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diverse* manières : 4° en cas d'extrême misère, ils pouvaient aliéner leur liberté, Lé?. 25, 39 ;
— 2° les enfants pouvaient êlre vendus par leurs parents, Ex. 24, 7.; — 3° les débiteurs insolvables étaient vendus a leur? créanciers, 2 R. 4, 4. Es. 50, 4. Néb. 5, 5. Matlh. 18, 25.;
— 4° les voleurs, en cas de non-restitution, devenaient la propriété de celui qu'ils avaient volé, Ex. 22, 3.; — 5° quelquefois ils devenaient prisonniers à la suite de guerres intérieures; — 6° ou bien ils étaient volés et vendus comme le fut Joseph; — 7° enfin, rachetés d'un païen par un Hébreu, ils pouvaient être revendus par celui-ci à un autre Hébreu.
Dans tous les cas, !a loi leur accordait une telle protection, qu'après six ans de service au plus, ils recouvraient leur liberté dans l'année sabbatique, et Ils ne devaient point être renvoyés à vide, Deut. 45, 43. 44. Mais si l'esclave, incapable de profiter de sa liberté, ou satisfait de son maître, refusait son affranchissement, son maître le conduisait devant les juges, et lui perçait l'oreille avec une alêne, Ex. 21 , 6. Deut. 45, 47.; dès lors son affranchissement définitif ne pouvait plus avoir lieu qu'en l'année du jubilé, Lév. 25, 44. Jér. 34, 8. Le droit d'affranchissement n'emportait pas pour l'esclave le droit d'emmener avec lui sa femme, s'il l'avait épousée parmi les esclaves de son maître, ni les enfants qu'il pouvait en avoir eus. Pendant toute la durée de la servitude, les esclaves avaient droit, comme leurs maîtres, au repos du septième jour. Ex. 20, 40.
L'esclave pouvait être puni et même battu pour négligence ou désobéissance ; cependant quelques limites étaient posées pour le protéger contre la brutalité d'un maître violent ou barbare. Si l'esclave périssait sous les coups, ou qu'il mourût dans la journée, le maître était puni comme meurtrier (on ne sait de quelle peine, et si c'était la mort); si l'esclave était estropié, qu'il perdit un de ses membres, ne fûtce qu'une dent, il obtenait la liberté, qui était une peine pour son maître, une compensation pour lui. Mais s'il ne mourait que quelques jours après les mauvais traitements de son maître, la loi ne sévissait plus, et le maître était regardé comme suffisamment puni par la perte même de son esclave, Ex. 21, 90-27., qui équivalait, par la valeur de celui-ci, à une amende de trente gicles d'argent en moyenne, Ex. !4 , 32. ; cf. Lév. 27, 3. Mattb. 26, 45.
Quelques faits montrent encore combien la position de l'esclave était relativement douce sous la loi de Moïse : 4° il avait le droit de faire des économies, et jouissait des fruits de la terre en l'année sabbatique, comme il avait sa place marquée aux festins d'actions de grAce, Ex. 20, 40. Lév. 25. 6. Deut. ti, 48. 46, 44.;
Il était libre au point de pouvoir lui-même avoir des esclaves, 2 Sam. 9. 40.; — 2° il travaillait avec ses maîtres, il avait metn* avec eux des rapports de peine et de fatigue qui devaient disposer ceux-ci à le traiter en a »il plutôt qu'en mercenaire, en homme plutôt qu'en objet ; — 3° il travaillait un sol destiné a produire des objets de première nécessité qui devaient servir à la consommation, et non point au commerce; or, il est facile de comprendre comment les esclaves devaient être mieux traités et mieux nourris que s'ils eussent été de simples instruments producteurs, à l'alimentation desquels le maître eût dû pourvoir par des dépenses effectives , par l'achat de rations. — V. sur cette partie si compliquée de la législation des Hébreux, et sur l'esprit de concessions qui y a présidé, Ollérier, Lég. Mos. 1 , 284. 2, 147., etc.
ESCOL. 4° Un des alliés d'Abraham dans son expédition contre Kédor Lahomer, Gen. 44, 43. p. Mamré. — 2° Vallée d'Escol (du raisin), d'où les espions Israélites emportèrent un sarment avec une si grosse grappe, qu'il fallait deux hommes pour la porter. Norob. 13, 24. 32, 9. Deut. 4, 24. Le torrent qui la traversait était, selon les uns, le Sorek, selon d'aulrps une H* vlère distincte qui se jette dans la mer près d'Askélon : Winer pense que le torrent d'Escol ne pouvait se jeter que dans la mer Morte. — Saint Jérôme parle d'une ville de ce nom.
ESDRAS (secours), scribe, 7, 6. 44., qui en sa qualité de descendant du sacrificateur Séraja, 7, 4. dont il est parlé 2 R. 26, 48., était aussi sacrificateur, Be trouvait a la tête de la seconde colonie qui revint en Judée, 457 av. C, la septième année du règne d'Artaxercès, roi de Perse, 7, 8. Par zèle pour la gloire de Dieu et par amour pour son peuple, Il travailla pendant de longues années a la restauration temporelle et spirituelle du peuple et de la nationalité juive, d'abord seul, puis conjointement avec Néhémie. Plein de tact, Il est également plein d'énergie, et fait preuve d'une grande décision de caractère dans la question des mariages mixtes, Esd. 9 et 10, si même c'étaient bien des mariages, cf. Mal. 2, 44. sq. Le Conseil qui fut nommé par l'assemblée pour examiner « celte affaire » 40, 44. sq. est regardé par quelquesuns comme la première origine du Sanhédrin.
Esdras est l'auteur du livre qui porte son nom ; mais les 3e et 4« livres d'Esdras qui sont parmi les Apocryphes, sont d'une époque de beaucoup postérieure. C'est aussi lui qui a formé la collection définitive des livres sacrés, et fixé le canon de l'A. T. (e. Bible). La Bible ne nous apprend rien sur le temps et le lieu de sa mort, mais Josèphe (Anllq., 11, 5, 5.) dit qu'il atteignit un âge fort avancé, et qu'il fat
enseveli à Jérusalem. Son livre se compose de deux parties principales. Les six premiers chapitres contiennent le récit d'événements qui s'étaient passés avant son retour en Judée, pendant un espace d'environ vingt ans, depuis le commencement du règne de Cyrus, jusqu'à la sixième année de celui de Darius, flls d'Hystaspe; parmi ces événements, le retour de la première colonie sous Zorobabel, et la construction du nouveau temple, occupent la principale place. Une partie considérable de ce morceau (4, 8.-6, 48.) est écrite en caldéen, probablement parce que Esdras a rédigé sa narration en Caldée, et d'après des documents écrits par quelque témoin oculaire. Dans les quatre derniers chapitres il raconte les événements postérieurs à son retour. Mais entre les deux parties il y a une lacune de quarante -sept ans, dont trente appartiennent au règne de Darius, onze à celui de Xercès, et six A celui d'Artaxercès.
ESPAGNE. L'antiquité comprenait sous ce nom la péninsule des Pyrénées tout entière, qui renferme maintenant l'Espagne et le Portugal. Au temps de saint Paul elle était province romaine, et comptait un grand nombre de Juifs parmi ses habitants, ce qui avait donné à l'apôtre la pensée d'y aller faire un voyage missionnaire : il paraft peu probable qu'il aitexécuté ce projet, du moins aucun des auteurs des trois premiers siècles n'en fait mention. v. Paul. — Des mines de fer, de plomb, d'or et d'argent constituaient la plus grande richesse de cette presqu'île, v. Sépharad et Tarsis.
ESPRIT (SAINT-). L'Eglise chrétienne a dans tous les temps professé le dogme de l'unité de Dieu, en même temps qu elle a maintenu, conformément aux Ecritures, l'existence en Dieu de trois personnes, mystérieusement distinctes par leurs propriétés, leur nature, et leur mode d'action. Mais si tous ont reconnu la divinité et la personnalité du Père, quelques-uns en reconnaissant la personnalité du Fils ont nié sa divinité, en môme temps qu'ils admettaient la divinité du Saint-Esprit, mais niaient sa personnalité. Sur ce dernier point il est naturel que de nombreux malentendus se soient produits, les mots dont on se sert ne pouvant jamais suffire en pareille matière à rendre exactement les idées que l'on veut énoncer, et l'esprit de l'homme étant par là-mème exposé soit à ne pas comprendre, soit à comprendre mal, des vérités qui dépassent à la fois sa nature et son intelligence. 11 importe peu sans doute que le mol Trinité soit, ou non, dans la Bible, si la docirine s'y trouve, mais il importe à l'exactitude thèologique de rester, quant aux définitions, dans les limites mêmes que l'Ecriture a lixées; les exagérations s'appellent les unes les
autres, et si l'on va au delà de ce qui est écrit, on justifie en quelque sorte ceux qui prétendent rester en deçà. L'Ecriture , qui ne recherche pas les abstractions, ne mentionne en général les trois personnes de la Trinité, que lorsque cette doctrine se présente sous une forme et dans des circonstances pratiques. Indépendamment du passage 1 Jean 5, 7. dont l'authenticité n'est plus guère soutenue par personne, on doit citer en faveur de eelte doctrine la formule du baptême, Matlh. 18, 19., la bénédiction apostolique, 1 Cor. 43, 43., la prière de Jésus, Jean 44, 46., la gradation dans les blasphèmes, Matlh. 42, 31., le baptême de Jésus, Marc 4, 40. 44., la définition de Dieu par saint Paul, Eph. 4, 6; et dans l'A. T. la vision d'Esale 6, 3., et la bénédiction de Jacob, Gen. 48, 45. 48.; cf. encore Act. 10, 28., etc.
La personnalité du Saint-Esprit ne saurait se prouver par son essence qui nous reste Inconnue, mais on l'établit par ses propriétés et par ses actes. W,B Paley a développé ce point d'une manière intéressante (Naturel Theol., ch. 13). Les textes des Ecritures sur ce point sont nombreux et précis; quelques-uns peuvent s'interpréter sans doute d'une manière figurée, comme les attributs de Dieu nommés à la place de Dieu, mais dans la plupart des cas ce procédé n'est pas possible et ne donne aucun sens acceptable, par exemple, Gai. 4, 6. Jean 45, 36. 1 Cor. 1, 40. 4 Pierre 3, 48. Rom. 8, «6. Act. 48, 38.
Plutôt pressenti dans l'A. T., comme source de science, de vertu, de courage et de toute sagesse, le Saint-Esprit est annoncé par les prophètes comme devant se répandre un jour sans mesure sur le Messie et sur l'humanité, Es. 44, 9. 64, 4. Joël 3, 4. Ez. 36, 16. 17., et le N. T. nous le montre en effet descendant sur Jésus-Christ d'abord , puis sur l'Eglise de Jérusalem à la Pentecôte. Il procède du Père et il est envoyé par le Fils ; de là vient qu'il est appelé tantôt l'Esprit de Dieu, tantôt l'Esprit de Christ, loul en étant par lui-même le Saint- Esprit, c'est-à-dire un principe vivant, personnel, objectif, étranger à l'esprit de l'homme, mais puissant pour le pénétrer, se l'assimiler, et en faire son temple, 4 Cor. 6, 49.; cf. Jean 3, 8-8. 4 Pierre 4, 13. Jacq. 4, 47. Rom. 8, 9. iTim. 4, 44.
Il agit de diverses manières sur le cœur et sur la conscience; il condamne le mal, il censure, il exhorte, il instruit, il console, Es. 28, 24. Lam. 3, 33. Jean 46, 8. Epb. 4, 7. 1 Jean 2, 27. Rom. 8, 43. 1 Cor. 4, 5. Act. 46, 25. Ses fruits sont la justice, la paix et la joie, Rom. 45, 43. Gai. 5, 11. Il est appelé a cause de cela aussi l'esprit de grâce, d'adoption, de fol, de vérité, de prière, etc., Hébr.