AMBROISE DE MILAN — AMBROISE DE LISIEUX
siastiques, Paris, 1729-1763, ch. 1v, art. 8, n. 2, p. 687, s'est comme surpassé lui-même dans l'explication du Psaume cxvin; rien n'est plus beau ni plus édifiant; c'est un trésor de vérités morales et de maximes de la vie chrétienne, traitées avec autant d'esprit et d'éloquence que de zèle et de piété. » — 13° Exposiho Evangeli secundum Lucam, t. xv, col. 1527-1850, vers 386-387. Commentaire Jittéral, moral et polémique, contre les manichéens, les photiniens et surtout les ariens. — 14° Epistolæ biblicæ, t. xvi, col. 1046 et suiv. On peut désigner sous ce titre plusieurs lettres où le saint docteur répond aux questions qui lui étaient proposées sur la Sainte Écriture. On y trouve l'explication de beaucoup de passages du Pentateuque, des Prophètes, de saint Paul, etc.
Saint Ambroise avait aussi expliqué Isaïe et les autres prophètes, les Proverbes et la Sagesse; mais ces ouvrages sont perdus. Parmi les œuvres contestées, on remarque Altera apologia Davidis, t. xv, col. 887-917, dans laquelle l’auteur montre que David pèche par faiblesse humaine et se relève par sa vertu. — Commentaria in Epistolas sancti Pauli. Ces commentaires sont de l'écrivain désigné sous le nom d’Ambrosiaster, Voir AMBROSIASTER. — Un savant allemand, Rudorf, Ueber den Ursprung und die Bestimmung der Lex Dei oder Mosaicarum et Romanarum legum collatio, dans les Abhandlungen der philosophisch-historischen Klasse der Berliner Akademie der Wissenschaften, 1868, p. 265-296, attribue cet ouvrage à l’évêque de Milan ; mais son sentiment n’a pas prévalu, quoiqu’on reconnaisse que la Lex Dei est de l'époque de saint Ambroise. Voir Ph, Ed. Huschke, Jurisprudentiæ antejustinianæ quæ supersunt, 2 édit., Leipzig, 1867, p. 547-609. On ἃ attribué longtemps à saint Ambroise un Commentarius in Apocalypsim, dont le véritable auteur est Bérengaud, diacre d'Angers. Voir BÉRENGAUD.
Voir Paulini, diaconi Mediolanensis, Vita sancti Ambrosii, Migne, t. x1v; C. Baronius, Vita sancti Ambrosü, en tête de l'édition des Œuvres de saint Ambroise, Rome, 1580 ; Vita sancti Ambrosii ex ejus potissimum scriptis collecta, en tête de l'édition des Bénédictins, Migne, t. χιν; G. Hermant, Vie de saint Ambroise, in-4, Paris, 1678 ; A. Baunard, Histoire de saint Ambroise, in-8, Paris, 1872 ; J. P. Silbert, Leben des hl. Ambrosius, in-8°, Vienne, 1811; 1. Pruner, Die Theologie des hl. Ambrosius, Eichstädt, 1862 ; Fessler-Jungmann, Institutiones Patrologiæ, t.1, Innsprück, 1890, 655-705.
2. AMBROISE d'Alexandrie. Saint Jérôme, au chapitre cxxvi de son De viris illustribus, t. xxx, col. 751, mentionne un disciple de l’Alexandrin Didyme comme l’auteur d’un traité contre Apollinaire de Laodicée. Cet Ambroise vivait encore en 392, au moment où saint Jérôme écrivait son De viris illustribus : « ….usque hodie superest, » dit-il. Et saint Jérôme lui attribue un commentaire du livre de Job, Commentarius in Iob. Ce commentaire ne nous est point parvenu. — Il ne faut point confondre cet Ambroise avec celui qui fut l’ami et le disciple d’Origène. Ramené du marcionisme au catholicisme par Origène, il s’attacha à la personne de son maître, et fit les frais de ses grandes publications : « Hujus industria et sumptu et instantia adjutus infinita Origenes dictavit volumina, » écrit saint Jérôme dans son De viris ill., ἔνι, t. XXIN, col. 669. Il mourut avant Origène, et sans avoir rien écrit. — Sur Ambroise, disciple de Didyme, voyez J. Dräseke, Patristische Untersuchungen, p.201 et suiv., Leipzig, 1889.
P. BATIFFOL.