ANQUETIN — ANSELME (SAINT
a Divo Paulo memoratis commentarius, in-8, Milan, 1761. Il essaye d'expliquer, par des allusions à certains mystères du paganisme, AUFIREe passages très obscurs de l'Épitre aux Colossiens, 11, #4, 8, 16, 18. — Mentionnons aussi l'ouvrage : De dis multarum gentium Romam evocatis, in-80, Brescia, 1743, et Venise, 1753, 1761. ἢ] y étudie la singulière cérémonie de l'evocatio, dans laquelle on s'adressait aux dieux tutélaires d'une ville assiégée pour les coujurer d'en sortir. Ce travail forme un chapitre curieux de l'histoire des religions, et rappelle certaines croyances auxquelles l'Écriture fait allusion. 1. Thomas.
ANSART Audré-Joseph (1723-1790 ?), originaire du diocèse d° Arras, passa vers 177% de la Congrégation de Saint-Maur à l'Ordre de Malte, et devint prieur - -curé de Villeconin, près d'Étampes. Un ouvrage où le Cantique des cantiques était € grossièrement parodié », ainsi qu'il le dit dans sa préface, lui donna occasion d’ entreprendre l'explication du Cantique de Salomon : Eæpositio in Canticum canticorum Salomonis, in-16, Paris, 1771. L'auteur suit verset par verset le texte de la Vulgate. Selon lui, le Cantique n'est autre chose qu'un dialogue entre le Christ et l'âme fidèle ; et les formes de langage employées par l'écrivain sacré expriment uniquement l'amour de Diew pour les hommes. Dans son Commentaire, Ansart fait appel à l'Écriture ; il cite saint Augustin, et s'inspire aussi, mais sans les nommer le plus souvent, d'Origène, de saint Jérôme et de saint Bernard, L'ouvrage n'est pas. d'une grande valeur. J. PARISOT.
ANSBERT. Voir AUTPERT.
ANSCHEL Ascher ben Josef, rabbin juif du xvre siècle, né à Posen, en Pologne. fl enseigna à Cracovie et # Prague. Il est l’auteur d'un dictionnaire hébreu, intitulé Mirkébét hammisneéh, Le second char. Gen., xXLI, 43. Ce dictionnaire suit, non pas l'ordre des racines, mais l'ordre alphabétique des mots et même des formes qu'ils adoptent. Le sens des mots est donné dans le dialecte judéo-allemand. L'ouvrage est suivi d'une concordance verbale. Il ἃ été imprimé plusieurs fois à Cracovie, in-#, 1534; in-f°, 1552; in-40, 1584. E. LEVESQUE.
1. ANSELME (Saint), archevêque de Cantorbéry, né à Aoste, en Piémont, en 103, mort à Cantorbéry, le 21 avril 1109. I] fit profession de la vie religieuse, en 1060, à l'abbaye du Bec en Normandie, dont Lanfrane était alors prieur. Quand Lantrane fut detene abbé de l’abbaye de Saint-Étienne de Caen, Anselme lui succéda comme prieur, en 1063 ; il fut élu abbé du Bec en 1078. Quelques années plus tard, Guillaume le Roux, roi d'Angleterre, lenomma archevêque de Cantorbéry ; il fut sacré le 4 décembre 1093. Pendant tout son épiscopat, il eut avec les rois d'Angleterre des démélés qui l'obligèrent presque constamment à vivre en Italie et en France.
Saint Anselme doit surtout sa célébrité à ses œuvres. théologiques et philosophiques. Il est considéré commele père de la scolastique. Ce n'est pas un commentateur de l'Écriture dans le sens ordinaire du mot, mais il a appris à ses contemporains à étudier l'Écriture d’une manière nouvelle, en y cherchant la doctrine qu'elle renferme pour montrer combien elle s'accorde avec la raison la plus haute. Par une méthode peu commune de son temps, il établit dans ses écrits, par la force du raisonnement, les vérités révélées qu'enseignent les Livres Saints: Fides quærens intellectum , selon le titre qu'il avait d'abord donné à l’un de ses opuscules, celui qu'il appela ensuite le Proslogion (t. GLvIIT, col. 223), ou, comme il le dit encore : Neque enim quæro intelligere , ut credam ; sed credo ut intelligam. Proslog., 1, t. GLvur, col. 227. A l'abbaye du Bec, où l'étude des Écritures était en grand honneur, il aimait à montrer aux moines comment les vérité élevées que son esprit pénétrant lui faisait aper—