‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 212 sur 474 · Fleurs, feuilles et fruit de l'amandier · texte numérisé non relu

Fleurs, feuilles et fruit de l'amandier

noisetier, mais avec peu de vraisemblance. La Genèse raconte que Jacob, pendant qu'il gardait les troupeaux de Laban, obtenait des agneaux de la couleur qu'il voulait, en plaçant des baguettes en partie pelées de divers arbres dans les canaux où allaient boire les brebis qui étaient près de concevoir. Gen., xxx, 35-43. Le lüz est un des trois arbres mentionnés dans cette circonstance. Ce mot ne reparaît plus dans la Bible hébraïque que comme nom propre. La ville de Béthel, avant d'être ainsi désignée, s'appelait Luz (Luza) ou « l'Amandier », Jos., xvit, 18; Jud., τ, 3; probablement à cause de quelque arbre remarquable de cette espèce qui croissait en ce lieu, ou à cause de l’abondance de ses amandiers. Le Chananéen qui livra la ville de Luza ou Luz aux Israélites, s'étant réfugié dans le pays des Héthéens, y bâtit une ville à laquelle il donna le même nom. Jud., 1, 26. ᾿

Le second nom de l’amandier dans l'Écriture, qui paraît avoir été plus usité que le précédent, puisqu'on le lit dans tous les autres passages où il est question de cet arbre, est Säqéd. Il vient du verbe $ägad, qui signifie « veiller, se hâter », parce que l'amandier fleurit avant tous les autres arbres, et semble ainsi s'éveiller tandis que les autres dorment encore leur sommeil d'hiver. Le prophète Jérémie, dans sa première vision, 1, 11, voit « un rameau d'amandier », qui est l'emblème de la vigilance et du zèle, à cause de la floraison hâtive de cet arbre. Ce passage renferme une allusion à l'étymologie de $ägéd. « Que vois-tu ?

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