ABIA, femme de Hesron, petit-fils de Juda. I Par
3. ABIA, second fils de Samuel. Le prophète se l’associa avec son frère Joël dans l'administration de la justice. Les deux frères s'en acquittérent si mal, que le peuple réclama un roi. I Reg., vin, 2; 1 Par., νι, 28.
4. ABIA, femme d'Achaz et mère d'Ézéchias, roi de Juda, IV Reg., xvut, 2; ΠῚ Par., xxix, 1. Elle était fille de Zacharie. Voir ce nom. On trouve la forme abrégée, Abi, IV Reg., xvir, 2. Voir ΑΒΙ.
5. ABIA (hébreu: ’Abiyäm, dans les Rois; aussi sous la forme ’Abiyähou, IT Par., xux, 20, et "Abiyäh, IL Par., χα, 16), fils de Roboam, roi de Juda, succéda à son père en 960 av. J.-C. (d'après la chronologie reçue; voir CHRO- NOLOGIE), et régna pendant trois ans. I Par., ΧΙ, 16; ΧΠῚ, 1-2; cf. ΠῚ Reg., xv, 2. Cette durée de trois années ne doit pas être prise à la lettre, car il est dit qu’Abia monta sur le trône dans la dix-huitième année du règne de Jéroboam, roi d'Israël, ΠῚ Reg., xv, 1, et ailleurs qu'Asa, son fils, lui succéda dans la vingtième année du même règne de Jéroboam. {Π Reg., xv, 9. Ce n'est donc que deux ans et quelques mois qu'Abia régna sur Jérusalem et Juda, la Sainte Écriture, selon l'usage des Juifs, comptant pour une troisième année l’année commencée. Abia eut pour mère Maacha (hébreu : Ma‘äkäh) , fille d'Abessalom, II Reg, xv, 2; cf. IT Par., x1, 20, qui est appelée, IL Par., χπὶ, 2, Mikäyähou, par une erreur manifeste de transcription. Le mot Abessalom (hébreu : *Abisalôm) est sûrement une variante d'Absalom (hébreu : "Ab$alôm), et le personnage dont il s’agit ici peut être le fils de David, quoique d’après quelques-uns il soit le même qu'Uriel. Voir ABESSALOM et URIEL 2. Mais cette identification du père de Maacha avec le fils de David soulève une difficulté. Nous savons, en eflet, qu’Absalom n'eut qu'une fille, qui s'appelait Tharmar, I Reg., xrv, 27, et pas de fils. II Reg., xvin, 18. Donc, ou bien Maacha est la même que Thamar, ce qui est invraisemblable, car il faudrait dire qu'Absalom portait aussi le nom d'Uriel ; ou bien elle est fille de Thamar, qui avait épousé Uriel de Gabaa, ΠῚ Par., x, 2, et petite-fille d’Absalom, dont elle est appelée par extension la fille. Cf. Josèphe, Ant. jud., NII, x, 1. Quelques interprètes, comme Thenius, Bertheau, ont cherché une autre explication, et comme la mère d'Asa, fils d'Abia et son successeur au trône, porte le même nom, 11 Par., xv, 16; III Reg., xv, 13, ils ont pensé que la fille d'Uriel était la mère d’Asa et non d'Abia, et que, par quelque inadvertance de copiste, son nom avait été substitué dans le texte à celui de la mère d'Abia. Cette supposition est sans fondement. Il paraît plus naturel de dire que dans les quatre passages où le nom de Maacha est marqué, il s'agit de la même personne, et que si Maacha, mère d’Abia, est aussi appelée mère d'Asa, bien qu'elle ne soit que sa grand'mère, c'est qu'elle avait