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ÉTÉ

1res auteurs disent la même chose de l'ancienne Espagne, où il faut, selon Bocbart, chercher la Tarsis de la Bible.

ÉTANGS, ou réservoirs destinés à recevoir et à conserver l'eau de pluie ou de source. Il v en avait dans le voisinage de plusieurs villes Israélites, et l'on trouve encore les restes de plusieurs de ces bassins, avec leurs murs et leurs degrés, a Hesbon, Hébron, Samarie, 2 Sam. 4, 42. 4 R. 22, 38. Cant. 7, 4. et ailleurs. 11 est parlé encore de l'étang de Gabaon, 2 Sam. 2, 43. La ville de Jérusalem en possédait à elle seule un assez grand nombre, soit dans l'intérieur de ses murailles, soit en dehors : — 1° Le lavoir de Bélbesda, q. v. — 2° L'étang du roi Ezéchias, 2 R. 20, 20., grand bassin destiné à alimenter un aqueduc qui arrivait jusque dans la ville; il recevait peut-être lui-même les eaux du Guibon, 2 Chr. 32, 30. 33, 44., qu'Ezéchias détourna de leur cour» primitif pour les diriger vers l'occident, et selon quelques-uns par un canal souterrain. La tradition en montre encore les restes au nordouest du mont de Sion et de l'ancienne ville supérieure.— 3° L'étang du roi, près de la porte de la fontaine, au sud-ouest, Néh. 2, 44., et le réservoir de Siloé, paraissent avoir servi à arroser les jardins royaux, v. Siloé. — 4° L'étang d'en haut, et l'étang d'en bas. L'étang supérieur était non loin du chemin qui conduisait au champ du Foulon, Es. 7, 3. 36, 2. 2R. 4 8, 47.; l'on pense généralement que c'est le même qui porte, Es. 22, 44., le nom de vieux étang, et qui est opposé à l'étang d'en bas. v. 9.; si c'est le même en effet, sa place sera a peu près déterminée par ce qui est dit, v. 4 4 , de sa position entre les deux murailles; elles se trouvaient d'après i R. 25, 4., Jér. 39, 4., près des jardins du roi; et ceux-ci, d'après Néh. 3, 4 5., au pied occidental de la montagne de Sion, vers les degrésqui descendent de la cité de David. — Hilzig combat celte opinion ; il cherche l'étang supérieur au nord de la ville , qui était plus exposé aux attaques de l'ennemi, et qui n'était pas fort éloigné du champ du Foulon, q. v., deux circonstances qui concordent bien avec ce que dit Esaïe ; on en aurait la trace dans un bassin encore existant, de 50 m. de longeur et large de 4 3, au nord de Jérusalem; mais la démonstration du commentateur est un peu trop laborieuse, et repose sur trop d'hypothèses pour qu'on puisse l'adopter. Il vaut mieux regarder l'étang du roi comme identique avec l'étang supérieur et avec l'étang de Salomon dont parle Josèphe. — Cet historien nomme encore l'étang des Moineaux, vis-à-vis la tour d'Antoine, celui des Amandes, à l'est, et celui des Serpents, au nord ou nord-ouest. — - Jérico avait aussi des réservoirs au service de ses palais.

ÉTERNEL, éternité. 4° Le nom hébreu par lequel l'Eternel est si souvent désigné dans l'A. T., est Jéhovab, Yehovah, celui qui est; une fois Eheyèh, celui qui suis, Ex. 3, 42. 44., cf. Jean 8, 58. Mais ce nom de Jèhovah n'est en quelque sorte qu'un nom de convention, les véritables voyelles qui doivent en accompagner les consonnes ayant été perdues de bonne heure, a ce que disent les Juifs, et les prêtres les ayant remplacées par les voyelles du nom de AdonaX, Seigneur. Les quatre lettres subsistent seules incontestées, IHVH, et encore la première et la troisième sont-elles, en hébreu, beaucoup plus vagues que chez nous, le I ni le V ne pouvant être prononcés sans une voyelle. C'est le tspbv TS?paYfwtjjL|AaTov, les quatre saintes lettres du nom essentiel et incommunicable de Dieu. Les Juifs disent, que comme il est impossible de «< voir Dieu et vivre, » celui qui réussirait à prononcer le vrai nom de l'Eternel, mourrait sur-le-champ, et que ce nom ne sera révélé que lorsque l'Eternel lui-même se manifestera au monde, à la dernière crise. — Quant a la signification de ce nom et à ses rapports avec le nom plus personnel d'Elohim, v. ce qui a été dit à l'article Genèse.

2° Le mot éternité, et l'adjectif éternel (en hébreu holam, en grec atwv ou atovioç), représentent une idée absolue dans le passé comme dans l'avenir (seternitas a parte ante, et selernitas a parte post.) Les termes grecs et hébreux ne sont cependant pas toujours pris dans un sens aussi absolu qu'ils le sont dans notre langue; ils peuvent signifier, et dans certains passages ils signifient positivement un espace de temps considérable, mais limité. La Bible ne connaît pas les termes abstraits, métaphysiques; il en est une foule que la thélogic a pu, peut-être dû, inventer ou accepter. 11 est nécessaire de se le rappeler pour ne pas abuser du mot éternel dans tous les passages où il est employé. D'ailleurs tout ce qui touche à l'infini échappe à notre conception s'il n'échappe pas à nos définitions, et c'est là peut-être que nous devons prendre la plus grande leçon de prudence. On pourra définir l'éternité, mais on ne pourra la concevoir ; l'imagination peut accumuler les années, entasser les siècles, mettre à la suite les uns des autres autant de chiffres qu'elle voudra, elle n'atteindra que le fini, le temps, une portion infiniment petite de cette éternité que trop souvent elle aspire à comprendre, et dont elle croit disposer. La meilleure preuve de l'impossibilité où l'on est de se rendre compte de l'idée d'éternité, et de la facilité avec laquelle le relatif peut ù cet égard remplacer l'absolu, c'est l'usage qu'on fait tous les jours dans la conversation ordinaire, des mois éternel , éternité : il y a une éternité

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