‹ Dictionnaire de la Bible (volume 2)Chapitre 90 sur 486 · II · texte numérisé non relu

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très reculée. 11 n'y a que peu de traces de culture romaine. Cependant Schick y trouva une pierre marquée de deux crois. Et récemment Bliss, Expédition to Moab and Gilead, dans le Pal. Explor. Fond, Quart. Statement, juillet 18», p. 227-228, y a exploré une grande caverne naturelle, appelée Magaret Abu Xathi, où il a trouvé des niches sépulcrales et un sarcophage, et une autre chambre souterraine, dont les murs étaient bâtis en belles pierres de taille légèrement bossées, et ornés en haut d'une moulure romaine. J. van Kasterex.

2. DIBON, une des villes qui furent habitées par les Juifs après le retour de la captivité de Babylone. II Esd., xi, 25. C'est vraisemblablement la ville de Juda appelée Dimona, Jos., xv, '2-2. Voir Dimona.

DIBON GAD (hébreu : Dibôn Gàd; AaiSwv râS , station des Israélites se rendant dans la Terre Promise, Num., xxxiii, 15, 10, identique avec Dibon. Voir Dibon 1, col. 1409.

DICTIONNAIRES DE LA BIBLE. Si Ion s'en tient à l'étymologie, un dictionnaire est un recueil des mots d'une langue ou des termes d'une science, rangi s par ordre alphabétique et accompagnés de leurs différentes significations. Il a pour synonymes vocabulaire, glossaire ou lexique. Mais on appelle aussi dictionnaires des encyclopédies qui contiennent par ordre alphabétique des mots ou des matières tous les éléments d'une science ou d'un art. Un a fait au sujet de la Bible des dictionnaires de ces deux sortes : les uns concernent les mots des langues dans lesquelles les Livres Saints ont été composés; les autres sont des recueils alphabétiques des matériaux de la Bible.

I. DICTIONNAIRES DES langues saintes. — On pourrait en distinguer autant d'espèces qu'il y a de langues saintes. Mais comme les mots du chaldéen biblique sont en petit nombre et oui une grande ressemblance avec les ternies hébreux, on les a ordinairement réunis à ces derniers. Nous n'avons donc à parler que : 1° des dictionnaires hébreux et chaldéens de l'Ancien Testament, et 2" des dictionnaires grecs des Septante et du Nouveau Testament.

1. DICTIONSAim • m BRI l V BT CllAI.HKr.XS DE L AXi II.X TESTAMENT. — I' Ces livres, qui sont maintenant d'un emploi universel et qui facilitent tant l'étude île la langue hébraïque, ine relativement récente. Les an-

ciens n'en possédaient pas, et dans tout le cours du moyen âge les chrétiens n'eurent à leur disposition que deux opuscules de saint Jérôme, le Liber de nu/nimbus liebraicis et le Liber de situ ri nominibus locorum hebrai- .. t. xxiii, col. 771-928. Ces opuscules contiennent la série alphabétique des noms propres et dus noms de lieux du charnu des livres de la Bible. Le premier n'esl que l'édition latine d'un glossaire grec, commence par Philon et continué pai Origëne. Le second est la traduction d'un écrit d'Eusèbe de Césarée. Saint Jérôme n'a donc pas fait un travail original. Aussi a-t-il conservé des étvD et des allégories fantaisistes,

qu'il a rejetée! et réprouvées dans ses autres ouvrages. Cf. R. Simon, L Mi i i ch •< lie*, 2 édit., Amsterdam, 1730,

t. i, p. 301-310. - Les interprétations de saint Jéi

ont été retouch mentées dans des glossaires

hébreux-latins, h —latins ou hébreux-français,

dont il resti mens du xir sièi le. Leurs auteurs

parcouraient les œuvres de Philon ël d'Origène et enrichissaient les traités de sainl Jérôme de nouvelles explications hébraïques. Cf. A. Darmesteter, Glosses et glossaires hébri moyen âge, dans Reliques scientifiques, Paris, 1890, t. l, p. 165. — Au xin siècle, les docteurs de l'Université de Pai is refondirent les interprétations hébraïques de saint Jérôme. Au Heu de les laisser disposées livre par bue. ils les rangèrent dans l'ordre

alphabétique. Ils y ajoutèrent des « glosses » , extraites des deux opuscules de saint Jérôme, De aliquot Palœstinse locis et Liber hebraicarum queestionum in Genesim, t. xxiii, col. 929-1010, ou des Quœstiones hebraicx in libros Regum et Paralipomenon, ibid., col. 13-23-1402, faussement attribuées au saint docteur. Cette compilation est faite sans ordre et sans critique; elle reproduit même les explications que saint Jérôme avait rejetées. Cf. S. Berger, Quam nolitiam Ungux hebraicx habuerint rliristiani medii xvi temporibus in Gallia, Paris, 1893-, p. 1-4, 16-25.

2° Les premiers lexiques hébreux proprement dits furent l'œuvre des docteurs juifs du Xe siècle. On trouve, il est vrai, dans les Talrnuds les rudiments de la lexicographie hébraïque, puisque les rabbins y comparaient l'hébreu aux autres dialectes sémitiques. Mais l'histoire des véritables lexiques s'identifie avec celle de la grammaire. Or les premières études grammaticales régulières chez les Juifs furent faites par les caraïtes, qui s'attachaient au texte biblique seul (voir col. 242-245), et elles sont dues à l'influence des Arabes. On ne peut affirmer avec certitude que l'ordonnance alphabétique du lexique hébreu soit une imitation arabe; cependant les docteurs juifs citent le dictionnaire arabe Kitab el-'Aïn. Les docleurs caraïtes avaient fait plusieurs lexiques sous le nom de Igaron, « Collection de mots. » Nous manquons de renseignements sur la nature et la disposition des premiers lexiques hébreux. Quoique la date de leur publication ne soit pas certaine, ils sont du xe siècle et presque contemporains. Le plus ancien est celui de Rabbi SaadU i. i-i. ion. Il était écrit en hébreu, et il a du être perdu de très bonne heure, ou du moins il n'est pas parvenu en l pagne, où il n'est cité que par ouï-dire et sous des titres différents : Tanna SG ou mans. Quatre autres lexiques ont été composés en arabe. Le premier, M. Neubauer a découvert un manuscrit dans la synagogue caraïte de Jérusalem ( bibliothèque Bodléicnne d'Oxford, Opp. add., fol. 25), est de R. David ben Abraham, de Fez. Ce manuscrit a 300 folios, écrits en beaux caractères hébreux carrés. L'ouvrage, précédé d'une introduction, est divisé en deux parties, dont la première va jusqu'au ' inclusivement, et la seconde du z au r. C'est un vaste commentaire, comprenant des explications de genres très différents, et en particulier la signification géographique et ethnographique de beaucoup de noms propres de la Bible. L'auteur n'admet que des racines d une seule lettre; il suit l'ordre alphabétique des racines, excepté pour les noms propres. Trois autres lexicographes arabes ne nous sont connus que par la mention qu'en a laite Aben-Ezra. Ce sont : I. un grammairien anonyme de Jérusalem, qui admettait des racines de deux lettres et dont le dictionnaire était intitulé Al-Mouschtamil; 2. Dounasch ben Tainîm ou Adomim, en arabe Al-Schefalghi, né à Kairouan. qui comparait l'hébreu aux autres - ; 3. Jehouda ben Koreïsch, de Tahort, en Barbarie, dont l'œuvre était 1res considérable.

Ces lexiques, écrits eu arabe, ne pouvaient servir aux Juifs qui vivaient en dehors des pays musulmans. Dans les contrées où l'arabe n'était pas parlé, les Juifs avaient deux dictionnaires . composés en hébreu : celui de Mena hem ben Sarouk, intitulé DfUE mano, et celui de

Dounasch ben Labrat, intitule nn rraivn. Ils ont été édités à Londres, en 1836, par Filipowski. Uenahem était Espagnol et reconnaissait des racines bilittères. Sous chaque racine il indique d'abord .-es significations diverses, puis il les explique par un autre mot, ou bien i ment les passages bibliques correspondants. Dounasch avait déjà quelque notion du système liïlitlère des racines hébraïques. In caraïte, Abou Sauf Ual-levi

ben Al-'llassan al-Baçri. abrégea le grand dictionnaire

de David ben Abraham. — Abou Zacarya Ya'hya ben

ou Yehouda 'Hadjoudj. né a lez, mais habitant

Cordoue, fut le chef d'une nouvelle école et développa

le premier le système trilitlère des racines hébraïques. Il a adopté les principes des grammairiens arabes, et il complétait par un noun ou par les quiescentes les lettres qui manquaient dans les mots de deu\ consonnes. — En Orient, R. Haya Gaon, fils de Scberira, composa en arabe un dictionnaire hébreu, intitulé *]DND, « Compilateur. »

Les mots y sont rangés suivant Tordre alphabétique de la dernière radicale. On ne peut établir si ce rabbin connaissait le système trilittère. — Au XIe siècle, Ibn-Djanah perfectionna le système de 'Hadjoudj. Son œuvre complète, qui a été publiée par Ad. Neubauer, in-4", Oxford, 1875, est intitulée Kitâb al-tan'qih , « Livre d'examen, » et comprend deux parties. La première est une grammaire; la seconde, qui est le dictionnaire, a pour titre Kitâb al-ousoûl, « Livre des racines.» Sous chaque racine on trouve ses différents dérivés, verbes, substantifs, etc. Les racines sont disposées alphabétiquement, et le dictionnaire est divisé en '22 chapitres. 11 est très ample et compare l'hébreu avec l'arabe. H a été traduit deux fois en hébreu, et il est cité souvent par Gesenius. S. Munk, Notice sur Abou'l-Walid Merwan Ibn-Djana'h et sur quelques autres grammairiens hébreux du Xe et du xi' siècle, dans le Journal asiatique; 1850, 4e série, t. xv, p. 297-337, et t. xvi, p. 5-50, 201-247 et 353-427.

D'après Aben-Ezra, Abou Ibrahim Yiç'hak ben Baroun, de Cordoue, a fait un dictionnaire semblable à celui de Koreïsch, et intitulé « La balance ». L'hébreu y était comparé à l'arabe, au syriaque, au berbère et au latin. Le caraïte Ali ben Soleïman a abrégé l'œuvre de David ben Abraham, d'après le résumé d'Abou-Saïd. — Salomon Par'hon, de Kal'uh, a fait en hébreu, à Salerne, à l'usage des Juifs napolitains, qui ne pouvaient consulter les dictionnaires arabes et n'avaient à leur disposition que le recueil de Menahem, un extrait du dictionnaire d'Ibn- Djanah. Il y a ajouté des explications d'autres commentateurs. Son ijnyn mznc a été publié en 1841, par Sal. Gottl. Stern.

Un dictionnaire hébreu éclipsa celui d'Ibn-Djanah ; il est l'œuvre de David Kimchi, de Narbonne, et il parut vers l'an 1200. Son b'i2a , « Perfection , » a été regardé pendant tout le moyen âge comme le chef-d'œuvre de la philologie juive. Il comprend une grammaire et un dictionnaire. Celui-ci est connu ordinairement sous le nom de D'unir, « Racines. » Il fut imprimé deux fois à Naples, en 1490 et 1491; deux fois à Constantinople , en 1513 et 1530; trois fois à Venise, en 1529, 1545 et 1547, toujours in-folio. Elias Lévite a joint des notes à l'édition de 1515. Robert Etienne l'a publiée à Paris, en 1548 : Thésaurus linguse sanctx ex R. David Kimchi contractiez* et emendalior. Tous les chrétiens qui ont étudié la langue hébraïque se sont servis des travaux de Kimchi , qui ont exercé sur l'exégèse une inlluence considérable. Histoire littéraire de la France, Paris, t. XVI, 1824, p. 303-365, et t. xxvn, 1877, p. ÏS3.

D'autres lexiques hébreux parurent en arabe, en français, en italien et en allemand. Ce sont de simples vocabulaires, qui ne sont guère que la répétition ou l'abrégé des précédents. 11 existe à la Bibliothèque Nationale de Paris, ancien fonds 485 et 486, un dictionnaire hébreuprovençal et un dictionnaire hébreu-français. Le manuscrit IV, 1, de la Bibliothèque de Turin renferme un lexique et une grammaire intitulés snp i'"'"-, « Source sainte. » L'arrangement du lexique a un caractère particulier : les mots hébreux que l'auteur explique en français se trouvent régulièrement avec la phrase biblique dans laquelle ils figurent. Le lexique est ordonné alphabétiquement, et l'explication en français est tantôt à droite, tantôt à gauche. • ce littéraire de la France, t. xxvn, p. 487-488. Un spécimen a été reproduit par Ad. Neubauer, Rapport nie une mission, dans le midi de la France et en Italie, dans les Archives des missions scientifiques et littéraires, Paris, 3e série, t. I, 1873, p. 559-501. Le manuscrit n" 0

de Lyon contient une sorte de dictionnaire hébreu -latin et latin -hébreu avec une table des abréviations en usage chez les commentateurs de la Bible, composé par François Bouton. Ad. Neubauer, Rapport, dans les Archives des missions, ibid., p. 564.

Joseph ben David Ha- Yevani, c'est-à-dire le Grec, est l'auteur du Menoralh hamaor, dont des extraits ont été publiés par Dukes, dans le journal Der Orient, 184-7, p. iS6. Son ouvrage est une belle compilation des lexiques et des commentaires. Il en existe à la Bibliothèque d'Oxford un manuscrit incomplet, qui ne va que jusqu'au milieu du n. Moïse han-Naqdan, de Londres, a composé un lexique intitulé Driwi ^sc, « Livre de la pierre précieuse, » dont on possède un manuscrit à Oxford. Histoire littéraire de la France, t. xxvn, p. 484-487. Nous avons du savant logicien David ben Kaspi ( 1330) un dictionnaire logique, qui a pour titre ^dd uni "lur, « Chainettes d'argent. » Selon lui, chaque racine n'a qu'une signification principale, dont les autres ne sont que des parties ou des dérivations. Ce plan conduit l'auteur à des interprétations minutieuses. Des extraits ont paru dans Der Orient, 1847, p. 482. Sur la fin du xv« siècle, Sa'adyah ben Danàn, fils de Maïmoun, écrivit en arabe un dictionnaire hébraïque qui a une certaine originalité. Les articles sont très courts et paraissent être une compilation des lexiques précédents. On y remarque des explications ingénieuses. Cf. Ad. Neubauer, Notice sur la lexicographie hébraïque, avec des remarques sur quelques grammaires postérieures à Jbn-Djanàh , dans le Journal asiatique, 5e série, t. xvni, 1801, p. 441-476; t. xix, 1802, p. 47-81, et t. xx, 1802, p. 201-267.

3° Vers la fin du xve siècle et au commencement du xvie, sous la double inlluence de la Renaissance et de la Réforme, les chrétiens, catholiques et protestants, étudièrent avec zèle la langue hébraïque. Ils se mirent naturellement à l'école des rabbins, et leurs premiers travaux sont fortement empreints de l'esprit de leurs maîtres. Leur science est toute rabbinique. Les deux premiers livres De rudimentis hebraicis, in-4", Pforzheim, 1500, de Jean Reuchlin, sont un lexique, dont Sébastien Munster a donné une édition séparée, Diclionarium hebraicum, in-f", Bàle, 1537. — Un Juif converti, Alphonse de Zamora, composa le Lexicon hebraicum de la Polyglotte d'Alcala, 1517. qui fut publié à part sous le titre de Vocabularium brève omnium, fere primilivorum hebraieorum , in-4°, Aicala, 1526. Voir t. I, col. 420. — Sébastien Munster rédigea un Diclionarium hebraicum , in-8°, Bàle, 1523. Une deuxième édition beaucoup augmentée parut au même lieu et dans le même format, en 1525; elle fut reproduite en 1535, 1539, 1548 et 1564. Signalons encore son Dictùmart un trilingue, latinum , grxcum et hebraicum, in-f", Bàle, 1530, 1543 et 1562. — Le dominicain Santé Pagnino publia

•ripr, rtr- -ï-n, hoc est, Thésaurus linguse sanctse, sive

lexicon hebraicum, in-f", Lyon, 1529 et 1530, d'après Kimchi. Cet ouvrage fut mis en ordre et augmenté par Jean Mercier, Antoine Chevallier et Bonaventure-Corneille Bertram, in-f", Lyon, 1575, 1577, et Genève, 1014. Il fut aussi abrégé, Thésaurus linguse sanctse cuntractus et excerptus ex David Kimchi, in-4", Paris, 1548. F. Raphalengius (Ravlenghien) revit et corrigea cet abrégé et l'adjoignit à la Polyglotte d'Anvers, in-f", 1572. Cet Epitome thesauri lini/ux sanctx fut plusieurs fois réimprimé à part, iu-S", Anvers, 1572, 1578, 1588, 1609 et 1010; Leyde, 1599. — André Placus lit un Lexicon biblicum, id est, grsecarum , hebraicarum et aliarum peregrinarum. diclionum quse in sacris Litleris habentur interpretatio , in-f", Cologne, 1536, 1543 et 1553.

Nous retrouvons des rabbins. Anschef est l'auteur du Mirkébét hammisnéh, Le second char. Voir t. I, col. 656. — Elias Lévite composa a>-ni mo-r, id est , Nomma rerum, traduit par Paul Fage, in-4", 1542. Jean Drusius

le rangea par ordre alphabétique et y ajouta les mots grecs, Nomenclator Elias Lévites in ordine alphabetico redactus el greecis uocibus auctus, in-8», Franeker, 1652 et 1081. — Jean Forster, élève de Reuchlin, s'écarta des rabbins: Dklionarium hebraicum novum, non ex rabbinorum commente, nec nostratium doctorum slulta imitatione descriptum, sed ex ipsis thesauris S. Bibliorum depromptum , in-f», Bàle, 1557 et 1504. — Antoine Reuchlin donna Lexieon hebraicse linguss, in quo singula capita concordantiarum in linguam latinam conversa sunl, in-f", Bàle, 1550, et in-8", 1569. — Jean Avenariiis avait les mêmes principes que Forster el étudiait les mots de l'hébreu par une étude directe et sans recourir a la tradition rabbinique : Liber radicum, sire Lexieon hebraicum in quo omnium vocabulorum bïblicorum proprise et certes redduntur significaliones , in-f", Wittemberg, 1508 et 1589. Voir t. i, col. 1288. — Luc Osiander publia Dictionarium hebraicum e concordantiiè oh Ani. Reuchlino lalinitate donatis, in-8", Bàle, 1579. — François Junius fit, en 1580, un Lexieon hebraicum.

Un médecin juif, David de Pomis, est l'auteur d'un grand dictionnaire biblique et talmudique; il donne la signification des mots dans les trois langues, latine, italienne et hébraïque vulgaire. L'ouvrage est intitulé nas m, id est, germe» Davidis. — Marc Marini, de Brescia, fit ni mn, id est, Arca Noë. Thésaurus lingues aanctss novus,seu Le.riron hebrœo-latinum amplissimum, in-f", Venise, 1593. — Nous avons de Fauste Veranius, Dictionarium lingues sanctes, in -4», Venise, 1595, etd'Élie Hutter, Cubus alphabelicus lingua; sanctes, in-f", Hambourg, 1586, L598; in-32, L603. — Avec Jean Buxtorf le père, la science rabbinique est mise en honneur: Epilome radi- ,noi hebraicarum, in-12, Bàle, 1600 et 1007; Lexieon hebraicum et clialdaicum cum breci lexieu rabbiuieu , in-8», Bàle, loiiT, 1615, 1021, 1631, 1645, 1055, 1663, 1667, 1 ost i, 1698; Amsterdam, 1055; Bàle, 1710, 1735; Home, 1845; Manuale hebraicum et chaldaicum, in-12, Bàle, 1602; 6' édit., 1058. Voir t. i, col. 1981. — Contentons-nous d'indiquer le Dictionnaire hébreu-anglais île

Simon Sturlevant, in-8", Londres, 1002 ; — .Iule* Conrad Otto, Usus Ebrssse lingussvel expositio mystica omnium vocum hebraicarum Veleris Testa/menti, Nuremberg, 1604; — Joseph Barbatus, Spéculum hebraicum, radiées hebraicse, in-f", Louvain, 1015; — Léon de Modène. Novo Dittionario liebraico et italiano, cioe dechiaratione ih tniie le voci hebraichepiu difficili délie Scritlure hebree nella volgar lingua italiana, in- i , Venise, 1012: Padoue, 1640. Cf. Richard Simon, Lettres choisies, 2" édit., Amsterdam, 1730, t. i, p. 225-232.— George Cruciger, Harmonia linguarum IV cardinalium, hebraicse, grsecoe, latines el germaniese, in-f", Francfort, 1616; — M. h in -.a Calasio, Dictionarium hebraicum, in-4°, Home, 1017; Cologne, 1640 (en italien; voir col. 55); — Jean Meelfuhrer, Manuale lexici hebraici, in-8", Leipzig, 1617 il 1057, dont la méthode diffère de celle des autres dictionnaires; — Philippe d'Aquin, juif converti, Primigeniss uoees seu radiées brèves linguss sanctes, mm thematum mvestiganda ratione, in-10, Paris, 1620; iroiycn ~—v~, « Celui qui dispose en ordre, » in-f", Paris. 1020 (voir le til iplet, 1. 1, col. 813) ; — Christian llelvicus, Lexieon Ebrseo didacticum, in-4», Giessen, 1621; — Grégoire Francus, Harmonia quinque linguarum hebraicse,

grsscss , latines, Fi forl -su r-

iii.i.i, 1623; — Sébastien Curliu . Hadices linguss hebraicse, m 'i', Geismar, 1629, 1645, 1649; Cassell, 1648; — Jean - Baptiste Martignac, iSilva radicum hebraicarum, de Nicolas Riqueil, in-8°, Paris, 1622; — Antoine Jordin . Uadice i linguss hebraii se , seu Pri //mus/, a uoees centenis aersuum decadibus comprehensse, in-8», Lyon, 1024; Cologne, 1030; — Jean Seger, / quadrilingue orthographicum , cognalas vocabulorum analoyias ae differentias m lingua hebraica, grssca,

latina et germanica exhibens, in-S", Leipzig, 1025; — D. Schwenter, Manipulus linguss sanctes, seu Lexieon /iebraicum ad formai» Cubi Hutteriani, in-18, Nuremberg, 1028, 1038; Leipzig, 1008; — Nicolas Petrseus, Nomenclator hebraicus, in-8", Copenhague, 1029, 1633; — Zacharie Rosenbacb, Moses oiniiiscias, seu omniscientia mosaïca exhibens supra 7000 Veteris Testament: voces hebraicas seeundum locos communes dispositas , in-4", Francfort, 1033; — Jean Plantavit de la Pause, ;s; jn:, id est, Planta vitis, Thésaurus synonymicus hebraico- chaldaico- rabbinicus, in-t1, Lodève, 1644; — Thomas Bang, Hermès et Pan Hebraicus, quo vivum absoluti hebraici lexieograplii exemptai- proponitnr, in-4", Copenhague, 1051. — Edouard Leigh est l'auteur de Critica sucra, or Philological and theological Observations upon ail the Hebrew uiords of the OUI and of the Oreek of the New Testament in order alphabetical, 2 in-4", Londres, 1641-1646; in-f», 1050; avec un supplément, 1002. Henri de Middoch a traduit cet ouvrage en latin, Critica sacra, id est, tibservationes in omnes radiées cet primitivas voces Hebrseas Veteris Testament! juxta ordinem alphabeticum, etc., in-f°, Amsterdam, 1078, 1688, 1000; in-4", Leipzig, 1090; Gotha, 1701, 1707 et 1735. Louis de Wolzogue l'a traduit en Français, Dictionnaire de la langue suinte, in-4», Amsterdam, 1703 et 1712: Migne l'a réédité à la suite du Dictionnaire universel de Huré, in-4°, Paris. 18i0, t. IV, col. 503-1104.

4° Dans la seconde moitié du xvii" siècle, les études hébraïques devinrent plus indépendantes des rabbins; elles portèrent plutôt sur la structure grammaticale de l'hébreu et sur sa comparaison avec les autres dialectes sémitiques. Le changement de direction fut dû en partie aux dictionnaires polyglottes. Valentin Schindler avait ouvert la voie, Lexieon pentaglotton , in-f», Hanovre, 1012 et 1049; Guillaume Alabaster en lit un abrégé, in-f", Londres, 1035. Voir t. i, col. 330. — lean Ernest Gerhard, Knclaridioii lexici penlaglotti harmonici linguarum hebraicse, chalduicn-, sunc, urabien: et elhiopicie, in-4", Erfurl, 1047; — Guillaume Schickard, Harmonia perpétua linguarum Orientalium , hebrseas, chaldaicee, syrse, arabicas, ethiopicm, iu-4». léna, 1047: in-8", Leipzig, 1078;— Jean Henri Hottinger, Lexieon heptaglotton, in-4", Heidelberg, 1657 : Francfort, 1001 ; — Jean Cocceius, Lexieon et commentarius sermonis hebraici et cha Veleris Testamenti hébraice, in-f°, Amsterdam, 1669 (voir col. 810); — Edmond Castell, Lexieon heptaglotton, hebraicum , chaldaicum , syriacum , samaritanum, ssthiopit -ut» . arabicum conjunclim el persicutn , eepa-

ratim, 2 in-f», Londres. 1000. La méthode c parative

esl appliquée dans ce dernier lexique avec une remarquable fermeté.

Elle esi appliquée aussi, mais à des degrés différents,

dans la plupart des dictionnaires suivants : André Sennerl,

Compendium lexici El rsei plenioris concinnatum exconcordantiis J. Buxlorfii, in-4°, Wittemberg, 1003; — Jean Leusden, Compendium biblicum continens 2289 versiculos Veteris Testamenti, in quibus omnes voces lam hébraice quant chaldaice cum interpretatione latina

mrcuiuutur, in-S", L'Ireelil, 1073; in -12, 1080, etc.; Clavis hebraica et philologica Veteris Testamt rUi, in-4», Utrecht, 1083, 1080; Lexieon novum hebrseo-latinum ad minium lexici Schreveliani grmci composition, in-80, Utrecht, 1687;— Antoine Hulsius, -etn rama, seu Compendium lexici hebraici, Conipendio biblico Leusdano su6junctuin, continens sub 1900 radicibus hebraeis uoees latinos 3268 quibus constat unira-sus Veteris Testamenti le. dus, feule, 1073; édit. 4», in-32, Utrecht, 1070, 1683; Nomenclator biblicus hebrseo-latinus, in-8", Brède, 1650; Scruiiiiiuni memorias,siveradiceslingusshebraicsBi in-12, Brède. — Jean Bagwb ei André Simson achevèrent un Dictionnaire anglais de tous les mots de l'Ancien et

du Nouveau Testament, qu'avait commencé Thomas Wilson, et le publièrent, in-f", Londres, 1078; — Salomon di

iiis

Oliveyra fît un lexique hébreu -chaldéen- portugais, intitulé z»~ yy; — Guillaume Robertson. ■-—r-r, ;•-— -:;->;,

Thésaurus linguse sanctse, compendiose scilicet contractais, plane tarnen reseralus pleneque explicatus, sive Concordantiale lexicon hebrseo-latino-biblicum, 2 in-4",

Londres, 1686 (ce dictionnaire est fait d'après les Concordances de Buxtorl') ; — Henri Opitz, Lexicon hebrseo-chaldeeo-biblicum, in-4», Leipzig, 1692; Hambourg, 1705 et 1714; — Christian Louis, Hebraismus , chaldaismus et syriasnvus ad harmoniam et in compendium redacti . in-4°, Leipzig, 1696; — Christian Henning, Clavis linguse hebraicse, in- 12, Francfort et Leipzig, 1697; — Gaspard Neumann, Exodus linguse sanctse Veteris Testament! ex captivitate Babylonica tentatus a Lexico etymologico hebrsso -biblico , in- 4°, Nuremberg, 1697-1700; — Louis Thomassin, Glossarium universale hebraicum, quod ad hebraicse linguse fontes linguse et dialecti pêne omnes revocantur, in-f°, Paris. 1697; — George Christian Burklin, Lexicon hebraico-mnemonicum cum radicibus, in-4», Fiainfort-sur-le-Mein, 1699; — Jacques Gousset, Commentarii linguse ebraicse instar annotationutn ad Manuale Buxlorfii, in-t'°, Amsterdam, 1702; 2e édit. par Clodius, in-4», Leipzig, 1742;— Paul Martin Alberti, Porta linguse sanctse, hoc est, Lexicon novum hebrseo-latino-biblicum, in-4», 1704 (voir 1. 1, col. 337 1 ; — Théodore Dassov, /..' i h hebrseum emphaticum, in-f°, 1705; — Joachim Lange, Claris Ebrœi codicis, in-8°, Halle, 1707 ; — Christian Reineeke, Lexicon hebrœo-chaldseum , in-8°, Leipzig, 17n7; Janua hebrsese linguse Veteris Testament! , in-12, Leipzig, I7."t'i ; — Jean Heeser, T\sn p, ni est, Lapis adjutorii, Lcxici philologici Itebrseo-clialdeo-sacri pars 1* continens n et z; in-4», 1710; — Christian Stock, Clavis linguse sanctse Veteris Testamenti, in-4°, léna, 1717; — dorn Pierre Guarin, Lexicon hebraicum et chaldœo-bibl 2 in-41, Paris, 1710, achevé par dom Nicolas Le Tournois, Philibert Girardet et Jacques Martin ; — Houbigant, Racines hébraïques, versifiées sur le modèle des Racines grecques, in-S°, Paris, 1732 (Joubert, prêtre de Saint- Sulpice, a fait un travail semblable dont le manuscrit inédit est conservé à la bibliothèque du séminaire de Saint- Sulpice); — Antoine Zanohni, Lexicon hebraicum , in-4°, Padoue, 1732; — Ferdinand Reisner, jésuite, Lexicon eruditionis hebraicse cul sacram paginant pro dignitate tractandam théologie, eoncionatoribus , ascelis opportunum, in -8°, Augsbourg, 1777 (extrait de Zanohni); — Didace Quadros, jésuite, Enrichidion, seu Manuale hebraicum ad usum regii seminarii Matritensis , in-4", Rome, 1733; — JeanBouget, Lexicon hebraico-chaldaicobibtieum, 3 in-f", Rome, 1737 (ouvrage estimé] ; — François Haselbauer, jésuite, Lexicon hebraico- chaldaicum una cum abbreviaturis in libris et scriptis Judseorum passim occurrentibus , in-f», Prague, 1743; Hebrâischteusc/tes Wôrterbuch zurn Nutzen derjenigen welche oh ne die lateinische Sprache die hebrâische erlernen wollen, in-12, Dantzig, 1743. — Les particules avaient été réunies par Jean Michaelis, Lexicon particularum hebraicarum , in-8°, Francfort, 1689, et par Christ. Kcerber, Lexicon particularum hebrsearum, in-8", léna,

5° A partir du milieu du xvni» siècle, l'élude philologique et rationnelle de l'hébreu influa sur la lexicographie, et les lexiques hébraïques furent dès lors rédigés d'après des procédés plus scientifiques. — 1. Jean Simonis, /-■ ■•' icon manuale hebraicum et chaldaicum in quo omnium textus Veteris Testamenti vocabulorum hebraicorum et c/taldaicorum significatus explicatur, in-8°, Amsterdam, 1757. Il a été corrigé et réimprimé parEichhorn. — Plus tard.AViner en a fait une œuvre nouvelle, en la refondant d'après les travaux de Gesenius, 4e édit., Leipzig, 1828. — Ignace Weitenauer, jésuite, Hierolexicon linguarum orientalium, hebraicse, chaldaicse et syriaese, in-8°, Augsbourg, 1759. — Un rabbin allemand, Muselli,

publia avec le P. Jean Marie de Saint- Joseph, carme déchaussé, Lexicon hebraico-chaldaico-latino-biblicum, opus observationibus grammatico -crilicis confialum , 2 in-f°, Avignon, 1705. — Joseph Montaldi, dominicain, Lexicon hebraicum et chaldseo-bïblicum, 4 in-4", Rome, 1784. — J. D. Michaelis, Supplementa ad lexica hebraica, in-40, Gœttingue, 1785-1792. — Un Lexicon hebraicum contraction parut in-8°, Avignon, 1X22. — Signalons chez les Juifs : Isaac ha-Lévi, dit Satanow, auteur d'un dictionnaire hébreu-allemand, r~s rsw; Benzew, auteur d'un bon dictionnaire hébreu - allemand , z'z---~ -i'-s : Marchand-Ennery, nnaj nsuz rt'^D, Dictionnaire hébreufrançais, in-8°, Nancy, 1827, pour les écoles juives.

L'ouvrage de Guillaume Gesenius, Hebrâisches unit Châldaisches Handwôrterbuch ûber dos Aile Testament, 2 vol., Leipzig, 1X12, a eu un légitime succès et a été souvent réimprimé. La 12» édition, revisée par A. Socin, IL Zimmern et F. Buhl, a paru in-8", Leipzig, 1895. Le Manuel a eu de nombreuses traductions. La 1'" et la 2e éditions ont été traduites en anglais par J. AV. Gibbs, in-8°, Andover, 1824, et par Christophe Léo, 2 in-4°, Cambridge, 1825. La 9e édition, revue par Mûhlau et Volck, in-8°, Leipzig, a été traduite en anglais d'abord par Edouard Robinson, Boston, 1836, revue en 1854, et parvenue à sa 20" édition en 1872; puis par Samuel Pi ideauxTregelles, Londres, 1847 et 1857. L'abbé J.-B. Glaire en lit un abrégé qu'il disposa suivant l'ordre des racines, Lexicon manuale hebraicum et chaldaicum, in-8", Paris, 1830; 2e édit. corrigée, 1843. Gesenius lui-même traduisit en latin la 3e édition allemande, Lexicon manuale hebraicum et chaldaicum in Veteris Testamenti libros, 1833, 2e édit. revue par A. Th. Hoffmann, in-8", Leipzig, 1847. La première édition latine fut encore traduite en anglais par Edouard Robinson, in -8°, New- York, 1S43. L'ancien rabbin P. Drach l'a enrichie de notes et en a retranché les interprétations rationalistes, notamment dans les passages messianiques, Catholicum lexicon hebraicum et chaldaicum in Veteris Testamenti libros, in-4», Paris. 1859. (Migne a ajouté à celte édition le Lexicon. hebraico-laliiiitui, eni accessit appendix dictionum chaldaica quse in Veteris Testamenti leguntur, 1860, de l'abbé J. du Verdier.) Mais Gesenius a publié un dictionnaire hébreu plus complet et plus savant, Thésaurus philoloyicus criticus linguse hebrsese et chaldsese Veteris Testamenti, 3 in-4", Leipzig, 1829-1853, qui a été achevé par Rœdiger. On a reproché à Gesenius d'avoir exagéré les rapprochements entre l'hébreu et l'arabe, et d'avoir cherche dans cette dernière langue l'étymologie de la plupart des mots hébraïques. — E. F. Leopold suivit Winer et publia Lexicon hebraicum et chaldaicum in libros Veteris Testamenti ordine etymologico compos usum

scholarum, in-18, 1832; sauvent réimprimé. - Fean Frédéric Schrœder utilisa les travaux de Gesenius, Nova scriptorum Veteris Testamenti sacrorum Janua, ht est, Vocum hebraicarum explicatio, eut notse, ad Gesenii Ewaldique grammaticas spectantes, aliseque adnotationes, sensum locorum diffteiliorum eruendo seruientes, sunt adjectse, 3 in-8», Leipzig, 1834-1835.

Autres dictionnaires hébreux - allemands : J. Fiirst. Hebrâisches und Châldaisches Handwôrterbuch ùbei das Alte Testament, 2 in-8», Leipzig, 1857-1860; 3e édition complétée par V. Ryssel, 1x76; i' édit., 1892. Traduction anglaise par Samuel Davidson, Leipzig, 1865, 1866; 4e édit., 1871. Ce vocabulaire est regardé comme inférieur à celui de Gesenius, à cause des théories philologiques de l'auteur. — E. Meier, Hebrâisches Wurzelr wôrterbuch, etc., in-8", Manheim, 1845. - David Cassel, Hebràisch-deutsches Wôrterbuch, etc., in-8», Breslau, 4» édit., 1889; 5« édit., 1891. - C. Siegfrid et B. Stade, Hebrâisches Wôrterbuch zum Mten Testamente, in-8», Leipzig, 1893. — II. Slrack, Hebrâisches Vocabular fur Anfânger, i- édit., Berlin, 1804. — M. Schulbaum, Neues, vollslûndiges deutsch- hebrâisches Wôrterbuch

mit Berucksichtigung der talmudisehen und neuhebrâischen Literatur, Leinberg, 1881.

2. Dictionnaires hébreux - anglais. — J. Baie, Critica Hebrœa, or a Hebrew -English Dictionary. Voir t. i, col. 1505. — J.Andrew, Hebreui Dictionary, in-8°, Londres, 1823. Voir t. i, col. 565. — J. L. Potier, English- Hebrew Lexicon; Index lo Gcsenius Hebrew Lexicon, Boston, 1872. — Bagster, Pocket Hebrew- English Lexicon, containing ail tlie Hebrew and Chaldee mords in tlie Old Testament , Londres, sans date. — I). Davidson, The analylical Hebrew Lexicon, Londres. Chaque mot de l'Ancien Testament est analysé et ramené à sa conjugaison propre, à sa forme primitive ou à sa racine, de sorte que toutes les difficultés grammaticales sont résolues. — B. Davies, Compendious and Complète Hebrew and Chaldee Lexicon to the Old Testament ; uith English- Hébreu' Index revised , réimpression de la 3= édition anglaise, Andover, 1879. — Brown et Driver, A Hebrew and English Lexicon of Die Old Testament , in-8°, Boston, 1891. — A. Mayher, A sélect glossary of Bible words, in-8", Londres, 1891. — Les noms propres ont été spécialement réunis : A list of the proper Names occurring in the Old Testament, Londres, 18ii ; — Alfred Jones, The proper Names of the Old Testament, expounded and illustrated , Londres, sans date; — The proper Names of tlie Old Testament , with an Appendix nf Hebrew and Aramaic names in the New Testament , Londres, 1859; — W. F. Wilkinson, Personal Names in tlie Bible inlerpreled and illustrated, Londres, 1805; — Beharrell, A complète alphabetically arrangea Biblical Biography , Indianopolis, 1867; — William Henderson, A Dictionary and Concordance of the Names of persons and places... in the Old and New Testaments, Édirabourg, 1869.

3. Dictionnaires hébreux- français. — Beuzelin, Vocabulaire hébreu- français, in-12, Paris, 1827; l'hébreu y est transcrit en caractères romains; — N.-Ph. Sander et J. Trenel, Dictionnaire hébreu- français, Paris, 1861; c'est en grande partie une simple traduction du Manuale Lexicon de Gesenius; mais les passages bibliques sont reproduits et expliqués; des mots hébreux non bibliques y ont été insérés.

Cf. J. C. Wolf, Historia Lexicorum hebraicorum , in-8", Wittemberg, 1705; J. Lelong, Bibliotheca sacra, in-f», Paris, 1723, t. il, p. U84-1189; Calrnet, Bibliothèque sacrée, lre part., art. îv, dans Dictionnaire de la Bible, Paris, 1730, t. iv, p. 240-242; Fr. Delitzscb, Iesuriiu. seu Isagogc in grammaticam et lexicographiam limpix. hebraic.:e contra C. Cesenium et H. Éwaldum ,

Grimm, 1838.

//. DICTIONNAIRES. OltECS DES SEPTANTE HT DU NOU-

VBAX TESTAMES!. — L'époque de la Renaissance vit refleurir l'étude du grec classique. Il ne semble pas que les savants aient porté tout de suite leur attention sur la xoivij BiaXexTo;, sur ce grec populaire et postclassique dans lequel les écrits de l'Ancien Testament ont été traduits et ceux du Nouveau rédigés. C'est seulement au milieu du XVIe siècle que nous trouvons des lexiques spéciaux sur cette langue sainte. Mais les premiers lexicographes n'en connaissaient pas exactement les caractères. Ils identifiaient le grec alexandrin avec le grec classique,

et tenaient pour de simples in, étions les particula-

i ités de 1,1 langue des Septante et du Nouveau Testament. Quelques-uns même étaient des puristes et prétendaient

retrouver le plus pur allicisme dans le grec biblique. La première série des lexiques du grec biblique manque de critique scientifique. Le progrès de la philologie comptée et l'étude du développement historique des langues

firent nettement distinguer le grec luMiqut- du grec ,1,,-sique, et les plus récents dictionnaires grecs du Nouveau Testament rendent compte des caractères particuliers de

Ce dialecte populaire, devenu langue littéraire. Il faut donc y recourir pour étudier le grec biblique. Nous nous

bornerons à grouper tous ces dictionnaires suivant leur contenu et à les placer, sous chaque groupe, dans l'ordre chronologique de leur publication.

1° Dictionnaires grecs de l'Ancien et du Nouveau Testament réunis. — Jean Lithocome, Lexicon Novi Testamenti et ex parte Veteris, in -8°, Cologne, 1552.

— Élie Hutter, Dictionarium biblicum grsecum, in-4°, Nuremberg, 1598. — Mathias Martini, F.pitome Lexici et Etymologici grseci, in-8°, Brème, 1616; Cadmus grœco rjhœnix, id est, t'tymologicum vocum grsecarum Veteris et Novi Testamenti, in-8°, Brème, 1631.

2° Dictionnaires grecs de l'Ancien Testament. — Zacharie Rosemback, Lexicon grsecum in 10 interprètes et libros apocryphos, in-8°, Herborn, 1631. — Michel Crell, Lexicon brève in 10 interprètes , Altenbourg, 1646. — Christian Scliotau, Lexicon in 10 interprètes, in-12, Franeker, 1662. — Jean Christian Biel, Novus thésaurus philologicus sive Lexicon in lxx et aiios interprètes et scriptores apocryphos Veteris Testamenti, 3 in-8", La Haye, 1779-1780. Voir t. i, col. 1791. — Ch. Gottl. Bretschneider, Lexici in interprètes Grseci Veteris Trstamenti, maxime scriptorum apocryphorum spicilegium, in-8% Leipzig, 1805. Voir t. I, col. 1927-1928. — E. G. A. Bockel, Novse clavis in Grevais interprètes Veteris Testamenti scriptoresque apocryphos ita adornalse ut etiam Lexici in Novi Fsederis libros usum prsebere in,s>it nique editionis lxx interpretum hexaplaris specimiiia, in-4", Vienne et Leipzig, 1820. Voir t.i, col. 1824.

— F. Schleusner, Novus thésaurus philologicus crihcus. sire Lexicon in lxx et reliquos interprètes grsecos, 5 in-S°, Leipzig. 1820-1821. Cet ouvra,,- estimé a été réimprimé, 3 in-8°, Glasgow, 1822. — C. A. Wahl, I librorum Veteris Testamenti apocryphorum philulogica , in -4", Leipzig, 1853.

3J Dictionnaires grecs du Nouveau Testament. — EilhardLubin, Clavis Novi Testamenti seu Brève omnium dictionum quibus conscription est Lexicon, in-4», Rostock, 1614. — Louis Lucius, Dictionarium Novi Testamenti grœco-latinum, in-8", Baie, 10'rO. — Martin Pierre Cheitomaeus, Novi Testamenti voces grseco -barbarie quse orienti originem debent, in-12, Amsterdam, 1649. — La seconde partie de la Critica sacra de Leigh, mentionnée parmi les dictionnaires hébreux, col. 1416, est un lexique du Nouveau Testament. — George Pasor a publié : 1. Lexicon grwm- latinum in Novum D. N. J. C. Testamentum, in-8», Herbipolis, 1619; Herborn, 1622, 1626, 1632, 1648,1663; Leipzig, 1646, 1686, 1702, 1717; Amsterdam, avec des additions ,JL. Schœttgen, 1641, 1650. etc.; 2. Manuale Novi Testamenti, prseter indicem anomalorum et difficiliorum vocabulorum libellumque de accentibus, Herborn, 1633, 1636; in-18, Amsterdam, 1683, augmenté par Schotanus; in -32, Leip/ig, 17112, 1716, elc; 3. Syllabus grseco - lutinus omnium Novi Testamenti vocum. in-12, Amsterdam, 1632, 1633; augmenté par Leusden, 2e lit., ni- 1S. Ain 1er, 1. un. 1691, elc. Onomaslicon Novi Testamenti mnemoniacum, in-8", Giessen, 1653. — Jérémie Felbinger, Lexicon grseco— germanicum super Novum Testamentum , in-12, 1657. Gérard M. lier, Disposilio methodica grsecorum Novi Testamenti vocabulorum, in-12, Francfort, 1663. — George Crauser. Phosphorus grsecarum vocum et phrasium Novi Testamenti theoretico-practicus, id est , Observations philologico - theologicss théories et praxi sacrse inservientes, etc., in-8°, Radstadt, 1664; in-i", Francfort et Leipzig, 1676. — Jean Conrad Dieterich, Anliqu Novi Testamenti , seu Lexicon philologico- thcologicogrseco- latinum, in-f*, Francfort, 1671 el 1680. — André Rêver, Vocabularhun seu Lexicon grœco-latinum et latino- grsecum, in quo omnia Novi Testamenti grœca vocabula recensentur, in -8°, Gotha, 1672. — Jean Leusden, Novi Testamenti clavis grseca cum annotalionibus philologicis, in-1", L'trechl, 1672; Compendium grsecum Novi Testamenti , continens ex 7959 versiculis Novi

Testamenti tantum I 900 in quibus omnes vocei Novi Testament! mveràvmtur cum versione latina , in-12, Utreeht, lti75, 1077 et 1682. — Ad. Cocquius, Observaliones critico- sacrée in sacrum N. T. codicem, qui agit de philosophia et doctrina morum , itbi prseter etyma et signiftcationes verborum grascorum, liominis beatiludo, affeetus , virlntes et ritia ex sacris litteris eruta pliilologice et praetice eruuntur, in-4°, Leyde, 1678. — Eb. van dei-Hoogt, Lexicon Novi Testamenti g rseco -latino -belgicum, in-80, Amsterdam, 1690. — Jean Knoll, 1 'ocabularium biblicuni Novi Testamenti grœco-latimtm, in-8", Radstadt, 1697, 1700; Leipzig, 1707. — Corneille Sclirevel, Lexicon manuale Novi Testamenti grseco-latinum et latino-grsecum, in-8°, Amsterdam, 1700. — Pierre Nicolas du Mortier, Etymologiœ greeco-latinss, etc., in-l°, Rome, 1703. — Pierre Sigismond Papenius, Lexicon onomatopliraseologicum in codicem sacrum Novi Testamenti, in- 4°, Leipzig, 1718. — Pierre Mintert, Lexicon grsecolatinum iu N. T.,ï in-4", Francfort-sur-le-Mein, 1728. — Jean Conrad Schwartz, Comntentarii critici et philologie) linguse grxcse A*. T., in-4°, Leipzig, 1736. — Martin Gaspard Wolfburg, Observaliones sacrse in Novum Testamentum, seu Annotationesphilologico-criticse in voces plerasque N. T. ordine alphabetico et dicta prsecipua tam Veleris gttam Novi Testamenti, in-4°, Copenhague, 1738. — Jean Gaspard Hagenbueh donna une nouvelle reeension du Novi Testamenti glossarium grseco-latinum de Jean Gaspard Suicer, in-8°, Tigur, 1744. — Ghr. Schœttgeu, Novum Lexicon grseco-latinum in Novum Testamentum, in-8», Leipzig. 1716; corrigé et augmenté par J. T. Krebs, in-8», Leipzig, 1765, et par G. L. Sophn, in-8», Leipzig, 1790. — Christian Stock, Clavis linguse sanctse Novi 'Testamenti, 5e édit. préparée par Fischer, in-8", Leipzig, 1752. — Élie Palaieret, Prœve van een Oordelkundis Woordenbceck over de Ueilige Bœken des Niewen Verbonds, in-80, Leyde, 1754. — Jean Simonis, Lexicon Manuale grsecum N. T., in-8», Halle, 1766. — Jean Gustave Herrmann, Griechisch - teutsches Wôrterbuelt des X. T., in-8°, Francfort-sur-l'Oder, 1781. — Charles Frédéric Bahrdt, Griechisch- teutsches Lexicon ùber dus X. T., in-80. Berlin. 1786. — L'uchaire Œrtel, Griechischteutsc/ies Wôrterbuch des N. T., in-8°, Gœttingue, 1799. Cf. J. Lelong, Bibliotheca sacra, in-f°, Paris,. 1732, t. n, p. 1197-1198. — Jean Frédéric Schleusner, Novum Lexicon grseco-latinum in Novum Testamentum, 2 in-8°, Leipzig, 1792, 1801; 4« édit., 1819. — C. A. W'ahl, Çlavis Novi Testamenti p/dlologica, in-8°, Leipzig, 1822; 3° édit., 1843. — C. G. Bretschneider, Lexicon manuale grsecolatinum in libros Novi Testamenti , 2 in-8°, Leipzig, 1829, 1840. Voir t. i, col. 1928. — C. G. Wilke, Clavis Novi Testamenti philulogica usibus scholarum et juvenum theologiie sludiosorum accommodata, Dresde, 1839, 1851 . Cet ouvrage a été revu par C. L. W. Grirnm, Lexicon grseco-latinum in libros N. T., Leipzig, 1867, 1879, 1888, 1896. J. H. Thayer l'a traduit en anglais et l'a revisé, A Greek-English Lexicon of the New Testament, being Grimm's Wilke's Clavis Novi Testamenti, Edimbourg, 1886. — H. Cremer, Biblisch-theologisches Wôrterbuch der neutestamentlichen Grâcitiit , Gotha, 1X67, 1862, 1882; 8e édit., 1895. Ce dictionnaire ne contient pas tous les mots, mais il est utile pour l'exégèse. Il a été traduit en anglais avec des additions par William Urwick, Biblico-theoloyical Lexicon of New Testament Greek, Edimbourg, 1872; 3» édit., 1880, 1892. — Schirlitz, GriechUchdeulsches Wôrterbuch zum Neuen Testamente, in-8», 2« édit., 1858; 5" édit., Giessen, 1893. — B. Kuhne, Neutestamentlisches Wôrterbuch, Gotha, 1892.— F.W. Stellhorn, Kungef. Wôrterbuch zum grieeltischen N. T., Leipzig, 1886. — S. Th. Bloomlield, .1 Greek and English Lexicon of the New Testament , édition revue et augmentée par E. Robinson, 1829; New -York, 1836; nouvelle édition revue, 1850. Voir t. i, col. 1821. — E. W. Bullinger, Critical Lexicon and Concordance to the En-

glish and Greek New Testament, Londres, 1877.— W. .1. Hickie, Greek English Lexicon to the New Testament , iu-8°, Londres, 1893. Greenlield, Polymicrian Greek Lexicon, in - 32 , Londres. — The Analylical Greek Lexicon to the New Testament , Londres, rédigé sur le même plan que V Analylical Hebrew Lexicon. Cf. Classical Review, t. i, 1887, p. 106-109, 403, 485.

IL Dictionnaires des matières bibliques. — Ces dictionnaires, qui rangent par ordre alphabétique les sujets de la Bible, sont de deux espèces: les uns sont spéciaux à la Bible, les autres sont des encyclopédies théologiques dans lesquelles la science biblique a sa part.

/. DICTIONJfJJSBS SPÉCIAUX DE LA BIBLE. — 1° Le moyen âge a eu des résumés alphabétiques de la Bible aussi bien que de la théologie. Leurs exemplaires manuscrits ou imprimés existent en grand nombre dans les bibliothèques, et ces dictionnaires bibliques ont été jusqu'aux xiv8 et xve siècles les manuels ordinaires et la principale source de l'érudition exégétique des clercs et des moines. Leur valeur va toujours en décroissant. Les plus récents sont des compilations des plus anciens et leur sont inférieurs en exactitude.

Le premier est le Velus Glossarium, qui a été attribué pendant longtemps à Salomon III, abbé de Saint- Gall et évèque de Constance; mais qui parait avoir eu pour auteur un évéque goth, nommé Ansileube. 11 en existe un superbe manuscrit du vin* ou du ix» siècle, d'une belle écriture lombarde, à la Bibliothèque Nationale de Paris, lut. H529-H530. Le Glossaire d'Ansileube est une encyclopédie complète, dont la science est de bon aloi et dont les nombreux résumés ont fourni la matière de tous les dictionnaires du moyen âge.

En 1053, le Lombard Papias refondit le Vieux Glossaire ; mais son Budinientum doctrinse, tout en contenant de nouveaux éléments, reste un travail de seconde main. Il est moins imparfait dans les manuscrits que dans l'édition imprimée à Milan, en 1476. Le Pisan Uguccione, évéque de Ferrare , connu sous le nom de Hugution , rédigea vers l'an 1200, peut-être à l'abbaye de Nonantule, les Derivaliones majores, qui contiennent de singulières étymologies. Son ouvrage a servi pendant trois cents ans de guide pour l'étude de la Bible. La création des ordres mendiants multiplia le nombre des docteurs et des manuels. Celui qui fut usité chez les Frères Mineurs est court, pauvre et maigre. C'est la Summa Britonis, ou vocabulaire de la Bible de Guillaume le Breton, compilation des Derivationes d'Hugution. On l'a parfois attribuée à Adam de Saint -Victor. Voir t. I, col. 206-207. Jean Balbi. dit Jean de Gênes, travailla pour les Dominicains, et composa, en 1286, son Catliolicon . que luimême avait intitulé Brosodia. Cette compilation indigeste fut imprimée à Mayence, en 1460, i ditée à Augsbourg, en 1469. Voir t. i, col. 1409.

Le \ve siècle vit sortir des presses toute une bibliothèque de dictionnaires de la Bible : !e Comprehensorium de Jean, in-f°, Valence, 1475; — le Vocabularium ecclesiasticum de Jean Bernard le Fort, de Savone, augustin, in-f°, Milan, 1480. 1489, et Venise, in-8°, 1625; — YElucidarius Scripturarum de Henri Jerung, syndic de Nuremberg, in-f°, Nuremberg, 1476; — le Yocabularius breviloquus . in-f°, Baie, 1482 et 1501, qui est l'œuvre de Jean Reuchlin. — Mais le principal est Mammotreclus super Bibliam , « Le nourrisson, » composé par Marchisino, frère mineur de Reggio, entre 1279 et 1312. Cet ouvrage, dont il existe beaucoup de manuscrits et qui a eu trente-quatre éditions, échelonnées de 1170 a 1596, explique les mots difficiles de la Bible, livre par livre, aussi bien que ceux des leçons du bréviaire. Il a disparu de l'usage sous le mépris des lettrés de la Renaissance. Cependant un dictionnaire italien, publié en 1025, n'est guère qu'un résumé alphabétique du Mammotreclus. Cf. Samuel Berger, La Bible au xri' siècle, in-8°, Paris, 1879, p. 15-28; De glossariis

el compendiis exegeticis quibusdam mediisevi, ur-8°, Taris, 1879.

2° Des dictionnaires analogues, expliquant le sens des taots de la Bible, reparaissent au svu" et au xvm« sièi le. François Lalouette publia Bierolexicon , seu Dictionauariorum Sacrai Scriptural îensuum, in-S", Paris, 1694. Nous devons à Charles Huré le Dictionnaire universel de l'Écriture Suints, clans lequel on marque toutes les différentes significations de chaque mot de l'Écriture, son étynïologiè, et toutes les difficultés que peut faire un même mut dans tous les divers endroits de la Bible où il se rencontre. On y explique aussi les Bébraïsme , le» phrases ou façons de parler particu- ; , Texte sacré, les contradictions apparentes, les difficulté! de Chronologie, l'Histoire sainte, la Géographie, les noms propres des Hommes, des Villes, etc., avec tout ce gui peut faire entendre le sens littéral et métaphorique, en sorte que rien ne puisse arrêter le I ecteur qui y aura recours. On a mis aussi à la marge le mot Grée des Septante qui répond à la signification de chaque mot Latin, avec l'explication de ce que porte le sent de l'Hébreu, quand il est différent de celui du Latin de la Vulgate, 2 in-f", Paris, 1715. Ce long- titre fait suffisamment connaître le contenu de l'ouvrage, qui a été réédité par Migue, i in-1", Paris, 1846, mais sans les mots grecs correspondants, sous le titre île Dictionnaire univer el de philologie sacrée, revu el augmenté par Tempestini. — Pierre François Zanoni, Polygraphia sacra, seu Elucidarium biblicum historico-mysticum, Augsbourg, 1725. Tous les mois île l'Écriture sont explique- .m sens littéral , analogique et moral, d'après les nri-.ii x el les meilleurs interprètes, mais d'une façon

trop prolixe. — [gnace Weitenauer', jésuite, Lexicon biblicon in quo explicantur Vulgatse vocabula et phrases, in-8°, Augsbourg, 1758, L780; Venise, 17110; Avignon, 1835; Paris, L857, 1863; Naples, 1857, etc. On y trouve l'explication des métaphores et des passages difficiles de la Vulgate. — Frédéric de Jésus, canne, Lexicon scripturisticuoi , in-8", Augsbourg, I78'2, exposition suivant l'ordre alphabétique des -eus multiples de l'Écriture.

:;■ I ai autre série de dictionnaires bibliques s'attache principalemenl au -eus littéral de l'Écriture et résume ii articles distincts, rangés alphabétiquement, l'histoire et la géographie de la Bible. Ce genre de recueils a été1 inauguré par Richard Simon, ancien curé- du Saint-Uze, dans le Dauphiné. Il publia Le Grand Dictionnaire de la Bible, ou Explication littérale et historique de tous les mots propres du Vieux et du Nouveau Testament , etc., in ■(■', Lyon, 1693. Le titre complet, qui est très étendu, indique le conleiiu du dicl i. uinaire , a -avoir: la

rie des principaux personnages, les nom- des animaux,

dl fêtes, des provinces, des villes el des bourgs, des inon-

tagnes, des fleuves, des poids et mesures; en un mot, toutes les matières bibliques. Le succès de cet ouvrage encouragea I auteur à le développe) ; il le compléta et

l'augmenta du double. La se de édition parut en 2 in-f°,

1703. Ainsi étendue, elle est devenue an diction-

u. are universel, qui contient beaucoup de choses étran-

i la Bible. Par ailleurs, l'ouvrage est peu correct et

peu exact. 1 u tei ■ connaissait pas les langue- orien

taies et n'avait pas l'érudition suffisante pour réussir; il a eu le mérite d'ouvrir une voie dans laquelle d'autres l'ont suivi.

On avail i onseillé à dom Calmel de retoucher le Grand Dictionnaire de Simon. Le savant bénédictin comprit la difficulté d'une revision el préféra l'aire une oeuvn nouvelle, en empruntant le cadi e < on pi édéce seul le remplissant par les matériaux recueilli- pour la composition du Commentaire littéral el en partie non em-

. ( : est i ce dessein que nous devons le D ttaire historique, critique, chronologique, géographique et littéral de In luhle. Il comprenait d'abord seulement

deux volumes in-f, Paris, 1719. Il eut un Supp

aussi considérable, Paris, 17-28. Tandis qu'une contrefaçon paraissait i Genève, 4 in-i», 1729 et 1730, dom Calmet préparait une deuxième édition, dans laquelle il fondait le Supplément, en remaniant les anciens articles, en corrigeant et en augmentant le tout, 4 in-i*, Paris, 1730. Comme dans son Commentaire , l'auteur considérait surtout la lettre du texte sacré, l'histoire et la critique. Sur les rééditions et les traductions de cet ouvrage, qui a été si longtemps consulté, voir col. 75. Ajoutons seulement que la version anglaise a été retouchée par E. Robinson, Boston, 1832.

Il parut ensuite des dictionnaires de même nature, mais plus sommaires et d'un moindre format. Pierre Choinpré publia, sous le voile de l'anonyme, Dictionnaire abrégé de la Bible pour la connaissance des tableaux historiques tirés de ht Bible et même de Flavius Josi in-32, 1700. Il a été revu el augmenté par Petitot, 1806, 1816 et 1837. Tous les noms de personnages, d'animaux, de plantes, de lieux et d'instruments, qui se lisent dans la Bible, y sont accompagnés d'explications historiques. Voir col. 716. — Pierre Barrai. Dictionnaire portatif, historique, théologique, géographique. Voir t. i, col. 1468. Cet ouvrage a élé traduit en latin par Jean-François Dalmase, Dictionarium manuale biblicum ex celebralissimis potissimum dictionariis (ceux de Simon el de Calmet) , 2 in-8", Augsbourg. 1770; celte édition est enrichie de notes, tirées de la version italienne faite par Prosper d'Aquilée. — Jean Baptiste Sébastien Coloi barnabite, édita Notice de l'Écriture Somte, Desci topographique, chronologique, histort itique

des royaumes, provinces, etc., dont d est faii /ion dons la Vulgate, in-8°, Paris, 1773, qui fut réimprimé sous le titre de Dictionnaire portatif de l'Écriture Sainte, 1775. Cet ouvrage est peu utile. Voir col. 851. — L. E. Rfondet], Dictionnaire historlq critique de la Sainte Bible, in-i°, Paris et Avij 1770. Inachevé. Voir Barbier, Dictionnaire des ouvrages anonymes, Paris, 187-2, t. îv. p. 977. — J. Brown, .1 Ihctionary of tlie llolq Bible, sur le plan de D. Calmet, 2 in-8", Londres, 1700, souvent réimprimé. Voir t. I, col. 1950. — William Gurney, .1 handy Dictionary of the Boly Bible, containing an historical and geographical Account of the persmts and places, and an expiai of the various tenus, doctrines, loirs, precepts, a ances , institutions and figures in the sacred Oracles. La première édition est de l'an 1700 environ. Ce dictionnaire, qui joint aux renseignements biographiques, bistoriques, archéologiques, scientifiques, etc., l'explication des phrases el des ligures de la Bible, a eu beaucoup de succès. J. G. Wreng l'a révisé' et réédité, iu-8°, Londres, 1870, avec quelques illustrations sans valeur, représentant des localités ou des paysages, —Dictionnaire ., logique, historique et critique de l'Écriture Sainte, où sont réfutées plusieurs fausses assertions de Voltaire et autres philosophes dit XVUP siècle, in-8», Paris, 1804. L'auteur était mort dans les premiers jours de septembre 1792. L'abbé Sicard revit son ouvrage, le corrigea et le publia. C'est un résumé qui explique les noms de personnes et de lieux. — Henri llraun ajouta à son édition latine et allemande de la Bible un BiblischeS I

lexicon, 2 in-8°, Augsbourg, 1806 el 1836. C'est l'œuvre

d'Arnaud Maueh. Voir t. I, col. 381 el 1010. — A. Coquerel. Biographie sacrée, ou Dictionnaire historique, critique et moral de tous les personnages de l'Ancien et du Nouveau Testament, in -8°, Amsterdam, 18-25. Voir col. 954.

— Jourdain Vespasiano , Dizionurto ituieersale délia S. Bibbia Volgata, i in-i", Venise, 1853. — Henri Joachim Jack. Mlgemct.ics Volksbibel-Lexicon for Katholilerallgemein fassliche Erlâuterung der h.Schrift Wort uml llild. Leipzig, 1843-1848, pour faire suite à sa ver-ion allemande. — A. F. Barbie du Bocage publia dans La Sainte Bible en latin et en français,

t. xni, in-i", Paris, 1831, un Dictionnaire des noms

hébreux, un Dictionnaire archéologique et historique (d'après Calmet), un Dictionnaire géographique de la Bible. Voir t. i, col. 1456. — .1 Dictionary of the Holy Bible, for gênerai use in the study of the Scripturies, New- York, 1859. Il a été publié par ['American Tract Society et avait été originairement préparé par le savant explorateur de la Palestine, Edouard Robinson. On le donne comme un modèle de condensation et d'exactitude; mais il a vieilli. — A. Bost, Dictionnaire de la Bible, ou Concordante raisounée des Saintes Écritures, contenant, en plus de 4000 articles : 1° la Biographie sacrée; 2° l'Histoire sainte; o" l'Archéologie biblique; 4° la Géographie biblique; 5° l'Histoire naturelle biblique, la Zoologie et la Géologie; 6° l'Esprit de la législation mosaïque ;1° des Introductions spéciales aux livres de l'Ancien et du Nouveau Testament; 8° des Essais sur diverses portions des Écritures; 9° l'Interprétation et l'explication d'un grand nombre de passages obscurs ou mal traduits ; 10° des Directions pour l'élude de la prophétie, etc., 2 in-8", Paris, 1849; 2" édit., revue et augmentée, Paris, 1805. Voir t. i, col. IS07. — E. Spol, Dictionnaire de la Bible, ou Explication de tous les noms propres historiques et géographiques de l'Ancien et du Nouveau Testament, in- 12, Paris, 1877. Complet mais très bref. — A.- P. Billot, Petit dictionnaire biblique, in-12, 1885.

L'Allemagne et l'Angleterre ont produit des dictionnaires semblables, plus développés. 1. George Benoit Winer, Biblisches Real-Wôrterbuch :um Handgebrauch fur Studirende, Candidaten, Gymnasiallehrer und Prediger ausgearbeitet, 2 in-8", Leipzig, 1820. La troisième édition, publiée en 1847-1848, est considérablement augmentée. Cet ouvrage est plein d'érudition et très utile pour l'indication des sources. — D. Sclienkel, Bibellexieon , 5 in-8", Leipzig, 1869. — Bibliselies Randwôrterbucli , Calwer, 2e édition illustrée, revue par P. Zeller, 1893. — J. Hamburger, Real-Encyklopàdie fur Bibel mal Talmud. Wôrterbuch :um Randgebrauche fur Bibelfreunde, Theologen , Juristen , 4 in-8», Strelitz et Leipzig, 1866-1892. — llerm. Zeller, Biblisches Wôrterbuch I",- dus christ!. Volk, o" édition, 2 vol., Berlin, 1894. — 2. J. Kitto, Cyclopxdia of Biblical Literature, 2 in-S0, Edimbourg-, 1815. La première édition tut réimprimée à New -York, la même année. Une deuxième édition fut donnée à Edimbourg, par le Dr Burgess, en 1856. La troisième, complètement revue, notablement augmentée et améliorée par le D' W. L. Alexander et un grand nombre de collaborateurs, comprend 3 in-S°. Edimbourg, 1862- 1S05. C'est le premier ouvrage de ce genre où l'on ait réuni les travaux de spécialistes sous la direction d'un éditeur principal. — John Eadie, Biblical Cyclopxdia; or, Dictionary of Eastern Antiquities , Geugraphy, natural hislory, sacred Aimais and Biography, theology und biblical Literature, illustrative of the <>ld and New Testaments. La préface de la première édition est datée de Glasgow, décembre 1S48; celle de la quatrième édition, de la même ville, octobre 1853. — La sixième, qui est illustrée, a été publiée à Londres, par The Religions Tract Society , sans date, in-8". Cet ouvrage a eu pour base The Union Bible Dictionary , prepared far the American Sunday School Union, ami revised l>y the Committee of Publication, Philadelphie, 1842, et dont la première édition, 1831, avait été préparée par A. Alexander. Voir t. i, col. 344. — William Smith, Dictionary of the Bible, comprising ils antiquities , biography , geography and natural history , 3 in -4", Londres, 1861-1863. C'est une œuvre historique plutôt qu'une œuvre théologique. Il a été publié en Amérique, par H. B. Hackett et E. Abbott, avec la collaboration de plusieurs savants, en 4 in-4°, New-York, 1868-1870, une édition rivale qui est plus correcte que celle de Londres. Le premier volume, augmenté d'environ du double, a paru en seconde édition, en 1893. — Ayre, The Trea-

sury of Bible Knowledge, Londres, 1866; 2« édit., in-8", 1868, ouvrage très bien fait, renfermant en un petit espace une quantité considérable de renseignements bien digérés. — Patrick Fairbain, The Impérial Bible- Dictionary , historical , bwgraphical , geographical and dO( trimai : including the naturel history, antiquities, manners, cusloms and religions, rites and cérémonies mentioned in the Scripturies, and an Account of the several books of the Old and New Testaments, 2 in-l", Londres, 1867. Cet ouvrage, rédigé par plus de quarante collaborateurs et illustré, est plus populaire que le Dictionnaire de Smith. — The Bible Dictionary illustrated ivith nearly six hundred Engravings m two volumes. 2 in- 4°. Londres (sans date). Ce dictionnaire, connu sous le nom de Dictionnaire de Cassel, sou principal éditeur, a pour but de résumer sous une forme succincte et populaire les résultats des travaux anciens et modernes sur l'Ecriture Sainte. Il est l'œuvre d'un grand nombre de collaborateurs protestants anonymes. La rédaction et l'illustration sont médiocres. Il a déjà vieilli. — A. R. Fausset, The Englishman's Bible Cyclopxdia, Londres et New- York, 1878; 2« édit., 1881. Cette encyclopédie est l'œuvre d'un seul auteur ; elle expose et discute les questions et peut suppléer en partie à un commentaire. — Schaff, .1 Dictionary of the Holy Bible, including Biography, natural History, Geography, Topography, Archœology and Literature, Philadelphie, 1880; 3e édit., 1882. Ce dictionnaire, publié par ['American Sunday School Union, renferme tous les noms bibliques et contient des cartes et de nombreuses illustrations. On y a mis à profit les fouilles et les découvertes des sociétés diverses qui ont exploré la Palestine. — Signalons enfin Bourazan, A sacred Dictionary, an explanalion of Scripture naines und terms, in-8°, Londres; — J. Macpherson, The universal Bible dictionary, based upon the latest authorilies, in-S°, Londres, 1892; — Westoot et Waad, Concise Bible dictionary, Londres, '1893; — Easton, Illustrated Bibledictionary and treasury of biblical history, biography, geography, doctrine and literature, in-8°, Londres, 1893. 4" Il nous reste à signaler quelques dictionnaires d'archéologie et de géographie bibliqu '.. L. de Saulcy, Dictionnaire de.-, antiquités bibliques, traitant de l'archéologie sacrée, des monuments hébraïques de toutes les époques, de tantes les localités célèbres mentionnées dans les Lines Saints, de l'identification des noms modernes avec les noms antiques cités dans la Bible, de la description des terres bibliques et en particulier du bassin de la mer Morte et du Jourdain, iu-i", Paris, 1859. L'auteur résume ses propres travaux, expose ses idées personnelles et parle de découvertes qu'il aurait faites, et que les savants venus après lui n'oi pas ratifiées. — Ed. Riehm, Randwôrterbuch 1er b\ Alterlums fur gebildete Bibelleser, 2 in-8», Bielefeld et Leipzig, 1875-1884; 2e édit., 1894, sous la direction de Fr. Baethgen. — G. 11. Withney, Handbook of Bible Geography, New- York, 1875; édition revue, 1879.— G. Armstrong, W. Wilson et R. Conder, Names and places m the Old and New Testament, 1889. — E. von Starck, Palàstina und Syrien von Ànfang der Geschichie bis zurn Siège des Islam, in-8°, Berlin, 1895, petit lexique de géographie palestinienne.

11. DWTZONBA1RB8 GÉNÉRAUX, TBÉOLOGIQfES ET BI- BLIQUBS. — Les sciences bibliques tiennent une place importante dans ces encyclopédies religieuses, qui ont pris naissance au xvme siècle. La première est l'œuvre des dominicains Louis Richard et Giraud, Dictionnaire el, dogmatique, canonique, historique, géographique et chronologique des sciences ecclésiastiques , 5 in-f', Paris, 1760-1762; avec un 0* vol. de supplément, 1765. L'Écriture Sainte y occupe le premier rang. Tous les noms d'hommes et de lieux, sacrés et profanes, cités dans la Bible, y ont leur article. On y trouve un traité

sommaire de l'Écriture et une introduction à chacun des Livres Saints. Ces sujets sont exposés d'après dorn Calmet. Une seconde édition a paru sous le titre de Bibliothèque sacrée, ou Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiques, 29 in -8», Paris, 1822-1827. — L'abbé Bergier avait préparé pour l'Encyclopédie méthodique le Dictionnaire théologique, 3 in-4», Paris, 1788-1790.

11 a été publié à part, sous le titre de Dictionnaire de théologie, 8 in-8°, Liège, 1789-1792. Sans vouloir copier le Dictionnaire de la Bible, l'auteur a donné une part suffisante à la critique sacrée, et il a justifié les personnages de l'Ancien Testament dont la vie et les vertus avaient été attaquées par les incrédules du XVIIIe siècle. Son Dictionnaire a été réédité, 8 in-8°, Toulouse, 1819; Besançon, 1820-1830 (avec des notes de l'abbé Gousset); 4 in-8°, Lille, 1844 (avec des notes de l'abbé Lenoir);

12 in-8°, Pans, 1873-1876. — J. Aschbach, .4 llgemeines Kirchen-Lexicon, Francfort-sur-le-Mein, 1846-1850. Ouvrage utile et digne de confiance, écrit par de savants catholiques. — VVetzer et Welte, Kirchen- Lexicon, 12 in -8°, Fribourg-en-Brisgau, 1847-1850; traduit en français par l'abbé 1. Goschler, Dictionnaire de la théologie catholique, 26 in-8", Paris, 1808. Une seconde édition a été entreprise par Hergenrother et Kaulen, Kirchenlexicon oder Encyklopâdie der Katholischen Théologie und ihrer lli'dfstcissenschaflen. Elle comprend déjà 10 in-8», 1882-1897 (jusqu'à Saturnil). Les articles d'Écriture Sainte exposent avec clarté les derniers résultats de l'exégèse allemande. — Joseph Sehafler, Handlexicon der katholischen Théologie, 4 in-8', Ratisbonne, 1880 et suiv.

— J.-B. Jaugey, Dictionnaire apologétique de la foi catholique, in-8», Paris (sans date).

Les protestants ont aussi bien que les catholiques leurs encyclopédies théologiques. J. J. Herzog a publié (avec G. L. Plitt et A. Hauck) la seconde édition de Heal- Encyclopâdie fur protestantische Théologie und Kirche, 18 in-8", Leipzig, 1877-1888. La première édition avait été imprimée par R. Besser, 22 vol., Hambourg, Stuttgart et Gotha, 1853-1808. C'est en Allemagne le grand arsenal de la théologie protestante dans toutes ses branches. .1. II. A. Bomberger en avait commencé un résumé, The protestant Tlieological and Ecclesiastical Encyclopssdia , being a condensai translation of Herzog's Real- Encyclopœdia , with additions from olher sources, 2 in-8", Philadelphie, 1856-1802, resté inachevé. Une troisième édition allemande est en cours de publication, sous la direction de A. Hauck. Les deux premiers volumes ont paru, Leipzig, 1896 et 1897. — Kirchenlexicon, theologisches HandwBrterbuch, 2e édit., revue par P. Zeller, 2 vol. ,Cal\ver, 1891-1892. — J. Newton Brown, Encyclopsedia of Religions Knowledge, Brattleborough , 1835; édition revue par G. P. Tyler, en 185S; réimprimée à Philadelphie, 1875. Cet ouvrage a vieilli.

— Mac Cliiitork et Strong, Cyclopsedia of Riblical , Theological and Ecclesiastical Literature , 10 in-8", New-York, 1807-1881, avec deux volumes supplémentaires, 1884-1887. Cet ouvrage, le plus complet de ce genre qui existe en anglais, fut commencé eu 1857. 11 renferme environ cinquante mille articles. — Philippe Schaff, Samuel M. Jackson et D. Schaff, A Religions Encyclopsedia: or Diclionary of biblical, historical, doclrinal oiol practical Theology , based on the Real-Encyklopiidia of Herzog , Plitt and Hauck, 3 in-4°, Edimbourg, 1883.

Les protestants de langue française ont publié, sous la direction de K. Lichtenherger, ['Encyclopédie des sciences religieuses, 12 m-S", Paris, 1877-1882. L'histoire des religions bibliques y occupe la place d'honneur. On y trouve l'explication de tous les noms géographiques et historiques de l'Ancien et du Nouveau Testament île quelque importance, une introduction critique détaillée de chacun des livres canoniques, ainsi que des études d'ensemble sur le canon, le texte, les versions, l'exégèse, la propagation

des Saintes Écritures et l'archéologie sacrée. Toutes les fractions du protestantisme français ont fourni des collaborateurs. La doctrine n'est pas une, et parfois les résultats de la critique rationaliste sont acceptés comme acquis et démontrés.

Le judaïsme lui-même a son encyclopédie religieuse: J. Hamburger, Real - Encyclopédie des Judenthums , Wôrterbuch fur Gemeinde, Schulc und Jlaus, 2 in-8°, Neustrelitz, 1874-1888. C'est un dictionnaire juif composé par des juifs. Il traite par ordre alphabétique non seulement les sujets historiques, géographiques et scientifiques, mais aussi les questions dogmatiques, morales et juridiques qui intéressent les lecteurs de la Bible et du Talmud. E. Mangenot.

DIDRACHME (Siîpayjjiov ; Vulgate : didrachma) , monnaie grecque, en argent, de la valeur de deux drachmes et équivalente au demi-siele juif. Voir Dhaciime et SlCLE. Le didrachme représentait la somme due par chaque Juif pour l'impôt de la capitation, qui servit à l'entretien du Temple de Jérusalem jusqu'à la destruction du sanctuaire par les Bomains. Cet impôt fut payé par Notre-Seigneur. Matth., xvii, 23-26. Voir Capitation, col. 2 17-2 19. Les pièces de cette valeur ont été frappées en grand nombre dans tous les systèmes monétaires du monde grec. Parmi les principaux types, on peut citer le didrachme attique, du

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