Ambre renfermant des insectes
Les deux morceaux les plus petits, à droite et à gauche, en haut, renferment, celui de droite, une mouche, celui de gauche, une petite araignée. Celui du milieu renferme un scarabée à ailes vertes et à tête jaune. Celui de dessous, diverses mouches et autres insectes. Dessiné sur les spécimens du Musée de minéralogie du Jardin des plantes de Paris.
employé dans le texte original du prophète, Ezech., 7, 4, 27; vx, 2, ne signifie point l’ambre jaune. La plupart pensent que le mot ἔλεχτρον (Vulgate : electrum) ne désigne pas le succin, mais un métal composé d'un mélange d’or, d'argent ou de cuivre, appelé aurichalcum et ressemblant par sa couleur à l'ambre jaune. Haÿmal peut signifier aussi émail. Voir ÉLECTRUM, ÉMaiL. Cf. F. Waldmann, Der Bernstein in Altertum, in-4o, Fellin, 1883; H. Gôppert et A. Menge, Die Flora des Bernsteins, in-fo, Dantzig, 1883. F. VIGOUROUX.
AMBROGIO Teseo, orientaliste italien, né à Pavie, en 4469, mort dans cette ville en 1540. Issu de la noble famille d'Albonesa de Lomellina, il devint chanoine régulier de Saint-Jean-de-Latran, et fut l’un des premiers Italiens qui s’'adonnèrent aux études orientales. On dit
qu'il savait dix-huit langues, et spécialement le syriaque. Léon X lui fit ouvrir une école pour enseigner cette dernière langue à Bologne. On a de lui Zntroductio in chaldaicam linguam, syriacam atque armenicam et decem alias lhnguas, in-4, Pavie, 1539. Voir Jôcher, Alligemeine Gelehrten-Lexicon, Leipzig, 1750, t. 1, col. 337 ; Adelung, Fortsetzung und Ergänzungen zu Jüchers Gelehrten- Lexico, t. x, col. 711-712.
1. AMBROISE (Saint), évêque de Milan et docteur de l'Église, né à Trèves, vers 340, d’une illustre famille romaine, mort à Milan, le 4 avril 397, Il eut pour maitres, à Rome, Æmilius Probus et Symmaque. Valentinien le nomma, en 373, préfet consulaire des provinces de Ligurie et d'Émilie. Il établit sa résidence à Milan, et en 374 le suffrage unanime des Milanais l'acclamait évêque, quoiqu'il ne fût encore que catéchumène. Il gouverna son Église pendant vingt-trois ans, de 374 à 997, avec une grande fermeté tempérée par beaucoup de douceur, Jusqu'à son élévation à l'épiscopat, il n'avait cultivé que l'éloquence du barreau. Dés lors il s'adonna avec soin à l'étude de l'Écriture Sainte, et s'en pénétra profondément, Plus homme d'action qu'écrivain, il avait néanmoins un grand talent dorateur ; il gagnait les cœurs par une
onction qui charme encore dans ses écrits, et fit de lui un des instruments dont Dieu se servit pour ramener saint Augustin dans le giron de l'Église. La plupart de ses ouvrages ne sont que des homélies, retouchées après coup pour leur donner la forme sous laquelle elles nous ont été conservées. Ce sont surtout des leçons morales, généralement tirées des Livres Saints. Saint Ambroise expose dans le sens littéral les faits historiques racontés dans l'Ancien et dans le Nouveau Testament, et en tire des exhortations pieuses, qu'il relève par des allégories mystiques. Il emprunte beaucoup à Philon et aux Pères grecs, qu'il lisait dans leur langue originale, en particulier à saint Basile, à Origène et à saint Hippolyte, Son goüt est celui de son époque ; il surcharge sa phrase d’antithèses, et son style, ordinairement noble et éloquent, manque parfois de naturel et de clarté, Il appartient à l'école allégorique. Mais, quoique son exégèse soit d’ordinaire plus édifiante que scientifique, il n'en mérite pas moins justement le titre de Docteur de l'Église pour l'exactitude et la solidité de sa doctrine. Parmi les éditions de ses Œuvres, on remarque celle des Bénédictins de Saint- Maur, 2 in-f°, Paris, 1686-1690, réimprimée dans la Patrologie latine de Migne, t. xiv-xvui, et celle de P. A. Ballerini, 6 in-fo, Milan, 1876-1886.
Les écrits de saint Ambroise qu’on peut ranger dans la classe des écrits exégétiques sont les suivants : 10 Heæaemeron, t. xIv, col. 123-274, explication de l’œuvre des six jours de la création, prêchée d’abord en neuf sermons, en 389, puis réduite en six livres, d’après Origène, saint Hippolyte et saint Basile. L'évêque de Milan traduit quelquefois des passages entiers de l'Hexaméron de ce dernier Père, ce qui ne l'empêche point d’ailleurs d’avoir des opinions différentes. C'est de tous ses écrits exégétiques celui où il s'occupe le plus du sens littéral ; on y trouve des pensées profondes et des passages remarquables. — % Liber de parädiso, composé en 325, t. xIv, col. 275-314, brève exposition historique, longues applications allégoriques à l’âme humaine. — 3° De Cain et Abel libri duo, écrits vers 375, t. x1v, col. 314-360, commentaire allégorique et dogmatique. — ἀρ Liber de Noe et arca, composé vers 379, t. xiv, col. 361-416, un des ouvrages les plus soignés du saint docteur, soit pour l'explication du sens littéral, soit pour l'exposition du sens mystique. — 5° Libri septem de patriarchis, composés vers 387, et comprenant : De Abraham libri duo, t. xIv, col. 419-500 ; Liber de Isaac et anima, col. 501-534; Libri duo de Jacob et vita beata, col. 597-638; Liber de Joseph patriarcha, col. 641-682; Liber de benedictionibus Patriarcharum , col. 673-694. Ce dernier est une explication de la prophétie deJacob, Gen., xLix, explication allégorique et pratique, comme tous les livres sur les patriarches, résumés d'instructions données aux catéchumènes. — 6° Liber de Elia et jejunio, col. 697-728, vers 389 ou 390. Contre l'intempérance. — 7° Liber de Nabuthe Jexraelita, col. 731-756, vers 395. Contre l’avarice. — 8° Liber de Tobia, col. 759-794, vers 377. Contre l'usure. — % Libri quatuor de interpellatione Job et David, col. 797-850, écrits en 383. Les deux premiers livres traitent des plaintes que leurs souffrances arrachent à Job et à David; les deux derniers expliquent, pour défendre la Providence contre les païens, pourquoi les justes sont quelquefois malheureux. — 10° Apologia prophetæ David ad Theodosium Augustum, col. 851-88%, vers 384. David fut coupable d'adultère et d’homicide, mais il expia ses crimes. — 11° Enarrationes in duodecim diversos Psalmos, col. 922-1180, vers 390-397. Explication surtout morale des Psaumes 1, XXXV, XXXVI, XXXVIT, XXXVIII, XXXIX, XL, XLINI, XLV, XLVII, XLVIN et LxI. En tête est placée une belle préface sur les Psaumes, imitée de saint Basile. — 1% Expositio in Psalmum cxvur, t. XV, col. 1197-1596, vers 386-387. Elle renferme vingt-deux sermons. C'est une des œuvres les plus célèbres de l'évêque de Milan. « Saint Ambroise, dit dom Ceillier, Histoire des auteurs ecclé-