Petit fourneau égyptien. Thèbes
D'après Wilkiuson, Hanners, t. n, p. 235.
VIII, 51; Jer., xi. 4. Le four dans lequel on réduit le minerai de fer est tellement ardent, qu'on ne peut rester dans son voisinage sans souffrir beaucoup. Le souvenir de l'Egyptien si implacable pour eux devait remplir d'effroi les Hébreux.
IV. Le four à briques. — 1» En Egypte et en Chaldée, on employait souvent les briques crues et seulement
séchées au soleil. D'autres fois, on les faisait cuire dans des fours. Voir Brique, 1. 1, col. 1930-1932, Le foui a briques se composait de quatre murs de briques crues élevées en carré, avec une ouverture au bas d'un des cotés pour introduire le combustible. — ■ La sixième plaie d'Egypte consista en ulcères que Moïse et A.uuii répandirent sur les Égyptiens en jetant vers le ciel « de la cendre de fournaise », E\od., îx, 8, 10, c'est-à-dire de la cendre prise dans un four, soit à chaux, soit à métaux, soit à briques. — 2° Dans li"is passages «le la Sainte Écriture, il est question d'un appareil appelé malbên, dans lequel on a cru reconnaître un « four à briques ». Un examen plus attentif de ces textes a fait penser récemment à plusieurs exégètes que le malbên serait bien plutôt un « moule à briques ». Le mot vient de lebênâh, i brique, » et ne désigne pas plus nécessairement un four qu'un moule à briques. — 1. Le premiei passage, II Reg., xn, 31, raconte que David prit la ville de llabbath, et qu'ensuite il fit sortir les Ammonites de leurs villes et « les plaça sous des scies, des roues de 1er, des haches de fer, et les fit passer par des fours à briques ». On en conclut que David lit déchiqueter en morceaux ou brûler vifs les habitants il.' toutes les villes des Ammonites, et l'on explique cette cruauté en disant que tel était alors le droit de guerre et que les ennemis en avaient bien mérite l'application. Voir t. i, col. 197; t. n, col. 131(3. Mais
692. — Fournaise assyrienne. Portes de Balawat. D'aprë6 The Bronze Ornanients of tkc Palace Gates of Balawat.
le texte hébreu peut se traduire plus littéralemen i 11 les plaça sur (n) les scies, et sur (z) les haches de fer, et sur (z) les instruments de fer, et il les fit passer aux (:) malbên. » En hébreu, la prépositien : ne veut pas dire « sous », mais « à, vers, sur ». Le texte, ainsi expliqué, signifie que David a simplement assujetti les Ammonites a la corvée, en faisant d'eux des scieurs de pierre, comme ceux qu'il avait fait venir de Tyr, II Reg., v, 11, des ouvriers maniant la hache ou appliqués à la fabrication des briques. Le texte serait encore plus clair si, en supposant le changement fautif d'un T en un -, on lisait hé'âbid, « il fit travailler» au malbên, au lieu de hé'âbir, « il fit passer. » Ces sortes de corvées étaient habituellement imposées par les Hébreux aux peuples vaincus. Voir col. 1031. Quant au mot malbên, les Septante le traduisent par nXivStov, «petite brique, » et la Vulgate par tijpus laterum, qui veut due figure » ou « moule de briques ». — 2. Le Seigneur dit à Jéréuiie, Xi.m, 9 : « Prends de grandes pierres et cache-les, en présence des Juifs, dans l'argile du malbên. » Les Septante ne traduisent pas ce mot. Symmaque le rend par xpûçtov, « cachette, » et la Vulgate par crypta, « souterrain. »