ARARAT
des deux montagnes occupe, entre Bayazid et Érivan, | dans Russ. Archiv, 1851, p. 608; Longuimoff et Abich,
une surface de neuf cent soixante kilomètres carrés. Si des pentes douces, assez semblables à celles de l'Etna, paraissent rendre aisée l'ascension de l’Ararat, les coulées de laves et, plus haut, des fondrières de neige ramollie font, au contraire, cette expédition dangereuse et pénible ; sans compter que la superstition des Arméniens entoure la montagne d’une vénération ridicule, et soumet les voyageurs qui veulent l'explorer à toutes sortes de vexations.
Toutefois les neiges ne commencent, du moins à l'état persistant, qu'au niveau de quatre mille trois cents mètres sur le grand Ararat. Jusqu'à trois mille quatre cents mètres, la végétation est complète et variée ; mais, un peu plus haut, les graminées disparaissent pour ne laisser que la flore des hautes Alpes. Du reste, même sur la partie inférieure de la pente, cette végétation est misé-
L'ascension de l'A rarat, dans le Bulletin de la Société de géographie de Paris, 1V* série, t. 1, 1851, p. 52, 66, 515;
| Abich, Reise in Armenien, 1860 ; Id., Ararat in seiner
genetischen Bildung, dans le Bulletin de la Societé de géographie allemande , 1870 ; Douglas Freshfield, Travels in the Central Caucasus , Londres, 1869; Brice, Transcaucasia und Ararat, in-80, Londres, 1877, p. 242; dans L’Exploration du 9 novembre 1882, le récit de l'ascension d'un voyageur anglais; Markoff et Kowalosky, Na Gorakh Araratskikh, Moscou, 1889; J. Leclercq, Voyage au mont Ararat, Paris, 189. ᾿
Si, dans la nomenclature géographique actuelle, l'Ararat
| désigne une montagne, cela n’est pas aussi certain pour ξ L-)
la géographie biblique. Le terme Ararat se lit cinq fois dans l'Écriture, savoir : Gen., vit, 4; IV Reg., xIx, 37;
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