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GDI
listins, 2 Sam. 5, 25. 1 Chr. 50, 4. Pharaon, l'ayant prise sur ces derniers, la donna à Salomon en présent de noces, et Salomon la fortifia, 1 R. 9, 46. 47. On ignore pourquoi Pharaon la fit réduire en cendres, puisqu'il voulait l'offrir au roi d'Israël; peut-être avait-elle été incendiée par un de ses prédécesseurs; peut-être aussi n'y eut-il là qu'une vengeance â l'orientale. Elle porta plus tard le nom de Gazara ou Gazéra, Gazer chez Euzèbe, et Gadaris chez Slrabon.
GUIBHA (coteau), 4° ou Guibbalh Saûl, ville de la tribu de Benjamin. La première fois qu'elle apparaît dans l'histoire, c'est comme le théâtre d'un grand crime commis dans ses murs, et par ses habitants, sur la personne d'une femme qui tomba morte a la suite de leurs outrages, Jug. 19, U. Les ch. 20 et 24 renferment la guerre des tribus contre Benjamin, qui refusa de punir ses ressortissants, et la presque complète exterminai ion de la tribu tout entière. Le nom de Guibha, qui signifie colline, étant fort répandu, cette ville se distinguait des autres villes du même nom par l'addition du nom de la tribu a laquelle elle appartenait, 1 Sam. 43, 2. 14, 16. 2 Sam. 23, 29. Guibha ne larda pas à être rebâtie; mais elle resta toujours un petit bourg. Elle donna le jour à Saiil, dont elle prit le nura, et fut la résidence ordinaire de ce premier roi, 1 Sam. 40, 26. 11, 4. 15, 34. 23, 49.26, 1. Es. 10, 29. Elle était située à 20 ou 30 stades (5 ou 6 kilom.)au nord de Jérusalem, près de Rama. — ï° Ville de Juda. Jos. 15, 57. - 3° Guibhath de l'hinées, dans la montagne d'Ephraïm. Eléazar, filsd'Aaron.y avait son tombeau, Jos 24, 33. (au lieu de coteau il faut lire Guibhath). Quelques-uns la confondent avec la première. D'après Eusèbe, elle était à 12 milles d'Eleuthéropolis, et renfermait le tombeau du prophète Habacuc.
GUIBBETHON, ville des Philistins, située sur le territoire de Dan, Jos. 49, 44. Elle fut donnée à la tribu de Lévi.'Jos. 24, 23., mais les Philistins continuèrent d'en demeurer les maîtres, malgré les efforts des Israélites, qui cherchèrent à s'en emparer comme d'une ville frontière, importante parce qu'elle était fortifiée, 1 R. 15, 27. 16, 15.
GUIDHOM, Jug. 20, 45., ville inconnue.
GUIHON, l°Gen. 2, 13., un des quatre fleuves du p.iradis, celui qui coule en tournoyant partout le pays de Cus. Quel est-il maintenant? Les uns en ont voulu f.iire le Nil (!), d'autres l'Oxus, d'autres l'Oronte, d'autres l'Araxe. La première de ces suppositions est inacceptab'e, et l'on ne comprend pas comment les Pères de l'Eglise, Josèphe, les mahométans, et de nos jours encore Gesenius, ont pu penser à faire du Nil un des fleuves du paradis, en lui donnant
une source commune avec l'Euphrate : une interprétation trop étroite du nom de Cus, q. v. aura amené ce résultat bizarre. Quant aux autres fleuves que l'on a voulu entendre par le Guihon, on a vu, à l'article Déluge, combien ce grand bouleversement avait dù changer l'état de choses indiqué par Moïse. L'Oxus porte en effet, encore de nos jours, le nom de Gulboun ou Djihoun, mais cela ne suffit pas à établir une preuve; caria racine de ce mot, giah, signifiant jaillir avec impétuosité, bondir (c'est le terme employé en parlant du cheval, Job 39, 23.). et conservant cette signification dans presque tous les dialectes sémitiques, il est clair que ce nom, ou un nom semblable, a dû être donné à beaucoup de fleuves en Asie ; ainsi, le Volga s'appelle en Perse Gihun Atel, le Gange Gibun Kank, l'Araxe Gihun Elras, l'Oxus Gibun, et la fontaine de Siloé Guihon, a cause de l'abondance de ses eaux, 1 R. 4, 33. 38. Le Guihon ne pouvant ainsi se retrouver ni par son étymologie, ni par les anciennes autorités, ni par l'usage de la langue de nos temps, nous sommes réduits à des conjectures. Dans le système que nous avons exposé (v. Déluge)Ja difficulté n'en est pas une; si, au contraire, on se rattache à l'opinion qui place le paradis dans le voisinage de l'Araral actuel, si l'on croit que les fleuves du paradis puissent encore se retrouver, quoique bouleversés, sur un même plateau, l'Araxe est celui dont l'identité se justifierait le mieux. C'est, entre autres, l'opinion de Winer et de Preiswerk. Ajoutons que les Arabes, en appelant l'Araxe Gihun Elras (Erras ou Arras), ont réuni le nom ancien et le nom moderne, ont ajouté au nom hébreu sa traduction grecque, puisque le grec ipiatjw a la même signification que l'hébreu giah, circonstance qui semblerait prouver qu'originairement l'Araxe a porté de préférence le nom de impétueux, de Guibon.
2° Montagne au dos large et rocailleux, du haut de laquelle on domine Jérusalem.
3° Vallée à l'ouest de Jérusalem; elle va du nord au sud, entre le mont Guihon et le promontoire de la ville; son inclinaison est considérable, et sa profondeur augmente rapidement; elle contient plusieurs étangs; vers le sud sa largeur s'accroît jusqu'à 2,700 pieds, et elle débouche dans la vallée de Josaphat.c.Topheth, Hinnom, Haceldama, etc. Il s'y trouvait une source dont tzéchias conduisit les eaux dans l'intérieur de la ville, au moyen d'un canal couvert. — Ce nom s'applique d'une manière spéciale à la partie septentrionale de la vallée de Hinnom; c'est là que fut proclamé Salomon, I R. 1, 33. 38. 45.; cf. 2 Chr. 32, 30. 33, 14.
GUILBOAH, montagne de la tribu d'Issacar, à l'extrémité sud est de la plaine de Jizrébel, selon Jérôme et Eusèbe, à 6 milles de Bethsan
(ÏUI
(Scythopolis). C'est sur celte montagne que Saûl et Jonathan perdirent la vie en combattant contre les Philistins, 4 Sam. 28, 4. 34, 4.; David, dans l'hymne funèbre qu'il composa sur cet événement, semble indiquer que cette montagne était fertile, 2 Sam. 4 , 6. 24.; il la maudit pour avoir été le théâtre d'une scène de deuil si affligeante, et de nos jours elle est sèche et stérile. Au temps d'Eusèbe, on y voyait encore un gros bourg nommé Gelbos, et près de là la source Tubania.
GUILGAL (révolution), 4° Jos. 42, 23. Quelques-uns pensent que cette ville est la même que celle qui est indiquée Jos. 4, 19., et dont nous allons parler; d'autres confondent Guilgal des Gentils avec la Galilée des Gentils, Es. 9, 4., eu supposant une erreur de copiste. Il parait plus probable que c'était une ville à part, a 6 milles au nord d'Antipatris, appelée Galgule par Eusèbe; aujourd'hui Siljilîyeh.
2° Guilgal, la première station des Israélites après la traversée du Jourdain, Jos. 4, 19. Elle était située entre le fleuve et Jérico,à 10 stades (2 kilom.) sud-est de cette ville : elle se trouvait ainsi probablement sur le territoire de Benjamin. Une ville y fut bâtie, et prit le nom de Guilgal, à cause de la circoncision que le peuple reçut en cet endroit, parce qu'après cette opération le Seigneur dit : J'ai roulé (enlevé) de dessus vous l'opprobre d'Egypte (de galal, rouler), Jos. 5, 1-9. Il n'existe plus aucune trace de cette ville, et cependant elle a été célèbre dans l'histoire juive : c'est de là que les Israélites tirent la conquête de Canaan, 9, 6. 10, 6. sq. Samuel en lit le siège du tabernacle jusqu'au temps où on le transporta à Silo, et lui-même s'y tixa pour y rendre la justice, 1 Sam. 7, 46. 10, 8. 41, 44. 45, 24. 33. Les Israélites y avaient célébré leur première Pique en Canaan, et le blé du pays y remplaça la manne du désert, Jos. 5, 41. Sous la domination des Moabites, elle devint un siège de l'idolâtrie, Jug. 3, 19. (il faut lire idoles au lieu de carrières, dans ce passage; c'est du moins le sens ordinaire du mot phesil, employé, par exemple, Deut. 7, 25. Jér. 8, 19.); le culte du vrai Dieu y est rétabli sous Samuel, Saûl y est sacré roi, 1 Sam. 13, 7-9. Puis, sous Hozias, Jotham et Achaz, elle redevient pour la seconde fois le centre de l'idolâtrie, et les prophètes montent à la brèche pour combattre l'erreur, Os. 4, 15. 9, 15.12,42. Am. 4,4.5. 5. — Guilgal devait son importance, dit Bra?m, à sa situation près de la porte sud-est du pays occidental (Bethséan en est la porte nord-est, Acre la clef nord-ouest, Joppe la clef sud-ouest); elle a remplacé Jérico détruite par Josué, et elle disparaît à mesure que la nouvelle Jérico se relève, s'accroît et reprend une place dans l'histoire; « elle a été entièrement transportée, » Am. 5, 5.