ANANI. Voir HANAN
ANANIA (hébreu : ‘Ananyäh ; Septante : ᾿Ανία), ville de la tribu de Benjamin, mentionnée, avec Anathoth et Nob, comme ayant été réhabitée après le retour de la captivité. IL Esdr., x1, 32. Le nom et la position nous permettent de l'identifier avec Beit-Hanina (Hanina généralement écrit avec ha, quelquefois aussi avec ain), village situé à une petite distance au nord de Jérusalem, entre Anata (Anathoth) au sud-est, et El-Djib (Gabaon) au nord-ouest. Voir la carte de la tribu de BENJAMIN. Assis sur une colline qui court du nord au sud, il possède quelques maisons fort anciennes et intérieurement voütées. Près d'une mosquée, sous le vocable de Sidi Ibrahim, est un chapiteau de colonne, probablement antique, et creusé en forme de mortier. On trouve dans les environs de superbes plantations d'oliviers, où des essaims de tourterelles voltigent d'arbre en arbre. L'an 1334 de notre ère, les Juifs vénéraient en cet endroit le tombeau d'un ancien rabbin, appelé Chanina ben-Dosa, dont le nom, identique avec celui du village actuel, aura pu faire oublier, en l'altérant un peu, l'antique dénomination de ‘Ananiah. Cf. V. Guérin, Description de la Palestine, Judée, t.1, p. 394. A. LEGENDRE.
ANANIAS. Voir ANANIE.
ANANIE, ANANIAS, hébreu : ‘Ananyäh, « Jéhovah couvre, protège, » ou Hänanyäh, «Jéhovah traite avec miséricorde; » Septante : ᾿Ανανιάς. Voir HANANI, HANANIAS.
4. ANANIE (hébreu : Hänanyäh), prêtre, un de ceux qui faisaient les parfums sacrés. [ Par., 1x, 90, Il rebätit une partie des murs de Jérusalem à l'époque de Néhémie.
IL Esdr., 111, 8.
2. ANANIE, prêtre, ancêtre d’Azarias, qui rebâtit une partie des murs de Jérusalem après la captivité. II Esdr., Il, 29.
3. ANANIE, père d'Azarias, dont le nom fut pris par l'ange Raphaël lorsqu'il s’offrit pour accompagner le jeune Tobie à Ragès. Tobie le père, ayant demandé à l'ange, qu'il ne connaissait pas, de quelle famille et de quelle tribu il était, Raphaël lui répondit : « Je suis Azarias, fils du grand Ananias. » Tobie le père lui répondit : « Vous êtes d’une race illustre. » Tob., v, 16-19. Nous ne savons rien de plus sur cet Ananie. Le texte grec ajoute seulement ces paroles placées dans la bouche de Tobie le père : « J'ai connu Ananie et Jonathas, fils du grand Séméi, quand nous allions ensemble adorer à Jérusalem. » Tob. (Septante), v, 13.
A. ANANIE, nom d'un ancêtre de Judith dans le Codex Sinaiticus. Judith, vi, 1. Il ne se lit pas dans l'édition ordinaire des Septante, non plus que dans Ja Vulgate.