‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 457 sur 474 · ARIMATHIE · texte numérisé non relu

ARIMATHIE

sons qu'il en donne dans un travail manuscrit qui nous a été communiqué. Eusèbe identifie Arimathie avec Raimatha où Ramathaïm-Sophim, la patrie de Samuel, et la

place dans le voisinage de Lydda. Saint Jérôme ajoute

qu'elle était dans le district de Thamna. Ces deux écrivains nous assurent que de leur temps Arimathie était appelée Remphis (Eusébe) ou Remphtis (Jérôme). Où est située temphtis-Arimathie? Ce n'est pas Ramléh, pour les raisons qu'en a présentées Robinson ; ni Beth-Rimah, comme l'avait soutenu van de Velde, Map of holy Land, Gotha, 1865. Rimah, avec l'article ba-Rimah, est sans doute identique à Ramah, Ramatha et Arimathie; de plus, cette localité est certainement dans la Thamnitique et dans la montagne d'Éphraïm ; mais ce nom semble être le nom ancien : il était déjà connu lors de la rédaction du Talmud, et en tout cas il existait au temps d'Eusébe et de saint Jérôme ; ce ne peut donc être la Remphtis indiquée par eux.

255, — Vue de Ramléh

la ville, on va visiter la mosquée Blanche et la tour des Quarante Martyrs (fig. 256), du haut de laquelle on ἃ une vue splendide sur Jaffa et les montagnes de la Judée.

D'après la tradition citée plus haut, Ramléh aurait occupé l'emplacement de l’ancienne Arimathie. Mais si nous en croyons les écrivains arabes, Aboulféda en particulier, Tab. Syr., édit. Kôhler, p. 79, elle aurait été fondée en 716 par Soliman, fils d'Abd el-Mélek; Guillaume de Tyr et Marinus Sanultus confirment ce renseignement. Robinson rejette l'identification de Ramléh avec Arimathie; les textes anciens, d'après lui, indiqueraient plutôt un emplacement au nord-est ou à l'est qu'au sud de Lydda. Biblical Researches in Palestine, 1re édit. t. m1, p. 40-43. En outre, dit-il: 4° la tradition sur Ramléh-Arimathie ne remonte qu'au 1x° siècle; les pèlerins plus anciens ont cité les villes voisines sans en parler. 2 Ramléh, ainsi que nous l'avons dit plus haut, n'aurait pas succédé à une ville ancienne, mais aurait été,

et Ramléh sont, étymologiquement parlant, tout à fait

différents : Ramléh signifie sable, et Ramah hauteur. Cette objection est réfutée par M. Guérin, Judée, t. 1, p. 48-55. Σ

M. L. Heidet, professeur à l'Ecole biblique de Jérusalem, identifie Arimathie avec Rentis, localité située au nordest de Loudd, l’ancienne Lydda. Voici en résumé les rai-

d’après une photographie.

« Il est impossible, écrit M. Heïdet, de ne pas reconnaître ce nom dans la localité actuelle de Rentis. Le »,

| ph, est ici pour l'euphonie, comme dans Βεθραμφθά ou

Bethromphta de lOnomasticon, pour Beth -Ramtha. Le mot vrai est donc Remtis. La suppression du £ dans le texte d'Eusèbe peut être le fait des copistes, à moins qu'il n'ait été supprimé pour raison d'euphonie. Le changement de m en n est ordinaire chez les Arabes. Rentis est un village où se voient de nombreuses ruines, des citernes et des tombes anciennes. On y remarque en particulier les débris d'une église dans le village même, et au dehors, à peu de distance, les habitants signalent les restes d'une grande et belle mosaïque, qu'ils disent être les restes d’une autre église. Le village est sur une hauteur au sommet allongé, s'élevant de 220 mètres au-dessus de la Méditerranée, et dominant tous les environs et la grande plaine. Rentis est à trois lieues au nord-est de Lydda, à deux lieues à l'ouest de Beth-Rimah. Tous les caractères spécifiques de Ramethaim lui conviennent. Un document officiel vient attester que, pour les croisés de Terre Sainte, Rentis était Arimathie, patrie de Joseph : c'est un chapitre des Assises de Jérusalem. Le voici en français moderne : « Quels « sont les suflragants de Saint-Georges de Lydda. — « … L'abbé de Saint-Joseph d’Arimathie, laquelle est main- « tenant appelée Rantis... » Les autres documents de cette période sont rares. On trouve un pèlerin anonyme de 11:0, qui indique Arimathie à quatre milles de Lydda. Deux

Gen., χιν, 1,

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