S. — Ruines de Dibon
D'après Tristram, Tlte Land oflloab, 1873. p. 133.
et un palais, et y avoir fait creuser des citernes. Il le fortifia encore par un fossé, qu'il fit exécuter par des captifs israélites (lignes 21-26).
Il y a des savants qui voient dans la première Qarha l'acropole de Dibon, la colline sur laquelle la stèle fut trouvée, et dans la seconde la ville de Qir Moab, le Kérak actuel. Voir Sayce, Fres/t hight from the ancient Monuments, Londres, 1886, p. 77-81. D'autres rapportent les deux passages à la seule acropole. Et de fait, en considérant le plan des ruines de Dibon dressé par Schick, Zeitsehrift des deutschen Palàstina-Vereins, t. n, pi. i, il est difficile de ne pas adhérer à cette dernière opinion. La partie nord -ouest de l'ancienne ville y constitue une forteresse à part, sur une colline entourée de profondes vallées et défendue en outre par des murailles a partie doubles, avec un fossé taillé dans le roc vif, mais resté inachevé, et une espèce de citadelle dominant la colline inférieure méridionale, qui doit avoir porté la ville primitive. Les citernes aussi, mentionnées par l'inscription, n'y manquent pas. Deux portes, au sud-est et au nordouest, donnaient accès à la forteresse. Même la nature rocailleuse du sol est en rapport avec la signification du nom de Qarha, •■ endroit glissant ou sans végétation. »
Ces ruines (fig. 498) portent encore le nom de Dibùn. Elles se trouvent à environ une demi-lieue à l'ouest de 'im'ir (voir Aroer, t. i, col. 1023-1021), et à peu de distance au nord du profond Ouâdi el-Modjib voir Ab- ^on, t. i, col. 1020-1023). Nous venons de décrire la colline septentrionale. C'est là, à l'ouest de la porte du midi, que fut découverte la fameuse stèle de Mésa voir Mésa), au milieu d'un cercle de pierres que les Bédouins vénéraient comme une espèce de sanctuaire, marquant le lieu de sépulture d'un « prophète ». Sur la colline inférieure on ne signale que des débris sans importance et des citernes. Dans la vallée, à l'orient, il y a un ancien réservoir d'eau et plusieurs grottes. — Tous les débris ont l'air de dater d'une époque