C. RIGAULT
ARATUS ("Aparoç). Poèle grec, né à Soli, en CGilicie.
889 ARATUS — ARBÈLE 884
La date de sa naissance est inconnue, mais on sait qu'il vécut dans la première moitié du 1115 siècle (270 avant J.-C.); il était médecin à la cour d'Antigone Gonatas, roi de Macédoine. De ses œuvres il nous reste deux poèmes astronomiques ou deux fragments du même poème, Les Phénomènes (732 vers) et Les Pronostics (422 vers). C'est au premier de ces poèmes (Phénom.,5) qu'est empruntée textuellement la citation que saint Paul, dans son discours sur l’Aréopage, extrait des poètes grecs : Τοῦ γὰρ χαὶ γένος ἐσμέν, « Nous sommes de sa race. » Act., xvnr, 28. Voir Schmid, De Arato, léna, 1691 ; Schaubach, Geschichte der griechischen Astronomie, p. 215. E. JACQUIER.
ARAXE, fleuve d'Asie qui sort du voisinage de la source occidentale de l'Euphrate et se jette dans la mer Caspienne. Il est identifié par beaucoup de commentateurs avec le Géhon du paradis terrestre. Gen., 11, 13. Voir GÉHON.
ARBATES (Septante : ἐν ᾿Αρθάττοις ; Vulgate : in Arbatis), localité de Palestine dont le nom ne se lit que 1 Mach., v, 23. L'orthographe même n'en est pas certaine. Au lieu de ἐν ’Apéarrois, le Codex Alexandrinus porte ᾿Αρδάχτοις; d'autres manuscrits lisent : ᾿Αδραδύττοις, ᾿Αρθατόνοις. Voir W. Grimm, Das erste Buch der Maccabäer, 1853, p. 82. Le syriaque a Ardbôt. Comme on ne connait en Galilée aucune ville du nom d'Arbates, la plupart des commentateurs croient aujourd’hui que cette dénomination désigne un district. — Ewald, Geschichte des Volkes Israel, 2e édit., 1852, τ, 1v, p. 359-360, note, s'appuyant sur la leçon de la version syriaque, conjecture qu'Arbates est la région appelée aujourd'hui Ard el-Batibah, au nord du lac de Tibériade. — Reland, Palæstina, 1. 1, c. 32, t. 1, p. 192, ἃ supposé que la lecture actuelle était une corruption du nom de la toparchie dont parle Josèphe, Bell. jud., II, 1, 4, 5, l'Acrabatène, située entre Sichem et Jéricho. (Voir plus haut col. 150-151.) — Drusius et beaucoup d’autres pensent qu'Arbates est la transcription du mot hébreu ‘arbôt ou de la forme araméenne analogue, signifiant « prairies, pâturages », et qu’il désigne ici par conséquent la partie de la vallée du Jourdain siluée au nord du lac de Tibériade. Cette région, d’après eux, serait souvent appelée dans la Bible hébraïque *Aräbäh (Arbüt dans quelques-unes de ses parties); mais cette dernière affirmation est inexacte. Ni la vallée du Jourdain ni ses environs, excepté la plaine de Moab en face de Jéricho, ne sont jamais appelés *Arbôt dans l'Ancien Testament. Voir ARABAH, Col. 821. — Hitzig, Geschichte des Volkes Israel, p. 397, croit qu'Arbates est la toparchie située à soixante stades de Césarée du côté de la Samarie, que Josèphe, Bell. jud., II, χιν, 15; xvinr, 10, appelle Narbatha. — Que penser de ces opinions diverses ? L'identification de cette localité reste douteuse, au milieu de ce conflit d'hypothèses dont aucune ne repose sur un argument propre à faire pencher la balance en sa faveur. — L'auteur sacré parle d’Arbates en même temps que de la Galilée, à l'occasion de la campagne que Simon Machabée fit dans ce dernier pays, aprés les premiers exploits remyportés par Judas sur les armées syriennes. Simon fut chargé par son frère de délivrer les Galiléens du joug ennemi ; il remporta de brillants succès au nord de la Palestine et y fit un grand butin, en particulier à Arbates. 1 Mach., v, 20-23.
ARBATHITE (hébreu : ha‘arbüti ; Septante : ὁ Γαρα- Ga:i), natif d'Arabah ou Betharaba dans le désert de Juda. Abialbon, vaillant guerrier de David, est appelé Arbathite parce qu'il était originaire de Betharaba, II Reg., xx1, 31; I Par., πὶ, 32.