‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 226 sur 474 · AMEN — AM ENDE · texte numérisé non relu

AMEN — AM ENDE

L'usage de terminer par amen les prières liturgiques était donc déjà connu de tous du temps de saint Paul, puisqu'il le rappelle dans ses Épitres sans avoir besoin d'en donner aucune explication particulière. Les premiers chrétiens exprimaient ainsi leur foi et leur participation à la prière du prêtre. Saint Jérôme rapporte que les fidèles de Rome prononçaient l'Amen à si haute voix et en si grand nombre, qu'on aurait cru entendre le roulement du tonnerre : « Ad similitudinem cælestis tonitrui Amen reboat. » Comm. in Gal., 1.11, proœm.., ἢ. xxvi, col. 355. Cf. 5, Justin, Apol., 1, 65, t. vi, col. 4%; Denys d'Alexandrie, dans Eusèbe, H. E., vu, 9, t. xx, col. 656; 5, Cyrille de Jérusalem, Catech., xxu1, 18, t. xxx11, col. 119%; Constit. apost., Vin, 13, t. 1, col. 1108 ; Tertullien, De spect., 5, t. 1, col. 657; S. Ambroise, Enarr. in Ps. xL, 36, τ, xIv, col. 1084; S. Augustin, De Doctrina christiana, τι, 11, t. xxx1v, col. 42; De catech. rudibus, 1, 9, 43, t. xL, col. 320, etc.

Voir Brunner, De voce Amen, Helmstädt, 1678 ; Weber, De voce Amen, léna, 1734; Wernsdorf, De Amen liturgico, Wittemberg, 1779 ; Fogelmark, Potestas verbi Amen, Upsal, 1761 ; Bechler, Horæ philologicæ in Amen, Wittemberg, 1687 ; Vejel, De vocula Amen, Strasbourg, 1681.

F. VIGOUROUX

AMENDE dans la loi mosaïque. — Dans le sens strict du mot, l'amende se distingue de la réparation d'un dommage causé, et s'entend d'une somme d’argent qu'un délinquant est condamné à payer, en punition de sa faute, soit au fisc, soit à quelque institution publique, rarement à des particuliers. Ainsi entendue, l'amende se rencontre à peine dans la législation mosaïque, sous laquelle il n'y avait pas de fisc organisé. La peine pécuniaire qui ressemble le plus à l'amende est celle qui est portée dans le Lévitique, v, 15-16. Si, par une erreur coupable, un Israélite frustre le sänctuaire de quelque redevance imposée, comme dimes, prémices, etc. il doit, outre l’offrande d'un bélier en sacrifice, réparer tout le tort causé, et « de plus payer au prêtre une somme équivalente au cinquième de la dette ». Comme le texte distingue ici clairement la réparation du dommage et le payement d'une somme supplémentaire, au profit d'un personnage public, cette dernière peine ne peut guère être qu'une amende.

Plusieurs auteurs donnent aussi le nom d’amendes aux peines pécuniaires portées danslestextessuivants: 1° Quand un délit est soumis à la loi du talion, on peut échapper à la sanction pénale en payant une certaine somme fixée par la partie lésée. Exod., xx1, 23-25, 30; — 2% « Si un taureau, frappant de la corne, tue un homme ou une femme, ou bien leur fils ou leur fille, le propriétaire qui, dûment averti du vice de son animal, a négligé de le garder, peut échapper à la peine de mort en payant la somme fixée par les parents de la victime; si la victime est un esclave, le propriétaire payera à son maître trente sicles d'argent. » Exod., χχι, 29-32. — 89 Si, dans une querelle, un homme frappe une femme enceinte et la fait avorter, il payera la somme fixée par des arbitres et par le mari. Exod., xx1, 22. — 4° L'homme qui porte une atteinte grave à la réputation d'une femme qu'il vient d’épouser doit payer cent sicles d'argent au père de cette femme. Deut., xx, 19. Cf. Jahn, Archæologia Biblica, $ 242, dans Migne, Scripturæ Sacræ cursus completus, t. 11, col. 972; Glaire, Introduction aux livres de l'Ancien et du Nouveau Testament, Paris, 188, τ. πα, p. 453. Comme ces sommes d'argent sont payées exclusivement à la personne lésée, et qu’elles ont pour but évident de réparer un dommage, auquel d’ailleurs elles sont proportionnées, dans ces cas et autres semblables, il s’agit moins d'amendes que de compensations ou réparations pécuniaires. Voir DOMMAGE. S. Many.

4. AM ENDE Johann Gottfried, né à Voigtsberg, le 22 août 1752, mort le 17 février 1821, surintendant à Neustadt, sur l'Orla, a publié Pauli Epistola ad Philippen-

ses græce ex recensione Griesbachiana, nova versione latina et annotatione perpetua illustrata, in-8, Wittenberg, 1798. Voir Ch. ἃ. E. am Ende, Dr. Joach. Glob. am Ende, verstorben 1777 als Superintendent zu Dresden, ein Lebensbild, nebst einer Bibliotheca am Endiana, in-8°, Dresde, 1871, ouvrage qui donne des renseignements historiques et bibliographiques sur J, G. am Ende et sur J.J. ἃ. am Ende,

2. AM ENDE Johann Joachim Gottlob, théologien luthérien, né en 1704, à Gräfenhainichen, en Saxe, mort le 2 mai 1777. Il fit ses études à Wittenberg, devint pasteur de sa ville natale à la mort de son père, auquel il succéda, et de Schulpforte en 1743. Nommé surintendant à Fribourg-en-Thuringe en 1748, il fut appelé à Dresde en 1749, comme conseiller consistorial, surintendant, et premier pasteur de l’église de la Croix. Il obtint également, la même année 1749, le grade de docteur en théologie à l’université de Leipzig. On distingue parmi ses écrits Commentatio epistolica de quibusdam Novi Testamenti locis, quæ de apertione portæ mentionem faciunt, Act., XIV, 27; I Cor., XVI, 9; Col., 17, 3, in-4, Wittenberg, 1744; Christeis, id est Acta Apostolorum e lingua originali in latinam translata et carmine heroico expressa, notisque subjunctis, illustrata, in-4°, Wittenberg, 1759. Voir J. Chr. Adelung, Fortsetzung und Ergänzungen zu Chr. ἃ. Jüchers Allgemeinem Gelehrten- Lexico, t. 1, 1784, col. 717-720 et AM ENDE 1.

4. AMÈRES (Eaux), qu'on appelle aussi quelquefois eaux de jalousie. Nom de l’eau qu'on faisait boire à la femme soupconnée d’adultère. Num., v, 17-27. Voir EAUX DE JALOUSIE.

2. AMÈRES (Eaux), eaux dont Moïse corrigea miraculeusement l'amertume à Mara, dans le désert du Sinaï. Exod., xv, 23-25. Voir Mara 1.

AMERSFOORDT Jacques, philologue hollandais, né à Amsterdam, le 24 novembre 1786, mort à Leyde, le

. 23 octobre 1824. Il reçut son éducation à l’école latine et

à l'Athénée d'Amsterdam, puis à l’université de Leyde. Il fut l’un des fondateurs de la Société pour l'étude de la littérature orientale. En 1816, on lui confia la chaire de littérature orientale à l’Athénée de Harderwyk. Cette chaire ayant été supprimée deux ans plus tard, il devint professeur de théologie à l'Athénée de Franeker, et il en fut recteur du mois d'octobre 1821 jusqu’au mois de juin 1893. On a de lui, entre autres ouvrages, Dissertatio philologica de variis lectionibus Holmesianis locorum quorumdam Pentateuchi mosaici, in-4°, Leyde, 1815. Voir sa biographie par 1. W. de Crane, dans A/lgemeene Konst-en Letter-Bode, Harlem, 1824, 1. 11, p. 394-399 ; J. A. Philipps, Narratio eorum quæ, ipso rectore Franequeræ, acciderunt, dans les Annales Academiæ Groninganæ, 1825, p. 10, 16.

AMES William, théologien puritain anglais, né à Norfolk, en 1576, mort à Rotterdam, le 14 novembre 1633. ΤΙ fit ses études à Cambridge, au collège du Christ, et fut élève du puritain Perkins. Devenu chapelain de l’université, il prêcha (1609) avec tant de véhémence contre les abus qui y régnaient, qu'il fut obligé de quitter l’Angleterre. Il se réfugia en Hollande, et, après avoir été chapelain anglais à La Haye, il devint professeur de théologie à Franeker, en Frise (1622). Il fut l’un des plus ardents adversaires de l’arrminianisme. Ses Œuvres latines ont été publiées sous ce titre : Opera quæ latine scripsit omnia, 5 in-12, Amsterdam, 1658. On y remarque un commentaire des Épitres de saint Pierre publié pour la première fois en latin à Amsterdam, en 1635. Il a été traduit en anglais : An analytical Exposition of both the Epistles of the Aposlle Peter, illustrated by doctrines out of every

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