‹ Dictionnaire de la Bible (volume 2)Chapitre 82 sur 486 · iOO · texte numérisé non relu

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Dis, fille, frère et sœur non mariée, Lev., xxi, 1-4, auxquels on ajouta l'épouse. Siphra, f. 222 b. Sitôt qu'ils apprenaient la mort de l'un des leurs, ils ne pouvaient continuer le service commencé. Cf. Reland, Antiquitates sot i a . Dtrecht, 174 1. p. 79.

4» Dui-,''r tin deuil. — Jacob porta « un long temps » ni de Joseph qu'il croyait mort. Gen., XXXVII, 3i. Le sien fut prolongé pendant soixante-dix jours, dont sept pour les funérailles. Gen., l, 3, 10. Pour Aaron et Moïse, il y eut trente jours de deuil. .N'uni., xx, 29; Deut., xxiv, 8. Le deuil de sept jours, qui suivit la mort de S. ml. I Reg., xxxt, 13, devint le grand deuil ordinaire. Eccli., xxil, 13. Cf. Ezech., m, 15, 16. Ce fut celui qu'Archélaûs consacra à son père Hérode, o car la coutume des ancêtres réclame ce nombre de jours. •> Josèphe, Ant. jwl., XVII, vin , 4. Cet auteur ajoute qu'à la suite des sept jours de deuil, on offrait au peuple un festin funèbre, à moins de vouloir passer pour impie, Bell, jud., 111, ix, 5. Pour le père et la mère, le deuil durait un mois. Peut., XXI, 13. Les veuves portaient le deuil plus longtemps, et quelquefois toute leur vie. Gen., XXXVIII, 14; II Reg., xiv, 2; Judith, vin, ô; Luc, n, 37. Voir Veuve. Chacun avait la liberté de prolonger plus ou moins son deuil. Josèphe, llell.juil., III. ix. ô, prétend que, quand on le ci ut mort, il y eut trente jours de pleurs et de lamentations a Jérusalem. — Pans le deuil de trente jours, on observait les règles suivantes, d'après les talmudistes. Le premier jour, on no portait pas les phylactères. Les trois

premier^ joins, le travail élail défendu et l'on ne ré] -

il. lit pas aux salutations. Les sept premiers jours , il était interdit de mettre des chaussures, de se laver, de s'oindre d'huile, de se couvrir la tète, de lire la Loi. la Mischna ou les Talruuds. Tous les parents du défunt portaient le saq ou cilice pendant sept jours. La s'arrêtait le grand deuil. .Mais, pendant trente jours, on ne pouvait ni se raser, ni recoudre la robe déchirée, ni se servir de vêtements neufs ou nouvellement blanchis. A la mort d'un père ou d'une mère, on gardail le cilice pendant les trente jours. Certaines veuves ne le quittaient pas de tonte I nr vie. Cf. Lightfoot, Horœ liebmicx et talmudicœ, I eipzig, 1674, p. 1072; Geier, De Hebrxorum luctu lugentiumgue ritibus, Leipzig, 1656, el dans Ugolini, Thésaurus, t. xxxiii; Munk, Palestine, Paris, 1S81 , p. ::si . :i82, :;sr,, :;,s7; stapfer, La Palestine au temps 'tus- Ch, ist, Paris, 1885, p. 164, 165.

W. la: mi n PUBLIC. — On le prenait à l'occasion de la mort d'un homme marquant, Jacob, Gen., L, 3; Aaron, Num.. XX, 29; Moïse, lient., xxxiv. S; Samuel. 1 Reg.,

xxv, 1: Saûl, l Reg., xxxi, 13; Il Reg., i, II, 12; Abner, Il Reg., lii,31 : Aiia, III Reg., xiv, 13, 18; Josias, Il Par., xxxvi, 24; Judas Machabée, I Mach., ix, 20, etc. D'autres Ibis le deuil avait pour cause un calamité publique. . vu, 3-6; il Par , xx, 3- 13; Jon., m, 5-8; .1er., xiv, 2. A la suite d'une invasion de sauterelles qui avait détruit toutes les récoltes, Joël, III. déci il le deuil national dans îles termes qui peuvent nous donner l'idée de Ce qui passait en pareil cas : « Réveillez- vous, vous qui ave/ hu, pleine/, lamentez-VOUS, buveurs de vin. au

sujet du vin doux, car il vous esl enlevé de la bouche. .

Lamente-toi i nue une jeune femme revêtue du cilice,

après avoii perdu l'époux de sa jeunesse. La farine et le vin l'ont défaut pour être offerts à la maison du Seigni ni .

les prêtres, ministres du Sei i dans le deuil...

Prêtres, revête2 le cilice el pleine/! Poussez des cris, ministres de l'autel ! Entrez dans le temple, passe/ la nuit siu le cilice, ministres de mon Dieu, car il n'j a plus ni farine m \iu à offrir dans la maison de votre Dieu. Proi loue/ le saint jeûne, convoquez l'assemblée, réunissez les anciens, tous les habitante du p.i>s, dans la maison lin Seigneur, votre Dieu. Criez vers le Seigneur el dites : Hélas I quel jour!... Sonne/ de la trompette en Sion, que vos cris retentissent sur la montagne sainte, que tous les habitants du pays soient en mouvement 1... Déchirez

vos coeurs, et non vos vêtements, et convertissez -vous au Seigneur votre Pieu... Rassemblez le peuple, réunissez une sainte assemblée, convoquez les vieillards, amenez les enfants, même ceux qui sont à la mamelle. L'époux hors de sa chambre, et l'épouse hors de son lit! Que les prêtres et les ministres du Seigneur pleurent entre le vestibule et l'autel et qu'ils disent : Pardon. Seigneur, pardon pour votre peuple. » Toute la population était donc mise en mouvement en pareil cas, les plaisirs cessaient, et la désolation pesait sur toute la nation.

H. Lesêtre.

DEUTÉROCANONIQUES (LIVRES). Voir Canon, col. J37.

DEUTERONOME, cinquième livre du Pentateuque. Voir Pentateuque.

DEVIN. Voir Divination.

DIABLE (ciigo)o;), mot qui vient du grec et signifie proprement « celui qui se met en travers », 5ta6dnUei; mais est généralement employé dans le sens de « calomniateur, accusateur t. — I. Ancien Testament. — Il est employé six fois par la Vulgate, dans la traduction de l'Ancien Testament : 1° pour rendre les mots hébreux bel'ial, « méchant, vaurien, » ni Reg., xxi, 13 (voir Bêlial): Satan, < accusateur, adversaire, » Ps. cix, 6 1 voir Satan); réléf, » feu i et par métaphore « peste o qui brûle, Hab., m, 5. i S. .1er. mie, In Hab., III, 5, t. XXV, col. 1314, nous apprend qu'il a traduit par « diable 1, parce que. « d'après les Hébreux, Réseph esl le nom d'un prince des démons »). — 2° Dans les livres que nous n.' possédons qu'en grec. c'.7.^o";o. signifie simplement* un ennemi », dans I Mach., 1,38; dans Sap.. ri, 24, il désigne le démon qui séduisit nos premiers parents. Au livre de l'Ecclésiastique, xxi, 30, nous lisons : >■ Lorsque l'impie maudit le diable (eree : Stnavâv), » c'est-àdire son adversaire ou bien le démon, « il se maudit lui-même, » il est cause de son propre malheur et ne doit pas s'en prendre à d'autres. — 11. Nouveau Testament. — Le mot BiiëoXo;, diabolos, y a toujours le sens de « démon " ou Satan (excepté dans un seul passage, Joa., vi, 10, où Notre -Seigneur appelle Judas, qui devait le trahir, diabolus). Gomme ce mot s'applique individuellement à Satan, 8i<xS">).oî dans le texte original est ordinairement déterminé par l'article (les seules exceptions sont Acl.. xm, 10; 1 Petr., v, 8: Apoc, xx. 2). Il a péché des le commencement, I Joa., m, 8; il tente

Nôtre-Seigneur dans le désert, Matth., IV, 1-1 1: Luc, IV, 2-13; il lente les hommes et cherche à leur faire du mal, Matth., xm, 39; Luc, vm. 12; Joa.. xm. 2: I Tim., vi, 0: Hebr., n, 14; 1 Petr , v, 8; Apoc. n, lu; xu. 1-2; xx. 9; c'est lui qui tourmente les possédés, Aet.. x. 38; c'est lui

qui a séduit nos premiers parents, Apec, xu, 9; xx, 2; les pécheurs 'sont connue ses lils, Joa., VIII, 14; Aet., XIII, 10;

I Joa.. m, 8, 10; les fidèles doivent lui résister de toutes leurs forces. Ephes., iv, 27; vi, 11; I Tim., m, 0. 7;

II Tim., n, 26; Jacob., iv, 7. Le Seigneur est venu dans ce monde pour anéantir les œuvres du diable, I Joa., m, 8; c'est pour lui et pour les anges, ses compagnons île i évolte, qu'a été préparé l'enfer. Matth.. xxv, 45. Saint .Inde, y. 9, dit que ■< l'archange Michel disputa avec le diable au sujet du corps de Moïse ». — Dans le texte grec du Nouveau Testament, le mot Siâ6oXo; est employé trois fois, non pour désigner une personne, mais COI adjectif, dans le sens de calomniateur, médisant ». 1 Tim.. ni, 11 (Vulgate ; detrahientes); Il Tim., m, 3 (criminatores); Tit., n, 3 [criminatrices). — Voir DÉMON, Satan. 1'. Vigouroux.

DIACONESSE (r, Btxxovo;, une fois, Rom.,xvi, 1. Le mot Siax&viara n'a clé usité que plus lard. Const. apost., vi. 17; VIII, 11». 20, t. ]. col. 957, 11 16). Ce mot désigne

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