DISPERSION
F.THNOGrtAPtllUUE.
DES PEUPLES. Voir Table
2. DISPERSION (JUIFS DE LA). On donne le nom de 5iy.GK0(ii tiov 'EMiy/ov (Vulgate : dispersio gentium) aux Juifs qui depuis la captivité de Babylone habitaient dispersés au milieu des gentils. Joa. , vil, 35. Le mot 'KXÀïîv, dans le Nouveau Testament, désigne toujours les gentils polythéistes, jamais les Grecs proprement dits. Les mots xwv 'EaatJv<i>v furent supprimés peu à peu par l'usage dans cette locution, et ôitxcfKopi tout court désigna à lui seul, par abréviation, soit les Juifs proprement dits, soit les Juifs convertis au christianisme qui vivaient en pays païen. C'est ainsi que saint Jacques , i , 1 , adresse son Épilre aux convertis qui sont h ri) îtacriropà, in dispersione , et que saint Pierre écrit éx).£xtoï;... ôiao-Tiopï;, eleclis dispersionis. I Petr., I, 1. L'emploi de SiaTTtopà dans ce sens ou un sens analogue remonte aux Septante. Deut., xxvm , 25; xxx, 4; Is., xlix, 6; Jer., xxxiv, 17; Judith, v, 18; Ps. cxlvi, 2; II Mach., i, 27. — Au Ier siècle de notre ère, les Juifs étaient répandus dans tout le monde ancien. Cf. Act., n, 9-11. Leur présence dans les différents lieux où les Apôtres allèrent prêcher l'Évangile fut un moyen préparé par la Providence pour la propagation du christianisme. C'est dans les synagogues que les prédicateurs de la bonne nouvelle commençaient toujours par faire entendre leur voix; ils trouvaient là une chaire et un auditoire tout prêts. Sous ce rapport comme sous tant d'autres, la synagogue fut comme le berceau de l'Église. Voir F. Vigouroux, Le nouveau Testament et les découvertes archéologiques modernes, 2e édit., p. 143.
DISQUE (grec : SiV/o;; Vulgate: disais), plaque circulaire en métal ou en pierre, qu'on lançait à une certaine dislance. Lorsque Jason, frère d'Onias, eut obtenu
à prix d'argent le souverain sacerdoce, les prêtres placés sous ses ordres abandonnèrent le service du Seigneur pour se livrer aux exercices en usage chez les Grecs et entre autres à celui du disque. II Mach., iv, 14. L'exercice du disque remonte chez les Grecs à la plus haute antiquité. On en attribuait l'invention à Persée. Pausanias, II, xvi, 2. Ulysse y est victorieux chez les Phéaciens. Odyss., vin, 180. Primitivement on se servait de grosses pierres rondes, qu'on lançait de façon à parcouiii la plus grande distance possible. Dans la suite on en fit en plomb et plus ordinairement en bronze. Le Musée de Berlin possède un disque en plomb, Friedrichs, Berliner anlich. Bildwerke, t. n, n° 1274, et un autre en bronze, ibid., n° 1273. Deux autres de même métal se trouvent au British Muséum. Newton, A guide to the bronze room, in the department of Greek and Roman antiquities, in-16, Londres, 1871, p. 15. Cf. Gazette archéologique, t. i, 1859, p. 18 et 131, pi. 35. Le poids des
51)0. — Discobole de Myron. Palais Alassiuii . à Ba D'après Clarac, Musée de sculpture, pi. 8C0.
disques variait suivant l'âge et la force des concurrents. L'athlète, au moment de lancer le disque, le frottait d'abord dans la poussière, pour avoir plus de prise. Ensuite il se plaçait sur une petite élévation, où il n'y avait de place que pour une seule personne. Il portait la jambe droite et le bras droit en avant, mesurait la distance, et rejetait la jambe gauche en arrière. Bamassanl alors toutes ses forces, il faisait décrire à la main droite un mouvement rotatoire et, entraîné par l'élan, faisait luimême quelques pas en avant. Stace, Thebaid., vi, 070-672; Philostrate, Imagines, 124. A la place où était tombé le premier disque on faisait une marque, et ainsi de suite pour les autres. Le vainqueur était celui qui avait lancé le disque le plus loin. Stace, Thebaid., vi, 709. Plusieurs statues célèbres de l'antiquité représentent des discoboles. Les plus connus sont le discobole du Vatican, que l'on attribue à Alcamènes; le discobole de Myron, qui est au palais Massiini, à Rome (lig. 500). Pline, II. N.,