AMASIAS — AMAT
corps porté « sur des chevaux », IV Reg., x1v, 20 ; ΠῚ Par., XXV, 28, à Jérusalem, fut déposé solennellement dans le tombeau de ses péres. Amasias avait régné vingt-neuf ans, durant lesquels son caractère s'était manifesté par les plus étranges contrastes, à tel point que l'Écriture Sainte peut successivement le louer comme un roi craignant Dieu, et le condamner comme un impie. Tel il fut en effet, tantôt fidèle au Seigneur jusqu'à l'héroïsme, comme lorsqu'il renvoya son armée de mercenaires, Il Par,, xxv, 10, tantôt infidèle jusqu’à adorer les dieux des vaincus, II Par., XXV, 14; parfois prudent, modéré dans sa vengeance, IV Reg., x1v, 6; IL Par., χχν, 3, 4, habile organisateur, IL Par., xxv, 5, et parfois mesquin, II Par., xxv, 9, présomptueux, IV Reg., x1v, 8; IL Par., xxv, 16, violent, IT Par., xxv, 16, et cruel, IT Par., xxv, 11-12. Son règne a donc un double aspect, glorieux et ignominieux. Comment Amasias passa-t-il de l’un à l’autre? Par l’orgueil que lui donnèrent ses premiers succès. Il faut noter dans le récit de son règne l’allusion à la loi mosaïque, IV Reg, XIV, 6, qui est une preuve de l'existence du Deutéronome, et par conséquent du Pentateuque au temps d'Amasias. P. RENARD.
2. AMASIAS, prêtre du veau d'or à Bethel, sous le règne de Jéroboam IT, roi d'Israël. Amos, vir, 10-17, Il dénonça à ce roi les prophéties que faisait Amos contre le royaume d'Israël, et il pressa ce prophète lui-même de retourner dans le royaume de Juda. Amos lui prédit qu’en punition de sa résistance aux ordres de Dieu, les plus grands malheurs tomberaient sur sa famille, et que lui-même mourrait dans une terre étrangère.
3. AMASIAS, père de Josa, de la tribu de Siméon. I Par., IV, 34.
4. AMASIAS, lévite, fils d'Helcias, de la branche de Mérari. I Par., vi, 45.
5. AMASIAS (hébreu : ‘Âmasyäh, « celui que Jéhovah porte; » Septante : ᾿Α μασίας), fils de Zéchri, grand capitaine sous le règne de Josaphat. Il commandait deux cent mille hormmes. IL Par., xvir, 16.
AMASSAÏ (hébreu : ‘Âmaësaï ; Septante : ᾿Αμασία), fils d’Azréel, prêtre habitant Jérusalem au temps de Néhémie. II Esdr., xr, 19, Probablement le même que Maasaï, N'Pari, 1x, V12!
AMAT Felix Torres, écrivain espagnol, né le 6 août 1772 à Sallent, diocèse de Vich, mort à Madrid le 29 décembre 1847. Il fut chanoine de la collégiale de Saint-Ildefonse en 1805, et en 1815 sacriste de Barcelone. Le 4er mai 1834 il fut sacré évêque d’Astorga, et il gouverna ce diocèse jusqu'à sa mort. Son œuvre principale, qui est rappelée comme son plus beau titre de gloire dans l'épitaphe qu'on lit sur son tombeau dans l'hôpital de la Corona de Aragon, c’est sa traduction des Saintes Écritures en espagnol. La sagrada Biblia, nuevamente traducida de la Vulgata latina al español, aclarado el sentido de algunos lugares con la luz que dan los testos originalés hebreo y griego, ὁ ilustradu con varias notas sacadas de los santos Padres y espositores sagrados, 9 in-4%s, Madrid, 1823-1895; 2 édit,, 6 in-%°, Madrid, 1832-1835. Cette traduction n'a pas supplanté complètement celle de Scio, si célèbre en Espagne; elle a eu néanmoins un très grand succès, et a été approuvée et recommandée par un grand nombre d'évêques, et comme la Société biblique ἃ imprimé pour son compile la version de Scio, on ἃ réimprimé à Barcelone, en un seul volume in-86, en 1876, La sagrada Biblia d'Amat, afin de combattre la propagande protestante, La brièveté et la clarté des notes de l'éyèque d'Astorga ont fait de sa traduction une œuvre vraiment populaire, Quelques mots ajoutés çà et là dans le texte en italiques lui suffisent souvent pour éclairer le
sens. Les difficultés sont expliquées au bas des pages. Sa version se recommande d’ailleurs par une fidélité qui n'a rien de servile et par l'élégance du style. Comme la Bible de Scio contient des annotations en plus grand nombre, on a publié vers 1885 La Santa Biblia vulgata latina y su traduccion al español por Felix Torres Amat, con notas de este y del P. Felipe Scio de San Miguel, cronologias del P. Fidel Fita, S. J., comentarios y vindicias, 42 in-8°, Barcelone (sans date).
L'évêque d'Astorga a composé plusieurs autres ouvrages, parmi lesquels on peut mentionner ses Memorias para ayudar a formar un Diccionario critico de los escritores catalanes, in-8°, Barcelone, 1836. Cet ouvrage contient des notices sur plusieurs commentateurs espagnols. Voir M. Salvä et P. Sainz de Baranda, Coleccion de documentos ineditos para la historia de España, t. xx, Madrid, 1853, p.66.
AMATH, ville de Syrie. Voir AMATHITE et ÉMATH.
AMATHÉEN (hébreu : Hämäti; Septante : ὁ ᾿Αμαθί), nom d'une des familles qui descendaient de Chanaan. Elle occupe la dernière place dans la liste des fils de Chanaan. Gen., x, 18; I Par., 1, 16. (La Vulgate écrit Amathæus dans Gen., x, 18, et Hamathæus dans 1 Par., 1, 16.) Les Amathéens sont indubitablement les Chananéens qui s’établirent à Émath (hébreu: Hämäüt), à la frontière septentrionale de la Palestine. Voir EMATH.
AMATHI (hébreu : ’Amittai, « sincère; » Septante : ΤΑ μαθί), père du prophète Jonas. IV Reg., xiv, 5; Jon., 1, 1.
AMATHIE, AMATHIS. Voir AMATHITE.
AMATHITE (grec : ᾿Αμαθῖτις), 1 Mach., ΧΙ, 95. Région au nord de la Palestine, située autour d'Émath ou Amath, d'où elle tirait son nom. Voir ἘΜΆΤΗ. C'est là que Jonathas Machabée rencontra l'armée de Démétrius II Nicator, laquelle se retira précipitamment pendant la nuit, n'osant pas risquer la bataille avec les Juifs. I Mach., xu, 24-98. — Quelques commentateurs ont confondu à tort l'Amathite avec la région située autour d'Amathonte ou Amathus (’Auañoÿc, τὰ ᾿Αμαθά), ville forte à l'est du Jourdain, qui fut prise par Alexandre Jannée, et dont il est plusieurs fois question dans Josèphe. Ant. jud., XIII, ΧΠΙ, 3; XIV, v, 4; XVII, x, 6; Bell. jud., I, 1v, 3; vin, 5. Amathonte est l'Amata visitée par Burckardt, Travels, p. 346, près du Jourdain, un peu au nord du Zerka, l’ancien Jaboc. L'Amathite de I Mach., xur, 25, était beaucoup plus au nord.
AMBARACH Pierre, jésuite d'origine maronite, né en 1663, à Gusta, en Syrie, mort à Rome, le %5 août 1742. Il fut élevé à Rome, au collège des Maronites, par les jésuites, de 1672 à 1085, et retourna en Syrie en décembre 1685. Envoyé plus tard par ses compatriotes auprès du Saint-Siège pour y traiter quelques affaires intéressant leur Église, il fut retenu à Florence, après avoir rempli sa mission, par le grand-duc Côme III de Médicis, qui le chargea d’abord d'organiser une imprimerie orientale et le nomma ensuite professeur d'Écriture Sainte à Pise. Le 30 octobre 1707, Ambarach entra au noviciat des jésuites à Rome, et, quelque temps après, Clément XI le nomma membre de la commission chargée de préparer l'édition pontificale de la Bible grecque des Septante. Il publia aussi les deux premiers volumes des Œuvres de saint Éphrem en syriaque, etc. Comme son nom en arabe signifie « béni », il a pris dans l'édition de saint Éphrem le nom de Benedictus. Le P. de Backer l'appelle Benedetti, Bibliothèque des écrivains de la Compagnie de Jésus, 1890, t. 1, col. 1295, nom sous lequel il est connu en Italie ; la Biographie universelle de Michaud, t. 1v, 1811, p. 198, le nomme Benoit.