‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 98 sur 474 · Squelette de l'Elephas primigenius · texte numérisé non relu

Squelette de l'Elephas primigenius

moins en partie. Alors, en effet, les glaciers étaient considérablement étendus, et les cours d'eau plus abondants que de nos jours : double phénomène qui pouvait tenir à une même cause, la fusion des glaces occasionnant chaque été d'immenses inondations dont les traces existent encore. Mais, pour retrouver quelque chose de ces phénomènes, il n’est pas nécessaire de remonter aussi haut dans le passé qu'on le pourrait croire, L'histoire nous les laisse entrevoir assez clairement. Nous avons réuni ailleurs, Études critiques d'archéologie préhistorique, p. 216-240, un certain nombre de textes empruntés aux écrivains de l'antiquité, qui prouvent que les hivers étaient, il y a seulement quinze et vingt siècles, notablement plus froids qu'ils ne le sont de nos jours. Qu'il nous suffise d'indiquer ici quelques-uns de ces témoignages.

Hérodote nous dépeint le climat de la Scythie en termes qui conviendraient aujourd'hui à la Laponie et au Groënland. Il nous montre ce .pays complètement glacé pendant huit mois de l’année, et la mer Noire gelée au point de supporter les chars les plus lourds. Aristote et d'autres après lui nous disent qu'il faisait si froid, en Gaule, que l'âne ne pouvait y vivre. Les écrivains latins insistent de leur côté sur la rigueur du climat gaulois, qui ne permet, nous disent-ils, ni la culture de l'olivier ni celle de la

Page 1