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Cromlech des environs d'Ammäân

de quatre mètres de long sur trois de large (fig. 120). Cf. Palestine Exploration Fund, Quarterly statement, 1882, p. 76, gravure, p. 65. Un certain nombre d'anciens tombeaux, creusés dans le roc, rappellent, par leurs dispositions, ceux des Juifs et des Phéniciens. Cf. C. R. Conder, Heth and Moab, Londres, 1889, p. 156-177, et Palestine Exploration Fund, 1882, p. 69, 99-109.

Les Ammonites n'eurent pas de possessions à l’ouest du Jourdain. A l'époque troublée des Juges, on les voit bien deux fois passer le fleuve : la première, comme alliés des Moabites et des Amalécites, pour « frapper Israël et s'emparer de la ville des palmes » ou Jéricho, Jud., πι, 13; la seconde, « pour dévaster Juda, Benjamin et Ephraïm; » Jud., x, 9; mais ce ne furent que des incursions et déprédations passagères. Peut-être cependant pourrait-on trouver quelque trace de leur séjour dans le nom d’une localité appartenant à la tribu de Benjamin et appelée en hébreu : Kefar hä‘ammôni, « le village ammonite, » Vulgate : Villa Emona. Jos., xvI, 24. A. LEGENDRE.

5. AMMON {Christoph Friedrich von), théologien protestant rationaliste, né à Bayreuth, le 16 janvier 1766, mort à Dresde, le 21 mai 1849. 1] fit ses études à Erlangen,

sident du consistoire de Saxe (Landeskonsistorium). Il joua un rôle important dans les affaires de l'Eglise protestante de ce pays. Il résigna toutes ses fonctions en 1849, et mourut la même année, à l’âge de quatre-vingt-quatre ans.

Ammon a exercé une grande influence en Allemagne ; il a été un des chefs de l'école rationaliste de ce pays, un écrivain fécond et érudit, versé dans la connaissance de la littérature orientale, rabbinique, grecque et latine, ancienne et moderne, mais sans profondeur. Ses derniers ouvrages surtout sont très superficiels. Le premier que nous avons à mentionner est son Entwurf einer rein biblischen Theologie, re édit., Erlangen, 1792; 2° édit., 3 in-8o, 1801-1802. Ce n'est guère qu’un recueil de matériaux, la collection de ce qu’on appelle les dicta probantia, c'est-à-dire des textes qu'on cite pour établir les dogmes chrétiens; mais l’auteur essaye d'expliquer pour la première fois ces textes dans un sens rationaliste, ce qui a fait de son ouvrage comme le manuel du rationalisme historique et critique. Son criterium est « le sain bon sens ». La révélation est pour lui soumise complètement à la raison, et c'est cette faculté qui nous manifeste ce que Dieu demande de nous. Cf. son Vom Ursprung

ve

und Beschaffenheit von unmittelbarer gôttlich. Offenbarung, in-4, Goettingue, 1797. L'inspiration n'est qu’ « une sonore idée juive ». Il n'y ἃ ni miracles ni prophéties. Jésus est « le seul Messie moral », et c'est par la force de sa haute moralité qu'il a pu fonder une religion nouvelle, ΤΙ s'est du reste envéloppé à dessein d’une sorte de « elairobseur allégorique ». Les mêmes idées se retrouvent pour le fond dans sa Christliche Sittenlehre, in-8, Erlangen, 1795 ; 50 édit., 1893, inspirée par la philosophie de Kant (cf. son Ueber die Aehnlichkeit des innern Wortes einiger neuern Mystiker mit den moral. Worte der Kantischen Schriftauslegung, in-%°, Goettingue, 1796), et dans sa Summa theologiæ christianæ, in-8, Erlangen, 1808; 4 édit., 1830. Dans ces deux ouvrages, Ammon garde encore une certaine réserve; mais il n’en est plus de même dans son Fortbildung des Christenthums zur Weltreligion, eine Ansicht der hühern Dogmatik, 4 in-8, 2 édit., Leipzig, 1836-1838, apologie du plus vulgaire rationalisme, dans laquelle l’auteur considère la religion chrétienne comme un produit naturel du progrès de la civilisation, qui s'est modifié dans le cours des siècles. L'auteur, qui avait changé souvent lui-même d'opinion dans le cours de sa vie, applique sa propre histoire au christianisme.

Mentionnons, parmi les autres écrits d'Ammon : Programma de repentina Pauli ad doctrinam christianam conversione ad Act., IX, 1-19, in-8°, Erlangen, 1792; Das Todtenreiche der Hebräer bis auf David, in-%, Erlangen, 1792; Dissertatio inauguralis de adumbrationis doctrinæ de animorum immortalite α Jesu Christo propositæ præstantia, in-8°, Erlangen, 1793 ; Programma quo disquiritur quatenus disciplina religionis et theologiæ christionæ pendent ab historia Jesu Ghristi, in-40, Goettingue, 1794; Entwurf einer Christologie des Alten Testaments, in-8v, Erlangen, 1794; Nova versio græca Pentateuchi, 3 parties in-8, Erlangen, 1790-1791 ; Comment. de versionis Veteris Testamenti venelæ græcæ usu, in-8, Erlangen, 1791 ; Predigten über Jesum und seine Lehre, 2 in-8°, Dresde, 1819-1820 ; Die Geschichte des Lebens Jesu mit steter Rücksicht auf die vorhandenen Quellen dargestellt, 2 in-8, Leipzig, 1842-1844. — Voir Christof Friedrich von Ammon nach Leben, Ansichten und Wirken, 1850. L'auteur est un Saxon qui a gardé l’'anonyme, sans doute pour donner un libre cours à son admiration et à son enthousiasme, qui lui fait proclamer son héros « la première notabilité théologique du ΧΙΧΘ siècle ».

AMMONI. Quelques commentateurs et géographes, tels qu'Adrichomius, Barbié du Bocage, etc., ont admis l'existence d’une ville d'Ammôni, qui aurait été située dans la tribu de Benjamin et d’où aurait été originaire Sélec, un des guerriers de David, parce que la Vulgate porte au second livre des Rois, xx, 37: « Sélec d’Ammoni. » Cette traduction doit être expliquée par celle de 1 Par., x1, 39, où on lit: « Selec l'Ammonite. » La ville d'Ammoni n’a, en effet, jamais existé. Sélec était Ammonite de nation, comme le porte le texte hébreu dans les deux passages où il est nommé, et comme l’a traduit exactement la Vulgate, I Par,, x1, 99.

AMMONIENNES (SECTIONS). On appelle ainsi les subdivisions du texte des Évangiles qui avaient été imaginées par Ammonius d'Alexandrie, au commencement du n° siècle (vers 220), et qui sont indiquées, à partir du vs siècle, dans tous les manuscrits grecs et latins qui contiennent les quatre Évangiles. Ammonius, pour établir la concorde des quatre Évangiles, prit pour base l'Évangile de saint Matthieu, en le divisant en sections d'après les événements qu'il raconte et les discours qu'il rapporte, et nota vraisemblablement vis-à-vis, par des renvois en chiffres, les passages parallèles des trois autres Évangiles, subdivisés dans le même but. Eusèbe, Epist, ad

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