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AMBROISE MILLET. Voir MILLET AMBROISE

AMBROSIASTER ou Pseudo-Ambroise. On désigne ordinairement sous ce nom l’auteur inconnu des Commentaria in tredecim Epistolas B. Pauli, qui ont été longtemps attribués à saint Ambroise de Milan. (Dans Migne, Patr. lat., t. xvIr, col. 47-536.) Lis expliquent en général brièvement, mais non sans mérite, les Épitres de l’Apôtre. Le commentateur dit expressément qu'il vivait du temps du pape Damase, in 1 Tim., 111, 15, t. xvIr, col. 471, par conséquent de 366 à 384. C'est tout ce qu’on sait de lui. Hinemar de Reims, vers 870, attribua le premier cet ouvrage à saint Ambroise, et il fut suivi par Ives de Chartres (+ 1115), Pierre Lombard (+ 1164) et beaucoup d'autres. Érasme, en 1527, contesta cette attribution, et la plupart des critiques, entre autres les Bénédictins de Saint- Maur, dans Migne, Patr. lat., t. xvr, col. 39-41, ont adopté son opinion. P. A. Ballerini, dans son édition de saint Ambroise, a essayé néanmoins de lui restituer ces commentaires. S. Ambrosii Opera, Milan, 1876-1886, t. ur, p. 349-372, 971-974. Saint Augustin, Contra duas Epistolas Pelagianorum, ΤΥ, 4, n° 7, t. xLIv, col. 614, cite un passage de ce commentaire, Rom., v, 12, t. XVII, col. 97, sous le nom de saint Hilaire; ce qui est, outre les raisons tirées du style et de la doctrine, qui n’est pas toujours celle de saint Ambroise, une difficulté grave contre le sentiment de Ballerini.

En s'appuyant sur l’autorité de saint Augustin, plusieurs ont attribué les Commentaria à saint Hilaire de Poitiers (+ 368), mais cette opinion s'accorde peu avec le style de ce dernier. D'autres les ont attribués à un diacre romain du rom d'Hilaire, qui vivait du temps de saint Damase (voir S, Jérôme, Dial. cont. Luciferianos, 24, τ. ΧΧΤῚ, col. 184), ou à un évêque de Pavie, du même nom et de la même époque, etc. Voir J. Langen, De Commentariorum in Epistolas Paulinas qui Ambrosii nomine feruntur scriptore, in-4°, Bonn, 1880. D'après J. Th. Plitt, dans Herzog et Plitt, Real-Encyklopädie, 2% édit., t, 1, p. 330, les Commentaires de l’'Ambrosiaster sont une compilation, œuvre de plusieurs moines, qui était déjà commencée en 380, ce qui explique comment l'évèque d'Hippone a pu déjà la citer, mais qui ne fut achevée sous sa forme actuelle que vers l’an 800, et elle est composée d'extraits, d'ailleurs bien choisis, de saint Augustin, de saint Jean Chrysostome, de saint Jérôme, etc. Quelque grande que soit la diversité des opinions sur l’origine de ces commenaires, tous les critiques s'accordent à reconnaître qu'ils sont remarquables.

AME dans l'Ancien et dans le Nouveau Testament. — Nous ferons connaître d'abord les noms de l'âme dans la Bible, nous étudierons ensuite les enseignements de la : Écriture sur la nature, l'origine et la destinée de

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