AMAN — AMANDIER
coupe ou à un calice; mais, comme on le traduit assez communément aujourd'hui, de la fleur de cet arbre, Le chandelier à sept branches se composait de sept tiges disposées sur un même plan comme en éventail, et partant deux par deux d'un même point, à l'exception de celle du milieu. Celle-ci était verticale, Les trois paires latérales formaient trois demi-cercles ou trois arcs de cercle s'élevant à la même hauteur, de manière que les sept lampes fussent placées sur une même ligne horizontale, Les sept tiges n'étaient pas unies, mais constituées par trois pièces qui paraissaient insérées l'une dans l’autre, dans une sorte de bouton qui s'ouvrait en forme de calice ou de fleur d’amandier. De la fleur d'amandier inférieure sortait la pièce supérieure. La tige du milieu avait quatre coupes en forme de fleur, au lieu de trois, parce que les trois inférieures étaient le point de départ des trois tiges latérales. Voir AMANDIER et CHANDELIER A SEPT BRANCHES. F. VIGOUROUX.
AMANDIER, arbre de la famille des Rosacées, de la tribu des Prunées. L'amandier commun (fig. 111) est originaire de l'Asie. Quelques botanistes pensent qu'il est
111, — Amandier.
spontané en Syrie. On le cultive avec succès dans le midi de la France. Il atteint en moyenne, en Palestine, de quatre à cinq mètres de hauteur. Ses feuilles sont alternes, glabres, oblongues, lancéolées, dentelées, aiguës; ses fleurs, axillaires, solitaires ou géminées, petites, au calice campanulé, à cinq pétales, blanches avec une légère teinte rose. Elles s'épanouissent en Palestine dès le mois de janvier, avant le développement des feuilles. Le fruit de l'amandier est enveloppé d'une écorce vert-cendré, qui finit par se dessécher comme le noyau, et s’en sépare facilement à la maturité. Il est allongé οἱ marqué d'un sillon longitudinal ; il renferme un noyau dont la surface, presque lisse, est criblée de perforations étroites, et dans lequel se trouve l'amande (fig. 112). Le fruit jeune contient deux ovules, dont un seul habituellement se développe jusqu'à maturité. En Orient, on mange volontiers le fruit entier, avec l'écorce, quand il est encore tendre, Je l'ai vu
manger ainsi à Jaffa au commencement de mars. Le bois d'amandier est dur, d'une belle couleur, susceptible d'être poli. Il produit une gomme jaunätre, qu'on emploie quelquefois à la place de la gomme arabique. — Parmi les espèces d’amandier, on distingue celui du Levant, Amydalus orientalis ou Amydalus argentea, dit vulgairement Amandier satiné, Amandier argenté, à cause de ses feuilles cotonneuses et argentées.
L'amandier porte en hébreu deux noms différents: celui de lüz et celui de #äqéd. Dans le premier passage de l'Écriture où il est nommé, Gen., xxx, 7, il est appelé lüz; c'est du moins l'interprétation la plus commune, confirmée par la langue arabe, où amandier se dit aussi lauz. Quelques traducteurs rendent le mot hébreu ἐξ par