‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 456 sur 474 · ARIEL — ARIMATHIE · texte numérisé non relu

ARIEL — ARIMATHIE

Nébo au roi d'Israël, et il ajoute encore : « J'emportai

| de là les... de lavéh, et je les traînai à terre devant la face

de Chamos. » Du mot qui manque, la dernière syllabe li se voit nettement au commencement de la dix-huitième ligne. M. Clermont-Ganneau supplée un caph à la ligne précédente, ce qui donne keli, « les vases, » les objets sacrés servant au culte de Jéhovah. Mais M. P. Berger, Histoire de l'écriture dans l'antiquité, in-8, Paris, 1891, p. 191, assure que l'examen de l'estampage, qui est très froissé en cet endroit, fait voir à l'extrémité de la ligne un aleph, et peut-être aussi la queue d'un resch. Il adopte en conséquence la traduction de Smend et de Socin : « les ariels de Javéh. » Il y aurait donc eu à Nébo des autels consacrés à Jéhovah par les rois schismatiques et idolätres d'Israël, ou du moins des objets que les Moabites regardaient comme tels. H. LESÈTRE.

ARIÉLITE, descendant d'Aréli. Voir ARÉLI.

ARIGLER Altmann François-Xavier, bénédictin autrichien, né à Kirchdorf, en Autriche, le 6 novembre 1768 ; mort abbé de Güttweig, le 5 juin 1846. I] fit ses études à Linz, puis fut chargé du cours d'interprétation des Écritures de l'Ancien et du Nouveau Testament, qu'il professa ἃ Linz, à Gôttweig et à Vienne, jusqu'à l’année 1812, où il fut élu abbé de Gôttweig. Son enseignement fut si brillant, que l’université de Vienne lui conféra le doctorat théologique ad honores ; l'empereur François [er l'honora du titre de conseiller, et Ferdinand Ier le nomma chevalier de l'ordre de Léopold. Arigler a laissé : 1° Hermeneutica biblica in usum academicum ; 2 Introductio in libros Veteris Fœderis, en six volumes manuscrits, que l'on garde dans la bibliothèque de Güttweig. 4. PARISOT.

ARIMATHIE (᾿Δριμαθαία), ville de Palestine. — Arimathie paraît n'être qu'une forme grecque de l'hébreu Ramah ou Ramatah. Les Septante traduisent ordinairement Ramathaïm, duel de Ramah, par ᾿Αρμαθαίῳ (I Reg., 1, 1,3, 19; 1, 11; vi, 17; χιχ, 18, 22); Josèphe l'exprime quelquefois par ᾿Αρμαθά et ᾿Αραμαθή, souvent par ’Apaμαθά. Ant. jud., VI, πὶ, 8; 1v, 1; XI, 1v, 5; var, 15, etc.

Arimathie était le lieu d'origine de Joseph, le noble décurion, Marc., xv, 43; Luc., xx, 51, disciple de Jésus, Joa., x1x, 38, qui ensevelit Notre-Seigneur dans son propre tombeau. Il est peu probable qu'Arimathie ait été le lieu de résidence de Joseph, puisque celui-ci avait son tombeau à Jérusalem, et que, d’après l'opinion commune, il était membre du Sanhédrin.

Arimathie, d’après saint Luc, était une ville des Juifs, πόλεως τῶν Ιουδαίων, ou de la Judée ( Vulgate) ; c'est tout ce que le Nouveau Testament nous dit sur sa position géographique. Aussi n’est-on pas d'accord sur la localité à identifier avec Arimathie. Raümer, Schegg, Kitto, Guérin, identifient Arimathie avec Ramléh, à trois kilomètres au sud de Lydda. Dans son épitaphe de sainte Paule, saint Jérôme fait suivre à la sainte un itinéraire qui semble placer Arimathie à Ramléh; elle va en effet d'Antipatris à Lydda, et de là à Arimathie et à Joppé. La plupart des pélerins et des voyageurs qui, depuis les Croisades, ont visité Ramléh, s'accordent à y retrouver Arimathie. C'était entre autres l'avis de Boniface de Raguse, de Quaresmius, de Reland. V. Guérin déclare que l'identification de Ramléh avec Arimathie, sans être absolument incontestable, repose sur des probabilités telles, qu'elles approchent de la certitude. Description de la Palestine, Judée, t. 1, p. 55.

Ramléh, située à la croisée des routes de Jaffa à Jérusalem et d'Égypte à Damas, est bâtie sur un léger renflement de terrain (fig. 255). Précédée de belles haies de cactus, elle est entourée de jardins, où croissent surtout l'olivier, et aussi le sycomore, le caroubier, méme quelques palmiers. Le sol sablonneux, fréquemment arrosé arlificiellement, est très fertile. Le climat est doux et sain,

Les rues sont peu nombreuses et très sales quand il a plu; les maisons sont en pierre, quelques-unes assez grandes et bien bâties. Ramléh est actuellement une ville de 5 000 habitants (Frère Liévin).

Le couvent latin, situé à l'ouest de la ville, est vaste et bien distribué; il a été fondé en 1240 par Philippe le Bon, duc de Bourgogne, sur l'emplacement d'un ancien khan ; il est confié aux Pères franciscains, qui y reçoivent les pèlerins. La chapelle du couvent a été bâtie, dit-on, sur l'emplacement de la maison de Joseph d'Arimathie. D'après une autre tradition, relatée par Boniface de Raguse (xvi° siècle), elle aurait remplacé l'atelier où Nicodème travailla le crucifix miraculeux, vénéré actuellement dans la cathédrale de Lucques, et dont la tête du Christ fut sculptée, dit-on, pendant le sommeil de Nicodème, par une main céleste. L'enceinte ancienne de la ville, avec ses douze portes, n'existe plus. En dehors de

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