‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 277 sur 474 · Ancre jetée de l’aplustre · texte numérisé non relu

Ancre jetée de l’aplustre

D'après un bas-relief du musée du Capitole, à Rome,

propre, Act., xxvit, 29, 30, 40, et dans l’autre, au figuré, Hebr., νι, 19.

1. Le passage des Actes nous reporte au moment le plus critique du naufrage de saint Paul dans son voyage de Césarée à Rome ; on est à la quatorzième nuit depuis que le navire, perdu dans la tempête, va à la dérive dans l'Adria, sans que l'on puisse se reconnaitre. Tout à coup, sans doute avertis par le bruit de quelques brisants, qu'une oreille exercée sait distinguer du mugissement ordinaire de la tempête, « les matelots, vers le milieu de la nuit, crurent (ὑπενόουν) qu'ils approchaient de quelque terre. Ayant jeté la sonde, ils trouvèrent vingt brasses, et un peu plus loin quinze. Alors craignant de donner contre quelque écueil, ils jetèrent de la poupe quatre ancres, et ils souhaitaient que le jour se fit. » Act., xxvI1, 27-29. Les ancres jetées de la poupe, sans autre explication, voilà un des nombreux traits qui dans ce récit décèlent le témoin oculaire. Un auteur qui aurait écrit d'imagination s’en serait tenu à la donnée ordinaire : anchora de prort jacitur, Virgile, Æn., UT, 277 ; il ne s'en écarterait pas au moins sans en indiquer la raison, La situation seule justifie cette manœuvre. La sonde avait montré que le fond se relevait brusquement ; en jetant les ancres de l’arrière, on empêchait aussitôt le vaisseau d'aller plus avant. En outre, « mouiller au moyen des ancres de l'avant, dit un homme habitué à la mer, c'eût été forcer le navire à venir présenter l'avant au vent, et ce mouvement tournant qu'on

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