Agrafe (root
semblable de Kimchi, l'ornement appelé μάλ, que les femmes israélites offrent dans le désert du Sinaï pour la fabrication des vases sacrés, Exod., xXxv, %, serait une agrafe de métal. Voir Gesenius, Thesaurus linguæ hebrææ, Ρ- 497. Nous en ignorons d'ailleurs la forme. La Vulgate traduit armillas, « bracelets ».— Le mot mehaberûüt, I Par., xxu, 3 (Vulgate: juncturas), paraît désigner des jibulæ,
attaches ou crampons de fer. Gesenius, Thesaurus, p. 443; F. Keil, The books of the Chronicles, trad. Harper, p.243. — Qérés, Exod., xxvi, 6, 11,33 ; xxxv, 11; xxxvi, 13, 48; ΧΧΧΙΧ, 33 (hébreu), que la Vulgate ἃ traduit en plusieurs endroits par fibula, Exod., xxv1, 11 ; xxxwi, 18, signifie aussi une espèce d'agrafe. — Enfin πορπί, fibula, daris 1 Mach., x, 89; x1, 58; χιν, #4 est le nom d'une sorte d'agrafe ou boucle d’or qui ne pouvait être portée que par de grands personnages. Cf. l’line, H. N., xxxur, 12. Une boucle de ce genre, trouvée à Herculanum (fig. ##), peut nous donner une idée de ce qu'était cette espèce d'ornement.
1. AGRICOLA Conrad, auteur de la première Concordance complète de la Bible allemande. Voir CONCORDANCES DE LA BIBLE. Concordances allemandes.
2. AGRICOLA François, théologien catholique, né à Lunen, près d'Aldenhoven, dans le duché de Juliers (Prusse rhénane), fut curé de Roding, puis de Sittard, où il mourut en 1621. 11 montra un zéle ardent pour la défense de la foi catholique et l’extirpation de l'hérésie : ses nombreuses œuvres théologiques, polémiques, scripturaires, en font foi. Ces dernières sont : 1° Commentarium de Verbo Dei scripto et non scripto, sive de Sancta Scriptura, etc., in-8°, Liège, 1597; 2 De assidua lectione Sanctæ Scripturæ ejusque interpretibus orthodoæis, in-12, Liège, 1600. Cf. Hurter, Nomenclator lilterarius, t. 1, p. 585; Valère André, Bibliotheca belgica, % édit., 1643, Ρ. 220; 4. Fr. Foppens, Bibliotheca belgica, t. 1, p. 280.
3. AGRICOLA Jean, théologien protestant, appelé aussi Islebius, d'Eisleben, où il naquit le 20 avril 1499, avait pour véritable nom Schnitter, « moissonneur, » Suivant l'usage du temps de latiniser son nom, il prit celui d'Agncola, Longtemps ami de Luther et de Mélanchton, il rompit avec eux en se faisant le chef des Antinomiens, qui soutenaient l'inutilité de la loi évangélique pour le salut, Abandonnant bientôt cette erreur, il quitta Wittemberg et alla à Berlin, en 1540, pour remplir l'office de prédicateur protestant à la cour; il y mourut le 22 septembre 1566. Outre ses ouvrages de controverse, on a de lui, écrits dans un style clair, élégant : 1° Commentarius in Evangelium Lucæ, in-8o, Augsbourg, 1515; Nuremberg, 1525; Haguenau, 1526; 2 Commentarius in Epistolam Pauli ad Colossenses, in-8, Wittemberg, 1527; 3 Commentarius in Epistolam Pauli ad Tilum, in-8°; Haguenau, 1530; 4° Historia passionis et mortis Christi, in-f, Strasbourg, 1543. Cf. Unger, Dissertatio de J. Agricola, in-4, Leipzig, 1732; Kordes, J. Agricolw’s Schriften müglichst vollständig verzeichnet, in-89, Altona, 1817; G. Kawerau, Johann Agricola von Eïisleben, in-8°, Berlin, 1881.
4. AGRICOLA Michel, né en Finlande, étudia la théologie à l'université de Wittemberg. Lié avec Luther, qui le recommanda à Gustave Ier, il devint ministre luthérien à Abo, en 1539. De là on l’envoya prêcher le christianisme en Laponie. Nommé en 1554 évêque d’Abo par Gustave Ier, il mourut en 1557. On lui doit la première traduction en finnois du Nouveau Testament et du Psautier, imprimée à Stockholm, 1548; rare.
AGRICULTURE CHEZ LES HÉBREUX. — 1. Origines de l’agriculture. — La culture de la terre fut, avec l'élève des troupeaux, l'occupation principale des Hébreux en Palestine. L'origine de ces deux arts nourriciers de l'homme remonte à l’origine même de l'humanité. Même avant la chute, Adam, placé dans le jardin de l'Éden, devait le cultiver, le garder, Gen., 11, 15, et se nourrir de ses fruits. Gen., 11, 16; cf. 1, 29. S'il n'avait point péché, le travail ne lui aurait coûté ni fatigue ni peine. En punition de sa désobéissance à Dieu, il fut condamné à manger son pain à la sueur de son front, Gen., ut, 19, c'est-à-dire qu'il ne put faire produire à la terre
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la nourriture qui lui était indispensable pour vivre qu'à la condition de la cultiver avec beaucoup de labeur et d'efforts. Le texte sacré ne nous dit rien sur la manière dont le premier homme exécuta l'arrêt divin porté ainsi contre lui; mais il nous apprend que les deux fils d'Adam, Abel et Caïn, instruits sans doute par leur père, furent, le premier, « pasteur de troupeaux, » et le second, « agriculteur. » Gen., 1v, 2. Le mot agriculteur, agri cultor, est la traduction littérale de l'expression hébraïque ‘ôbéd ‘adämäh, « cultivant la terre. »
Le travail des champs fut particulièrement dur pour les premiers cultivateurs. Tout dut d'abord être fait à la main. Les animaux domestiques ne purent être employés sans doute que plus tard au labour et au transport. Jabel, un descendant de Caïn, qui est appelé « le père des troupeaux », Gen., τν, 20, fut peut-être celui qui assujetlit ces précieux auxiliaires de l’homme à son service, et qui apprit à ses frères à les utiliser comme bêtes de somme et comme instruments de culture. 1] fallut, au commencement, que Cain et ses enfants se contentassent de leurs bras et des instruments grossiers qu'ils inventèrent probablement de bonne heure pour fouir et remuer la terre, pour arracher les ronces et les épines, pour récolter ensuite le fruit de leur labeur. Les instruments en métal, d'un usage plus commode et plus durable, furent inventés avant le déluge par Tubalcaïn, Gen., 1v, 22, et ce fut là un nouveau progrès pour l’agriculture. Nous ignorons du reste en quoi elle consistait proprement à cette époque, ce que l'on cultivait, et de quelle manière on cultivait. Nous savons seulement qu'après le déluge Noé s'adonna spécialement à l'agriculture, qu'il planta la vigne et qu'il fit du vin. Gen., 1x, 20-21.
IL L'agriculture au temps des patriarches. — Les patriarches, Abraham, Isaac et Jacob, ayant vécu en nomades, s'occupèrent surtout d'élever des troupeaux, et leur richesse consista principalement en brebis, chèvres, bœufs, anes et chameaux. Gen., x, 16; χα, 5-7; xxvu, 9; xxx, 43; xxx, 7; XXXINI, 9: XXXVI, 7; XLVI, 34, etc. Ils cultivèrent cependant aussi le blé, du moins en certaines circonstances, lorsqu'un séjour assez long dans le même endroit leur permit d'attendre la récolte. C'est ainsi qu’Isaac sema à Gérare du blé qui lui produisit cent pour un. Gen., xxvI, 12. Un des songes de Joseph, voyant les gerbes liées par ses frères adorer sa propre gerbe, Gen., xxxXvI1, 7, est une allusion à la moisson. Pendant leur séjour en Égypte, les Israélites furent surtout pasteurs, Gen., xLvI, 32, 34; Exod., x, 26; mais ils ne purent négliger complétement l'agriculture proprement dite dans la terre fertile de Gessen, où ils habitaient, et ils durent s'initier aux pratiques agricoles des Égyptiens, qui étaient très avancés dans l'art de faire produire la terre.
Les textes et plus encore les monuments figurés de la vallée du Nil nous fournissent de nombreux renseignements sur la manière dont les Égyptiens cultivaient le pays. Les salles funéraires, dans les tombeaux, reproduisent fréquemment les diverses opérations agricoles, labourage, semailles, moisson, battage du blé, mise du grain dans les greniers, cultures diverses, etc. (fig. 45). Le Pentateuque y fait aussi plusieurs fois allusion. Gen., xL1, 17-32, 47; Exod., 1x, 31-32; Num., x1, 5; Deut., xt, 10, etc.
A l'école des Égyptiens, les Israélites avaient fait sans doute des progrès dans l'art de cultiver la terre. Ils durent le pratiquer à l’occasion dans le désert du Sinaï, comme l'avaient fait les patriarches, Gen., xxvI, 12, quand ils séjournérent assez longtemps au même endroit, cf. Num., xx, 5; mais ce fut surtout dans la Terre Promise, lorsqu'ils jouirent en paix du sol que Dieu leur avait donné, « de cette terre excellente, arrosée par des ruisseaux, des fontaines, où les sources jaillissent dans les vallées et sur les collines, de cette terre de froment et d'orge, de vignes et de figuiers, de grenadiers et d’oliviers, de cette terre d'huile et de miel, » Deut., vin, 7-9; cf. IV Reg., xvint, 32; ce fut alors que les Hébreux s'adonnèrent entièrement aux
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travaux des champs, qui, avec les troupeaux, furent Jongtemps leur seule ressource. Les Chananéens leur avaient préparé la voie et donné déjà l'exemple.
Du temps des patriarches, l’agriculture proprement dite paraît avoir élé peu pratiquée par les habitants du pays. C'est ce que l'on est en droit de conclure de divers passages de la Genèse, où l’on voit qu'il s'élève des disputes entre les pasteurs des Chananéens et ceux des Hébreux au sujet des puits, mais jamais au sujet des récoltes. Gen., XXVI, 12, 14-15, 20. Les richesses du roi de Gérare consistent aussi principalement en troupeaux, cf. Gen., xx, 14, de même que celles des habitants de Sichem. Gen., xxx1, 28. Seule la vallée inférieure du Jourdain, qui est d'une extrême fertilité, était cultivée comme l'Égypte. Gen., xt, 10.—A l'époque de l'exode, l'agriculture avait fait des progrès en Palestine. L'épisode des espions rapportant au désert du Sinaï une grappe de raisin d'une grosseur extraordinaire montre avec quel soin on cultivait la vigne dans les environs d'Hébron. Num., ΧΠῚ, 23-24. Le tableau que Moïse fait de la Terre Promise dans le Deutéronome, vu, 8, et que nous avons rapporté, prouve quelle extension y avait prise la culture des céréales et des arbres fruitiers. Le livre de Josué, v, 12, nous apprend que les Hébreux, après avoir franchi le Jourdain, trouvèrent dans la terre de Chanaan tout ce qui était nécessaire pour les nourrir.
II. Lois agraires établies par Moïse; leur importance religieuse. — Moïse ne négligea rien dans la loi pour encourager et favoriser l'agriculture. Elle devint comme le pivot et le fondement de la société qu'il établit, et ce fut là une des causes de la supériorité de la législation mosaique sur les autres législations profanes. L'agriculture est l'occupation primitive et naturelle de l'homme. Elle lui est indispensable pour lui donner le pain de chaque jour, et en même temps elle est saine pour le corps et pour l'âme. La vie pastorale, qui par ses exigences obligeait les Hébreux de vivre ensemble, avait été pendant la période patriarcale le moyen dont Dieu s'était servi, en Chanaan et en Égypte, pour conserver la race d'Abraham pure de tout mélange avec les idolâtres qui l’entouraient et, pour ainsi dire, l'enveloppaient. Après la conquête de la Palestine, la famille israélite, devenue une nation, fut mise par la pratique de la vie agricole à l'abri de la démoralisation et de la perversion intellectuelle et morale qui seraient résultées sans cela de rapports trop fréquents avec les peuples voisins. L'agriculture éteignit chez les Israélites le goût de la vie nomade, qui ἃ presque toujours pour conséquence l'amour de la rapine et du pillage, comme le prouve l'histoire ancienne et moderne des tribus bédouines; elle favorisa de plus l'augmentation des familles, le père ayant besoin de bras nombreux pour les travaux des champs; elle développa aussi et nourrit le patriotisme, en attachant chaque enfant de Jacob au sol dont il avait la propriété. Elle fit plus et mieux encore : par la manière dont elle fut conçue et organisée, elle entretint dans Israël l'esprit religieux, ce qui était le point le plus important de tous. La Terre Promise était un don de Dieu à son peuple : le Seigneur lui enseigna à la cultiver, Is., xxxv11, 26; il la lui confia, mais il en garda la propriété: il n'en laissa aux Hébreux que l'usufruit, ou plutôt il fit d'eux ses fermiers et ses colons, comme il le dit en propres termes dans le Lévitique, xxv, 23: « Cette terre... est à moi; vous êtes mes fermiers. » Par conséquent, le cultivateur israélite, en travaillant dans son champ, ne put oublier Dieu, de même que le fermier ne peut oublier son propriétaire, auquel il doit payer son bail et ses redevances; le fermage pour Israël consista à offrir au Seigneur les prémices de ses récoltes, à payer la dime, etc. Voir PRÉMICES, DiME.
Mais ce n'est pas seulement parce que le sol appartient à Dieu que l'enfant de Jacob doit penser à son Maitre, c'est aussi et surtout parce que sa récolte est entre les mains du Seigneur. Moïse inculque profondément à son peuple cette vérité, que la fécondité de ses champs dépend de sa fidélité à la loi. S'il l'observe, la terre lui prodiguera
ses fruits, parce que Dieu ouvrira le trésor de ses pluies et de sa rosée; mais, s'il ne l'observe pas, il sera maudit dans son champ et dans ses greniers, maudit dans ses bœufs et dans ses brebis; le ciel sera pour lui sec comme l'airain, et la terre dure et stérile comme le fer; il n'aura point d'autre pluie que la cendre et la poussière; les vers et les sauterelles dévoreront tout ce que produiront ses champs. Deut., ΧΧΥΠΙ, 11-42. Ces promesses et ces menaces furent toujours présentes à la mémoire d'Israël, voir ΠῚ Reg., vin, 35-36, etc., et l'amour des biens de la terre et l'intérêt propre firent ainsi de l'agriculture un des moyens les plus puissants de conserver la vraie religion.
Tous les Hébreux furent d'ailleurs personnellement intéressés à avoir de bonnes récoltes, car tous eurent des terres à cultiver. Moïse promulgua, en effet, une loi agraire, fondée sur la division du sol en parties égales pour chaque famille. Afin d'opérer le partage conforméent à cette loi, un recensement général eut lieu immédiatement avant l'entrée dans la Terre Promise. Il donna un chiffre rond de six cent mille copartageants. D'après les calculs divers qui ont été faits, chacun reçut en moyenne de six à dix hectares de terrain ; toutefois, comme les limites réelles du pays conquis par les Israélites sont fort mal connues, nous sommes hors d'état de nous rendre compte avec certitude de la superficie moyenne de terre qui fut répartie à chaque tribu et à chaque membre des douze tribus.
Un autre point important de la législation mosaïque, destiné à faire de l’agriculture la grande occupation nationale et le moyen d’attacher tous les Hébreux au sol qui les nourrissait, c'est que, par l'ordre de Dieu, la propriété fut inaliénable. Lev., xxv, 10, 13; cf. 8-16, 23-35. Comme des besoins urgents pouvaient contraindre le propriétaire à céder son champ afin de se procurer des ressources indispensables, il ne lui était pas interdit de le vendre; mais cette vente n'était que temporaire, et le champ revenait à son propriétaire à l'année jubilaire. Voir JUBILAIRE (ANNÉE), PROPRIÉTÉ. Afin dé restreindre d'’ailleurs les ventes dans la mesure du possible, le législateur prévenait l’accroissement et l'accumulation des dettes en interdisant l'intérêt, Lev., xxv, 37, etc., et en annulant ces dettes tous les sept ans, à l’année sabbatique ( voir ce mot). Deut., xv, 2-3. Plus tard, les prophètes s'élevaient contre les riches qui « ajoutaient champ à champ ». Is., v, 8. On sait combien sévèrement Dieu punit, en la personne de Jézabel et d’Achab, la violation des lois de la propriété, faite au préjudice de Naboth. ΠῚ Reg., xx1; IV Reg., 1x, 21, 25-26, 35. Les bornes qui séparaient et distinguaient les champs durent rester telles qu'elles avaient été primitivement placées. Deut., x1x, 14. Voir BORNES.
Grâce à la législation mosaïque, l'agriculture fut ainsi l'occupation presque exclusive des Israélites jusqu’à la captivité de Babylone. Au retour de la captivité, elle demeura encore l'occupation principale, quoique beaucoup d’entre eux s'adonnassent à partir de cette époque au négoce et à l'industrie. Cf, Eccli., vir, 16.
IV. Produits agricoles. — Les principales espèces de grains cultivées en Palestine étaient le froment et l'orge, Deut., vu, 8; II Sam. (II Reg.), xvri, 98; cf. Ezech., 1v, 9, etc., auxquels il faut joindre le millet. Ezech., 1v, 9. L'avoine n’est jamais mentionnée dans l'Écriture, non plus que le seigle, qui aujourd'hui encore est à peine connu en Syrie. Les terres les plus fertiles produisaient soixante et même cent pour un, mais la moyenne paraît avoir été de trente pour un. Gen., xxvi, 12; Matth., χα, 8.
Parmi les légumes qu'on recueillait dans la Terre Sainte, on remarque les lentilles, I Sam. (II Reg.), xx, 11, ete., et les fèves, II Sam. (II Reg.), xvut, 28; parmi les plantes aromatiques, la nigelle et le cumin, Is., xxvin, %; parmi les plantes potagères, les concombres et les citrouilles. Cf. Is., 1, 8. Les oignons, les poireaux, les aulx, les melons, ne sont jamais nommés parmi les productions de la terre de Chanaan; mais on ne saurait douter qu'ils
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ne fussent cultivés, quoique les écrivains bibliques n'aient pas eu occasion d'en parler. Le lin devait être un objet assez important de culture, Jos., 11, 6, à cause de l’usare qu'on en faisait pour tisser les vêtements, Prov., xxx1, 14. Le cotonnier n’est pas très rare aujourd'hui en Syrie, mais on ignore depuis quelle époque il y est connu.
La vigne était une des principales richesses de la Palestine, et on la cultivait avec le plus grand soin, ef. Is., V, 2; Matth., xx1, 33, ainsi que l'olivier, qui donnait de l'huile en abondance, Deut., vur, 8; 1 Par., xxvI1, 98; Jud., IX, 8-9; IT Reg., v, 11, et le figuier, qui est encore au- Jourd’hui très commun dans certaines parties du pays, où il forme des vergers fort étendus. Deut., vu, 8; ΠῚ Reg., ιν, 25; Zach., ur, 10; Luc., xur, 6-9. Dans les endroits propices, on plantait aussi le grenadier, Deut., vu, 8, dont le fruit est fort apprécié dans les pays chauds; le sycomore, Amos, vit, 14, qui produit une grande partie de l’année des figues dont les gens pauvres faisaient leur nourriture; le palmier, l'un des arbres les plus estimés de l'Orient, mais qui ne pouvait prospérer et produire ses dattes que dans certaines parties de la Terre Sainte, cf, Jud., 1v, 5; Deut., xxxIv, 3, etc; l'amandier, cf. Jer., 1, 11-12 (texte hébreu); le baumier. Ezech., xxviur, 17, etc. L'oranger, qui fait aujourd'hui l'orgueil et la richesse de Jaffa, n'avait pas été encore acclimaté dans l'antiquité en Palestine. Voir Selah Merrill, Fruit Culture in Palestine (United States’ Consular Reports, n° 45), Washington, 188%, p. 51 et suiv.; O. Ankel, Grundzüge der Landesnatur des Westjordanlandes, in-8, Francfortsur-le-Main, 1887, p. 111 et suiv.
Tout en faisant produire à la terre des récoltes variées, on ne négligeait pas l'élève des troupeaux, cette précieuse ressource de l’agriculteur, qui trouve là un moyen de se nourrir et de se vêtir. 1 Par., xxvII, 29-31, ete. Les Israélites, comme les Orientaux de nos jours, mangeaient peu de viande, mais ils faisaient une grande consommation de lait et de beurre; la toison de leurs brebis servait à leurs femmes pour tisser les étoffes et fabriquer des vêtements, Prov., xxx1, 13, 19; les bœufs et les ânes étaient leurs auxiliaires dans les travaux de la campagne. L'excédent de leur récolte en blé, en olives, en raisins, en toisons, etc., leur fournissait le moyen d'acheter par échange, soit auprès de leurs compatriotes, soit auprès des caravanes qui traversaient leur pays, soit enfin auprès de leurs voisins, les Phéniciens ou les Philistins, les objets de nécessité ou de luxe qu'ils désiraient se procurer. Ezech., xxvir, 17; cf. Prov., xxxt1, 22, 24; I Esdr., x, 7, etc. Voir COMMERCE, INDUSTRIE.
V. Mode de culture. — Les Israélites cultivaient en général leurs terres avec beaucoup de soin, et les rendaient très productives. Elles étaient pour la plupart très fertiles, comme elles le sont encore aujourd'hui là où la négligence et l'incurie n'ont pas produit leur résultat funeste. Voir CI. R, Conder, The fertility of ancient Palestine, dans le Survey of Western Palestine, Special Papers, part. 11, p. 195 et suiv.
On remuait la terre avec la houe, Is., vit, 25, et quand le terrain le permettait, lorsqu'il était uni ou à pente douce, le bœuf et l'âne étaient aussi communément employés, en Palestine comme en Égypte (fig. 46-48), pour les travaux des champs. Cf. Deut., χα, 10; Is., xxx, 24 etc. On préparait avec la houe ou avec la charrue le terrain qu'on voulait ensemencer. La quantité de terre labourée en un jour par une paire de bœufs s'appelait sémed. 1 Sam., x1V, 14. On faisait travailler quelquefois plusieurs paires de bœufs dans le même champ. I (III) Reg., χιχ, 19. Voir LABOURAGE. La herse complétait l'œuvre de la charrue, Is., ΧΧΥΠΙ, 24; Job, χχχιχ, 10, brisait les mottes et rendait le sol uni pour recevoir la semence, Voir HERSE. La manière d'ensemencer variait selon la nature de la semence., Voir SEMAILLES. La loi interdisait de semer dans le même champ deux espèces iflérentes de plantes, Lev., χιχ, 49, On trempait dans l'eau certaines semences,
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Lev., x1, 38, avant de les confier à la terre. Un passage | chimiques de restituer à la terre par des engrais choisis des Proverbes, xxiv, 30-31, fait indirectement allusion à l'usage de sarcler les champs, et Isaïe nous apprend
les substances qu'elle avait perdues, et qui lui sont indispensables pour qu'elle soit fertile. ΄