AMRAPHEL — AMRI
cette hypothèse n’a pas trouvé encore un mot de confir, mation dans les inscriptions d'Hammurabi.
Reste donc à supposer qu'Amraphel régna, non pas ἃ Babylone, puisque nous possédons la liste complète des rois babyloniens de cette époque, mais dans la portion méridionale de la Chaldée, le pays de Sennaar ou Sumêr proprement dit des textes cunéiformes. C'est là, en effet, que les Koudourides exercérent principalement leur influence, et qu'ils fondérent leur royaume de Larsa. — Quant au nom même d'Armraphel, il paraît appartenir à l'idiome sémitique de la Chaldée; on pourrait y reconnaître la forme primitive Amar-abal, avec le sens de « chef (est mon) fils », ou bien « (j'ai) vu un fils » ; mais aucune étymologie ne pourra être proposée comme indiscutable qu'après qu'on aura relevé avec certitude le nom de ce prince dans les inscriptions. Voir, outre les anciens commentaires, A. Dillmann, Die Genesis, 1875, p. 244 et suiv., dans le Kurzgefasstes exegetisches Handbuch zum Alten Testament ; Schrader-Whitehouse, The cuneiform Inscription and the Ο. Τ., ἃ. 1, p. 120; t. π, p. 28; Vigouroux, La Bible et les découvertes modernes, 5° édit., t.1, p. 481-496. Voir la liste des rois de Babylone dans les Proceedings of the Society of Biblical Archæology, 7 décembre 1880; Records of the Past, new ser., t. 1. p. 13 ; sur ἀριαοσσιου, Ménant, Babylone et la Chaldée, P. 108 et suiv.; Records of the Past, first ser., t. I, p.5; t. v, p. 67-76; Lenormant-Babelon, Fe ancienne de l'Orient, t. 1v, p. 101; Maspero, Histoire ancienne de l'Orient, 1886, p.188; mais, dans ces deux ouvrages, en suppléant ou corrigeant les dates à l’aide de Sayce, The dynastic tablets of the Babylonians dans les Records of the Past , new ser., t. 1, p. 9-11, ou E. Pannier, Genealogiæ biblicæ cum monumentis collatæ, 1886, p. 192 et 149.
E. PANNIER
AMRI, hébreu : ‘Omri, abréviation de ‘Omriyäh,
« Jéhovah est mon partage (?). »
1. AMRI (Septante : “Αμθρί), sixième roi d'Israël (929-917), fondateur de la troisième dynastie. Avant d'arriver au trône, il commandait l’armée d’Éla, roi d'Israël, et peutêtre remplissait-il déjà cette fonction sous Baasa : c'est en cette qualité qu'il dirigeait le siège de Gebbethon, au pays des Philistins, ΠῚ Reg., xvi, 15, lorsqu'il apprit que Zambri, chef de la moitié de la cavalerie, ΠῚ Reg., xvr, 9, s'était révolté contre son souverain, Éla, fils de Baasa, l'avait fait périr, ainsi que toute sa famille, ÿ. 11-16, et s'était fait proclamer roi à sa place. Quand cette nouvelle parvint au corps expéditionnaire devant Gebbethon, les soldats furent indignés, refusèrent de reconnaître Zambri, et proclamèrent roi leur général Amri. Celui-ci marcha à leur tête, de la plaine des Philistins au pays montagneux d'Éphraïm, ΠῚ Reg., xvi, 17, et assiègea Zambri dans sa résidence. Cette résidence était alors Thersa, qui depuis l'établissement du royaume d'Israël partageait tour à tour avec Sichem et Rama l'honneur d'être la capitale des rois d'Israël. Depuis quelque temps Thersa l'emportait, et elle possédait un superbe palais royal, auquel Zambri, se voyant vaincu, mit le feu pour y être consumé dans les flammes avec ses serviteurs, plutôt que de tomber aux mains d'Amri. ΠῚ Reg., xv1, 18. Il avait régné sept jours, c'est-à-dire le temps qu'il avait fallu à Amri pour arriver avec son armée. Il se produisit alors en Israël une division qui pendant quatre ans tint le royaume dans une complète anarchie : Amri d’un côté, avec son armée et une partie du peuple; de l’autre un fils de Gineth, nommé Thebni, avec l’autre partie du peuple. III Reg., xvi, 21. L'armée finit par l'emporter, et Amri vainqueur de Thebni, qui mourut, ÿ. 22, soit dans le combat, soit, comme le rapporte Josèphe, Ant. jud., VIII, vu, assassiné par les partisans de son ennemi, Amri se fixa pour quelque temps à Thersa, malgré les ravages qu'y avait faits l'incendie, et gouverna tout Israël. (Josèphe appelle ici Amri ‘Auaptvos, Zambri Zauapns, et
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φυϑη, ES
Thebni Θάμανος.) C'était la quatrième révolution politique depuis Jéroboam, ce qui montre combien il y avait peu d'unité, et par conséquent de force en Israël.
Amri, devenu seul maître, chercha à affermir son autorité en lui donnant du prestige. Pour cela il voulut avoir une grande capitale, résidence fixe et incontestée de la majesté royale, qui fût dans ce royaume ce qu'était Jérusalem en Juda. Agrandir et embellir Thersa, après y avoir fait rebâtir le palais incendié, lui parut moins glorieux que de fonder une ville nouvelle; et d'ailleurs la facilité avec laquelle Thersa avait succombé à ses attaques la lui rendait suspecte. Il jeta les yeux sur une colline située à trente-cinq kilomètres environ à l’est de Thersa, au nordouest et près de Sichem, dans une position stratégique très forte et dans un site d'une grande beauté. Voir Sa- MARIE. Ce terrain appartenait à un riche Israélite nommé Somer (hébreu : Sémer, I (11) Reg., xvi, 24), auquel Amri l’acheta pour deux talents d'argent, III Reg., XVI, 24, environ dix-sept mille francs de notre monnaie. Il y fit bâtir une ville magnifique, « la couronne d'Éphraïm, » Is., ΧΧΥΠΙ, 1, vraie rivale de Jérusalem et d’une défense plus facile, qu'il appela Sémrôn (Samarie), du nom de l’ancien propriétaire de ce terrain. C'était là une œuvre de haute sagesse, car cette capitale devint bientôt pour Israël un centre, et, par suite, une source de cohésion et d'unité politique. Cette fondation illustra à jamais le nom d’Amri.
Malheureusement ce nom devint en même temps tristement célèbre par les impiétés du roi d'Israël. Amri marcha « dans les voies de Jéroboam, fils de Nabat, et dans tous les péchés par lesquels il avait fait pécher Israël », ΠῚ Reg., xvi, 26, à ce point que « ses crimes » dépassèrent tous ceux de ses prédécesseurs, ÿ. 26, ce qui ne peut s'entendre que des réformes sacrilèges qu'il introduisit dans le culte divin, réformes qui furent un acheminement au culte idolâtrique de Baal, officiellement établi sous le règne de son fils, ΠῚ Reg., xvi1, 31-32, et si ardemment propagé par « sa fille », IV Reg., vu, 26, c’està-dire sa petite-fille, IV Reg., var, 18, Athalie, dans le royaume de Juda. IV Reg., vit, 26; IT Par., xx1r1, 2. Le prophète Michée rend le même témoignage quand il assimile les « préceptes d’Amri » avec les « œuvres de la maison d'Achab ». Mich., vi, 16.
Le règne d’Amri ne fut pas plus glorieux au point de vue militaire, car la Bible nous apprend incidemment qu'il soutint une guerre malheureuse contre le père de Bénadad II, roi de Syrie, III Reg., xx, 34, qui avait sans doute profité de l’anarchie pendant la compétition d’Amri et de Thebni pour envahir les cantons-frontières. Le traité de paix qui fut la conclusion de cette guerre fit perdre à Arnri plusieurs villes de son royaume, entre autres Ramoth de Galaad, LIL Reg., xx, 3; cf. Josèphe, Ant. jud., VIII, xv, et concéda aux Syriens le droit de posséder dans Samarie un quartier spécial, sans doute pour l’établissement et le fonctionnement libre de leurs bazars, ce qui montre qu’à cette époque le commerce de la capitale d'Israël était prospère, et fournissait à celui de la Syrie un important débouché. ΠῚ Reg., xx, 34. Malgré ses échecs, il est possible qu'Amri se soit toujours comporté vaillamment ; car ses « combats » dont parle la Vulgate, III Reg., xvi, 27, sont appelés dans l’hébreu « actions d'éclat », gebüräh, cf. 1 (II) Reg., xv, 23; xx, 46, ce qui n'est pas surprenant, si l'on se rappelle les qualités dont 1] avait fait preuve dans le commandement des troupes d'Éla. On peut d’ailleurs penser que ces « actions d'éclat » se révélèrent en face d'autres ennemis que les Syriens, par exemple en face des Moabites, qui, d’après l'inscription de la stèle de Mésa, furent vaincus par lui: « Amri, roi d'Israël, opprima Moab des jours nombreux; » et plus loin : « Amri s’empara de la terre de Médéba (ville forte en Moab) et l'occupa durant ses jours et ceux de son fils, quarante ans, » F. Vigouroux, La Bible et les découvertes modernes, 1889, t. 1v, p. 60-61, victoires qui aboutirent à un lourd tribut en laine et en bétail, imposé par Amri aux Moabites.
AMRI — AMSI
IV Reg., 11, 4-5, En même temps et pour compenser l'état de vassalité où l'avaient réduit les Syriens, Amri, avec un rare savoir-faire, évita toute difficulté avec Juda, l'ennemi-né d'Israël, et arriva à se créer une alliance précieuse en faïsant épouser à son fils Achab Jézabel, fille du roi de Tyr Ethbaal. ΠῚ Reg., xvi, 31. Sous son règne, Israël et Juda, jusqu'alors ennemis, s’allièrent étroitement, nouvelle preuve de l’'habileté politique d'Amri. Malheureusement cette union contraire à la loi de Dieu ne devait aboutir qu'à un redoublement d'idolätrie et au culte de Baal, la grande divinité des Phéniciens. Jud., ut, 11-13,
Ces guerres, ces relations, jointes à la fondation de Samarie, acquirent à Amri une grande renommée, dont on trouve la trace dans les inscriptions cunéiformes des rois d'Assyrie. Celle de l’obélisque de Salmanasar à Nimroud, et celle qui recouvre les taureaux du palais de ce roi, lui rapportent comme à l’ancêtre par excellence et au fondateur de la grande dynastie d'Israël, le dixième roi Jéhu, qui est appelé « fils de Humri (Amri) », bien qu’en réalité, loin d'être le descendant d'Amri, il ait été, au contraire, l'ennemi de sa race et le destructeur de sa dynastie. IV Reg., x, 6-7. À. Layard, Inscriptions in the cuneiform character, Londres, 1851, pl. % ; Western Asiatic Inscriptions, t. m1, pl. 5, n° 6; J. Menant, Annales des rois d’Assyrie, p. 97, 104, 116 ; F. Vigouroux, La Bible et les découvertes modernes, 1889, t. 1v, p. 73. Dans les inscriptions du palais de Binnirar ou Rammannirar ΠῚ, le royaume d'Israël est appelé « 16 pays d'Amri », mat Humri, et dans celles des palais de Téglathphalasar IT et de Sargon il est nommé « le pays de la maison d'Amri », mat bit-Humri (Humri, forme assyrienne du nom d’Amri, obtenue par le changement de l’ain en heth). E. Schrader, Die Keïlinschriften und das Alte Testament, 1883, p. M, 145; Keilinschriften und Getchitsforschnung, 1878, p. 5, 207; 1. Menant, Annales des rois d'Assyrie, p.127, 149, 159, 163; F. Vigouroux, La Bible et les découvertes modernes, 5° édit., t. IV, p. 73, 114.
Amri mourut à Samarie, après avoir régné douze ans, ou, plus exactement, onze ans et quelques mois, depuis la mort de Zambri, qui arriva la vingt-septième année du règne d’Asa, ΠῚ Reg., xvr, 16, jusqu’à la trente-huitième année du même règne. ΠΠ Reg., xvi, 29. 51 est dit dans le même chapitre, ÿ. 26, qu'Amri commença à régner la trente et unième année du règne d’Asa, on peut l'entendre en ce sens qu’à partir de cette époque seulement il fut roi incontesté sur tout Israël. Amri reçut la sépulture dans sa capitale, et eut pour successeur son fils Achab. ΠῚ Reg, xvi, 28-99. Ce prince, doué de précieuses qualités et d'un grand caractère, eût été le plus illustre des rois d'Israël, s’il n'avait oublié que la vraie grandeur d’un roi, surtout d’un roi théocratique comme il l'était, est inséparable de la fidélité au service de Dieu. P. RENARD.
2. AMRI (Septante : ᾿Αμαριά), un des fils de Béchor, le fils de Benjamin. 1 Par., vu, 8.
3. AMRI (Septante : ᾿Αμρί), fils d'Omrai et père d'Ammiud, de la tribu de Juda et de la descendance de Pharès. I Par., 1x, 4,
4. AMRI (Septante : ᾿Αμθρί), fils de Michael et chef de la tribu d'Issachar, sous le règne de David. 1 Par., xxvI1, 15.
5. AMRI (hébreu : ’Imri, « éloquent; » Septante : ᾽Αμαζί), père de Zachur, qui au temps d'Esdras contribua à la reconstruction des murs de Jérusalem. Il Esdr., 1, 2.
AMSI (hébreu : ’Amnsi, abréviation de : "Amasyäh, « Jéhovah fortifie ; » Septante : ᾿Αμασί), prêtre, fils de Zacharie, servait dans le temple au temps de Néhémie, II Esdr., x1, 12.
AMTHAR (hébreu : Hammetô'ar ; Septante : Μαθαραοζά ; dans quelques manuscrits : ᾿Αμμαθαρίμ.), ville de la tribu de Zabulon, citée entre Remmon et Noa. Jos., ΧΙΧ, 13. Il est possible cependant que ce mot soit simplement le participe pual du verbe fd'ar, avec l'article au lieu du pronom relatif. Or ce verbe signifie, à la forme Καὶ, « s'étendre, appartenir; » à la forme piel, « déterminer, décrire. » Cf. Gesenius, Thesaurus linguæ heb., p. 1490-1491. I] faudrait donc traduire la fin de ce verset: « qui (la limite) est déterminée par Noa (Hanné'äh) », ou «s'étend vers Noa ». C’est ainsi que l’entendent la plupart des auteurs modernes. La paraphrase chaldaïque, suivie et expliquée par Jarchi, donne de même : « Et de là elle faisait un détour vers Néa. » Cf. Rosenmüller, Sclolia in Vetus Testamentum, Josue, t. 1, p. 366. II est juste néanmoins de ne pas négliger l'autorité des plus anciennes versions, qui se trouvent d'accord pour faire d'Amthar un nom propre : syriaque, Mathüa; arabe, Mathoua (th anglais dur); Septante, Μαθαρχοζά. Ce dernier nom est un curieux exemple de la confusion des mots produite par la scriptio continua du texte original, aussi bien que de la confusion de certaines lettres semblables : au lieu de Rinunôn Hammelô’är Hanné'äh, 2NN27 15,
AMTHAR —
ΠΣ. il est probable que les traducteurs grecs auront lu Rimmônäh Mat ärà Hôzäh, 534 noNn2 125, prenant, νοῦ
dans ce dernier mot, nun, 2, pour cholem, ὃ, et ‘ain, 7, pour tsadé, x, ou zain, τ. Eusèbe cite Amthar sous la forme ᾿Αμμαθά, Onomasticon, Gættingue, 1870, p. 229, et saint Jérôme, sous celle d'Amathar, Liber de situ et nominibus locorum heb., τ. ΧΧΠῚ, col. 872; mais tous deux avec cette seule indication : «dans la tribu de Zabulon. » A. LEGENDRE.
AMULETTE. Ce nom vient du latin amulelum, qui se rencontre pour la première fois dans Pline, et qui a sans doute une origine orientale; on le rattache avec vraisemblance à la racine qui a donné en arabe le verbe hamala, « porter, » d'où hkamalet, « ce qui est porté. » Cependant ce que nous désignons par amulette est appelé talisman en arabe et en persan. En grec on se servait de l'expression mepiauua, περίαπτον, d'où le latin ligatura, alligatura, que l'on trouve spécialement chez les écrivains ecclésiastiques. Cf. Pline, H. N., xxxvir, 12, qui dit en parlant de l'ambre : infantibus alligari amuleti ratione solet. Nous trouvons aussi l'idée d'attache dans le nom araméen dont se servent les auteurs talmudiques et rabbiniques : gaméü', y'2p, de gema', « attacher. » Cf. Buxtorf, Lexicon chald. et talmud.; Lakemacher, Observationes philolog., t. 11, édit. 1727, p. 143 et suiv. Les Juifs désignaient surtout par là des formules de prière ou des noms cabalistiques que l'on portait sur soi pour détourner l'influence des démons, et qui étaient autorisés à certaines conditions par le Talmud. 7)". Schabbuot, νι, 2. Au moyen âge on a appliqué ce même nom, sous la forme camée, à des pierres dures taillées en relief qui avaient dù servir non seulement d'ornements, mais aussi d'amulettes. — On appelait, en effet, ainsi des objets de différentes sortes destinés à protéger contre les maléfices, le mauvais œil, les maladies attribuées à des puissances occultes, et en général contre les influences malignes de certains dieux ou esprits, les personnes ou les choses sur lesquelles ils étaient placés. C'étaient tantôt des bandes d'étoffes ou des plaques de terre cuite, sur lesquelles on traçait certains signes ou certaines formules, comme les lettres éphésiennes (fig. 129), Plutarque, Sympos., VI, 5, tantôt des pierres taillées, des coquillages ou des fragments de certains métaux. Pline, Η. N., xxXvII, passim ; Strabon, xvr. Ces objets faisaient le plus souvent partie des ornements et des bijoux : colliers, bracelets, pendants d'oreille (fig. 130). L'usage des amulettes remontait d'après Pline, H, Ν., xxx, 15, à une très haute antiquité. Cf. aussi Bérose, Fragm., XVI, édit. Lenormant. Partout où
AMULETTE 028 l'on ἃ cru à l'efficacité des pratiques magiques, on ἃ eu recours à des objets matériels destinés à en conjurer les effets.
Chez les deux grands peuples civilisés avec lesquels les Hébreux se trouvèrent successivement en contact, les Égyptiens et les Babyloniens, la magie était très répandue. Aussi les amulettes se rencontraient-elles chez eux en grand nombre. Les papyrus égyptiens nous ont fourni plusieurs des formules de conjuration que l'on portait sur soi dans
7 AE A a ie ΧΝΤΙσΗ τ
λ4.ι)Κ|4 ΤΩΣ (sara j 129. — Lettres éphésiennes.
Plaque de terre cuite, conservée à Syracuse. La Diane d'Ephèse est représentée au milieu de la plaque. L'inscription est inintelligible. On lit seulement à la première ligne d'en haut les mots : APTEM ΦΑΟΣ IEPON.
un étui. De plus on en munissait même les morts, dont les momies étaient couvertes, comme d'une armure magique, d’une quantité d'objets retenus dans les bandelettes : plaques constellées d'hiéroglyphes, rouleaux de papyrus, figurines de dieux ou d'animaux sacrés, surtout scarabées funéraires (fig. 131), qui remplissent aujourd'hui les vitrines de nos musées. Ces objets étaient destinés à ouvrir au défunt le chemin des sphères infernales et à détourner de lui tous les dangers. Lenormant et Babelon, Histoire ancienne des peuples de l'Orient, τ. πὶ, p. 130 et suivantes.
Chezles Babyloniens, l'usage des amulettes et des talismans était encore plus répandu. La Chaldée était par excellence le pays de la magie; là surtout on éprouvait le besoin d'échapper aux incantations des sorciers et à l'action des mauvais génies. Or on croyait que les dieux malfaisants ou les démons étaient mis en fuite par leur image. On a la preuve de cette croyance dans plusieurs formules d’incantations où on recommande, pour chasser les malins esprits, de former sur le sol leur image. Marduk apprend de son père Éa la recette suivante
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