ANCRE
ANCRE (äyxupa, anchora). On appelle ainsi l'instrument de fer, à un ou plusieurs crochets, qu'on laisse tomber, à l’aide d'un câble, au fond de l’eau, pour retenir les navires. Les Hébreux ne furent jamais un peuple de navigateurs; cependant les choses de la mer occupent une certaine place dans leur littérature, et si l'Ancien Testament ne mentionne nulle part les ancres, c’est moins peut-être parce que l’occasion ne s’en est pas présentée, que parce que cet instrument n'était pas encore inventé, Dans Homère il n'est question que des edval, c’est-àdire de ces pierres qui par leur poids servaient à fixer les navires. Longtemps aussi les Phéniciens employèrent de simples objets pesants dans le même but. L'ancre ? une seule dent d’abord, cf. Pollux, 1, 9, puis à deux bras (äuptorouoc), paraît être une invention des Grecs. Dans l'hébreu postbiblique, il n’y a pas non plus de nom sémitique pour l'ancre ; le ‘uggin de la Mischnä, Baba bathra, v, 1, comme le ‘uginos et ‘uqginà de la version syriaque, ne sont que des transcriptions du grec üyxn, ὄγχινος, crochet. Dans le Nouveau Testament il est fait mention de l’ancre en deux passages : dans l’un, au sens
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