‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 120 sur 474 · AGAR — AGATE · texte numérisé non relu

AGAR — AGATE

Ce peuple n'est cité dans l'Écriture que pour ses démélés avec les Hébreux : une seule exception est à faire à propos de Jaziz, membre de cette tribu, qu'on voit parmi les surveillants des troupeaux de David, I Par., xxvir, 31. Du temps de Saül, les Rubénites combattirent contre les Agaréens, et, après les avoir vaincus, « s'établirent dans leurs tentes, sur toute la plage orientale de Galaad. » 1 Par., v, 10. Plus tard, « les fils de Ruben, de Gad et la demi-tribu de Manassé, tout ce qu'il y avait d'hommes forts portant le bouclier et l'épée, et bandant l'arc et sachant combattre, au nombre de quarante-quatre mille sept cent soixante guerriers, combattirent contre les Agaréens, et (d'après l'hébreu et les Septante) contre Jétur, et Naphis, et Nodab. Et ils furent victorieux contre eux, et les Agaréens et tous ceux qui étaient avec eux furent livrés entre leurs mains. Et ils prirent tout ce qu'ils possédaient, cinquante mille chameaux, et deux cent cinquante mille brebis, et deux mille ânes. » 1 Par., v, 18-21. Ce butin montre assez quelles étaient les richesses et l'importance de ces tribus pastorales. La conquête, du reste, fut complète, puisque les vainqueurs, ajoute le texte, « s'établirent à la place [des vaincus] jusqu'à la transmigration. » 1 Par., v, 22. À une époque incertaine, peut-être sous le roi Josaphat, II Par., xx, les Moabites et les Ammonites, encouragés par les Assyriens, furent l'âme d'un soulévement général des peuples voisins contre Juda, et les Agaréniens entrèrent dans la coalition. Ps. LxxxI1, 7. A. LEGENDRE.

AGATE, pierre précieuse, estimée dans l'antiquité comme de nos jours (fig. #1). Elle est nommée deux fois, dans la Vulgate, achates, Exod., xxvinr, 19; xxxIx, 12 (Septante : ἀχάτης), où elle est la traduction du mot hébreu “2v, $ebô, qui désigne la seconde

pierre de la troisième série des pierres précieuses placées sur le rational du grand prêtre. Voir RATIONAL. L'étymologie du mot $ebô est douteuse (cf.

assyrien : Subü, « pierre précieuse »), et ne nous donne aucune lumière sur la nature de l’objet qu'il sert à dénommer. Il est possible que $ebô ait quelque rapport avec le pays de Saba,

Nav®, $eb@”, d'où les caravanes appor-

taient sur les marchés de Phénicie,

: : 3 41. — Cylindre entre autres objets, des pierres pré- assyrien en agate. cieuses. La traduction des versions Bibliothèque nat.

anciennes par « agate » n’a d’ailleurs

rien d'inacceptable, et elle est, en effet, généralement admise. Suivant Théophraste, De lapid., 58, et Pline, xxxvII, 54 (10), le nom grec et latin de l’agate vient d’un fleuve de Sicile appelé ᾿Αχάτης, aujourd'hui Drillo, dans le Val di Noto, sur les bords duquel auraient été trouvés les premiers minéraux de cette espèce. L'agate est une variété du quartz à structure concrétionnée. Elle se compose ordinairement de zones concentriques, constituées par une matière siliceuse, qui s'est déposée par couches successives dans une Cavité naturelle (fig. 42). Elle est d’une texture très fine, à cassure conchoïde et susceptible d’un beau poli. Généralement translucide, elle offre une grande variété de couleurs et prend différents noms suivant sa nuance : quand les bandes sont peu nombreuses et de couleurs

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