FLECHE
Les pharisiens voulurent employer ce procédé pour faire tomber Notre -Seigneur dans leurs pièges. Leur tentative tourna à leur confusion. Matth., xxn, 16. P. Renard.
FLÈCHE (hébreu : his ; Septante : pé).o,-, Deut., xxxii, 23,42; II Reg. (Sam.), xxn, 15; IV (II) Reg., îx, 24, etc.; poXvr, Num., xxiv, 8; I Reg. (Sam.), xiv, 14; Jer., ix, 8, etc.; ax=ïa> I Reg. (Sam.), xx, 19, 20, 35, etc.; Vulgate : sagitta), arme de jet destinée à percer l'ennemi et qu'on lançait à l'aide de l'arc. Voir Ar,r„ t. i, col. 898; Archer, t. i, col. 932; Armes, I, 2», t. i, col. 968. — Le mot hébreu l.ws vient du verbe fiâsas, qui signifie « diviser >> ; c'est aussi letymologie du mot grec aylfa. Les mots pé).o; et (3<5),iç viennent de la racine qui a formé le verbe paÀXw et qui signifie « lancer ». Dans divers passages, le mot liés est traduit dans les Septante ou dans la Vulgate par d'autres mots qui se rapportent à la même manière de combattre. Ainsi dans IV (II) Reg., xm, 18; I Par., xn, 2; Ps. lvii (lviii), 7, les Septante emploient le mot to$ov,« arc; » dans Gen., xlix, 23; Prov., vu, 23, etc., ils se servent du mot toÇeuiax; dans I Reg. (Sam.), xvii,7, ils traduisent par xovto;, « javelot. » De même la Vulgate, Gen., xlix, 23, par jacula,« javelot; » Ps. lxiii (lxii), 4; Jer., L, 14, etc., par arcus. Au contraire, le mot qéiét, « arc, » est traduit par sagitta dans II Reg. (Sam.), i, 22. Les flèches sont très souvent mentionnées à côté de l'arc, qését, qui servait à les lancer, IV (II) Reg., xm. 15 ; Judith, v, 16; Is., vu, 24; Jer., xlvi, 9; de la coide de l'arc, yétér, Ps. XI, 2, ou enfin du carquois, tell, 'aspàh, qui servait à les renfermer. Voir Carquois, col. 312. Dans Job, xil, 20, ce sont les flèches qui sont désignées sous le nom de « fils de l'arc », bén qését , et non l'archer, comme traduit la Vulgate.
I. Flèches chez les Hébreux. — Il est question pour la première fois des flèches dans Gen., xlix, 23, où les archers sont appelés ba'alé Ifisim, « les maîtres des flèches, » mots que les Septante traduisent par xupîot to$:u(1!ïtmv, et la Vulgate par habentes jacula ; mais déjà Ismaël, Gen., xxi, SJ, et Ésaii, Gen.,,xxvi, 3, se servaient des flèches, puisqu'ils tiraient de l'arc. Les flèches étaient
naissaient les flèches empoisonnées. Dans ces deux passages, les flèches font pénétrer dans le corps de ceux qu'elles ont frappé un venin qui les tue. Parfois on attachait a la flèche du genêt qu'on enflammait et qu'on lançait sur l'ennemi. Ps. cxix (hébr., cxx), 4. Les Juifs se servaient aussi de grosses flèches qu'ils lançaient à l'aide de machines, pour défendre ou pour assiéger les villes. Ozias en emploie pour la défense de Jérusalem. II Par., xxvi, 15. Il y en avait aussi dans l'artillerie des Machabées. I Mach., v, 30; II Mach., xn, 47. Voir Catapulte, col. 346.
II. Flèches des Égyptiens. — Les flèches des anciens Egyptiens (fig. 669) avaient entre cinquante -cinq et soixante centimètres de long. Elles étaient faites d'une tige de roseau ou d'une baguette de bois léger armé d'une pointe de métal. A l'extrémité opposée étaient fixées trois plumes placées longitudinalement, à égale distance l'une de l'autre. Parfois, à la place de la pointe de fer, un morceau de bois dur était enfoncé dans le roseau. Souvent aussi la pointe était de silex, d'agate ou d'une autre pierre dure assujettie au bois par une pâte noire très solide. Ces deux derniers genres de flèches servaient surtout à la chasse. Les flèches des guerriers sont généralement représentées armées de pointes de bronze triangulaires ou formées de trois ou quatre lames posées à angle droit et terminées par une pointe commune. Quelques-unes étaient bardées. Wilkinson, The Manners and Customs of the ancien! Egi/ptians , 2e édit., Londres, 1878, t. i, p. 205-206. Voir t. I, fig. 219, 223, 226, col. 900, 902, 903.
III. Flèches des Assyriens. — Les flèches des Assyriens étaient remarquables par le fini du travail (fig. 670). La tige, mince et droite, était de roseau ou de bois léger et dur. C'est à tort que Layard, Nineveh and Babylon, p. 194, a pris pour des tiges de flèches les baguettes de fer qu'il a découvertes à Nimroud. Il n'y a aucune vraisemblance à ce que les Assyriens se soient servis d'une matière aussi impropre à pareil usage. La pointe des flèches assyriennes était de bronze ou de fer, taillée en forme de petit javelot. Elle était plate et un peu renflée au-dessous
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GG9. — Flèches égyptiennes*. — 1, 8, 0. Flèches de roseau. — 1,5. Pointes de flèche en silex. — s, 4, bronze. — 2. Pointe de flèche en fer.— 1 - 7. D'après Prisse d'Avetnes, Monuments égyptiens, pi. 46. -