreu : 'ûr'êS, « flamme de feu; » laliab, léhàbàli, labbith, Salhébét, lûliat, lappid, réséf, ëâbib; chaldéen : sebibâ" ; Septante : ?).iÇ; Vulgate : flamma), dégagement de gaz qui s'échappent d'un corps en ignition et qui, brûlant au contact de l'oxygène de l'air et produisant de la chaleur, prennent une forme vacillante, fluide, changeante, avec une coloration brillante qui va du jaune blanc au rouge sombre. La flamme étant unconséquence naturelle du feu, les écrivains sacrés prennent souvent l'un pour l'autre. Voir Feu.
1° La flamme qui brûle. — La flamme consume l'herbe sèche, Is., v, 24; les arbres des champs, Joël, i, 19; les flancs des montagnes, Ps. lxxxii (lxxxiii), 15, et ravage tout. Joël, H, 3. Elle brûle dans les fournaises. Dan., m, 22; I Mach., h, 59; des Juifs fidèles, célébrant le sabbat en secret dans des cavernes, y périssent par les flammes qu'allument les persécuteurs. II Mach., vi, 11, L'idolâtre qui fabrique une idole prend une partie du morceau de bois pour le sculpter, et met l'autre morceau au feu en disant : « Je me chauffe , je vois la flamme '. » Is., xliv, 16. Quand la flamme prend dans le chaumj, elle fait entendre un pétillement sinistre. Joël, n, 5. C'est la voix de Jéhovah qui fait jaillir les flammes de feu , c'est-à-dire les éclairs qui accompagnent le tonnerre. Ps. xxvin (xxix), 7. — A la flamme qui brûle, on compare l'amour ardent, Cant., vin, 0, et la tribulation. Eccli., i.i, 6.
2° La flamme qui brille. — La lumière des astres est une flamme. Sap., xvn, 5. Comme la flamme brillent les yeux du crocodile, Job, xli, 13, et des personnages que Daniel, x, 6, et saint Jean, Apoe., i, 14; II, 18; xix, 12, voient dans leurs visions. A cause de leur forme et de l'éclat lumineux qu'ils projettent, la lance, Job, xxxix, 26, et le glaive, Nah., m, 3, sont comparés à la flamme qui étincelle. Un visage s'enflamme sous l'action d'un sentiment violent. Is. , xm, 8. — La flamme du méchant cesse de briller, Job, xvm, 5, quand Dieu lui retire sa prospérité.
3" La flamme symbolique. — Par sa lumière, sa chaleur, son activité puissante, la flamme indique la présence de Dieu au sacrifice d'Abraham, Gen., XV, 17; au buisson ardent, Exod., m, 2; Act., vu, 3; au Sinat, Exod., xx, 18: au sacrifice de Néhémie, quand il a retrouvé le feu sacré. Il Mach., I, 32. Dieu établit sur Sion un feu de flammes, pour marquer qu'il y réside. Is., IV, 5. Il fait des flammes de feu ses serviteurs. Ps. cm (Civ), 4; Ilebr., i, 7. L'ange qui a visité les parents de Sainson les quitte en montant avec la flamme du sacrifice, Jud., xm, 20, symbole de sa nature spirituelle et de sa mission divine.
4° La flamme vengeresse. — Le plus souvent, la flamme est considérée comme un instrument de la justice divine. Ps. civ (cv), 32; cv (evi), 18; Is., x, 17; xxix, 6; xxx, 30; xlvii, 14; lxvi, 15; Lam., II, 3; Dan., xi, 33; Eccli., vin, 13; xxi, 10; xxvm, 26; xxxvi, 11 ; xlv, 24; I Mach., m, 5; 11 Thess., i, 8. Les serviteurs de Dieu en seront préservés. Is., xliii, 2. — Sur les flammes de l'enfer, Luc, xvi, 21, voir Eneer, col. 1796.
H. Lesètre.
FLATTERIE (hébreu : hâlaqâh ; Septante : no/.aTiEia), louange fausse ou exagérée adressée à quelqu'un dans le dessein de lui plaire ou de le séduire. Ce défaut est plusieurs fois mentionné dans l'Écriture comme très pernicieux. Il faut se mettre en garde contre les flatteurs, Prov., XXVI,25, car «la bouche flatteuse cache des ruines». Prov., xxvi, 28. Tandis que celui qui fait une réprimande rend service, le flatteur ne produit que le mal. Prov., xxvm, 23. La flatterie est toujours dangereuse, mais surtout lorsqu'elle sort de la bouche d'une femme Prov., vi, 24. L'Écriture la compare à un filet ten iu devant les pas de celui à qui elle s'adresse. Prov., xxix, 5.