G. MARTIN
AGORA, ᾿Αγορά, mot assez fréquemment employé dans le texte grec du Nouveau Testament, et traduit dans la Vulgate latine tantôt par forum, tantôt par platea. Il désigne : 1° en général, une place publique, ou une rue grande et large, Matth., x1, 16; xx, 3; xx, 7; Marc., VI, 96; ΧΙΙ, 33; Luc., vit, 32; x1, 43; XX, 46; plus spécialement, un marché, un lieu de réunion où l’on vend et l'on achète, où l'on tient des assemblées et où l’on rend la justice. Act., xvi, 19; xvir, 17. 3° D'après plusieurs commentateurs, ἀγορά aurait une troisième signification dans saint Mare, vu, 4, où il est dit que les Pharisiens ne mangent point, ἀπὸ ἀγορᾶς, ἐὰν μὴ βαπτίσωνται, a foro nisi baptizentur. Ce passage est généralement traduit en ce sens que les Pharisiens, lorsqu'ils reviennent du marché, ne mangent qu'après s'être lavés, pour se purifier des souillures qu'ils peuvent ævoir contractées en se mélant à la foule; mais quelques interprètes pensent que le mot agora signifie dans cet endroit les choses achetées au marché, non le lieu même où se tient le marché. C’est Vopinion de Paulus, de Kuinoel, d'Olshausen, de Lange. Voir Lange-Schaff, Commentary on the Holy Scripture, the Gospel according to Mark, 6° édit., in-8, Édimbourg (sans date), p. 64. Le sentiment contraire, qui est celui des anciens, est beaucoup mieux établi. Voir H. Alford, The Greek Testament, 2 édit., Londres, 1854, t. 1, p. 327; C. F. A. Fritzsche, Evangelium Marc, in-8o, Leipzig, 1830, p. 264-266. — Sur l’Agora d'Athènes, voir ATHÈNES.
F. Vicouroux.
AGRAFE, crochet qui sert à attacher un vêtement, et qui peut être en matière plus ou moins précieuse et plus ou moins orné. D’après l'interprétation assez vrai-
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