Monnaie d’Apollonie de Macédoine
Tête d’Apollon, à droite, avec une couronne de laurier, — ἃ. ATIDAAQNOË. Amphore à deux anses.
de Philippes à Thessalonique, que saint Paul et Silas traversérent cette ville. Act., xvit, 4. C'est aujourd’hui Pollina. Voir Pline, H. N.,1v, 7; Itiner. Anton., p. 320-330 ; Itin. Hieros., p. 605; Tab. de Peutinger, De viæ Egnatiæ parte orientali, p. 7; Athénée, vit, 334. Il ne faut pas confondre Apollonie de Mygdonie avec d’autres villes du même nom, et en particulier avec Apollonie d'Illyrie, qui était la cité la plus célèbre parmi celles qui étaient consacrées au dieu Apollon. E. JACQUIER.
APOLLONIUS (Ἀπολλώνιος, dérivé d'Apollon). Nom de plusieurs personnages, officiers des rois de Syrie, mentionnés dans le premier et le second livre des Machabées.
1. APOLLONIUS, gouverneur de Cælésyrie, 1 Mach., x, 69. Josèphe, Ant. jud., XIII, 1v, 3, lui donne le surnom de Δάος, c'est-à-dire le Daén (de Dahæ ou Dai, peuple de Sogdiane). Quand Démétrius ΠῚ Nicator disputa le trône de Syrie à Alexandre Ier Balas, Apollonius, qui avait été placé par ce dernier à la tête de la province de Cælésyrie, l'abandonna pour se ranger du côté de Démétrius. Il est assez probable que cet Apollonius est le frère de lait et le confident de Démétrius dont parle Polybe, xxx1, 21, 2; ce qui explique sa trahison envers Alexandre Balas. Jonathas Machabée était alors soumis à Alexandre, et il lui resta fidéle. Démétrius chargea Apollonius de soumettre les Juifs à son obéissance. 1 Mach., x, 69. Le général syrien marcha contre eux avec une armée nombreuse (147 avant J.-C.). Il alla camper à Jamnia, et écrivit à Jonathas pour le défier de descendre dans la plaine de la Séphéla, en lui reprochant de ne pas oser quitter l'abri de ses montagnes. Le grand prêtre quitta aussitôt Jérusalem avec dix mille hommes d'élite et son frère Simon pour se rendre à Joppé. La ville, qui était occupée par les soldats syriens, lui ferma ses portes; mais ses habitants, saisis d'eflroi lorsqu'ils se virent assiégés, ne tardèrent pas à les lui ouvrir. A cette nouvelle, Apollonius se dirigea vers Azot avec trois mille cavaliers et une armée considérable. Jonathas le poursuivit, échappa à ses embüches et brüla Azot, après que son frère Simon eut taillé en pièces les troupes syriennes. 1 Mach., x, 70-85. Nous ne savons plus-rien d’Apollonius Daos. — Josèphe, Ant. jud., XIII, 1v, 3, dit par erreur qu'Apollonius commanduit les troupes d'Alexandre Balas, quand il fut battu par les Juifs, et quelques écrivains protestants, comme G. Wernsdori, De fide librorum Machabæorum, Breslau, 1747, p. 135, ont essayé d'opposer son témoignage à l’au-