‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 429 sur 474 · AREÉ (hébreu: ’arba*, «quatre»; Septante: ’Apy · texte numérisé non relu

AREÉ (hébreu: ’arba*, «quatre»; Septante: ’Apy

géant de la race des Énacim, qui donna son nom ἃ la |

« ville d’Arbé », Jos., xiv, 15, plus connue sous le nom

| d'Hébron. Arbé n’est mentionnée dans l'Écriture qu'à l'occasion de cette ville, Gen., ΧΧΠῚ, 2; χχχν, 27 (où la Vulgate écrit « Arbée »), Jos., χιν, 15; xv, 13, δὲ; xx1, 11; Jud., 1, 10; II Esdr., x1, 35. Dans le livre de Josué, XIV, 15, le texte original porte : « Hébron était appelée auparavant Ville d'Arbé, homme très grand parmi les Enacim ». Le mot « homme » est exprimé en hébreu par ‘’ädäm. La Vulgate, au lieu de rapporter le mot ’ädäm à Arbé, comme le demande le sens, en a fait un nom propre et ἃ traduit : Adam maæimus ibi inter Enacim situs est, ce qui a fait croire à quelques commentateurs ignorants qu'Adam, le premier homme, avait été enterré (situs est) à Hébron.

2. ARBÉ, ARBÉE (CARIATH), (hébreu : ’arba'; Septante : ’Ap66z, ᾿Αργόδ), nom primitif d'Hébron. Dans Jos., xIV, 45; xv, 18, 54; xxx, 11; Jud:, 1, 405 "IP ΒΟ, ΧΙ, 2%, la Vulgate écrit: Cariatharbé. Dans Gen., xx, 2 et xxxv, 27, elle traduit le mot cariath (qiryat) par « ville d’Arbée ». Arbé (Voir ARBÉ 1), fondateur d'Hébron, donna sans doute d'abord son nom à la ville qu'il bâtit; c'est du moins ce que semble insinuer Jos., xv, 18; xx1, 11. Voir HÉBRON.

ARBÈLE (ἐν ᾿Αρδήλοις), lieu mentionné une seule fois dans l'Écriture. 1 Mach., 1x, 2. Il sert à déterminer la position d'une autre place, qui n'est également citée qu'en ce seul endroit, Masaloth, prise par Bacchide et Alcime au début de la campagne dans laquelle périt Judas Machabée. Ce passage est plein d'obscurités. D'abord Masaloth, Μαισαλώθ, Μεσσαλώθ, est elle-même inconnue. Ensuite quelle était cette Galgala, dont les Syriens prirent le chemin ? Nous en connaissons trois de ce nom : 1° Galgala (Gilgäl), Jos., 1v, 19, etc., aujourd'hui Tell Djeldjoul, au-dessous de Jéricho; il ne peut en étre question pour une expédition de l’armée syrienne en Judée ; 20 Galgala, IV Reg., 11, 1; τν, 38, aujourd'hui Djildjilia, au nord de Jérusalem, entre Béthel et Sichem ; 3° Galgal, Jos., xn, 29, aujourd'hui Djeldjouliyéh, dans la plaine de Saron, au nord-est de Jaffa. Keil pense qu'il s’agit de cette dernière, parce que l'expression ὁδὸν τὴν εἰς Γάλγαλα, « la route de Galgala, » semble indiquer une voie bien connue, une route stratégique, telle que celle de Damas en Égypte, sur laquelle se trouvait Galgala; et puis une armée qui voulait marcher vite devait suivre le chemin battu des caravanes, à travers la plaine, plutôt que de s'engager dans le pays montagneux de Sichem à Jérusalem. Dans ce cas, il faudrait chercher Masaloth entre Djeldjouliyéh et la ville sainte, à l'entrée des montagnes. Cf. C. F. Keïil, Commentar über die Bücher der Makka-

| bäer, Leipzig, 1875, p. 148. Enfin une troisième difficulté vient de ce que le nom d'Arbèle s'applique luimême à plusieurs localités. Eusèbe en signale trois : l'une à l'extrémité de la Judée vers l'est ; la seconde au delà du Jourdain, non loin de Pella; la troisième dans « la grande plaine » d'Esdrelon, à neuf milles de Légio. Onomasticon, Gœættingue, 1870, p. 214 La première est inconnue. L'Arbèle orientale est identifiée avec celle des Machabées par certains auteurs, sous prétexte que la version syriaque et quelques manuscrits donnent Galaad au lieu de Galgala ; ce serait alors Irbid, au sud-est du lac de Tibériade. Outre la base fragile de cette opinion, on ne voit pas bien quel besoin avaient les généraux syriens d'assiéger cette ville avant d’accourir à Jérusalem. D'autres enfin veulent lire Galilée au lieu de Galgala; Χ χσαλώθ, Casaloth, Jos., xx, 18, au lieu de Masaloth, contondant cette dernière avec Jksal, ville de la plaine d'Esdrelon, dans le voisinage de laquelle eût été notre Arbèle, la troisième d'Eusébe : ce changement de noms est tout à fait arbitraire, Cf. Keil, Makkabäer, p. 149; note 1. :

Josèphe, Ant. jud., XIT, x1, 1, rapportant le même | fait que l’auteur sacré, place Arbèle en Galilée, ἐν ᾿Αρδή-

λοις πόλει τῆς Γαλιλαίας. Ailleurs il en précise la situation en la montrant près de Sepphoris, non loin du lac de Génésareth : il signale, dans le voisinage, un grand nombre de grottes inaccessibles, reruge des voleurs et des insurgés, et qui furent le théâtre de scènes sanglantes, au temps d'Hérode; lui-même les iortifia plus tard, lors de l'invasion romaine. Ci. Ant. jud., XIV, xv, 4, 5; Bell. jud., 1, xv1, 2-4; Vita, 37. Tous ces détails topographiques conviennent bien à Khuwbet I1rbid ou Arbed,

214, — Vue des collines rocheuses d’Arbèle,

située à l'ouest d'£l-Medjdel, et au pied des collines de Qoroun Hattin.

Presque tous les auteurs admettent cette identification, La permutation entre L et d se retrouve en bien des langues : chaldéen, SN, ‘äzal; hébreu, τῖν, ’äzad,

᾿Οξυσσεύς, Ulysses. Ensuite le mot Μεσσαλώθ peut bien n'être que l'hébreu n‘503, mesillôt, « degrés, étages, » 22; ᾽ ἜΓΕΒ, ges,

et l'endroit ainsi appelé, indiqué comme se trouvant sur le terriloire d'Arbèle, répond probablement aux cavernes jadis fortifiées par Joséphe, auxquelles on monte par des degrés. Cf. Robinson, Biblical Researches in Palestine, Londres, 1856, t, 11, p. 398-399, Enfin la route qui va de Nazareth et du Thabor au lac de Tibériade avait une importance que connaissaient les armées syriennes. Arbéle est peut-être la ville de Beth-Arbel, citée dans le texte hébreu du prophète Osée, x, 14, et qui fut ravagée

ARBÈLE — ARBI

par Salmanasar, Voir Beru-Anpez. On peut y reconnaître aussi celle dont parle le Talmud, la patrie du docteur Nithaï ha-Arbeli, qui y fit construire une grande synagogue, Cf. A. Neubauer, La géographie du Talmud, Paris, 1868, p. 219.

Les ruines de K'hirbet Irbid couvrent les pentes d'un plateau élevé qui domine l'Ouadi el-Hamäm. « Ce sont celles d'une petite ville renversée de fond en comble, On peut suivre néanmoins encore çà et là, au milieu des broussailles, les traces d'un mur d'enceinte qui avait été bâti avec des pierres basaltiques et mesurait quatre= vingt-dix centimètres d'épaisseur, Au dedans de cette enceinte aux trois quarts rasée, on heurte à chaque pas les débris confus de maisons écroulées, construites elles aussi jadis, pour la plupart, avec des matériaux basaltiques,. Une source abondante, renfermée dans un puits revêtu intérieurement de pierres régulières de moyenne dimension, fournissait de l'eau aux habitants. Ils avaient, en outre, creusé dans le roc de nombreuses citernes et deux bassins, qui avaient été bâtis là où le roc faisait défaut, et qui sont actuellement à moitié comblés. Les samedis, ils se réunissaient dans une synagogue construite avec de belles pierres de taille calcaires, et qui a malheureusement subi une dévastation complète. Elle était ornée de colonnes, les unes corinthiennes, les autres ioniques, d'un moindre module, dont plusieurs gisent encore à terre avec leurs chapiteaux mutilés. Là, on admire les débris d’une jolie porte décorée de moulures à crossettes. » V. Guérin, Description de la Palestine, Galilée, t. 1, p. 198-199.

Au pied du plateau où s'élève Irbid, un ruisseau, formé par une source assez abondante, qui coule entre des roseaux, des agnus-castus et des lentisques, serpente dans une gorge très profonde, que bordent et resserrent deux chaînes parallèles de hautes collines rocheuses. Les flancs escarpés de ces collines, semblables sur beaucoup de points à des murailles gigantesques, sont percés à différents étages d'innombrables cavernes, creusées jadis par la main de l’homme (fig. 214). Les plus remarquables sont désignées sous le nom de Qala‘at Ibn Ma’än ou de Qala'at oued el- Hamäm. Après trois quarts d'heure d'une gymnastique difficile on arrive, par un escalier pratiqué sur des flancs presque verticaux, au niveau des premières grottes. Une porte basse et un long couloir ogival, voûté en pierres soigneusement appareillées, conduisent dans l'intérieur de la grotte principale, dont l'entrée est fermée par un véritable rempart, construit en belles assises alternativement blanches et noires. De cette vaste chambre un escalier conduisait aux étages supérieurs. Ὁ. trouve ainsi toute une série de réduits communiquant les uns avec les autres par des ouvertures, des corridors, des galeries tantôt bâties sur les corniches, tantôt creusées en pleine montagne. Un troisième étage renferme les mêmes dispositions. De la terrasse qui termine cet ensemble de constructions, la vue est splendide sur l'extrémité du lac de Tibériade, sur les montagnes de Safed et sur la plaine de Génésareth. Actuellement inhabitées, ces grottes servent d'asile à des milliers de colombes qui y vivent en sécurité. Cest de là que vient à la vallée le nom de Ouadi el- Hamäm , « vallée des colombes. » Cf, Lortet, La Syrie d'aujourd'hui, dans le Tour du monde, t. χα, p. 216-9218.

Ces cavernes ont joué un rôle important pendant les guerres dont parle Josèphe dans les passages cités plus haut. En passant à Arbèle, Bacchide en fit le siège et empara d'un grand nombre de Juifs qui s'y étaient réfugiés. Hérode fut obligé d'imaginer tout un plan d'attaque pour se rendre maître des brigands qui s'étaient retranchés dans ces asiles, en apparence inexpugnables. Voir le récit tragique de Joséphe, Bell. jud., 1, xv1, 2-4.

A. LEGENDRE

ARBI (hébreu : Ad'arbi; Septante : Οὐραιοερχί), patrie de Pharai, l’un des héros de David, d'après la Vulgate.

I Reg., ΧΧΠΙ, 35, La version latine ἃ reproduit servilement la forme du nom hébreu, qui n'est autre que celui d’une ville de la tribu de Juda, Arab, avec l'article et la terminaison ?, pour indiquer la relation d'origine ; le sens est donc simplement : « Pharai l'Arabite. » Voir ARAB. On lit dans 1 Par., x1, 37, à propos du même personnage : bén °Ezbäi, « fils d'Asbai, » au lieu de hd'arbi, ce qui semble une faute facile à expliquer par la confusion entre le τὶ zain, et le =, resch. Les Septante ont uni les deux noms propres, et, dans le dernier, ont pris le 3, beth, pour un 2, caph. A. LEGENDRE.

ARBITRAGE, ARBITRE. On entend par « arbitre » celui qui, dans un différend ou un débat d'intérêts entre deux parties, est désigné, ordinairement par les parties elles-mêmes, pour dirimer la controverse. Tantôt les parties recourent d'elles-mêmes et spontanément à des arbitres ; tantôt, d'après les prescriptions de la loi ou un décret judiciaire, elles sont obligées d'y recourir, quoiqu'elles restent libres dans le choix des personnes ; quelquefois les personnes mêmes des arbitres sont imposées par la loi ou le tribunal. On entend par « arbitrage » la décision rendue par les arbitres. L'arbitrage étant un mode simple et naturel de trancher les discussions d'intérêt, nous ne pouvons douter qu'il n’ait existé chez les Hébreux. La Vulgate emploie le mot « arbitres » dans le passage suivant, Exod., xx1, 22 : « Si des hommes se querellent, et que, l’un d'eux ayant frappé une femme enceinte, elle accouche d’un enfant mort, sans qu'elle meure elle-même, il sera obligé de payer ce que le mari demandera et qui sera réglé par des arbitres : quantum maritus mulieris expelierit, et arbitri judicaverint. » D'après le texte hébreu, il reste quelque obscurité sur le caractère des personnages ici désignés ; ils sont appelés pelilim ; ce mot n’est employé que deux autres fois dans la Bible, Deut., xxxn1, 31 et Job, xxx1, 11. Dans le premier de ces passages, il signifie « juges » dans un sens général : « Que nos ennemis en soient les juges (de la puissance de notre Dieu); » dans le second passage, Job, xxxI, 11, il signifie « juges » proprement dits : « Un tel acte est un crime de juges, » c’est-à-dire un crime de nature à faire comparaître son auteur devant les juges, comme nous disons : un fait de police correctionnelle, de cour d'assises. Ct. Gesenius, Thesaurus linguæ hebrææ, p.1106. Toutefois, comme le mot pelilim n'est pas le mot ordinaire dont se sert l’auteur du Pentateuque pour désigner les « juges » proprement dits (ce mot est $ôfét, Exod., 11, 14 ; Deut., xvi, 18 ; xvir, 9, 19 ; χχν, 2), et comme, dans le passage cité de l'Exode, xx1, 22, il ne s’agit pas précisément d’un jugement à rendre, mais d’un fait à constater et d’une appréciation à faire, nous devons dire que la conclusion de l'affaire, prononcée par ces pelilim, ressemble bien plus à un arbitrage qu'à une sentence judiciaire, quoique peut-être ceux qui devaient décider ne fussent pas différents des juges mêmes institués déjà par Moïse. Exod., χνπι, 13-96.

Ce mode de trancher les discussions d'intérêt s’est transmis d'âge en âge chez les Hébreux, comme chez les autres peuples. L’ « arbitrage » est mentionné par la Mischna. « Les causes pécuniaires sont jugées par trois hommes ; chacune des deux parties en choisit un, et ensuite un troisième juge est nommé, » soit par les parties elles-mêmes d'un commun consentement, soit, comme disent quelques rabbins, par les deux juges nommés d'abord. Mischna, traité Sanhédrin, m1, 1, édit. Surenhusius, t. 1V, p. 218- 290. On reconnait là, de la manière la plus évidente, les «arbitres », désignés ou agréés par les parties.

Plusieurs commentateurs voient aussi des « arbitres » dans ces juges que l’apôtre saint Paul ordonne aux fidèles de Corinthe de désigner parmi eux, pour juger leurs différends, au lieu de recourir aux magistrats païens. 1 Cor., vi, 1-6. Aïnsi pensent Adalb. Maier, Commentar über den ersten Korintherbrief, Fribourg-en-Brisgau,

ARBI — ARBRES MENTIONNÉS DANS LA BIBLE

1857, sur le chap. vi, ÿ. 5-6, p. 1%; Al. Messmer, Erklärung des ersten Korintherbriefs, Inspruck, 4862, au même endroit, p. 116; telle est aussi l'opinion de la plupart des exégètes protestants contemporains. Une autre opinion voit, dans ces juges qui devaient terminer les diflérends des chrétiens, non pas des « arbitres », mais des « juges » proprement dits. Cf. Cornely, Commentarius in S. Pauli priorem epistolam ad Corinthios, Paris, 1890, p. 140-141. Voir JUGE. S. Many.

ARBOREUS Jean, de Laon, théologien français, docteur en théologie de la maison de Sorbonne, n'est connu que par ses ouvrages. Il vivait dans la première moitié du xvI siècle, On ἃ de lui: Theosophiæ tomi 1 et 1; Exposilio difficillimorum locorum Veteris et Novi Testamenti, in-f°, Paris, 1540, Il y établit, au moyen des passages recueillis avec soin des Pères grecs et latins, diverses propositions importantes et curieuses tant sur les dogmes que sur les textes scripturaires. Commentaria in Ecclesiasten et Canticum canticorum, in-fv, Paris, 4531 et 1537 ; In Proverbia, in-f°, Paris, 1549 ; In quatuor Evangelistas, in-f°, Paris, 1529 et 1551 ; In Epistolas divi Pauli, in-fo, Paris, 1553. L'auteur paraphrase le texte, explique le sens littéral et traite les questions qui se présentent de théologie et de controverse. Il a souvent recours au texte grec. On peut tirer beaucoup de profit des œuvres de cet habile théologien, sage et modéré dans ses sentiments, net et précis dans ses expressions. Voir Du Pin, Bibliothèque des auteurs ecclésiastiques, xvre siècle, t. v, p. 140. C. RIGAULT.

1. ARBRES mentionnés dans la Bible. — La seule trace d'une sorte de classification populaire du règne végétal, dans la Bible, se rencontre dans le texte, Gen., 1, 11,12, où Moïse fait le récit de la création. L'auteur sacré énumère successivement trois catégories de végétaux, qu'il appelle ainsi : désé”, « gazon ; » ‘éséb, « plantes herbacées ; » ‘és peri, « arbres fruitiers. » Par le mot désé”, il faut entendre en général tous ces petits végétaux dont la germination n’est pas ou n'est guère apparente, et qui rentrent dans la catégorie des plantes que nous appelons aujourd’hui « acotylédones » ou « cryptogames ». En effet, quand Moïse signale les végétaux de la seconde espèce, ‘éséb, il ajoute ces mots: (les plantes) « semant leur semence »; donc, puisqu'il distingue les plantes appelées dé$é' de celles qu'il appelle ‘é$éb, c’est que les premières, aux yeux de Moïse et de ses contemporains, n'étaient pas censées « semer leur semence », parce que leur germination n’était pas apparente. Telle est du reste l'interprétation commune, soit des Juifs, soit des chrétiens. Rosenmüller, In Genesim, 1, 11. Le mot ‘éséb désigne les végétaux herbacés dont la germination est apparente ; Moïse les distingue de la troisième catégorie, qui comprend les végétaux ligneux, ‘és, « bois, arbre. » On le voit, cette classification populaire, qui n’a aucune prétention scientifique, est fondée sur des caractères tout extérieurs, en général très apparents, et propres à la faire comprendre de ceux auxquels Moïse s’adressait. Les végétaux herbacés, ‘é$éb, et les arbres portant des fruits, ‘és peri, sont encore mentionnés plus loin, Gen., 1, 29, où Dieu les assigne comme nourriture à l’homme.

Nous donnons ici la liste de tous les arbres mentionnés dans la Bible. Sous le mot « arbres », nous comprenons les arbres, les arbrisseaux et les arbustes, en un mot tous les végétaux « ligneux » ; c’est, du reste, le sens de l’hébreu ‘és ; sous le mot Herbacés (végétaux), nous donnerons la liste de tous les végétaux non ligneux, comprenant les deux premières catégories, désé’, et ‘éséb, signalées par Moïse ; et ainsi sera complète la nomenclature de la flore biblique.

La liste des arbres est donnée par ordre alphabétique; à côté du nom français de chaque arbre, nous donnons d'abord le mot hébreu qui le désigne, puis le mot qui

correspond ἃ l'hébreu dans les Septante et la Vulgate; enfin, s'il y a lieu, le nom grec de l'arbre, soit dans les livres grecs de l'Ancien Testament, soit dans le Nouveau Testament. Des articles spéciaux sur chaque arbre compléteront les renseignements qui le concernent.

Abricotier, désigné, d'après quelques auteurs, par le mot hébreu fappüäh. Voir Pomnruier.

Acacia seyal; hébreu : Sittim, Exod., xxv, 10, 13, 3; xxvI, 15, etc.; les Septante ont traduit ξύλον ἄσεπτον, « bois incorruptible ; » la Vulgate a conservé ordinairement le mot hébreu ligna setim, « bois de selim, »

Acacia d'Égypte. Voir Mimosa.

Agalloche. Voir Aloës.

Aloës ou aquilaire agalloche ; hébreu : ‘’ähälim , ‘ähäἰδὲ, Num., xx1v, 6; Ps., xLIV, 9; Prov., vi, 17; Cant., IV, 14; ces mots désignent tantôt l'arbre, d’où provient la substance résineuse et aromatique appelée aloës, tantôt cette substance elle-même. Septante : σχηναί (Num., XXIV, 6), σταχτή, ἀλωή ; Vulgate : tabernacula (Num., Χχιν, 6), gutta, aloe. — Nouveau Testament : ἀλόη, Joa., xIX, 39; Vulgate : aloe.

Amandier ; désigné par deux mots hébreux : 1. lüz, Gen., xxx, 37; Septante : (ράδδον) χαρυίνην , « baguette de coudrier ;» Vulgate : (vèrgas) amygdalinas ; 2. Säqéd, « le vigilant, » Gen., xuin, 11; Num., xvux, 8 ; Septante : ἀμύγδαλον, κάρνον ; Vulgate : amygdala.

Aquilaire. Voir Alpès.

Arbustes épineux, buissons, épines. Un certain nombre de mots hébreux désignent des arbustes épineux, des épines, buissons, broussailles, etc. Quelques-uns de ces mots, comme hédéq, ‘ätad, Sämir, sé‘èlim, senéh, ont été, d'une manière plus ou moins probable, identifiés avec une espèce particulière d'épines ou d'arbustes épineux; voir Morelle, Lyciet, Paliure, Jujubier lotus, Mimosa. Voici les autres, désignant les épines en général, sans qu'il soit possible de distinguer s’il s’agit de végétaux ligneux ou de végétaux herbacés : A) 1. bargänim, Jud., vu, 7,16; Septante : τρίδολος ; Vulgate : tribuli ; — 2. dardar, Gen., 11, 18; Ose., x, 8; Septante : τρίδολος ; Vulgate : tribulus ; — 3. härül, Job, xxx, 7; Septante : φρύγανον, « broussailles ; » Vulgate : sentes ; — 4. hôah, 1 Reg., ΧΠῚ, 6 (texte hébreu; Vulgate : in abditis); IV Reg., χιν, 9; Job, xxx1, 40; Cant., 11, 2; Septante : ἄχαν, ἄκανθα, κχνίδη., ἀχχούχ; NVulgate : carduus, tribulus, paliurus, lappa, « bardane ; » — 5. na‘äsuüs, Is., vir, 19; LV, 13; Septante : στοιδή, « potérium épineux ; » Vulgate : fruteta, saliunca ; — 6. qimmôs, Is., xxxIV, 13; ou qim- $ôonim, Prov., xx1v, 31; gimô8, Ose., 1x, 6; Septante: ἀχάνθινα ξύλα, ἄχανθα ; Vulgate : spinæ, lappa; --- Ἴ. qôs, gôsim, Gen., 11, 18; Exod., ΧΧΙΙ, 6; Jud., vu, 7, etc.; Septante : ἄχανθα; Vulgate : spina; — 8. sallôn, ou sillôn, Ezech., xxvur, 24 ; Septante : σχόλοψ ; Vulgate : spina ; — 9. Sayit, Is., v, 6; vir, 23, 24, © etc.; Septante : ἄχανθα ; une fois χόρτος, « herbe; » une fois χαλάμη, « paille ; » Vulgate : spina ; — 10. ἐδκ, &ikkim, Num., xxx, 55; Septante : cx6)0%; Vulgate : clavus ; — 11. sinnäh, seninm, sinnim, Num., xxxur, 55; Jos., xx, 13; Job, v, 5; Prov., xx, 5; Septante : τρίδολοι , « chardons; » βολίδες, « traits; » xaxév, « mal; » Vulgate : sudes, anceæ, arma; — 12. sirim, Ps. Lvir, 10; Eccl., vu, 7; Septante : ἄχαυνθα ; Vulgate : spina. — B) Nouveau Testament : 1. ἄχαυνθα, Matth., vu, 16; Luc., vi, 44; Heb., vi, 8, etc.; Vulgate : spina; — 2. βάτος, Luc. ιν, 44; Act, vi, 30, 35, etc.; Vulgate : rubus; — 3. τρίδολος. Matth., vi, 16; Heb., vi, 8; Vulgate : tribulus; — 4. φρύγανον, Act, χχνπι, 3; Vulgate : sarmenta.— Les arbustes ou plantes épineuses connues sous 2 nom de cactus ou figuier de Barbarie, d'agave, d'aloès socotrina, etc., sont comprises, d'après certains commentateurs, dans les noms généraux énumérés ci-dessus, mais leur opinion n'est pas fondée, parce que ces diverses plañites ont été importées en Palestine à une époque relativement récente.

ARBRES MENTIONNÉS DANS LA BIBLE

Arroche halime. Voir Pourpier de mer.

Astragale ; hébreu : nek0'f, Gen., xxxvIr, 25 ; XL, 11; nekôtôh, IV Reg., xx, 13; Is., ΧΧΧΙΧ, 2; Septante : θυμίαμα; Vulgate : aromata.

Balanite, ou F'aux-Baumier de Galaad ; hébreu : Gen., ΧΧΧΥΙΙ, 25; χιμαι, 11, etc.; Septante : ῥητίνη ; Vulgate : resina.

Balsamier ; hébreu : bäsâm, besäm, ΠῚ Reg., x, 2, 10; Cant., v, 1, etc.; ces mots désignent tantôt le baume, tantôt l'arbre d'où il provient ; Septante : ἡδύσματα, ἀρωμάτα ; Vulgate : aromata.

Balsamier à myrrhe ; hébreu : môr, Exod., xxx, 23; Prov., vi, 17; Cant., 1, 12, etc.; ce mot désigne surtout la myrrhe ; Septante : σμύρνα ; Vulgate : myrrha.— Eccli., XXIV, 20 : σμύρνα ; Nouveau Testament : σμύρνα, Matth., 1, 11; Joa., χιχ, 39; Vulgate : myrrha.

Bananier. Quelques commentateurs ont admis, sans preuves, que le figuier dont il est question, Gen., ΠῚ, 7, est le bananier.

Boswellie, arbre d’où l’on extrait l'encens. Voir Encens.

Bubon galvanifère ; le galbanum, gomme-résine provenant de cet arbrisseau, est mentivnné dans la Bible; hébreu : hélbenäh, Exod., xxx, 34; Septante : ya)6avn; Vulgate : galbanum.

Buis; hébreu : fe’aë$ür, Is., xL1, 19; Lx, 13, etc., ou ’aëür, Ezech., xxvni, 6; Septante : πύξος, κέδρος ; Vulgate: buxus.

Buissons. Voir Arbustes épineux.

Byssus. Voir Lin.

Cactus. Voir Arbustes épineur.

Cannelier. Voir Cassier ; Cinnamome.

Câprier; la cäpre, fruit de cet arbrisseau, est nommée dans la Bible; hébreu : äbiyyônäh, Eccl., x, 5; Septante : χάππαρις ; Vulsate : capparis.

Caroubier ; le caroube, fruit de cet arbre, est signalé dans le Nouveau Testament : χεράτιον, Luc., xv, 16; Vulgate : siliqua.

Cassier ; la casse, espèce de cannelle, provenant de cet arbre, est mentionnée dans la Bible ; hébreu : giddäh, Exod., xxx, 2%; Ps. xziv, 9; Ezech., xxvir, 19; Septante : ἴρις,) κασία ; Vulgate : casia.

Cédratier; désigné, d’après quelques auteurs, par le mot hébreu fappüah. Voir Ponvmier.

Cèdre ; hébreu : ’éréz, Lev., χιν, 4; Num., xxIv, 6; Septante : en plus de trente-cinq endroits, xéèpoc; en vingt-six endroits (ξύλον) χέδρινον ; en quelques endroits, χυπάρισσος Où χυπαρίσσινον ; Vulsate : cedrus ; — Nouveau Testament : χέδρος (χείμαῤῥος τῶν xéèpwv, Joa., XVIII, 1, d'après le textus receptus).

Chalef, ou olivier de Bohême ; hébreu : ‘és Sémén, « arbre à huile, » II Reg., vi, 3; IL Esdr., vu, 15; Is., xLI, 19; Septante : ξύλον χυπαρίσσινον, II Esdr., vin, 15; Vulgate : lignum olivæ, ligna olivarum (sauf IT Esdr., où elle a traduit lignum pulcherrimum). D'après quelques auteurs, le ‘és Sémén serait l'olivier sauvage.

Chêne; désigné par cinq mots hébreux : 1. él, « le fort, » Gen., χιν, 6; Septante : τερέδινθος ; Vulgate : campestria ; ce mot, au pluriel, ’élim, Is., 1, 29; LV, 5, a été traduit par les Septante et la Vulgate : εἴδωλα, idola, dii, parce que les idoles étaient souvent installées dans des chénaies. Gesenius, Thesaurus linguæ hebrææ, p.47; — 2. ’élôn, Gen., χπὶ, 18; χιν, 13; xvinr, 1, etc.; Septante : δρῦς ; Vulgate : convallis ; — 3. ’allôn, Gen., XXXV, 8; Ezech., xxvir, 6; Septante : βάλανος, (ἱστός) ἐλάτινος ; Vulgate : quercus ; — 4. ‘alläh, Jos., xx1v, 26 ; Septante : τερέδινθος ; Vulgate : quercus ; 5. ‘ilän (mot chaldaïque), Dan., 1v, 7, 8, 11, 18, 20 ; Septante : δένδρον ; Vulgate : arbor (ne pas confondre avec ’éläh, ordinairement térébinthe).

Cinnamome, ou cannelier de Ceylan ; hébreu : ginnämôn, Exod., xxx, 23; Prov., vit, 17; Cant., 1v, 14; Septante : κιννάμωμον ; Vulgate : cinnamomum ; — Nouveau

$orv,

891 ARBRES MENTIONNÉS DANS LA BIBLE 892

Testament : χινάμωμον où χιννάμωμον, Apoc., χνπι, 18; Vulgate : cinnamomum.

Citronnier, désigné, d'après quelques auteurs, par le mot hébreu fappüäh. Voir Ponrmier. D'après la tradition judaïque, le citronnier serait désigné par les mots ‘és hädär, Lev., xx11, #0; Septante : ξύλον ὡραῖον, « beau bois ; » Vulgate : arbor pulcherrima. Gesenius, Thesaurus linguæ hebrææ, p. 307.

Cognassier, désigné, d'après quelques auteurs, par le mot hébreu fappüah. Voir Pommier.

Cotonnier ; hébreu : karpas, Esther, 1, 6; Septante : χαρπασίνα ; Vulgate : (coloris) carbasini.

Cyprès, désigné en hébreu par deux mots : 1. ber6$, I Reg., vi, 5; II Reg., v, 8; IL Par., 11, 8, etc. ; les Septante ont traduit très diversement : χυπάρισσος (le plus souvent), πεύχη Où (ξύλον) πεύχινον, χέδρος où (ξύλον) χέδρινον, ἄρχευθος ou (ξύλον) ἀρχεύθινον, ἐλάτη, ξύλον ΔΛιθάνου, πίτυς ; Vulgate : presque toujours, abies ou (ligna) abiegna; quelquefois (ligna) arceuthina, fabrefacta ; — 2. probablement gôfér, Gen., vi, 14, quoique les Septante et la Vulgate aient traduit : (ξύλα) τετράγωνα, (ligna)

lævigata. — Eccli., xxiv, 17; L, 11 : κυπάρισσος ; Vulgate : cypressus.

Ébène : hébreu: hobni, Ezech., xxvnr, 15; Septante : ἔθενος; Vulgate : (dentes) hebenini.

Encens (Arbre à) ou boswellie ; hébreu : lebônäh, Lev., 1, 1; v, 11; Cant., τιν, 6, 14, etc.; Septante : λίδανος; une fois λιθανωτόν, « encens ; » Vulgate : thus. — Nouveau Testament : λίδανος, Matth., 11, 11; Apoc., XVII, 43; Vulgate : thus.

Épines. Voir Arbustes épineux.

Épine du Christ, espèce de jujubier, à épines dures, longues et acérées : Nouveau Testament : ἄχανθα, Matth., xxvu, 29 ; Joa., xIx, 2; Vulgate : spinæ.

Figuier ; hébreu : fe énäh (désigne tantôt le figuier, tantôt la figue), Gen., 111, 7; Num., x, 29 (Vulgate, 24), οἷο. ; Septante : tantôt ouxñ, « le figuier, » tantôt σῦχον, « la figue, » une fois συχών, « lieu planté de figuiers; » Vulgate : Jicus, ficulnea. — Nouveau Testament : συκῆ, Matth., xxt, 19, 21; xxIV, 32; Marc., x1, 19, etc.; σῦχον, Matth., vis, 16, etc. ; Vulgate : ficus, ficulnea.

Figuier de Barbarie. Quelques commentateurs l'ont Yangé à tort parmi les arbustes épineux de la Bible. Voir Arbustes épineux.

Galbanum. Voir Bubon galvanifère.

Genêt ; hébreu : rôfém, 1Π| Reg., x1x, 4-5; Job, xxx, #4; Ps. cxIx, 4; Septante : ραθμέν, φυτόν, ξύλον, ἄνθραξι τοῖς ἐρημιχοῖς (en hébreu : «charbons ardents du genêt »); Vulgate : juniperus, (cum carbonibus) desolatoriis (Ps. CXIX, #).

Genévrier ; hébreu, au moins probablement : ‘ar'àr, Jer., xvu, 6; xLvIN, 6. Les Septante ont traduit différemment: ἀγριομυρίχη, ainsi que la Vulgate : myrica. Saint Jérôme a traduit par genévrier le mot hébreu rôtém, I Reg. χιχ, #-5; Job, xxx, 4. Voir Genét.

Gomme (Arbre à). Voir Balsamier, Balsamier ἃ myrrhe, Lentisque.

Grenadier; hébreu : rinimôn (désigne tantôt le grenadier, tantôt la grenade), Num., x, 93 (Vulgate, 24); xx, 5, etc.; Septante : fo ; Vulgate : malogranatum ou malum punicunr.

Henné; Lawsonia inermis ou alba, hébreu, très probablement : kôfer, Cant., 1, 13; 1v, 13 ; Septante : χύπρος; Vulgate : cyprus.

Houx; désigné, d'après quelques auteurs, par le mot grec πρῖνος, Daniel, ΧΠῚ, 58; Vulgate : prinus. Ce mot désigne plutôt l'yeuse. Voir Yeuse. Ὁ

Jajubier Épine du Christ. Voir Épine du Christ.

Jujubier lotus (ne pas confondre avec le lotus, plante herbacée); hébreu : sé ëlim, Job., xz, 21, 22, d'après l'opinion aujourd'hui commune. Les Septante traduisent, d'une mänière générale, παντοδαπὰ δένδρα, δένδρα μεγάλα, et la Vulgate : umbræ, « arbres ombreux, » Job, x,

10, 17. — D'après Tristram, le jujubier lotus serait encore. signifié par le mot hébreu na‘äsüs. Voir Arbustes épi-.

neur,

Laurelle ou laurier-rose, désignée, d'après quelques auteurs, par le mot grec ρόδον, Eccli., χχιν, 18; ΧΧΧΙΧ, 17; L, 8; cette identification est très douteuse, Voir Rosier.

Laurier ; hébreu : ’ézräh, Ps. xxxv1 (hébreu, xXxWII), 35, au moins d'après l'opinion commune, malgré Vautorité des Septante et de la Vulgate, qui ont traduit : κέδρος τοῦ Λιδάνου, cedrus Libani.

Laurier-rose. Voir Laurelle.

Lentisque ; ne se trouve que dans l'histoire de Susanne, Daniel, XI, 54 : σχῖνος ; Vulgate : schinus.

Lierre; II Mach., vi, 7: χισσός ; Vulgate : hedera.

Lotus. Voir Jujubier lotus.

Lyciet; hébreu : ’ätäd, Jud., 1x, 14; Ps. LV, 10, d’après une opinion probable. Les Septante traduisent : ράμνος, et la Vulgate : rhamnus.

Mimosa du Nil, espèce de petit acacia, désigné peutêtre par le mot hébreu senéh, Exod., 11, 2, 3, 4; Deut., xxx, 16; Septante : βάτος; Vulgate : rubus.

Morelle ; hébreu, probablement : hédéq ou hédéq, Prov., xv, 19; Mich., vu, 4; les Septante ont traduit : ἄχανθα et cs, & la teigne, » et la Vulgate : spinæ, paliurus. Voir Paliure.

Mûrier; hébreu, probablement : bekä'im ; mais les Septante et la Vulgate traduisent par « poirier ». Voir Poirier.—1Mach., vi, 34 : μῶρον Ou μόρον, «mûre, fruit du mürier ; » Nouveau Testament : cuxéu:vos, Luc., xvu1, 6; Vulgate : morus.

Myrrhe. Voir Balsamier à myrrhe.

Myrte ; hébreu : Aïdäs, II Esdr., vur, 15; Is., x11, 9; Zacharie, 1, 8, 10, 11 ; Septante : μυρσίνη (toutefois, dans les trois passages de Zacharie, les Septante, ayant probablement sous les yeux une autre leçon, ont traduit : ὄρος, « montagne »); Vulgate : myrtus, myrtela.

Nerprun : Baruch, vi, 70 : péuvos; Vulgate : spina alba. D'après quelques auteurs, il serait désigné, en hébreu, par le mot Samir. Voir Paliure.

Noyer; hébreu : σῶς, Cant., vi, 11 (Vulgate, 10); Septante : χαρύα ; Vulgate : nux.

Olivier; hébreu : zayit (désignant à la fois l'olivier et l'olive), Exod., xxvn1, 20; Num., xxvII, 5; Deut., var, 8, etc.; Septante : ἐλαία, ἐλαιών, « bois d'oliviers; » Vulgate : olea, oliva, olivetum. — Eccli., xx1v, 19; L, 11, etc. : ἐλαία.--- Nouveau Testament : ἐλαία, Marc., x1V, 26 ; Rom. x1, 17, 2%; Apoc., χι, 4; χκαλλιέλαιτος (opposé à ἀγριέλαιος), Rom., xt, 24; Vulgate : oliva, bona oliva.

Olivier sauvage, désigné, d'après quelques auteurs, par le mot hébreu ‘és $émén, « arbre à huile; » voir Chalef. — Nouveau Testament : ἀγριέλαιος, Rom., ΧΙ 17, 24; Vulgate : oleaster.

Olivier de Bohême. Voir Chalef.

Oranger, désigné, d'après quelques auteurs, par le mot hébreu tappüäh. Voir Pommier.

Orme ; hébreu : tidhär, Is., x11, 19; 1x, 13; cette identification est contestée ; les Septante ont traduit: πτελέα, Uorme, » et πευχήν « pin; » de même la Vulgate : ulmus et pinus.

Osier, désigné, d’après quelques auteurs, par le mot hébreu ‘äräbim. Ce mot désigne surtout le saule (voir Saule) ; mais il est possible que le même mot signifie à la fois le saule et l'osier, comme ayant beaucoup de traits de ressemblance.

Paliure à aiguillon, désigné, d'après la Vulgate, par le mot hëédéq ; voir Morelle ; d'après une meilleure opinion, il est désigné par le mot hébreu $ämtr, Is, v, 6; Vu, 93, 9%, 95, etc.; Septante : χέρσος, « désert; » Septante : spinæ.

Palmier ; désigné par trois mots hébreux : 1. {ämär, Exod., xv, 27; Num., Χχχπι, 9; Lev., xxur, 40, etc. ;'Septante : φοίνιξ; Vulgate : palma; — 2. fômér, qui ne

diflére du précédent que par les voyelles, Jud., 1v, 5; Septante : φοίνιξ ; Vulgate : pabma; — 3, kippäh, 15.. IX, 13 (Vulgate, 14); χιχ, 19, employé par métaphore: kippäh ve'agmôn, « le palmier et le jonc; » Septante : μέγαν χαὶ μιχρόν; ἀρχὴν χαὶ τέλος ; Vulgate : caput et cauda. — Le mot finunôräh, 1 (HI) Reg., vi, 29, οἵο,, signifie le palmier peint ou sculpté. — Eccli., xx1V, 18; L, 14: φοίνιξ ; Vulgate : pabna, — Nouveau Testament : φοίνιξ, Joa., x11, 13; Apoc., vit, 9; Vulgate : palma.

Peuplier; hébreu : libnéh, Gen., xxx, 37; Ose., IV, 13; Septante, (ράδδος) στυρακχίνη, « baguette de styrax, » λευχή; Vulgate : (virgas) populeas, populus. D'après quelques auteurs, appuyés sur la traduction des Septante, Gen., xxx, 37, le mot libnéh désignerait le styraæ. Voir Styrax.

Pin ; hébreu : ‘ôrén, Is., xLIV, 14; Septante : πίτυς ; Vulgate : pinus. D'après quelques auteurs, le pin serait aussi désigné par le mot hébreu berô$ ; ce mot désigne plutôt le cyprès. Voir Cyprès.

Pistachier ; la pistache, fruit de cet arbre, est désignée en hébreu : botnim, Gen., xzur, 11; les Septante ont traduit : τερέδινθος, et la Vulgate : (modicum) terebinthi.

Platane ; hébreu : ‘armün, Gen., xxx, 37 ; Ezech., ΧΧΧΙ, 8; Seplante : πλάτανος (au premier endroit), ἐλάτη, « sapin,» (au second); Vulgate : platanus. — Eccli., xx1v, 19 : πλάτανος ; Vulgate : platanus.

Poirier ; hébreu : ῥοκα ἴηι, Il Reg., v, 23, 2%; I Par., χιν, 14, 15 ; Septante : ἄπιον (sauf II Reg., où ils ont traduit χλαυθμών, « lieu des pleurs, » qui est le sens du mot au singulier, bäk&'); Vulgate : pyrus. D'après l'opinion plus commune aujourd'hui, le mot bek&'im désignerait le mürier. Voir Mürier.

Pommier ; hébreu : fappüh, Prov., xxv, 11; Cant., τι, 3, 5; vu, 8; Joel, 1, 12; Septante: μῆλον; Vulgate: malus, malum. Cette identification est fort douteuse : cinq autres arbres sont proposés comme représentants du {appüäh, l’abricotier, le cognassier, le cédratier, le citronnier et l'oranger.

Pourpier de mer ou arroche halime, désigné probablement en hébreu par le mot malluah, Job, xxx, 4; Septante : ἄλιμα ; Vulgate : herbas et cortices.

Ronce, désignée probablement par l'hébreu bargänim, Jud., vu, 7, 16; Septante : τρίδολος ; Vulgate : tribuli; elle peut être désignée aussi par un de ces mots génériques qui signifient « arbuste épineux ». Voir Arbustes épineux. — Nouveau Testament : βάτος, Marc., xt, 30; Luc., vi, ἀξ; xx, 37; Act., vit, 30, 35; Vulgate : rubus. Le « buisson ardent » de Moïse, Exod., 111, 2, 3, 4, était, d’après plusieurs, un buisson de mimosa. Voir Mimosa.

Roseau à quenouille, espèce de roseau à tige demiligneuse ; voir le mot Roseau dans la liste des HERBACÉS (VÉGÉTAUX).

Rosier : ρόδον, Sap., 11, 8; Eccli., xx1v, 18; χχχιχ, 17; L,8; Vulgate : rosa.

Santal ; hébreu: ‘almugim ou ’aigûmim, II Reg., x, A1, 12; IL Par., τι, 7 (8); 1x, 10, 11 ; Septante : πελεχητά, «arbres coupés avec la hache, » ΠῚ Reg., et (ξύλα) πεύχινα, « bois de pin, » II Par.; Vulgate : thyina. L'interprétation des Septante est abandonnée; le pin est désigné par un autre mot hébreu; voir Pin; l'interprétation de la Vulgate est aussi communément rejetée.

Sapin ; les Septante ont traduit une fois, Is., xLt, 19, par ἐλάτη, « sapin, » le mot ber6é ; la Vulgate ἃ traduit presque toujours le même mot ber6ë par abies, « sapin; » le sapin est peut-être désigné en hébreu par les mêmes mots que le cyprès et le pin, avec lesquels il ἃ tant d’analogie. Voir Cyprès, Pin.

Saule ; hébreu : ‘äräbim, Lev., xxu, 40 ; Ps, CXXXVI, 2; 15., XLIV, #; Septante : ἱτέχ ; Vulgate : saliæ. D'après plusieurs auteurs, le saule est encore désigné par le mot safsäfäh, Ezech., xvn1, 5; mais les Septante traduisent : ἐπιϑ)επόμενον, et la Vulgate : in superficie.

Styrax; hébreu , très probablement, παι, Ex., xxx, 3%;

ARBRES MENTIONNÉS DANS LA BIBLE

Septante : σταχτή; Vulgate : stacte. — Eccli., xxiv, 21 : σταχτή ; Vulgate : storaæ ou quitta. D'après quelques auteurs, le styrax serait désigné par le mot hébreu : libnéh ; ce mot signifie plutôt le peuplier. Voir Peuplier.

Sycomore ; hébreu : $igmäh, ne se trouve qu'au pluriel dans l'Ancien Testament, Sigmäim, UT Reg., x, 27; 1 Par, xxvI1, 28 ; Amos, vir, 14, etc.; une fois figmôf, Ps. LXxXvIr, 47; Septante : συχάμινος (mot qui signifie aussi « mürier »); Vulgate : sycomorus, ficeta, morus. — Nouveau Testament : cuxouogéx, Luc., ΧΙΧ, #4; Vulgate : sycomorus.

Tamaris ; ‘é$él, Gen., xx1, 33 ; 1 Reg., xxu1, 6; ΧΧΧΙ, 13, malgré la traduction des Septante : ἄρουρα, « champ labouré, » et de la Vulgate : nemus.

Térébinthe ; hébreu : 'é/&h, Gen., xxxv, 4; Jud., vr, 11; I Reg., xvI1, 2, etc. Les Septante ont traduit ce mot, cinq fois par τερέδινθος ; deux fois par βάλανος, « gland ; » onze fois par δρῦς, « chêne ; » une fois par ὕψος, « hauteur, » La Vulgate a suivi à peu près constamment les Septante. D'après les Septante et la Vulgate, le térébinthe serait aussi désigné par l'hébreu botnim, qu'ils traduisent par τερέθινθος et terebinthus; ce mot désigne plutôt les pistaches. Voir Pistachier. — Eccli., χχιν, 22 ; τερέμινθος ; Vulgate : terebinthus.

Thuya; serait désigné par l'hébreu ‘algümim, IT Reg., X, 11, 12, d'après la Vulgate, qui traduit ce mot par (ligna) thyina ; cette identification est aujourd'hui abandonnée, Voir Santal. — Nouveau Testament : (ξύλον) θύϊνον, Apoc., ΧΥΠΙ, 12; Vulgate : (lignum) thyinum.

Tremble, désigné probablement, en hébreu, par le même mot que le peuplier, avec lequel il a beaucoup de ressemblance. Voir Peuplier.

Vigne ; hébreu : hérém, Gen., 1x, 20 ; gefén, x, 9, 10, etc.; quelquefois, quand il faut une grande précision, comme dans ies lois, géfén hayyayin, « vigne de vin, » Num., vi, 4, etc.; Septante : cinquante-deux fois, ἄμπελος; une fois, ἀμπελών, « vignoble ; » une fois, ὄμφαξ, « verjus ; » Vulgate : vitis, vinea. — Une espèce de vigne plus estimée est désignée par le mot $6rég, Sôréqäh, Gen., xx, 11 (où sont mentionnées et distinguées les deux espèces, le géfen et le $6réq), Is., v, 2; Jer., 11, 21; Septante : ἕλιξ, « pampre, » ἄμπελος Σωρήχ, ἄμπελος χαρποφόρος; Vulgate : vitis, vinea electa. — Eccli., xxIV, 38: ἄμπελος ; Vulgate : vitis. — Nouveau Testament : ἄμπελος, Matth., xxv1, 29 ; Marc., x1v, 30, etc. ; Vulgate: vitis, vinea.

Vigne de Sodome, désigne très probablement l’arbrisseau appelé : calotropis gigantea ; hébreu : géfén Sedôm, Deut., xxx11, 32 (d'après quelques-uns aussi Jer., 11, 21 : géfén nokriyäh, « vigne étrangère »); Septante : ἄμπελος Σοδόμων ; Vulgate : vinea Sodomorum.

Yeuse, espèce de chêne vert : hébreu, très probablement : firzäh, Is., XLIV, 14; Septante : ἀγριοδάλανος ; Vulgate : ilex. — Daniel, ΧΙ, 58: πρῖνος ; Vulgate : prinus.

Zizyphus Spina Christi. Voir Epine du Christ.

Bibliographie. — Levinus Lemnius, De Plantis sacris, in-12, Lyon, 1588 ; Ludovicus Rumetius, Scripturæ Sacræ Viridarium , in-12 de 900 pages, Paris, 1698 ; 1. H. Ursinus, Arboretum Biblicum, in-12, Nuremberg, 1663 ; Matthæus Hillerus, Hierophyticon, in-4, Utrecht, 17%; Celsius, Hierobotanicon, 2 in-12, Amsterdam, 1748; Forskal, Flora ægyptiaco-arabica, in-4°, Copenhague, 1775; Calcott, Script. Herbal, in-8, Londres, 1842, Osborne, Plants of the Holy Land, in-4, Philadelphie, 1860 ; R. P. Cultrera, Flora Biblica, ovvero Spiegazione delle Piante mentovate nella sacra Scrittura, in-8#, Palerme, 1861 ; F. Hamilton, La botanique de la Bible, élude scientifique, historique, littéraire et exégétique des plantes mentionnées dans la Sainte Écriture, in-8, Nice, 1871; ἃ. Smith, Bible plants, their history, etc., in-8, Londres, 1878 ; P. Bourdais, Flore de la Bible, in-8, Paris, 1879 ; C. J. von Klinggräll, Palästina und seine Vegetution, dans l'Oesterreichische botanische Zeitschrift, 30e année, Vienne, 1880 ; L. Lœw, Ardäische Pflancennamen, in-8°, Leipzig, 1881. S. Many.

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