‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 67 sur 474 · Vue d’Accaron · texte numérisé non relu

Vue d’Accaron

porte à croire que c'était la moins considérable des cinq satrapies philistines.

Accaron fut assignée d’abord par Josué, xv, 45, à la tribu de Juda; bientôt après elle fut concédée à la tribu de Dan. Jos., xix, 43. En réalité, elle ne fut possédée longtemps ni par la tribu de Juda ni par celle de Dan; car, conquise d'abord par les Hébreux, elle fut ensuite reprise par les Philistins. Josèphe, Ant. jud., V, mm, 1. Cf. I Reg. v, 10; xvir, 52; IV Reg., 1, 2, 16; Jer., xxv, 20; Amos, 1, 8. Sur la fin de la judicature d’Héli, l'arche d'alliance, étant tombée au pouvoir des Philistins, fut transportée par eux à Azot, à Geth et à Accaron, et comme elle causait partout d’effroyables maladies, on la renvoya à Bethsamès, la ville de Juda la plus voisine d'Accaron. I Reg. vi, 12, 16. On peut voir encore, entre deux collines pittoresques, le chemin qu'elle dut suivre pour se diriger à travers les hautes montagnes, vers la cité des Bethsamites, à 15 kilomètres vers le levant. Un passage du quatrième livre des Rois, 1, 2, 3, 6, 16, nous apprend que Béelzébub (voir ce mot) avait un oracle à Accaron, et par conséquent un temple, qui attirait, même d’assez loin, soit des adorateurs, soit des visiteurs, qui venaient le consulter, puisque Ochozias, roi d'Israël, blessé d’une chute grave qu il avait faite à Samarie, en tombant de l'étage supérieur de son palais, s'adressa à cette divinité pour savoir d'elle s'il guérirait. [ ; ,

Les destinées d'Accaron se confondirent nécessairement avec celles des autres cités philistines, et elle dut être plu-

107 ACCARON sieurs fois prise et reprise dans les nombreuses guerres qui eurent lieu entre les Philistins et les Juifs. Voir Pxi- LISTINS. Le nom d'Accaron se lit dans les inscriptions de Sennachérib, d'Asaraddon et d'Assurbanipal. E. Schrader, Die Keilinschriften und das alte Testament , 1872, p. ΤΊ. Plusieurs prophètes avaient prédit l'humiliation et la ruine de cette ville. Jer., xxv, 17, 20; Amos, 1, 8; Soph., 11, #; Zach., 1x, 5, 7. Le livre premier des Machabées, x, 89, nous apprend qu'Alexandre Balas, qui se disait fils d'Antiochus Épiphane, et qui, favorisé par le sénat de Rome, s'était fait proclamer roi de Syrie et avait conclu une alliance avec Jonathas Machabée , lui céda, l'an 147 avant

— ACCHO

Thécua, père de Hira, l'un des guerriers renommés de l'armée de David. IL Reg., xx, 26; 1 Par., x1, 28; xxvI1, 9.

ACCHO (hébreu : ‘Akk6; Septante : ᾿Αχχώ, Jud., 1, 31; Πτολεμαΐς, 1 Mach., v, 15, 22, 55; x, 1, 39, 56-60; x1, 22, 2%; χη, 45, 48; χπι, 12; I Mach., xt, 24, 5; Act., xx1, 7), aujourd'hui ‘Akka ou Saint-Jean-d'Acre, ville maritime, située à 12 kilomètres au nord-est du Carmel, et à # kilomètres sud-sud-ouest de Tyr.

1. Noms. — Gesenius, Thesaurus linguæ heb. et chald., p. 1020, et, à sa suite, plusieurs auteurs rattachent le mot

J.-C. la ville d'Accaron et toutes ses dépendances. Du | ‘Akkô à la racine ‘ak, qui, d’après l'arabe: signifie

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