‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 136 sur 398 · ETH 344 ETH · texte numérisé non relu

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qu'on ne vous a vu ; c'est un éternel causeur. SI donc on a pu traduire attwv par siècle, Matth. 4 2, 32. et ailleurs, on peut traduire le mot aùîmoç par séculaire, aussi bien que par éternel, Matth. 25, 40. et ailleurs. L'expression môme « à la tin des siècles » tà tIXtj twv «{wvwv, qui paraîtrait avoir une portée plu3 grande que le seul mot « les siècles, » est employée, 4 Cor. 40, 41. en parlant de l'époque apostolique, ou, dans un sens plus général, de l'économie évangéllque.

ÉTHAM. 1« Troisième station des Israélites après leur sortie d'Egypte, maintenant Etti, Ex. 43, 20. Nomh. 33, 6. — 2° Oétham, rocher où se retira Samson après avoir brûlé les moissons des Philistins, Jug. 45, 8.; aujourd'hui Urtas, au sud de Bethléem. — 3° 2 Chr. 44,6. 1 Chr. 4, 3. 32., ville de la tribu de Juda, célèbre par ses belles eaux et ses beaux jardins, a 60 stades de Jérusalem, vers le midi, dans une contrée riante et fertile. Roboam la fortifia. — On trouve encore, à 20 ou 25 kilom. de Jérusalem, de belles eaux avec les ruines d'un aqueduc qui les conduisait dans cette ville : on pense que c'est le même que Pilate Ht construire (Jos., Guerre des J., 2, 43.)

ÉTHAN, Héman, Calcol et Dardah, 4 R.

4, 34. 4 Chr. 2, 6., quatre frères, flls de Zara et de Habot, petits-fils de Juda, jouissaient d'une telle réputation de sagesse que Salomon leur est comparé. Ils curent un cinquième frère, Zlzlm selon les Chroniques, Zabdi selon Jos. 7, 4., qui n'est pas nommé dans les Rois, sans doute parce qu'il n'était pas aussi célèbre que les quatre autres.— 2° Elhan, Esrahite, Ps. 89, 4., ne doit pas être confondu avec Ethan, fils de Zara, qui est aussi nommé Esrattite ; c'est probablement le même que le (ils de Kisi, Mérarlte, nommé 4 Chr. 6, 44. On voit par Ps. 89, 39. 40. qu'il a vécu longtemps après David, quoique avant la captivité; ce. psaume parait se rapporter aux derniers temps du royaume de Juda. On a voulu à tort le confondre avec Jédutbun.

ETIIANIM (mois des fleuves abondants).

Avant l'exil, les mois étaient souvent désignés par de simples chiffres, avant d'avoir reçu des noms définitifs; quelquefois, cependant, on les appelait du nom de leurs attributs. Ethanim en est un exemple. C'est dans te mois qu'eut lieu la dédicace du temple de Salomon, 4 R. 8, 2. Plus tard il reçut le nom de Tisrt.

KTHBAHAL, 4 R. 46, 34., roi des Sidoniens, beau-père d'Acbab roi d'Israël (vers 908 av. C). D'après Josèphe, il aurait été d'abord prêtre d'Astarlé, et serait monté sur le trône de Tyr cl de Sidon par le meurtre de Phéles (Sidon était alors tributaire de Tyr). Il régna trente-deux ans, et mourut âgé de soixante-huit ans.

ÉTHIOPIE, Act. 8, 27., contrée africaine qui dans les temps les plus anciens portait le nom de Cus, q. v., et qui comprend ce que nous appelons maintenant l'Abyssinle, avec une partie assez considérable de ia Nubie. Elle était bornée a l'est par l'Arabie et la mer des Indes, au sud par les contrées intérieures et presque inconnues de l'Afrique, à l'ouest par les déserts et la Lybie, au nord par les hauteurs de l'Egypte, depuis Syène environ, ». le journal du missionnaire Gobai pendant son séjour en Abyssinie. D'arides chaînes de montagnes et des côtes sablonneuses, sont coupées par des contrées plus fertiles et arrosées de fleuves nombreux , Es. 18, 1. Soph. 3, 10. Le Nil la traverse, ainsi que l'Astaboras (maintenant Tacazza) qui s'y jette, et forme avant sa jonction une lie considérable, qui était déjà peuplée fort anciennement par des hommes ayant un gouvernement â part. v. Séba. — L'Ethiopie était, quant à sa population, le centre de peuples de mœurs et d'usages très divers, parmi lesquels se trouvaient plusieurs colonies égyptiennes : les côtes étaient habitées comme les montagnes par des chasseurs et des bergers ; le Nil avait la pêche et le commerce, et Méroé expédiait en Egypte et en Arabie les produits du sol éthiopien, l'ébène, l'ivoire, l'eneens, l'or, et grand nombre de pierres précieuses qui faisaient de ce pays un symbole personnifié de la richesse, Es. 43, 3. 45, 44. Le commerce unit bientôt étroitement l'Egypte et l'Ethiopie, et les descendants de Cus, s'avançant vers le nord, peuplèrent une partie de la Haute-Kgypte, la cultivèrent en hommes libres, et finirent par changer de patrie en devenant tributaires et presque indigènes du pays oh ils avaient émigré. C'est ainsi qu'on les voit, 2 Chr. 12, 2. 3., marcher sous les ordres de Sisak. roi d'Egypte, le fameux Sésonchis de la 22" dynastie. Ailleurs, c'est l'Egypte qui obéit à l'Ethiopie, sous les roisSabacon, So et Tlrhaca, pendant une quarantaine d'années, jusqu'à l'avénement de Psamméticus. C'est pendant cette période qu'eut lieu la conquête de Tbcbes, Nah. 3, 8. v. No. Puis une partie de la caste des guerriers, mécontente, émigra d'Egypte en Ethiopie, s'y établit, et finit par devenir dominante. — Pour 2 Chr. 44, 9., p. Zéraph.

ETHN ARQUE, 2 Cor. 44, 32., ou gouverneur, préfet militaire du roi arabe Arétas. Ce mol, qui signifie chef d'une nation, s'emploie toujours en parlant d'un employé supérieur, qui n'a de compte a rendre qu'au roi lui-même, auquel il est assujetti. C'est le nom que porte le grand prèlre Simon, prince vassal de la Syrie, 4 Macc. 44, 47.; do même encore Arebélaûs, flls d'Hérode le Grand, obtint d'Auguste, après la I mort de son père, le litre d'elhnarque de l'Idu-

ÉTI

ETO

mée, de la Judée et de la Samarie, en attendant qu'il pût recevoir le titre de roi, Jos., Anilq., 47; 44. 4.

ETIENNE (couronne), Act. 6, 5. 7, 4-60., premier martyr de l'Eglise chrétienne, probablement grec d'origine, si Ton en Juge par son nom, et le premier des sept diacres nommés pour aider les apôtres dans le service des tables et des pauvres. Plein de foi et de puissance, il faisait des Oracles et des prodiges parmi le peuple, ayant reçu l'Imposition des mains. Son activité allait plus loin que sa charge, telle du moins qu'on l'entend à présent, et son amour pour sou maître lui mérita l'inimitié du monde ; quelques habitués de la synagogue, Irrités de voir leurs lieux de culte toujours moins fréquentés et même abandonnés par un grand nombre de sacrificateurs, irrités surtout de ne pouvoir résister à la sagesse et à l'esprit par lequel 11 parlait, suscitèrent contre le disciple, comme on avait fait contre le maître, de faux témoins, subornés à prix d'argent, pour l'accuser de blasphème. Le peuple fut soulevé, une instruction judiciaire commença, le saint dut comparaître, et le ch. 7 des Actes nous donne la première partie du discours qu'il prononça pour sa défense. Dans ce discours l'homme de Dieu, plus jaloux des intérétsde son Maître qu'attentif à la conservation de sa vie, au risque de déplaire aux émeutiers qui l'entourent, cherche à montrer à ses juges et à ses auditeurs que la religion chrétienne n'est que le développement du mosaïsme qu'ils aiment, et l'accomplissement des prophéties contenues dans les saints écrits qu'ils vénèrent ; mais en même temps il leur montre que, dans tous les temps, sous les patriarches, aux jours de Moïse, dans le désert, et toujours, les Juifs se sont montrés incrédules aux manifestations divines, rebelles au salut, durs de cœur a croire, et charnels : cédant alors à l'émotion comme à l'Indignation qui le remplit, craignant de ne pouvoir achever de développer sa pensée, voyant peut-être l'agitation du peuple et l'Irritation de oeux qui l'écoutent, 11 éclate et s'écrie : « Gens de col roide, et incirconcis de cœur et d'oreille, vous vous obstinez toujours contre le Saint-Esprit, vous faites comme vos pères ont fait. Lequel des prophètes vos pères n'ont-ils pas persécuté ? Us ont même tué cm* qui ont prédit l'avéncment du Ju;>te, duquel maintenant vous avez été les traîtres et les meurtriers, vous qui avez reçu la loi par la disposition des anges, et qui ne l'avez pas gardée. » Conclusion foudroyante qui achève d'irriter la populace et décide la mort du prophète; on se met à crier, on se bouche les oreilles, on fond sur le martyr qui voit avec ravissement les cieux ouverts pour le recevoir, et qui se livre à eux sans résistance ;

il s'endort au milieu des pierres qui l'accablent, et sa dernière pensée est une intercession pour ses assassins.

Le sang des martyrs est la semence de l'Eglise, a dit un père (Tertullien); celui qui jaillit des membres meurtris du diacre vint tomber sur un jeune homme qui gardait les habits de ses meurtriers; cette plante amôre devint plus tard un arbre de vie, et Saul fut le grand apôtre des Gentils.

Le discours d'Etienne ne nous est évidemment rapporté qu'en partie, et cette partie même est abrégée ; le 01 n'est pas toujours facile a suivre, comme aussi personne ne pouvait rapporter d'une manière exacte les paroles mêmes qui avaient été prononcées; d'ailleurs, inlerrompu brusquement, il ne laisse que pressentir la marche de son discours; plusieurs auteurs ont essayé de diverses manières de suppléer ce qui manque : il nous semble que ce que nous avons dit est ce qui cadre le mieux soit avec la position du diacre accusé, soit avec la partie connue de son discours. II faut y voir une prédication plutôt qu'une défense, une accusation plus qu'une justification; le visage du martyr resplendit d'une joie sainte, comme le visage d'un ange, quand il se vit appelé à rendre publiquement témoignage de son amour et de sa foi.

ETOILES, v. Astres, Kijun, Rempban, etc.

Etoile des mages. Il est difficile de trouver une explication quelconque, un peu naturelle, du miracle qui annonça aux mages d'Orient la naissance du roi de Bethléem, Matth. 2, 2-42. La plus ancienne hypothèse, qui se trouve déjà chez les pères grecs, c'est que cette étoile n'était qu'un simple phénomène lumineux dans l'atmosphère, lequel, n'étant pas soumis aux mouvements qui règlent le cours des étoiles, pouvait avoir sa marche à lui, s'avancer, reculer, s'arrêter et s'éteindre : un évangile apocryphe raconte même que celte lumière entra dans l'étable avec les mages, et se posa sur la crèche. — - Une seconde opinion (Ideler, Handb. d. Chr., 2, 440) ne volt dans ce phénomène ni une étoile, ni une simple lumière atmosphérique, mais une conjonction de planètes, la même qui fut observée en 4827; cette hypothèse n'explique rien, et pour l'admettre il fau drait supposer que la marche tout entière de celle étoile a été mal comprise, et qu'elle est mal présentée dans l'Evangile; d'ailleurs un phénomène astronomique est vu de tout le monde, et celui-ci ne l'a pas été, v. 7. Il faut donc renoncer a toute hypo'hèse de ce genre, et par conséquent à une troi>ième, celle de Michaêlis, qui voit dans l'étoile une comète, dont les mages auraient pu calculer d'une manière sûre la marche non point apparente, mais

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