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pas que l'interprétation de toutes les nations du Levant, appuyée de celle de tous les interprètes juifs et d'un fort grand nombre d'interprètes chrétiens, doive être rejetée entièrement. Les Edomites sont dans leur origine, comme dans leur histoire, un type frappant des nations antichrétiennes qui touchent au peuple de Dieu, qui sont a même de connaître la vérité, qui sont placées, pour ainsi dire, sur les frontières de la Terre-Sainte, et qui cependant n'emploient les avantages spirituels qui leur sont accordés, que d'une manière égoïste et perverse, se mettant en opposition directe avec le vrai peuple de Dieu. Le passage Es. 63, 1. 2. n'a certainement pas été étranger à la tradition qui s'est formée; la solennité des menaces contenues Es. 34, et la grandeur des promesses Es. 35, montrent qu'il s'agit de bien autre chose que de la simple chute d'Edom, et l'Apocalypse, en parlant de Babylone et de la bête, emprunte les images employées par Esaîe parlaut d'Edom, 34 et 63. Saint Jean paraît même avoir en vue le nom et la signification d'Edom en donnant la description de la Rome antichrétienne : le dragon est rouge, Apoc. 42, 3.; la femme est ivre du sang des saints, habillée de rouge, assise sur une bête rouge, 47, 3. 4. 6., cf. 4 4, 20. Es. 34, 3. 63,4.— Apoc. 4 9, 3. Es. 34, 10. Apoc. 49, 43. 46. Es. 63, 4. 2. Apoc. 49, 48. Es. 34,6. 7. L'ancienne tradition paraît ainsi fondée en ellemême, en ce sens que les passages relatifs aux iniquités commises par la postérité d'Esau, et les menaces prononcées contre ce pays, se rapportent en première ligne à Edom, mais d'une manière beaucoup plus générale aux peuples qui, portant le nom du Père des croyants, retiennent la vérité captive sous le boisseau, et aiment à s'enivrer de sang.
ESBAHAL, 4 Chr. 8, 33. 9, 39. v. Is-Boselh.
ESCARBOUCLE fnophek), ex. 28, 48. 39. 41. Ez. 28, 43. 27,16. Les anciens désignaient sous ce nom plusieurs pierres précieuses d'un rouge extrêmement vif comme des charbons ardents, en général des silicates alumineux, ù bases très variables, tels que le grenat et le rubis, surtout le rubis des Indes; l'esearboucle est moins dure que le saphir et supporte comme lui la gravure. Le mot même d'escarboucle (carounculus) indique la vivacité de son éclat. Elle occupait la quatrième place sur le pectoral, c'est-à-dire la première du second rang. En voyant ce qui a été dit à l'art. Emeraude, on se convaincra de l'impossibilité où sont les savants d'arriver a quelque chose de bien clair sur plusieurs parties de l'histoire naturelle, puisque les uns font rouge ce que les autres font vert, et vice versà.
ESCARGOT, ou limaçon, Ps.58, 9. « Puisset-il s'en aller comme un escargot qui se fond,» manière de parler reposant sur l'opinion popu-
laire que la trace visqueuse que l'escargot laisse après lui et qui doit faciliter sa marche le ruine et le consume. On ne sait pas à laquelle des nombreuses espèces de ce mollusque le Psalmiste fait allusion, ou plutôt il parle d'une manière générale, et ce qu'il dit s'applique à toutes.
Dieu a donné a ce pauvre animal une peau dure et visqueuse, qui lui sert de moyen de locomotion par la faculté de contraction dont elle est douée ; en même temps il peut s'attacher à toute espèce de surface, soit par la viscosité même de son ventre, soit par la pression atmosphérique et le vide que l'animal fait entre son corps et l'objet sur lequel il rampe. La coquille de l'escargot lui est aussi une protection contre les intempéries de l'air; il peut s'y retirer et se mettre à l'abri contre les petits dangers qui menacent incessamment sa frêle existence. Le Psalroiste en a fait l'emblème du méchant qui se consume lui-même dans ses entreprises, laisse partout des traces de son passage, mais se détruit, se fond en écume, en perdant au fur et à mesure ses forces et sa substance. — v. Lézard, 5°.
ESCLAVE. Il y avait chez les Hébreux deux classes d'esclaves, les indigènes et les étrangers; mais les uns et les autres étaient soumis à un régime bien plus doux que les esclaves des Orientaux et des modernes en général; on peut même dire que l'esclavage n'était qu'une espèce de domesticité à lung bail, et Moïse dans sa législation parait avoir eu eu vue une transaction entre l'esclavage et le principe de la liberté individuelle; s'il reconnaît, d'un côté, que l'esclave appartient au maître, « car c'est sou argent » Ex. 24, 21., de l'autre, il limite par de nombreuses restrictions les droits du maitre, et donne à l'esclave ses droits et ses garanties.
L'esclave étranger, fait prisonnier de guerre, acheté à prix d'argent, ou né dans la maison, Nomb. 31, 26. Gen. 47, 23. Lév. 2b, 44., devait être naturalisé et circoncis; il était tenu à toutes les ordonnances cérémonielles : enlevé à sa patrie sans espoir de retour, il devait adopter en entier l'esprit et les affections, comme les obligations de sa nouvelle patrie. La captive que les chances de la guerre avaient mise au pouvoir d'un Hébreu pouvait devenir son épouse ou celle de son flls; mais un mois lui était donné pour pleurer son père et sa mère, Deut. 21, 40-43. Si son jeune maître venait à se marier, elle ne devait rien perdre de ses avantages, en aliments, vêlements et cohabitalion; si même elle cessait de plaire, et que son maitre n'eût plus d'égards pour elle, elle devenait libre aussitôt, et sortait sans rançon. Les femmes esclaves ne pouvaient jamais être renvoyées étant enceintes, v. Concubines.
Les Hébreux pouvaient devenir esclaves de