‹ Dictionnaire de la Bible (volume 2)Chapitre 49 sur 486 · Dés romains. Musée Saint -Louis, à Cartilage · texte numérisé non relu

Dés romains. Musée Saint -Louis, à Cartilage

la forme des dés romains, de ces dés fréquemment nommés dans les ancien-- auteurs. Pline, //. N., xvi , 77; xxxvii, 6; Cicéron , Divinat., Il, 41; Martial, xiv, 17; Ovide, Trift., n, 473. Cf. Al. Adam, Roman Antiquities, 5e .Mit., in-S°, Londres, 1804, p. 457. — On ne s'aventurerait donc pas en avançant que les dés étaient connus en Israël comme en Phénicie, et en général dans le monde oriental aussi bien que dans le mon romain.

2° 11 est assez souvent question des sorts dans les Livres Sacrés; mais nulle part, sauf dans un texte d'Ézéchiel, xxi, 21, où l'on parle de flèches, on ne donne d'indication précise sur la manière dont on consultait le sort. On est réduit à des conjectures, assez vraisemblables en plusieurs cas. Ainsi dans Esther, m, 7, il est dit qu'Aman consulta le sort (mot à mot: « fit tomber le fur, » c'est-à-dire le sort) lorsqu'il voulut déterminer le jour où, par vengeance contre Mardochée, il ferait massacrer tous les Juifs répandus dans le vaste empire perse. M. Dieulafoy, L'acropole de Suse, in-4», Paris, p. 362-363, a émis l'hypothèse que cette consultation du sort se fit au moyen "d'un dé. Le texte, ne précisant rien à ce sujet, laisse le champ libre à toutes les conjectures ; celle de l'explorateur de Suse, s'appuyant sur la trouvaille d'un dé dans les ruines de l'acropole , est loin d'être certaine, mais a néanmoins en sa faveur quelque vraisemblance. — Lorsque les soldats qui avaient crucifié Notre -Seigneur se partagèrent ses dépouilles , afin de ne pas déchirer sa tunique sans couture, ils la tirèrent au sort.

DE - DEBLATHA

Joa., xix, 23 -2i: cf. Matth., xxvii, 35: Marc, xv, 24; Luc, xxiii , 34. Ce fut peut-être au moyen de dés qu'ils se firent ce partage. Voir Sort. A. Delattre.

DEBBASETH (hébreu : Dabbâiét; Septante : Boc.6âpaôa; Codex Alexandrinus : AsSisô*'.) , ville frontière de la tribu de Zabulon, mentionnée une seule fois dans l'Écriture. Jos., xix, 11. A prendre son nom dans le sens étymologique, dabbééét = « bosse » [de chameau] (cf. Is., xxx, 6), on peut croire qu'elle était située sur une hauteur; c'est ainsi, d'après josèphe, Bell.jud., IV, 1, 1, que Gamala avait reçu une dénomination en rapport avec l'aspect qu'elle présentait (hébreu : gàmâl, «chameau i). Si, d'un autre côté, nous considérons la place qu'elle occupe dans le tracé des limites donné par Josué, xix, 10-16, nous voyons qu'elle devait appartenir au sud-ouest de la tribu. L'auteur sacré, partant, en effet, de Sarid, qu'il est possible de reconnaître dans Tell Schadoud, au sud-ouest de Nazareth, se dirige ensuite vers l'est, pour remonter au nord vers Hanathon et revenir à l'ouest vers la vallée de Jephtahel. Pour déterminer la frontière méridionale, il tire une ligne des deux côtés opposés de Sarid, qu'il choisit comme point central. « La limite, dit-il, va vers la mer (ou l'occident) et Merala (Ma'loul), puis vient à DabbàSét, jusqu'au torrent qui est contre Jéconam. Et elle retourne de Sarid vers l'orient, sur les frontières de Céséleth-Thabor (Iksdl). » v. Il, 12. Voir la carte de Zabulon. Ces indications, les seules précises que nous ayons, malgré certaines obscurités, nous conduisent vers la pointe sud-ouest de Zabulon, du côté du « torrent » de Cison. C'est ce qui rend plausible l'opinion d'après laquelle Debbasetli aurait pour correspondant actuel Djébata, village de trois cent cinquante habitants, situé à l'ouest de Tell Schadoud et au sud -ouest de Ma'loul, sur le sommet d'une colline peu élevée, qui était jadis tout entière occupée par une petite ville, dont il ne subsiste plus que des débris confus. Un certain nombre de pierres de taille, éparses le long des pentes et sur la partie supérieure de la colline, sont les restes de la Gabatha qu'Éusèbe et saint Jérôme, Onomastica sacra, Gœttingue, 1870, p. 128. 240 (note, 1. 54), signalent sur les bords de la grande plaine d'Esdrelon. Cf. V. Guérin, Galilée, t. i, p. 386. Gabatha dérive bien de l'hébreu Gib'àlt ou Gib'at, qui veut dire « colline », et Knobel suppose que ce nom aurait remplacé l'expression plus rare de Dabbdsét , qui a la même signification, en sorte que Djébata représenterait sous une forme différente, avec un sens équivalent, notre cité biblique. Cf. Keil, Josua, Leipzig, 1874, p. 151. Sans vouloir presser plus qu'il ne convient cette explication, nous croyons que l'argument tiré du texte de Josué favorise cette identification, admise par R. von Riess, Bibel- A lias, 2e édit., Fribourg-en-Lîrisgau, 1887, p. 9. — C. R. Conder, comprenant d'une autre façon la marche de Josué dans le tracé des frontières, place Debbaseth au nord -ouest de la tribu, et l'identifie avec Khirbel ed-Dabschéfi, localité située au sud de Terschiha, sur la rive gauche de Vouadi el-Qoum. Cf. Palestine Exploration Fund, Quarterly Slalement, Londres, 1883, p. 134-138. Son opinion a été acceptée par les autres explorateurs anglais. Cf. G. Armstrong, W. Wilson et Conder, Nantes and places in tlie Old and New Testament, in-8», Londres, 1889, p. 17, et la Map of Palestine publiée à Londres, 1890, en 21 feuilles, f . 6 (mais pourquoi a-t-on laissé ici Debbaseth dans la tribu d'Aser?). Elle a été combattue dans la même revue du Palestine Exploration Fund, 1892, p. 330, par Haskett Smith, qui assimile la ville en question a Zébdah, au nord-ouest de Djébata. Ce dernier auteur peut avoir raison, d'après ce que nous avons dit, de la chercher de ce côté; mais le procédé philologique qu'il emploie, p. 333, pour faire dériver / l$é( est abso-

lument inadmissible. Nous reconnaissons en somme que l'identification proposée par Conder offre une correspon-

dance onomastique très frappante, et est en cela supérieure à celle de Knobel; mais elle nous semble moins conforme aux données du texte sacré, absolument nécessaires pour confirmer le rapprochement des noms.

A. Legendre.

DÉBÉLAÏ M ( hébreu : Diblaijim ; Septante : A itr) i\ u. ) , père de Gomer, que le prophète Osée prit pour épouse. Ose., i, 3.

DÉBÉRA (hébreu : Debiràh, avec hé local; Septante : lia -.6 TÉTapTov), localité située sur la frontière nord de Juda, mentionnée une seule fois dans l'Écriture. Jos.. xv, 7. La traduction des Septante, lui xi ■ti-y.^-m [Tjj; çipaYyo; 'Aycip], « vers le quart [de la vallée d'Achor], »

suppose qu'ils ont lu riyim, rebi'âh, au lieu de -->;-,

Debirâh. Cf. Rosenmuller, Scholia in Vet. Test., Josua, Leipzig, 1833, p. 285. La paraphrase chaldaïque et le syriaque portent comme l'hébreu : Débit-; Dobir. Le texte original dit littéralement : « Et la frontière monte vers Debir, depuis la vallée d'Achor, vers le septentrion regardant Galgala, qui est vis-à-vis de la montée d'Adommiin, laquelle est au midi du torrent. » Jos., xv, 7. Le torrent est ici Yoaadi el-Qelt , qui des montagnes occidentales descend à travers de profondes crevasses vers le Jourdain, et Adomrnim est aujourd'hui Tala'at ed- Demtn , sur la route qui < monte » de Jéricho a Jérusalem. Voir Achor (Vallée n'), t. i, col. 147; Ado.m.mim (Montée d'), t. i, col. 222, et la carte de Benjamin, t. i, col. 1588. C'est donc de ce côté qu'il faut chercher Débéra. Or on signale prés de Khân el-Halrour un endroit appelé Thoghrel ed-Debr. Le nom arabe signifie « défilé de derrière »; cependant Rabbi J. Schwarz, Dos heilige Land, Francfort-sur-le-Main, 1K'2, p. 67, le traduit par « lieu de rassemblement de la ville de Dibr », voyant sans doute dans ce plateau assez étendu une des stations des Israélites qui venaient à Jérusalem pour les grandes fêtes. Cf. Palestine Exploration Fund. Quarterly Statemenl, 1881, p. 183. On signale également dans les mêmes parages un ouadi Daber qui coule vers la mer Morte. Cf. Keil, Josua, Leipzig, 1874, p. 119. On reconnaît donc assez généralement là un souvenir de l'ancienne cité biblique. A. Legendre.

DEBIEL Louis, jésuite autrichien, né à Vienne le 20 septembre 1697, mort à Gratz le 9 novembre 1771. Il entra au noviciat des Jésuites le 11 mars 1717. 11 gna à Gratz et à Vienne l'hébreu, la philosophie et la théologie, fut le premier recteur du collège des Nobles, à Vienne, devint en 1760 chancelier de l'université de Gratz et conserva cette dignité jusqu'à sa mort. On a de lui : 1° Testamcntiim Novum grsecum cinn mtcrcalari textu latino ad litleram reddito, in-8", Vienne, 1740; 2« Testamenlum Vêtus hebraicum cumintercakuri textu latino ad litleram i Idito, 4 in-8», Vienne, 1743-1747.

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