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L'Annonciation. Fresque de la catacombe de Priscille

D'après Liell, Die Darstellungen der allerseligsten Jungfrau und Gottesgebärerin Maria, pl. 11, n. 1.

l'appelaient Ἑ) ορτὴ τοῦ εὐαγγελισμοῦ, ‘Eoprh τοῦ ἀσπασμοῦ. L'art chrétien antique devait s'emparer d’un si beau sujet. Voir, fig. 161, une très ancienne représentation de ce mystère qui a été trouvée dans le cimelière de Sainte-Priscille. E. LEVESQUE.

ANOB (hébreu : ‘Ânub, « associé ; » Septante : ’Evwé), fils de Cos, de la tribu de Juda. 1 Par., 1v. 8.

ANON. Voir ANE. Ce fut sur un änon que Notre- Seigneur fit son entrée triomphale à Jérusalem, au jour que nous appelons le dimanche des Rameaux. Marc, ΧΙ, 7; Luc., xix, 35 ; Joa., ΧΗ, 14. Cet änon n'avait pas encore été monté. Marc., x1, 2; Luc., χιχ, 30. Pour le rendre plus docile, on amena sa mère avec lui, comme nous l’apprend saint Mathieu, xx1, 2; mais elle ne servit pas de monture au Sauveur. Notre Vulgate porte, Matt, xxi, 7 : « Et adduxerunt asinam et pullum : et imposuerunt super eos vestimenta sua, et eum desuper sedere fecerunt. » Le texte grec porte : ἐπάνω αὐτῶν, c'est-à-dire que Notre-Seigneur s’assit sur les vêtements qu'on avait placés sur l’ânon en guise de selle (voir col. 171), comme le fait remarquer Théophylacte : Οὐχὶ τῶν δύω ὑποζυγίων, ἀλλὰ τῶν ἱματίων, In Mallh., XXI, 7, t. xx, col. 369. D’autres commentateurs et Théophylacte lui-même (loc. cil.) ont dit qu’on pouvait interpréter le passage de saint Mathieu, xx1, 2, 7, en ce sens que Notre-Seigneur était monté à tour de rôle sur l'ânesse et sur l’ânon; mais l'explication donnée cidessus est plus vraisemblable et plus naturelle.

ANQUETIN (N.), prêtre français, mort en 1710, vivait dans les dernières années du xvue siècle et dans les premières du xvine. Après avoir longtemps vécu dans le monde, il embrassa l'état ecclésiastique et fut curé de Lyons-la-Forêt, au diocèse de Rouen. — Voici la liste des travaux qu'il a publié : Dissertation sur sainte Marie Madeleine, pour prouver que Marie Madeleine, Marie,

sœur de Marthe, et la femme pécheresse sont trois fenvmes différentes, in-8, Rouen, 1699 ; Réflexions sur l'interprétation que le P. Lami donne au mot Pécheresse, in-12, Rouen, 1699; Réplique à la réponse du P. Lann, in-12, Rouen, 1700 (d'après le sous-titre, ce dernier opuscule semblerait n'être qu'une nouvelle édition du précédent); Lettres écriles au P. Lami sur le sujet de la femme pécheresse de l'Évangile, in-12, Rouen, 1699. Ces lettres sont au nombre de trois. Anquetin, après avoir exposé sa thèse de la distinction des trois Marie, dans sa Dissertation de 1699, s'occupe, dans les ouvrages suivants, de la défendre contre les attaques du P, Lami. Celui-ci, pour soutenir son système de l'unité des trois Marie, avait dit que le mot de « pécheresse » doit s'entendre d'une personne souillée seulement d'impureté légale. Anquetin s'attache à démontrer que les Pères grecs et les Pères de l'Église latine, Tertullien, en particulier, ont entendu ce mot « pécheresse » d'une femme de mauvaise vie. Tel est aussi le sens donné à ce mot, dit-il, par la presque unanimité des commentateurs. Cette thèse n'était pas d'ailleurs difficile à défendre : l'Église honore sainte Marie Madeleine comme la « pécheresse » convertie. Voir Moreri, Dictionnaire, Paris, 1759, Ile partie, t. 1, p. 132; Migne, Dictionnaire de bibliographie, Paris, 1859, ἔν ας col. 295, 282, 333. O. REY.

ANSALDI Casto Innocente, né à Plaisance, le 7 mai 1710, mort en 1779. Il entra dans l’ordre de Saint-Dominique à Pme, le ὁ septembre 1726, passa la plus grande partie de sa vie à enseigner les sciences sacrées soit dans les couvents de son ordre, soit dans les universités de Naples, de Ferrare et de Turin. ἃ Brescia, il enseigna l'EÉcriture Sainte et l'hébreu. Parmi les nombreux ouvrages quil ἃ laissés et dont on trouve le détail dans le mémoire rédigé par le P. G. Fabricy, du même ordre, théologien de Casanate, pour la Bibliothèque sacrée des P. P. Richard et Giraud, nous signalerons seulement ici les dissertations qui intéressent à divers titres l'archéologie et la critique bibliques : 1° Patriarchæ Josephi, Ægypti olim pro-egis, religio à cruminationibus Basnaygii vindicala, in-8, Naples, 1738; la discussion amène l'auteur à utiliser toutes les données que l'on pouvait avoir en ce temps sur la religion des Égyptiens. ® De forensi Judæorum buccina conmonentarius, in-4°, Brescia, 1745. 3° Herodiani infanticidii vindiciæ, in-%, Brescia, 1746 : importante dissertation où, pour montrer que le silence de Josèphe ne prouve rien contre le massacre des Innocents, il ouvre à l'apologétique une voie nouvelle ; à l'encontre des traditions populaires, il montre que, vu la minime importance de Bethléhem, le massacre, sans être pour cela moins odieux, se réduit au meurtre d'un très petit nombre de victimes inconnues, intéressant peu l'histoire générale, ce qui explique le silence de Josèphe. 4° Disserlatio de loco Jokannis aliter atque habet Vulgata a nonnullis Patribus lecto, Brescia, 1746. Il s'agit de 1 Joa., 1, 13. Saint Irénée {lrad. lat.), Tertullien et quelques autres lisent : sed ex Deo natus est, au lieu de nati sun . Dans cet opuscule, Ansaldi nous parle des tentatives qui se faisaient alors en Italie, et spécialement dans son ordre, pour donner une plus large place aux études d’érudition, scripturaires où historiques. Il déplore la décadence où ces études étaient tombées au cours des deux derniers siècles, et assigne comme cause un zèle trop servile et trop exclusif à imiter les docteurs scolastiques, 5° Une attaque dont cette dissertation fut l'objet donna occasion à Ansaldi de traiter dans un autre travail l'inportante question : De authenticis Sacrarum Scripturarum apud sanctos Patres lectiorubus libri II, in-%, Vérone, 1747. 6° De futuro seculo ab Hebræis ante caplivilatem cograuto adversus J. Clerici cogitata comnentarius , in-80, Milan, 1748. 7 De baptismate in Spiritu sancto et igne conmentarius Sacer philologico-criticus, in-4, Milan, 1752. 8 De theurgia deque theurgicis ethnicorum mysteriis

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