‹ Dictionnaire de la Bible (volume 2)Chapitre 50 sur 486 · C. SOMMERVOGEL · texte numérisé non relu

C. SOMMERVOGEL

DÉBITEUR. Voir Dette.

DEBLATHA (hébreu: Diblâtàh ; Septante : A£ë>a(ii), localité mentionnée une seule fois dans l'Écriture, Ezech., vi, li, et dont la position est incertaine. Le texte sacré, en effet, est obscur et a donné lieu a différentes explications. Dans un oracle contre les Juifs idolâtres, le prophète, annonçant la dévastation du pays tout entier, fait entendre celte menace divine : « J'étendrai ma main sur eux, et je rendrai la terre désolée et abandonnée, depuis ert de Déblatha, dans tous les lieux où ils habitent, et ils sauront que je suis le Seigneur. » (D'après la Yul-

gate.) La difficulté porte sur les mots : ~r'"- '""■

minv-midbar Diblâtàh. Laissant de côté l'opinion d'Ilavernick , qui prend Diblâfàh pour un nom commun , dont il cherche à déterminer la signification d'après

DEBLATHA — DEBLATHAIM

l'arabe, et traduit ainsi: « désert de ruine, de destruction ; » opinion condamnée par toutes les versions et rejetée par la plupart des commentateurs, nous nous arrêtons aux hypothèses suivantes, qui peuvent se ramener à deux chefs principaux : la manière de rendre le passage en question, et la leçon adoptée pour Déblatha.

1° On peut traduire de trois façons les deux mots de notre texte. — 1. « Depuis le désert de Déblatha; » c'est ce qu'ont fait les Septante : ànô rijç èp^n-o-j AsgXaôi, et la Vulgate: a deserto Déblatha. Mais alors la phrase semble incomplète, le terminus a quo ou point de départ appelant comme corrélatif le terminus ad quem ou point d'arrivée. En outre Diblâtàh est bien semblable à Timmitti/t, Jud , xiv, 1, mis pour Timnâh, Jos., xv, 10, et par conséquent possède le hé local qui le dislingue de mulbar, auquel même il l'oppose. Aussi, — 2. lit-on plus généralement : « depuis le désert jusqu'à Diblah, » expression qui embrasse toute l'étendue du pays menacé, du sud au nord. Keil, Ézéchiel , Leipzig, 1882, p. 83, dit cependant que, dans ce cas, midbar devrait non seulement être à l'état absolu, mais encore avoir l'article, puisqu'il s'agit d'un désert déterminé, le désert arabique. A cela s'ajoute la difficulté propre à Diblah, qu'on ne ,| sait comment rapporter à la frontière septentrionale. — 3. Enfin quelques-uns voient dans le préfixe mini, pour min, la particule comparative, et traduisent : « plus que le désert de Déblatha. » Outre que cette conjecture supprime, comme la première, le hé local, on peut se demander pourquoi le prophète^eùt été chercher son terme de comparaison dans un lieu très peu connu, pour ne pas dire inconnu, puisqu'il n'est cité qu'en ce seul endroit de la Bible, à moins, comme nous le verrons, qu'on n'assimile Déblatha à Déblathaim. Certains exégètes, en effet, acceptant cette forme d'interprétation , rendent différemment la fin du texle, et disent : « plus que le désert [qui va] vers Diblah, » ou Déblathaim. Qu'on adopte n'importe laquelle de ces hypothèses, la difficulté n'est pas résolue : reste à savoir où se trouvait Déblatha. Et pour arriver à une solution , on a examiné quelle pouvait être la leçon primitive du texte original.

2° Déblatha étant inconnue, saint Jérôme supposait qu'en raison de la très grande ressemblance entre le t, dalelh, et le i, resch, il fallait plutôt lire Réblatha, ville signalée par Jérémie, xxxix, 5, 6, « dans la terre d'Émath, » sur l'Oronte. Cf. S. Jérôme, Comment, in Ezech., t. xxv, col. 62. Cette opinion, renouvelée par J. Michaelis, a été admise par un grand nombre d'auteurs. Cf. J. Knabenbauer, Comment, in Ezech., Paris, 1890, p. 78-79. Elle donne cependant prise à plus d'une objection. — 1. Si elle a en sa faveur cinq ou six manuscrits du texte original (cf. B. Kennicott, Vêtus Teslamentum hebr. cum variis lect., Oxford, 1780, t. n, p. 179), elle a contre elle l'autorité de toutes les versions anciennes. — 2. Les Septante, dans plusieurs passages, Jer., LU, 9, 10, 26, 27, mettent bien AiZalbi pour Riblatàh , Vulgate : Reblatha; mais ils portent aussi 'PeêXoiei, IV Reg., xxv, 6, 20, 21; Jer., xxxix, 5, 6. D'ailleurs cette ville du pays d'Émath, qui existe encore aujourd'hui sous le même nom de Ribléh, au-dessous de Homs (Émèse), à la hauteur de Tripoli, est en dehors de la frontière septentrionale de la Terre Promise. Voir Réblatha. D'un autre côté, la Rébla (hébreu : Hà-Ribldh) de Num., xxxrv, M, appartient à la frontière orientale, et on la cherche dans les environs du lac de Tibériade. Voir Rébla. Aucune de ces localités ne semble donc convenir exactement au texte prophétique. — 3. Enfin quand l'Écriture veut désigner toute l'étendue de la Terre Sainte , du sud au nord ou du nord au sud, elle emploie d'autres expressions, par i . mple : « depuis le désert de Sin jusqu'à Rohob, à l'entrée d'Émath, » Num., xm, 22; « depuis l'entrée d'Émath jusqu'à la rivière d'Egypte, » III Reg., VIII, 65. Cf. IV Reg., xiv, 25; I Par., xm, 5; II Par., vu, 8; Ain., vi, 15. Ézéchiel lui-même, xlviii, I, détermine le nord par « l'entrée

d'Émath ». Cf. Keil, Ezéchiel, p. 83-8i. On peut, il est vrai, répondre à cette dernière objection que Réblatha étant « de la terre d'Émath », les deux manières d'indiquer la partie septentrionale sont au fond les mêmes. — Si l'on maintient Déblatha, faut-il l'identifier avec Déblathaim (hébreu: 'Almôn- Diblâfâyemàh ; Vulgate: Helmondeblathaim , Num., xxxm, 46, 47; Bêt - Diblâtâim ; dornus Déblathaim, Jer., xlviii, 22), ville de Moab, située au nord de Dibon (Dhibân)'! Mais, dans ce cas, on ne pourra évidemment traduire : « depuis le désert jusqu'à Déblatha. » Quel sera alors « le désert de Déblatha »? Serait-ce la région désolée et stérile (hébreu : Ha-Yesimôn; Vulgate : desertum, solitudo) que la Bible mentionne près du Phasga et du Phogor, Num., xxi, 20: xxili, 28, c'est-à-dire sur la rive nord-est de la mer Morte? La position certaine de Déblathaim n'étant pas connue, on ne peut faire sous ce rapport que des conjectures. — Conder, Handbook to (lie Bible, Londres, 1887, p. 409, a proposé de reconnaître Déblatha dans le village actuel de DM, au sud-est de Beit-Lif (l'ancienne Héleph), dans la tribu de Nephthali. Il n'y a dans ce rapprochement qu'une simple coïncidence. — En résumé, de tomes les hypothèses que nous avons exposées, c'est encore celle de saint Jérôme qui, malgré ses difficultés, satisfait le mieux l'esprit, qu'on accepte la leçon Réblatha au lieu de Déblatha ou que la ville ait porté les deux noms.

A. Leoendre.

DÉBLATHAIM (hébreu: Bêt Diblâfâîm; Septante, Codex: Vaticanus : oîxoç AaiëXïôaijji; Codex Alexaudrinus : olxo; AgëXaOatji; Vulgate : domus Déblathaim), ville de Moab dont Jérémie, xlviii (Septante, xxxi), 22, annonce la ruine. Les versions grecque et latine ont traduit Bêt par le nom commun « maison » ; mais ce mot entre dans la composition du nom propre Beth - Déblathaim comme dans Bethgamul (hébreu : Bêt Gàmûl; Septante: oîxo; Paiij.iiX ) et Bethmaon (hébreu: Bêt Me' on; Septante : oïxoç MïùSv), qui suivent, f. 23. Déblathaim se retrouve dans un autre mot composé, Helmondéblathaïm (hébreu: 'Almôn Diblâtâyemâh ; Septante: l'eXjjuiv AïôXaSa^), une des dernières stations des Israélites avant d'arriver au Jourdain. Num., xxxm, 46, 47. Avons-nous là une seule et même localité? La comparaison des deux passages conduit à une réponse affirmative. Le campement indiqué est mentionné entre Dibongad ou Dibon (aujourd'hui Dhibân), au-dessus de l'Arnon, et les monts Abarim ou la chaîne moabite, dont un des principaux sommets est le Nébo. D'un autre côté, Jérémie associe Beth -Déblathaim à Dibon, Cariathaïm (Qoureiyat), Bethgamul (Djémaïl) et Bethmaon (Main), toutes villes situées non loin les unes des autres. Ajoutons qu'elle est citée entre la première et la dernièn lans la stèle de Mésa (ligne 30), qui se vante de l'avoil Se. Cf. A. Héron de Villel'osse, Notice des monuments provenant de la Palestine et conservés au Musée du Louvre, in -12, Paris, 1879, p. 2; F. Vigoureux , La Bible et les découvertes modernes, G" édit., Paris, 1896, t. m, p. 474. Voir la carte de Moab ou celle de Ruben. C'est donc bien au nord de Dhibân qu'il faut la chercher; mais son emplacement n'est pas connu. Conder a essayé de l'identifier avec Khirbel Deleiyât, au sud de Ma'in. Cf. G. Armstrong, W. Wilson et Conder, Names and places in the Old and New Testament, Londres, 1889, p. 9, 30. La position répond bien aux données de l'Écriture; mais faut-il voir dans Deleiyât une corruption de Diblah"? On peut en douter. Plusieurs auteurs ont cru qu'elle existait encore au temps de saint Jérôme, parce que certaines éditions de son livre De situ et nominibus locorum hebr., au mot Jassa, portent : inter Medaban et Deblalham ; mais c'est une lecture fautive pour Debus, Ar)6oû; dans Eusèbe. Cf. S. Jérôme, t. xxm, col. 904, note de Martianay; Onomastica sacra, Gœttingue, 1870, p. 131, 264. Doit-on assimiler Déblathaim à Déblatha, Ezech., VI, 14? Rien ne le prouve. Voir Déblatha. A. Legendre.

DEBORA

DÉBORA (hébreu: Debôrâh, <• l'abeille; » Septante : Atê-jppa, Gen., xxxv, 8; AsSëwpa, Jud., iv, 4; Tob., i, 8; Vulgate : Debora et Debbora ), nom de trois femmes dans l'Ancien Testament.

1. DÉBORA, nourrice de Rébecca. Gen., xxiv, 59; xxxv, 8. C'est le premier passage des Livres Saints où il soil fait mention de l'office de nourrice. Lorsque Rébecca quitta la Mésopotamie pour se rendre, sous la conduite d'Éliézer, dans la terre de Chanaan, où elle devait devenir l'épouse d'Isaac, ses parents la firent accompagner par sa nourrice. Gen., xxiv, 59. (Au lieu de sa « nourrice », les Septante ont : xà Ù7tâp7ovTï aOtri;, « ses biens. ») Il n'est plus question de Débora dans la Genèse, jusqu'au moment de sa mort. Alors nous la retrouvons à Réthel, auprès de Jacob, revenu de Mésopotamie depuis environ dix ans. Pour expliquer comment elle se trouvait avec lui, on a supposé, contre toute vraisemblance, qu'elle était retournée à Haran, et qu'elle était revenue avec le fils de sa maîtresse. L'hypothèse la plus probable est celle-ci. De ce qu'il n'est point parlé de Rébecca, Gen., xxxv, 27, on peut conclure qu'elle était déjà morte lors des événements racontés Gen., xxxv, 1-8, et que Débora était venue se fixer à partir de ce moment auprès de Jacob. Elle n'est nommée par son nom qu'à l'occasion de sa mort. « Elle fut enterrée sous un chêne, au pied de [la montagne sur laquelle est bâtie] Béthel; et ce lieu fut appelé le Chêne des pleurs. » Gen., xxxv, 8. La mention seule de cet événemenl suffirait pour montrer que Débora n'était pas regardée comme une simple servante dans la maison de Bathuel et de Jacob ; mais l'allusion à la douleur causée par cette mort, et le soin que prend l'historien sacré d'indiquer le lieu de sa sépulture et le nom commémoratif qui y resta attaché, prouvent que, soit par ses services, soit par ses qualités et son dévouement, Débora avait mérité d'être considérée comme un membre de la famille de Jacob. Cf. Gen., xxxv, 19-20. Elle devait avoir au moins cent cinquante ans à l'époque de sa mort, puisqu'elle avait nourri Rébecca, que celle-ci n'avait mis au monde Jâcob que vingt ans après son mariage, Gen., xxv, 19, 2G, et que Jacob avait quatre-vingt-dix-sept ans à son retour de Haran. E. Palis.

2. DÉBORA, prophélesse, femme de Lapidoth, et probablement de la tribu d'Èphraïm, Jud., IV, 5, quoique quelques-uns supposent qu'elle appartenait à la tribu d'issachar. Jud., v, 15. Elle vivait dans la période primitive de l'époque des Juges. Cette femme extraordinaire nous apparaît dans le récit sacré comme prophétesse, juge du peuple, libératrice d'Israël, et enfin poète.

I. Débora prophétesse. Jud., iv, 4. — Débora fut prophétesse dans les principaux sens que l'Écriture donne à ce mot. 1° Elle le fut d'abord dans le sens générique et primordial exprimé par l'hébreu nabi, celui qui est o inspiré » de Dieu et rempli de son esprit, pour être son interprète, parler et agir en son nom; et par le grec îipocprJTï);, qui a souvent cette signification. Exod.,vn, 1; et. tien., xx, 7; Matth., xxi, 11, 46; Joa., vi, 14; vu, 52. L'auteur inspiré nous montre, en effet, Débora mandant Barac auprès d'elle, et lui ordonnant de la part de Jéhovah de réunir sur le Thabor les guerriers de Zabulon et de Nephthali. Jud., îv, 6; cf. iv, 14. C'est aussi au nom du Seigneur qu'elle maudit la terre de Méroz et ses habitants. Jud., v, 23. L'ordre donné à Barac d'engager la lutte parait bien aussi être venu de Dieu. Jud., iv, 14. Il est d'ailleurs à remarquer que l'écrivain sacré lui donne le nom de prophétesse avant d'avoir rapporté d'elle aucune prophétie, et il paraît rattacher à ce titre les fonctions déjuge, qu'elle remplissait déjà avant de recevoir sa mission auprès de Barac. Aussi beaucoup de commentateurs ont- ils pensé que c'est à cause de son esprit prophétique et de la sagesse qui en était le fruit, que le peuple allait la consulter, cf. IV Reg., xxn, 13-14, et re-

courait à elle dans ses différends. Voir Tirin, In Jud., IV, 4. « L'Esprit Saint jugeait par elle, dit saint Augustin, parce qu'elle était prophétesse. » De civit. Dei, xvm, 15, t. XLI, col. 572. — 2° Débora fut encore prophétesse ;i un autre titre : elle prédit à Barac que le Seigneur lui amènerait Sisara et ses chars au pied du mont Thabor, sur les rives du Cison, et qu'il les lui livrerait. Jud., iv, 7. Le refus de Barac de marcher sans elle à l'ennemi lui avait fourni l'occasion d'une autre prédiction, à savoir, que Barac n'aurait pas l'honneur de la victoire, et que c'est sous les coups d'une femme que tomberait le général des Chananéens. Jud., iv, 9; cf. v, 24-27.

IL Débora juge du peuple. — « Débora jugeait le peuple..., et les enfants d'Israël montaient vers elle pour toute sorte de jugements. » Jud., iv, 4-5. Dans le régime patriarcal sous lequel vivaient alors les Hébreux, il n'y avait point de tribunaux chargés de rendre la justice. Cf. Jud., xvil, 6; xviii, 1; xxi, 24. Les anciens du peuple réglaient les litiges en présence du peuple. Voir Booz, t. i, col. 1851. C'est de cette manière que jugeait Débora. Au lieu d'aller porter leurs causes aux anciens, comme c'était la coutume, les Israélites venaient les soumettre à la femme de Lapidoth. La raison de cette préférence était, avec son esprit de prophétie, la sagesse de ses jugements, et sa bonté, qui la faisait regarder comme « une mère en Israël ». Jud., v, 7. Les fonctions de Débora n'avaient donc rien d'officiel , et ses décisions ne ressemblaient pas à celles de nos tribunaux. Elle n'était même pas juge au même titre que le fut plus tard Samuel, le seul des libérateurs d'Israël qui ait « ju^é » comme Débora, mais avec une autorité souveraine et une suprématie qui s'imposait à tous. Elle habitait dans la montagne d'Ephraïm, entre Rama el Béthel, et recevait ceux qui venaient la consulter ou la prendre pour arbitre à l'ombre d'un palmier, qu'on appela le palmier de Débora, Jud,, iv, 5, et auprès duquel elle avait sans doute fixé sa tente. Cf. Gen., xxxv, 8. Le lieu choisi pour rendre ses jugements, au milieu de la campagne et non à la porte d'une ville, indiquerait déjà par lui-même qu'on venait à elle de toute la terre d'Israël; l'auteur du livre des Juges le donne à entendre par les expressions générales dont il se sert: « le peuple; les enfants d'Israël; tous leurs différends. » Cela s'accorde d'ailleurs fort bien avec le rôle auquel Dieu destinait Débora; sa providence lui assurait par là, comme par le don de prophétie, l'influence dont elle avait besoin pour entraîner une grande partie du peuple à la guerre de la délivrance. L'Écriture ne dit pas si Débora, une fois les Chananéens vaincus, continua à juger les procès du peuple comme auparavant; mais rien n'est plus vraisemblable, et le souvenir de sa glorieuse mission ne pouvait qu'accroître la confiance des Israélites et la soumission à ses jugements.

III. Débora libératrice d'Israël. Jud., tv, 6-v, 32. — Elle reçut de Dieu la mission d'avertir Barac, fils d'Abinoem, de la tribu de Nephthali, qu'il était l'élu de Jéhovah, et de lui tracer en même temps le plan de campagne qui lui assurerait la victoire. Là se bornait d'abord la part que Débora devait prendre à l'œuvre de la délivrance; mais Barac ne voulut rien faire sans le concours de celle dont tout Israël écoutait les paroles comme autant d'oracles, et elle fut ainsi obligée de s'associer effectivement au libérateur pour les préparatifs comme pour l'exécution de l'entreprise. Elle accompagna donc Barac à Cédés de Nephthali, et de là ils adressèrent leur commun appel aux tribus. Lorsque les dix mille guerriers demandés par le Seigneur se trouvèrent réunis au rendez-vous indiqué sur le mont Thabor, Jud., v, (3, et que le moment du combat fut venu, ce fut Débora qui donna le signal de l'attaque en s'écriant : « Lève-toi, [Barac,] voici le jour auquel le Seigneur va livrer Sisara; » et elle enflamma les Israélites en leur renouvelant de la part de Dieu l'as* surance de la victoire. Jud., iv, 14. Tandis que par la voix de sa prophétesse il remplissait de courage les sol-

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