HAB
Au temps d'Eusèbe, on en trouvait encore quelques ruines, et les Arabes, de nos jours, donnent le nom de Galgala à une colline qui est près des bords du Jourdain, et qui est couverte de pierres ; mais Guilgal devait être plus éloignée de ce fleuve, au moins à 50 stades (40 ou 4 4 kilom.).
GUILO (joie), ville ou bourg de la montagne de Juda, Jos. 45, 54., lieu de naissance d'Acbithophel, 2 Sam. 45, 42.
GUIRGAZ1ENS ou Gergésiens, peuplade cananéenne, Gen. 40, 46. 45, 24 . Deut. 7, 4., cf. Jos. 24, 44., qui parait avoir habité la partie nord-est du lac de Génésareth, si du moins on en croit ce que dit Origène d'une ville de Gergésa située sur les bords de ce lac ; v. Gadara. Du reste, complètement inconnue. On suppose qu'ils émigrèrent en masse à l'approche des Israélites.
GU1RZIENS, 4 Sam. 27, 8., peuplade au sud de la Palestine. Le Keri (notes en marge) lit Guizériens, ce qui ferait penser à des colons de la ville de Guèser; mais c'est incertain.
GUITTIENS, 2 Sam. 6, 40., nom des habitants de Gath, q. v.
GU1TTITH. Ce mot, qui se trouve en tôle des psaumes 8, 84 et 84. a été interprété de diverses manières, ou comme le nom d'un instrument de musique, ou comme l'indication de l'air sur lequel le psaume devait se chanter, ou comme sommaire du psaume. Ces deux dernières suppositions s'appuient sur la signification de gath, pressoir, et l'on a eu l'idée que c'étaient des psaumes ft chanter en automne, lorsqu'on fait la vendange; mais rien, ni dans le contenu de ces psaumes, ni dans l'analogie de la langue, ne justifie cette hypothèse. Ceux qui veuleut y voir le nom d'un instrument pensent, les uns, que cet instrument avait quelque ressemblance dans sa forme avec celle d'un pressoir, les autres, qu'il s'agit d'un instrument de musique doul la fabrique était à Gath : faute de mieux, il convient peut-être de s'arrêter à cette dernière manière de voir, qui est celle des interprètes juifs, de De Wette, de Stier, et de A. de Mestral.
GUR-BAUAL, 2 Chr. 26, 7., ville ou district inconnu de l'Arabie Pélrée, sur les limites méridionales de la Palestine.
HABACUC (lutteur, ou embrasseinent). On ne sait rien de particulier sur la personne de ce prophète; il parait seulement, par le contenu de son livre, qu'il vécut avant la ruine du royaume de Juda, et l'on peut, avec asseï de probabilité, le placer soit dans les derniers temps de la vie d'Kzéchias, soit sous Manas^é,
hab
Jébojakim oo même Sédécias. — D'après leSohar et les rabbins, il aurait été ce fils de la Sunamife, qui fut ressuscité par Elisée, 2 R. 4, 46. Une autre tradition également légendaire le fait (ils de Jésu, de la tribu de Lévi ; d'après Epiphane et Dorothée, il aurait été de la tribu de Siméoo et serait mort l'an 538, deux ans avant la On de l'exil. L'absurde mission qui lui est prêtée dans l'histoire de Bel et du Dragon a été plus ou moins accréditée par les Pères, mais n'en devient pas plus acceptable pour cela : Habacue, après là ruine de Jérusalem, se serait établi dans les champs, et préparant un jour la nourriture des moissonneurs, il aurait été saisi aux cheveux par un ange qui l'aurait transporté à Babylone pour porter au prophète Daniel la nourriture destinée d'abord à ses ouvriers. À moins de prêter à Habacuc une longévité fabuleuse, on ne peut le placer aussi tard dans l'histoire, et ses oracles, évidemment antérieurs à la captivité, repoussent formellement ces traditions.
Les quatre premiers versets du livre renferment des plaintes sur la corruption du peuple ; le prophète annonce que ces péchés seront châtiés par l'invasion des Caldéens, 5-1 1 .; puis, à la fin du chapitre, il demande à Dieu d'adoucir la rigueur de ses châtiments. Le chap. 2 contient la réponse de l'Eternel er l'assurance que les Caldéens seront à leur tour l'objet des jugements célestes: Le livre se termine par un sublime cantique d'actions de grâces au sujet de la révélation consolante que le prophète vient de recevoir; De Wette met ce chapitre au-dessus de tout ce qu'ont produit les prophètes hébreux. On remarque les parallèles suivants : 4, 5. Act. 13, 40. 4t.; — 2, 3. 4. Rom. 1, 47.; — 2, 12. Mich. 3, 10. Jér. 22, 43. Ez. 24, 9. Nab. 3, 4.; — 2, 44. Es. 44, 9.; — 3, 49. Ps. 48, 34.
L'intégrité du texte original a été admise sans contestation : Gumbach seul (Munich) a essayé ces dernières années d'y découvrir des interpolations.
HABDON (serviteur de jugement). 4° Ephraïmite, 01s de Hillel, successeur d'Elon dans la judicature d'Israël, jugea les Israélites pendant huit ans, et fut enseveli à Pirhalhon, dans le pays d'Ephraïm, où il avait demeuré. Il laissa quarante fils et trente petits-fils, qui montaient sur des ânes, â la manière des hommes illustres de ce temps, Jug. 42, 43. —2° Fils de Mica, l'un des messagers que Josias envoya consulter Hulda la prophétesse, 2 Cbr. 34, 20. — 3° Ville de la tribu d'Aser, qui fut donnée en partage aux lévites de la famille de Guerson, Jos. 24, 30. 4 Clir. 6, 74.
HABED-NÉGO. v. Abed-Négo.
HABRONA, campement des Israélites dans le désert , sur les bords de la mer Rouge ,
et non loin de Hetsjon-Guéber, Nonib. 33, 34.
HAC AN (perturbateur), ou Hacar, 1 Chr.2,7., fils de Carmi de la tribu de Juda, tristement célèbre pour avoir, par son avide transgression attiré la colère de Dieu sur Israël, et compromis les conquêtes de ce peuple, qui devait être victorieux aussi longtemps qu'il serait saint et sans interdit, Jos. 7. Il mit la main sur des dépouilles qui devaient être entièrement détruites; il prit un riche manteau, 200 sicles d'argent, un lingot d'or du poids de 50 livres, et cacha le tout dans sa tente. Le crime ne fut pas découvert par lui-même, ou par quelque inhabileté dans l'exécution : il fut trahi pat ses conséquences. Peu de jours après, 3,000 hommes d'Israël furent battus devant Haï, et l'on comprit que Dieu n'était plus avec l'armée. <• Hélas! s'écria Josué, que dirai-je, puisque Israël a tourné le dos devant ses ennemis ! » Dieu ordonna qu'on tirât au sort par tribus, par familles, par individus, r. Sort, et Urim. Hacan, désigné, n'hésita plus â confesser son larcin. « Pourquoi nous as-tu troublés, lui dit Josué? L'Eternel te troublera aujourd'hui. » Puis le peuple entraîna le coupable dans la vallée de Hacor, le lapida et le brûla au feu, selon l'oracle 7, 45., avec tout ce qui lui appartenait. On se demande si sa famille périt avec lui, comme parait l'indiquer le v. 24; on peut croire qu'elle avait eu connaissance du délit, et qu'elle en était en quelque sorte responsable en ne le dévoilant pas: d'un autre côté, la loi était expresse en défendant de punir les enfants avec leurs pères, Deut. 24, 16.; et Dieu ne paraît pas avoir fait d'exception dans le cas particulier; le v. 45 ne condamne âla mort que le coupable. Il vaut mieux peut-être croire que la famille ne fut conduite avec son chef, dans la vallée de Hacor, que pour être témoin de son supplice, comme elle avait été témoin de son crime.
La peine de Hacan peut paraître grande et peu proportionnée ù sa faute; mais il faut se rappeler que son crime n'était pas une simple indiscipline de soldat, c'était le sacrilège d'un membre du peuple théocralique : il n'a pas désobéi au capitaine Josué, c'est au roi souverain d'Israël qu'il a manqué en portant la main sur ce qui était déclaré interdit.
HACCO, Jug. 4, 34., ville de la tribu d'Aser, que les Israélites ne paraissent pas cependant avoir jamais possédée, et qui fut toujours habitée par des païens grecs ou phéniciens, 1 Mâcc. 5, 45. Elle portait, chez les Grecs et les Latins, le nom de Aké, plus ordinairement encore celui de Ptolémaïs, Act. 21 , 7. C'était aux jours de Strabon une grande ville avec uri bon port sur la Méditerranée, entourée de trois cotés par un demi-cercle de montagnes, dont l'une était le Carmel vers le sud, non loin dé l'embouchure