‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 268 sur 474 · ANAN BEN DAVID — ANANIE, ÉPOUX DE SAPHIRE · texte numérisé non relu

ANAN BEN DAVID — ANANIE, ÉPOUX DE SAPHIRE

5. ANANIE, compagnon de Daniel, qui reçut à Babylone le nom chaldéo-assyrien de Sidrach. Dan., 1, 6-7. Voir SiprACH. Il était de la famille royale de David, comme le montre le choix que fit de lui Asphenez, le chef des eunuques de Nabuchodonosor, pour le faire élever dans l'école du palais avec Daniel, Misaël et Azarias. Dan., 1, 3. Ananie est toujours nommé après Daniel et avant Misaël et Azarias, Dan., 1, 6, 7, 11, 19; 11, 17, etc., sans doute comme étant un personnage moins important que Daniel, mais plus important que ses deux autres compagnons.

C'était l'usage, à Ninive et à Babylone, de faire élever à la cour des enfants appartenant aux familles principales des peuples vaincus, afin de les attacher ainsi aux vainqueurs et de s'en servir ensuite pour gouverner les nouveaux sujets de l'empire qui étaient de même race, Ananie reçut ainsi, avec Daniel, Misaël et Azarias, une éducation babylonienne, et apprit des maîtres chaldéens tout ce qui constituait la science d'alors. Dan., 1, 4. Avec ses compagnons, pour observer strictement la loi mosaïque qui défendait l'usage de viandes impures, il ne se nourrit dans le palais que de légumes, et Dieu bénit cette fidélité. Dan., 1, 12, 16. Après avoir fait les plus grands progrès dans les sciences chaldéennes, Ananie fut investi de fonctions élevées à la cour de Nabuchodonosor. Dan., 1, 19-20. Sur la demande de Daniel, lorsque le jeune prophète eut expliqué le premier songe du roi de Babylone, Ananie fut placé, avec Misaël et Azarias, à la tête des aflaires ou des travaux publics de Ja province de Babylone. Une si grande faveur excita contre lui et ses compagnons une vive jalousie. Nabuchodonosor ayant fait élever une statue d’or dans la plaine de Dura, près de Babylone, et ayant ordonné à tous ses officiers de l’adorer, les trois jeunes Hébreux refusèrent d'exécuter un ordre qui blessait leur conscience, Les Chaldéens saisirent aussitôt cette occasion de satisfaire leur haine contre eux, et les dénoncèrent au roi, qui, n'ayant pu les déterminer à commettre un acte d'idolàtrie, les fit jeter dans une fournaise ardente. Dan., ΠῚ, 1-23. Dieu récompensa la foi d'Ananie, de Misaël et d’Azarias, en les conservant vivants au milieu des flammes, et ils le remercièrent de ce grand miracle par le cantique connu sous le nom de Benedicite, omnia opera Domini, Domino, qui nous a été conservé dans la partie deutérocanonique du livre de Daniel, 111, 52-90. Nabuchodonosor, frappé de ce prodige, maintint Ananie, Misaël et Azarias dans le gouvernement de la province de Babylone. Dan., 111,97 (30). Nous ne savons plus rien de l’histoire d'Ananie; mais son exemple devait être fécond. Plus tard, le vieux Mathathias mourant rappelait à Judas Machabée et à ses frères la fermeté des compagnons de Daniel, pour exhorter ses enfants à être eux-même fidèles à leur Dieu et braver la persécution d'Antiochus Épiphane. I Mach., n, 59. Les premiers chrétiens les représentaient aussi, souvent, au milieu des flammes de la fournaise, dans les catacombes, afin de s'exciter par leur exemple à confesser généreusement leur foi devant les tribunaux romains.

G. ANANIE, époux de Saphire, — Ananie était un chrétien de la communauté primitive de Jérusalem, qui, de concert avec sa femme Saphire, essaya de tromper saint Pierre sur le prix d’un champ qu'il avait vendu. Act., v, 2. Il aurait pu, ainsi que le lui fait remarquer l’apôtre, ne pas vendre son champ, et même après l'avoir vendu en garder le prix tout entier; maïs en feignant d'apporter à la communauté tout le prix de vente, lorsque, au contraire, il en retenait une partie pour son propre usage, il mentait non pas tant aux hommes qu'à Dieu. A l'audition des reproches de saint Pierre, Ananie tomba et expira. Des jeunes gens (γνεώτερο:, ceux qui probablement étaient chargés des besognes matérielles de la communauté par opposition aux mpsoéürepos, chargés des fonctions spirituelles) se levèrent, enveloppèrent le corps, et:allèrent l'ensevelir. Trois heures après, le même sort atteignit sa femme Saphire, complice de son crime, et convaincue de

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