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villes n'est mentionnée dans la Bible; niais Luc 3, 1. nous parle de la province d'Abilène, comme étant une des quatre télrarchies gouvernées par des princes indigènes, mais sous la tutelle des Romains. Lysanias en était le gouverneur dans la quinzième année de Tibère, lorsque Jean-Baptiste commença l'exercice de son ministère. L'histoire de cette petite province est peu connue, parce que ce n'est qu'en passant que les auteurs la mentionnent.

ABIMAEL, fils de Joktan et patriarche d'une tribu arabe, Gen. 10, 28. Les savants ont fait beaucoup de recherches pour trouver les traces d'une ville ou d'une province de ce nom. Ptolémée et Abulféda parlent d'un endroit nommé Mani près de la Mecque. Théophraste mentionne une tribu Mali (ou Mani) dans les mêmes contrées; peut-être ces noms pourront-ils nous diriger dans la recherche des descendants d'Abimaël. v. Sem.

ABIME. L'Ecriture donne ce nom à l'enfer, Luc 8, 31 . Apoc. 9, 1 . 11,7. etc. ; aux profondeurs de la mer, Gen. 7, 11. Ex. 45, 5. etc., et au chaos sur lequel l'Esprit de Dieu se mouvait à l'origine du monde, au milieu des ténèbres, Gen. 1, 2. C'est dans l'abime que l'Ecriture nous montre les trépassés, Prov. 15, 24. Ps. 71, 20., et notamment les rois orgueilleux et cruels qui se sont élevés contre le peuple de Dieu : ceux de Babylone, Es. 14, 9., ceux de Tyr, Ez. 26, 19., ceux d'Egypte, ib. 31, 18. 32, 19. L'Apocalypse appelle abîme la demeure des impies, des démons et de Satan. Dans l'opinion des Hébreux, Eccl. 1, 7., les sources et les rivières venaient de l'abîme ou de la mer; elles en jaillissaient par des canaux invisibles et y retournaient en suivant les lits qu'elles s'étaient creusés. Au moment du déluge les fontaines du grand abîme furent rompues et franchirent les limites qui leur étaient assignées, Prov. 8, 28. 29.; les sources forcèrent leurs digues et se répandirent sur la terre, en même temps que les bondes du ciel éclataient pour inonder le monde pécheur, Gen. 7, 11. v. Déluge.

ABIMÉLEC (mon père est roi, ou, le père du roi). 1°Roi des Philistins. Ayant été frappé delà beauté de Sara femme d'Abraham qui était venu se fixer à Guérar, et croyant d'après ce qu'Abraham lui avait dit qu'elle n'était que sa sœur, il l'enleva et la prit chez lui dans l'intention d'eu faire sa femme, Gen. 20, 2. sq. Dieu ne permit pas que ce mariage s'accomplit; il apparut en songe à Abimélec et le menaça d'une mort soudaine s'il ne renvoyait cette femme à sou mari : déjà même, en châtiment de ce péché d'ignorance, la famille et la maison de ce prince tout entière avait été frappée de stérilité. Abimélec, dont rien ne prouve qu'il fût idolâtre, s'excusa auprès de l'Eternel sur ce qu'il avait été induit

en erreur par Abraham, rendit à ce dernier sa femme en le censurant à cause de son mensonge, lui fit un présent considérable, et lui demanda de prier pour sa famille malade. Abimélec donna entre autres à Sara mille pièces d'argent (environ 2,600 fr.) pour acheter un voile dont elle pût couvrir son visage encore éclatant de beauté malgré ses nombreuses années. C'était à la fois reconnaître publiquement Sara comme l'épouse du patriarche, et blâmer ce dernier pour la dissimulation dont il avait usé à son égard. Abraham continua de demeurer à Guérar, et environ quatorze ans après, lors de la naissance d'Isaac, Abimélec craignant la puissance toujours croissante de son riche voisin, vint avec Picol, le général de ses troupes, lui proposer un traité qui atteste le rang éminent du patriarche au milieu des nations, et qu'Abraham s'empressa d'accepter.

. 2° Abimélec, fils et successeur du précédent à ce que l'on croit, fut trompé par Isnac comme son père l'avait été par Abraham : mais ayant aperçu de sa fenêtre quelques familiarités entre Isaac et Rébecca, il en conclut qu'ils étaient dans des rapports plus intimes qu'ils ne le lui avaient avoué. Il fit donc venir Isaac et lui reprocha la gravité de son mensonge. Isaac n'allégua d'autre excuse que la beauté de sa femme et la crainte qu'il avait eue qu'on ne le fit mourir alin de pouvoir s'emparer d'elle. Abimélec défendit en conséquence à tous ses sujets, sous peine de mort, de faire aucun mal aux deux époux. Mais comme Isaac s'enrichissait, et que sa prospérité excitait la jalousie des Philistins, Abimélec l'engagea poliment à quitter son territoire; Isaac se rendit d'abord dans la vallée de Guérar, puis à Béer-Sébah, où les bénédictions divines continuèrent de s'attacher à sa maison; ce qu'ayant vu Abimélec, il se repentit de ce qu'il avait fait, et voulut renouveler avec Isaac l'alliance qui avait existé entre leurs pères ; il vint donc auprès de lui avec Ahuzat son ami et Picol chef de son armée, et confirma solennellement cette alliance à Béer-Sébah, où Isaac lui donna un grand festin, Gen. 26.

Le nom d'Abimélec parait avoir été celui des rois philistins en général, comme Pharaon celui des rois d'Egypte, et le Psaume 34, qui donne le nom d'Abimélec au roi Akis, cf. 1 Sam. 21, 10., en est une preuve convaincante, v. Akis.

3° Fils illégitime de Gédéon et d'une femme de Sichem, méchant, ambitieux et sanguinaire, Jug. 9 et 1 0 ; il gagne par ses intrigues les gens de Sichem, dépouille le temple de Bahal pour se procurer de l'argent, soudoie une bande de vagabonds, égorge en un jour à Hopbra ses 70 frères (sauf le plus jeune, Jotham, qui réussit à se cacher), et se fait reconnaître roi d'Israël par les Sicbémites et par ceux de la maison de

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