ABARIM — ABBA MARI
l'apôtre saint Jean, qu’elle a été composée, sous le règne de Néron, et qu'elle raconte sous forme prophétique la destruction de Jérusalem. Cet ouvrage fut traduit en anglais et réfuté par L. Twells. ΠῚ fut aussi combattu en France par Bergier, en 1780, dans son Traité historique et dogmatique de la vraie religion, t. vi. Sur Abauzit, voir Œuvres diverses de M. Firmin Abauzit, in-%, Genève, 1770 ; Œuvres de feu M. Abauzit, 2 in-8, Londres (Amsterdam), 1770-1773 (ces deux éditions contiennent | Zssai sur l'Apocalypse ; la seconde s'ouvre par l'Éloge d'Abauzit, composé par son éditeur Bérenger); Miscellanies on historical, theological and critical subjects, translated by E. Harwood, ἴῃ - ὃν, Londres, 1774 (la vie de l'auteur est racontée p. 1-XXIV; le recueil se termine, p. 283, par An historical discourse on the Apocalypse); Senebier, Histoire littéraire de Genève, t. m1, p. 63-83; Lücke, Versuch einer vollständigen Eïinleitung in die Offenbarung Johannis, p. 559.
ABBA, mot araméen correspondant au mot hébreu ’ab, « père. » Il nous ἃ été conservé dans le Nouveau Testament grec: *A66%, Marc, χιν, 36; Rom., var, 15; Gal., 1V, 6, où cette appellation s'applique toujours à Dieu sous forme d'invocation. En saint Marc, c'est Notre-Seigneur qui s adresse ainsi à son Père. Saint Paul dit aux fidèles qu'ils peuvent appeler Dieu : « Abba, père, » parce qu'ils sont ses enfants d'adoption. Dans le texte grec, comme dans la Vulgate latine, le mot abba est toujours suivi de la traduction : « père. »
ABBA ARÉKA où Arikha, surnommé RAB par une abréviation familière à l’époque talmudique (Rab pour R. Abba, c'est-à-dire Rabbi Abba), 175-247, fut disciple de Juda le Saint. Il porta la Mischna rédigée par son maitre à Sora, où il fonda une école, qu'il dirigea vingt-huit ans, de 219 à 247, et qu'il imprégna fortement de l'esprit rabbinique. Il fut le premier des amoraim ou interprètes de la Mischna, et commença ces commentaires oraux qui furent recueillis plus tard sous le nom de Ghemara ou Talmud de Babylone. Il est l’auteur d’un célèbre Midrasch ou commentaire mi-partie halakique et hagadique sur le Lévitique, intitulé Sifr&, Le livre, ou Sifrà’ debë Rab, Livre de l’école de Rab, ou encore Baraita $el tôrat kôhanim, c'est-à-dire Mischna extérieure sur la loi des prêtres. La loi des prêtres, Tôrat kôhanim, était le nom donné au Lévitique par les premiers rabbins. Il composa également un commentaire sur les Nombres et le Deutéronome, appelé Sifré, Les livres, connu encore sous le nom de Sifré debé Rab, Les livres de l’école de Rab. Cependant ces Midraschim sur le Lévitique et sur les Nombres et le Deutéronome ne sont pas entièrement et exclusivement l’œuvre de Rab. Ainsi les textes anonymes appartiennent à deux tannaïm ou « répétiteurs » de la tradition concernant la Bible, Juda-ben-El'äi et Siméon-ben-Yôhäài. Mais la compilation et la rédaction sont dues à Rab et à son école. Le Sifra’ fut publié à Constantinople, in-fo, 1515, et à Venise, in-fo, 1545. Aaron-ben-Chaïm en ἃ donné un commentaire intitulé Qorban ‘Aharôn, in-f, Venise, 4609. Le Sifré fut également imprimé à Constantinople, in-f, 4515, et à Venise, in-f°, 1545. Il ἃ été, ainsi que le Sifr&, objet de plusieurs commentaires, comme ceux d'Abraham Lichtstein, de David Pardo, etc. La traduction latine du Sifrä’ et celle du Sifré se trouvent dans les tomes xiv et xv du Thesaurus antiquilatum sacrarum d'Ugolini. Sur Rab et ses œuvres, voir : Jul. Fürst, αν, sein Leben, Wirken, als erster Amora, als Begründer des Talmud's, etce., dans Kultur- und Literaturgeschichte der Juden in Asien, p. 8, 10, 31-39, 46, 52-53, 60-68, 65, 67-72, 91; J. H. Weiss, Tôledôf Rab, dans E. Stern, Kokebé Yishäq, fascicule 8-11. E. LEVESQUE.
ABBA MARI, fils de Moïse, fils de Joseph, était originaire de Lunel, aussi se nomme-t-il hay-yarhi (yerah