ANTIMOINE — ANTIOCHE DE PISIDIE
avec le henné, tiré de la plante connue ‘sous le nom de Lawsonia alba, et qu; sert en Orient à se peindre en rouge les ongles et les extrémités des doigts des mains et des pieds, Voir HENNÉ,ToiLeTTE. Cf. Hille, Ueber Gebrauch und Zusammensetzung der orientalischen Augenschminke, dans la Zeitschrift der deutschen morgenländischen Gesellschaft, année 1851, p. 236.
ANTINE (Maur François 4), né le 4er avril 1688, à Gonrieux, dans le diocèse de Liège (aujourd'hui de Namur), mourut à Paris, au monastère des Blancs-Manteaux, le 3 novembre 1746. Après avoir fait ses études à l'université de Douai, il entra au monastère de Saint- Lucien de Beauvais, où il fit profession à l'âge de vingtquatre ans (1% août 1712). Chargé d'abord de l'enseignement de la philosophie à Saint-Nicaise de Reims, il fut envoyé peu après à Saint-Germain-des-Prés, pour travailler à la collection des Lettres des Papes, puis, de concert avec dom Pierre Carpentier, à la réédition du Glossaire de Ducange. Mais son attachement au jansénisme le fit reléguer, en 1734, à Pontoise, où il s'adonna exclusivement à l'étude des Saintes Écritures, et spécialement du Psautier, qu'il entreprit de traduire sur le texte original. Rappelé à Paris, en 1737, il publia sa traduction sous ce titre : Les Pseaumes traduits sur l'Hébreu avec des notes, par un Religieux Bénédictin de la Congrégation de Saint-Maur, in-8, Paris, 1739. En même temps il s'appliquait à l'étude de la chronologie, préparant par ses travaux particuliers l'inestimable ouvrage de L'Art de vérifier les dates, publié seulement après sa mort, mais dont il doit être regardé comme le premier auteur.
Quant à la traduction des Psaumes, qui doit seule nous occuper ici, trois éditions successives, données en 1738 (?), 1739, in-8v, et 1740, in-12, disent assez quel en fut le succès. La troisième édition comprend, outre le Psautier, les Cantiques du bréviaire, la distribution des Psaumes selon l’ordre de l'office, les hymnes de l'Eglise, l'éloge des Psaumes par saint Ambroise (Enarr. in Ps. 1), les oraisons du propre du temps et diverses prières. La traduction française de dom Maur d’Antine donne généralement le sens exact du texte hébreu, sans le suivre servilement. Des notes choisies dans l'Écriture et les Pères, que l’auteur s'était rendus familiers par une lecture assidue, facilitent l'intelligence du texte dans les passages difficiles. Enfin la préface est pleine de vues excellentes sur le sens et le but des psaumes. La mort ne permit pas à dom d’Antine de publier une quatrième édition qu'il avait préparée sur un nouveau plan. Voir JEAN DE Bar. J. PARISOT.
1. ANTIOCHE DE PISIDIE, ou mieux voisine de la Pisidie ( Ἀντιόχεια h πρὸς τῇ Πισιδιά ou τῆς Πισιδίας), car elle appartenait en réalité à la Phrygie Parorée,