Engaddi (hébreu : midbâr En Gédi ; Septante
I ■ , I Reg., XXIV, 2, dans les environs de '-1/» D/tili. vu, la in :cidentale de la mer Morte.
ô. Thécué (hébreu : midbâr Teqà o; Septante: ëp^o? 8exui), Il Par., xx, 20, a l'est de Khirbet Teqou'a, loealilé située au sud de Bethléhem,
(i. Jéruel (hébreu : midbâr Yerû il; Septante: É'pruio; 'hpir,>), Il Par., xx, 16, entre le désert de Thécué et la mer Morte.
7. Jéricho (hébreu: arbôf Yerêhô; Septante: *-.-<■. ...-j 'lepe/io ; Vulgate: campus solitudinis Jerichontmee), Jer., xxxix, '<: la partie de l'Arabah qui avnisine cette ville. C'esl la partie septentrionale du désert de Juda.
Dans Benjamin, nous trouvons mentionnés deux déserts seulement :
5. Béthaven (hébreu : midbâr Bê( 'Avén; Septante: MaSSapTtt; BouOwv; Vulgate : solitude Béthaven), Jos., xviii, 12, l'aride contrée qui s'étend au sud-esl de Béthel i Uni m i. aux environs et au-dessus de Machinas {Moukh-
C'est comme le prolongement du d< serl de Juda,
« la solitude qui monte de Jéricho à la montagne de Béthel. o Jos., XVI. I.
9. Gabaon (hébreu : midbâr Gib'ôn; Septante: ïp^itic; Taôawv), II Reg., Il, 2i, steppes qui s'étendent à l'est d'El-Djib.
il DÈ8BXT8 DE L'EST. — A l'est, les déserts ne sont mentionnés qu'incidemment et sont loin d'avoir la même importance historique; plusieurs même sont inconnus.
1. Désert d'Idumée (hébreu: midbâr 'Edôm; Septante: k'prÉ|io; 'Kôwp.), IV Reg., m, 8, au sud-est de la mer Morte.
2. Désert de Moab (hébreu : midb ir Mû Ib; Septante: ïpïjp.o; Moâé), Peut., il, 8, un peu plus haut que le précédent; probablement les contrées peu habitées qui s'étendent au-dessous de l'ouadi Ain el-Frandji et confinent au désert arabique.
■i. Désert d'Arabie. Il n'est pas expressément nommé dans le texte sacré ; cependant il semble bien indiqué dans le passage où Jérémie, xxv, 23, 24, après avoir parié de II. 'dan, de Théma, de Buz et d'autres peuples arabes, mentionne « les rois d'Arabie » (selon la Vulgate) et a les rois du mélange (selon l'hébreu,// i- 'érëb) qui habitent dans le désert ». Il s'agit des peuples mélangés et nomades qui occupaient les déserts syriens situés a l'est de la Palestine, et dont Palrnyre était une oasis. III Reg., ix. 18: II Par., vin, 4.
Quelques déserts particuliers rentrent dans cette zone orientale. Ce sont ceux de :
4. Cadémoth (hébreu : midbâr Qedêmôt ; Sepl Ëpn|(ioç Ke5x|ici8 . Peut., n, 26, peut-être à l'est d'un des bras supérieurs de l'Arnon (onadi Modjib), confinant au di sert syro-arabe.
5. Déblatha (hébreu : midbâr Diblâfâh; Septante: k'pT|[io; ÀsëXaBi), Ezech., v, 14. La position est incertaine, par suite de l'obscurité du texte.
ti. Bosor (ô;; Tr,v spT)p.ov si; Boerop ; Vulgate: désertant Bosor), 1 Maeh., v, 28, probablement aux environs de Bosra dans le Hauran. Voir Bosor 3, t. i, col. 1858. Une autre Bosor, de la tribu de Bubeu, était (''gaiement située « dans le désert ». Peut., iv. 13; Jos., xx, 8; xxi, 36; I Par., vi, 78. Voir Bosor 1, t. i, col. 1856.
///. AUTRES déserts. — En dehors des frontières de la Palestine, le seul désert mentionné est celui o de la Haute Egypte », c'est-à-dire de la Thébaïde, où l'ange Raphaël lia le démon. Tob., vin, 3.
Il en est d'autres qui ne sont pas cités par leurs noms, mais sont suffisamment indiqués par telle ou telle circonstance : ainsi Callirrhoé, a l'est de la mer Morte, la source» d'eaux chaudes » trouvée par Ana, appartenait à un midbâr. Gen., xxxvi, 24. De même la citerne dans laquelle fut jeté Joseph, Gen., xxxvn, 22, était « dans la
solitude n de Dothaïn, où les fils de Jacob faisaient p. dire buis troupeaux. Le« désert de la Tentation », dont parlent les évangi listes, Matth., iv, 1; Marc, I, 12; Luc., IV, 1, est celui que domine le mont de lu Quarantaine, tout près de Jéricho. Si, comme le pensent plusieurs auteurs, la ville d'L'phrem, où se retira Notre - Seigneur, Joa., xi, ô'r, ne différait pas d'Ophéra ou Éphron de l'Ancien Testament, aujourd'hui El-Taiyibéh, au nord-est de Béthel, le désert voisin est celui de Béthaven. La région déserte où eut lieu la seconde multiplication des pains, Matth., xv, 23, se trouvait à l'est du lac de Tibériade.
111. Rôle et symbolisme lu- désert dans la Bible. — 1» Si certains pays, connue l'Egypte et l'Assyrie en particulier, ont eu leur rôle providentiel dans l'histoire des Israélites, le désert, lui aussi, a eu sa pari dans le plan divin. Il a de pour les enfants de Jacob un berceau el une école : ils y sont nés à la vie sociale, y ont reçu les enseignements de Dieu, leur maître et leur lé < leur, s'y sont formés aux qualités et aux vertus qu'engendrent l'épreuve et les leçons aussi frappantes que
multipliées de la Providence. Sortis de la terre des pharaons sans autres liens que ceux du sang, de la souffrance
DESERT