AVERTISSEMENT LXI
c'élaient des noms communs; cas qui se présente plusieurs fois. Afin que notre nomenclature fût complète, ces noms devaient avoir un article spécial, au même titre que les autres noms de personnes et de localités, qui nous ont été transmis sous leur forme sémitique; nous les avons donc mis à leur rang alphabétique, en les transcrivant d’après les règles de transcription dont on trouvera le tableau ci-après. Par exemple, au livre des Proverbes, xxx, 1, saint Jérôme ἃ traduit comme substantifs communs plusieurs mots que les exégètes modernes prennent pour des noms propres : de ’ÂGuUR il ἃ fait congregans, « collectionneur, » et de YAQÉH, vomens, « vomissant. » Le lecteur trouvera ce qui se rapporte à ces deux personnages aux mots ’Âcur et Yo. Les noms de villes, qui ont été rendus d’une façon analogue, sont également placés selon leur orthographe hébraïque, tels que ’ABËL Misraïm, μὸν MôrÉH, dont la Vulgate a fait: Planctus Ægypti, « deuil de l'Égypte; » Convallis illustris, « vallée célèbre. »
8° Quant au classement des homonymes, il a été fait d’après les principes suivants: En premier lieu, les noms bibliques sont toujours placés avant les noms extra-bibliques, lorsqu'il y en a. En second lieu, si des personnes et des localités portent le même nom, les personnes sont mises avant les noms géographiques : ainsi Abel, fils d'Adam, est traité avant Abel, district situé à l’est du Jourdain. Troisièmement, lorsque plusieurs personnes ou plusieurs villes portent le même nom, elles sont classées selon l’ordre des livres de la Vulgate dans lesquels elles sont mentionnées pour la première fois. En conséquence, Abiézer, fils de Galaad, qui apparaît d’abord dans les Nombres, xxvi, 30, a la préséance sur Abiézer d’Anatoth, guerrier de David, dont le nom ne se lit que plus tard, II Reg. xx, 27. Pareillement, parmi les villes appelées Bethsamès, le premier rang est donné à la ville sacerdotale de la tribu de Dan, nommée d’abord dans Josué, xv, 10; le second à Bethsamès d’Issachar, nommée dans Josué, xix, 22; le troisième à Bethsamès de Nephthali, nommée dans Josué, xix, 38; le quatrième enfin à Bethsamès d'Égypte, nommée dans Jérémie, xLur, 13. Quatrièmement, les noms propres qui ne sont pas bibliques sont classés alphabétiquement en tenant compte des prénoms. Ainsi ADAMS RICHARD a la première place, et Apams THomAs seulement la seconde, quoique ce dernier lui soit chronologiquement antérieur.
9° La faune et la flore bibliques, de même que la minéralogie, ont naturellement leur place marquée dans un Dictionnaire des Saintes Écritures. Tous les animaux et toutes les plantes nommés par les écrivains sacrés sont l’objet d’une étude spéciale; leur identification est discutée, s’il y a lieu; ils sont décrits et figurés; les passages qui s’y rapportent dans le texte sont cités et expliqués.
10° Les principaux manuscrits bibliques sont aussi étudiés; les versions anciennes et modernes des Saintes Écritures, mentionnées et appréciées; la littérature apocryphe relative à l'Ancien et au Nouveau Testament est exposée avec les développements convenables.
41° Pour compléter les renseignements qu’il peut être utile aux lecteurs de l'Écriture Sainte de connaître, le Dictionnaire de la Bible donne une place dans ses colonnes aux écrivains qui ont expliqué l’Ancien et le Nouveau Testament. Cependant, comme d’une part le cadre de cet ouvrage ne peut s'étendre outre mesure, et que d’autre part ceux qui ont écrit sur les Livres Saints sont innombrables, il est impossible de parler de tous; l’on a donc exclu, en général, les auteurs qui n’ont touché qu’en passant aux questions scripturaires, qui n’en ont parlé qu'au point de vue homilétique ou ascétique, ou n’ont publié que des dissertations spéciales relatives à l’histoire, à la chronologie, à la numismatique, etc. Les simples traducteurs, les poètes qui ont mis en vers des parties de la Bible, les grammairiens, les lexicographes, les philologues, qui ont composé des ouvrages sur la langue hébraïque, les pèlerins et les voyageurs, qui ont décrit les lieux qu’ils ont visités, etc., ne sont d'ordinaire nommés qu’en passant, lorsque
LXIT AVERTISSEMENT
l’occasion se présente de signaler leurs opinions et leurs écrits. Mais la majeure partie des commentateurs proprement dits, à l'exception des vivants, sont l’objet d’une notice particulière, quelle que soit l’époque, la contrée ou la croyance à laquelle ils appartiennent : une courte notice résume leur biographie et énumère leurs œuvres exégétiques. On n'entre dans de plus longs développements que lorsque des découvertes ou des recherches nouvelles le réclament. Enfin des articles d'ensemble ont pour objet les travaux faits sur les Écritures par les ordres religieux.
12° Afin que le lecteur puisse vérifier l’exactitude des articles du Dictionnaire ou se livrer à de plus amples recherches sur les sujets traités, on a soin de citer les autorités auxquelles on a eu recours, et de donner de copieux renseignements bibliographiques. Toutes les citations des Pères de l’Église sont faites, sauf indication contraire, d’après la Patrologie gréco-latine de Migne, pour les auteurs grecs, et d'après la Patrologie latine, pour les auteurs latins,