ANANIE, ÉPOUX DE SAPHIRE — ANANIE LE GRAND PRÊTRE
mun parmi les Juifs, et les derniers mots du ÿ. 12, Act., xx11, prouvent qu'il était de race israélite, Observateur zélé de la loi, ἀνὴρ εὐσεδὴς χατὰ τὸν νόμον, il avait l'estime de ses compatriotes établis comme Jui à Damas (fig. 13#). Saint Paul observe, en effet, que tous rendaient témoignage à sa haute vertu. Act., xx1r, 12, On ne voit pas cependant qu'il ait eu rang parmi les chefs de l'Église naissante, et saint Chrysostome suppose qu'en recourant ainsi à un simple disciple, nouveau-né dans la foi, pour introduire Paul dans l'Église, Dieu voulut faire entendre que l’Apôtre des Gentils tenait, comme les Douze, sa mission de Jésus lui-même, et non d'un des chefs officiels de la religion nouvelle. Dans une vision, Ananie reçut l'ordre d'aller
134, — Maison bâtie à Damas sur l'emplacement traditionnel de la maison d'Ananie,
cette double mort par des causes naturelles : apoplexie, congestion cérébrale, émotion causée par la vénération dont était entouré saint Pierre, simple évanouissement suivi d’un ensevelissement précipité. Rien n'autorise de pareilles suppositions ; de l’ensemble du récit il ressort clairement que l'événement ἃ été miraculeux. Comment admettre d’ailleurs que cette double mort ait été causée naturellement à quelques heures de distance par un reproche de saint Pierre ?
D'autres (Baur, Holtzmann) croient que le récit a un fondement historique, mais qu'il a été arrangé, Ananie et Saphire auraient péri d'une façon inusitée, et comme on avait à leur reprocher des actes d’indélicatesse envers la communauté, on aurait supposé que cette mort en était le chätiment. Les faits se seraient précisés dans la suite des temps. À une hypothèse aussi gratuite on ne peut répondre que par une fin de non-recevoir. Saint Luc a certainement voulu raconter un événement miraculeux, Rien dans son récit n’est contradictoire ou impossible, si l'on admet le surnaturel, Cela doit suffire.
E. JACQUIER