‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 163 sur 398 · HAG · texte numérisé non relu

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Il VK

HADID, Néh. 44, 34., ville habitée par des Benjamites et située dans le voisinage de Lod et d'Ono, Esd. 2, 33. Néh. 7, 37. Il ne paraîl pas qu'elle ait appartenu primitivement a Benjamin, et l'on peut croire qu'elle ne lui fut cédée qu'après la captivité, v. Hadithajim.

HODINO, v. Jasobbam.

HADITHAJIM, Jos. 15, 36., et Hédasa, 45, 37, villes inconnues. Eusèbe connaît deux villes de ce nom, l'une vers Gaza, l'autre vers Lydde. Il est encore parlé d'une Adida, 4 Mace. 42, 38. Jos., Ant., 43, 15, 2. Il est possible que ce soit Tune de ces deux, peut-être aussi Hadid.

HADORAM (leur beauté), 4° Gen. 4 0, 27. 4 Chr. 4, 21., descendant de Héber par Joklan, pére d'une peuplade dont on ne sait absolument rien. Bochart pense aux Dirmates ou Drimates, sur le golfe Persique; Scbullhess, aux Adramites. — 2° v. Joram.

HADRAC, Zach. 9, 4., district, probablement voisin de la Palestine, contre lequel Zacharie a prononcé tout un de ses oracles. Le rabbin José de Damas connaissait cette ville ; il la place à l'est de Damas, et dit qu'elle était assez considérable. On peut voir aussi dans Ugolini l'opinion d'un certain Alphen.qui trouve dans Hadrac le nom de la divinité Atergalis ou Derceto.

HADULLAM (leur témoignage), ville fort ancienne, Gen. 38, 4. 12. 20., dans la plaine basse de la tribu de Juda, Jos. 45, 35. Elle avait été d'abord la résidence royaled'un des petits roisde Canaan, 42, 45. Elle était probablement sur la lisière des montagnes et du bas pays, dans la contrée que traverse la route de Jaffa à Jérusalem. Roboam la flt fortifier, 2 Chr. 41,7., cf. Mich. 4, 45; elle subsistait encore après l'exil de Babylone, Néh. 41, 30. En entrant dans les montagnes, on trouve une contrée rocailleuse et une multitude oV grandes cavernes qui servent aujourd bui de repaires aux brigands arabes. Une de ces cavernes est mentionnée dans l'histoire de David, | Sam. 22, 1. 2 Sam. 23, 13. 4 Chr. 44, 45. Ce monarque s'y était réfugié pendant que l'armée des Philistins occupait la vallée des Réphaïms.

HAG A G, v. A gag.

HAGARÉNIENS, descendants d'Agar et d'Ismaël, par conséquent membres de la grande famille des Ismaélites, auxquels on donne aussi le nom d'Arabes, et surtout de Sarrasins (de sarak, voler?). Ils étaient fixés au delà du Jourdain, 4 Chr. 5, 40. 49. 20. Ps. 83, 7. Le livre des Psaumes compte les Hagaréniensau nombre des nations voisines et ennemies d'Israël ; il les joint aux Moabites; et l'on voit dans les Chroniques que la tribu de Ruben, au temps de Saûl, fit la guerre à celle peuplade, se rendît maîtresse

du pays et la chassa devant elle, ce qui indique la direction vers le sud ou sud-est. On pense que c'est la même tribu que celle des Agréens, qui sont rangés dans Slrabon, 46, 767., avec les Nabathéens et les Chaulotes, parmi les habitants de l'Arabie septentrionale : ce nom se retrouve encore (Hachar, Hagar) sur le golfe Persique; et les habitants de cette peuplade, grands Bédouins, conduisent chaque année en Syrie des milliers de chameaux pour les vendre. Il est possible que ce soit la même tribu ; elle aurait émigré vers le sud , comme émigrent toutes les tribus nomades. — D'autres pensent à une ville de ce nom dans l'Arabie Pétrée.

HAI, Jos. 7, 2., ou //aïa, Néh. 11, 31., ou Halath, Es. 40, 28., ville fort ancienne, déjà nommée Gen. 12, 8. 13, 3., et appartenant aux Cananéens, était située sur une montagne près de Belhaven, à l'est de Bélhel, et au sud d'une vallée qui descend du côté du Jourdain. Après une première défaite que les Israélites essuyèrent dans son voisinage, par suite du péché de Hacan, ils s'emparèrent de cette ville sous Josué et la détruisirent, Jos. 7, 2. 8, 4.; mais ils la rebâtirent plus tard, comme il ressort de Es. 40, 28., et les Benjamites l'habitèrent après l'exil, Esd. 2, 28. Néb. 7, 32. Il n'en restait plus que des ruines insignifiantes au temps d'Eusèbe et de Jérôme ; une vallée du même nom était au nord de la ville, Jos. 8, 41.

Le pass3ge Jér. 49,3., dans nos versions, parle d'une ville de Haï, mais elle ne peut être confondue avec la précédente; il faudrait plutôt admettre qu'il y a eu dans le pays de Hammon une ville de ce nom, dont rien ailleurs ne prouve l'existence. Peut-être, cependant, vaut-il mieux traduire avec Dahler le mot hébreu Haï, ou plutôt Hi, qui signifie monceau de ruines : le sens du passage serait alors « Hurle, ô Hesbon, car elle est dévastée, un monceau de ruines, • en le rapportant à la ville de Rabba, mentionnée au verset précédent.

IlAJIN, 4° ville delà Palestine, qui appartint d'abord à la tribu de Juda, Jos. 15, 32., puis a celle de Siméon, 1 9, 7. 1 Chr. 4, 32., et fut enlin donnée aux Lévites, Jos. 21, 16. Peut-être est-ce la même que Hen-Rimmon de la tribu de Juda, Néh. 11, 29. D'après Eusèbe, ce serait Bélhanic (Belh-Henajin). à 4 milles de Hébron. —2° Une autre llajin est indiquée Nomb. 34, 1 4. comme située à la frontière nord-est de la Palestine. Ce nom signifiant source, plusieurs interprètes, au lieu d'une ville, y ont vu la source même du Jourdain, mais c'est peu probable.

HAkRABBIM (les scorpions). C'était le nom d'une hauteur faisant partie de la chaîne de montagnes qui forme la frontière sud de la Palestine, Nomb. 34, 4. Jos. 45, 3. Jug. 1, 36. Elle était ainsi nommée a cause des nombreux

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scorpions qui s'y trouvaient, et qui s'y trouvent encore. t>. Volney. Un district de l'Idutnée est appelé Acrabaltine, 4 Macc, 5, 3., et devait se trouver dans le voisinage de la montée des scorpions. Jos. Ant., 4 2, 8, 4.

OALAMOTH, Ps. 46, 1. 1 Clir. 15, 20., probablement indication d'une mesure, ou d'un ton musical,!?. Psaumes.

HALMON, ville lévitique de la tribu de Benjamin, Jos. 21, 48. Dans le passage parallèle, 4 Cbr. 6, 60., il y a Halemetb. Un autre Halmon est indiqué Nomb. 33, 46. parmi les stations d'Israël au désert.

HAMALEC. Il est nommé pour la première fois Gen. 36, 42. (4 Chr. 1, 36.); on ne sait rien de lui, sinon qu'il était pelit-tils d'Esaû parEliptaazel Timnalh. MaislesHamaléeiles eux-mêmes sont nommés déjà à l'époque d'Abraham, à coté des Amorrhëens, Gen. 4 4,7., d'où l'on peut conclure qu'ils ne descendaient point de l'arrièrepetit-flls d'Abraham, comme le disent quelques auteurs. Balaam aussi les appelle le commencement des nations, c'est-à-dire une nation Tort ancienne, Nomb. 24, 20. Leur vie nomade ne permet pas qu'on assigne des limites bien déterminées au pays qu'ils habitèrent ; nous les trouvons occupant d'une manière générale les I contrées sud de la Palestine, Nomb. 43, 30.; c'est dans les déserts de l'Arabie Pétrée qu'ils viennent fondre sur le camp voyageur d'Israël, Ex. 47, 8. Ils sont alliés avec les Hammonites, Jug. 3, 43., avec les Madianiles, 6, 3. 7, 42., avec les Réniens, 1 Sam. 45, 6.; on les trouve dans le voisinage des Philistins, 27, 8., et des monts de Séhir, 4 Chr. 4, 43., comme près de la ville de Sur en Egypte (Pelusium), 4 Sam. 45, 7. C'est donc entre l'Egypte, le désert de Sinaï, Edom, et les possessions des Philistins, qu'il faut les placer. Cependant on les trouve aussi établis au milieu de la Palestine avec quelques familles cananéennes, et ils paraissent s'y être longtemps maintenus, Jug. 12, 45. 5, 4 4.; du moins on ne sait guère comment expliquer autrement le nom de ilamalécile douné à une partie de la montagne d'Ephraîm.

Les Hamalécites en vinrent fréquemment aux mains avec les Israélites; d'abord dans le désert, où ils attaquèrent le peuple fugitif et pauvre, sans qu'on en sache le motif ou l'occasion, Ex. 17, 8,; ils furent défaits parce que, pendant que Josué combattait dans la plaine, Moïse priait sur la montagne (cf. Deul. 25, 17. ISam. 15, 2J. Les Hamalécites remportèrent une légère victoire, Nomb. 4 4, 40., sur quelques chefs Israélites qui voulurent se mettre en campagne malgré les ordres de Moïse ; ce fut une leçon pour Israël sans être un triomphe pour Hamalec. Puis ce peuple ennemi fut de nouveau battu longtemps après, par Saùl, 1 Sam. 4 4, et 15, par

David, 4 Sam. 27, 8. 30, 4. 2 Sam. 8, 42., et enfin, sous Ezéchias, par les hommes de la tribu de Siméon, qui paraissent en avoir presque exterminé les derniers restes, 1 Chr. 4, 43., accomplissant la prophétie de Balaam, Nomb. 2i, 20. — Les rois Uamalécites portaient, à ce qu'on croit, le nom général de Hagag ou Agag, Nomb. 24, 7. 1 Sara. 45, 8. 20, 32.

Il est parlé, 4 Sam. 45, 5. de la capitale d'Hamalec, mais le nom n'en est pas indiqué.

D'après des traditions arabes, les Hamalécites auraient été de race camite, de vrais Arabes du désert, et se seraient établis dans les lieux qu'habitèrent plus tard les Ismaélites et les Jok- (anides; ils auraient été parents d'ismaël, par conséquent aussi d'Esaû etd'Hamalec son petitfils, et les descendants de celui-ci se seraient mélangés et confondus avec les anciens Uamalécites.

DAMAN (unique), Est. 3, 4. sq. On pourrait donner pour épigraphe à l'histoire de cet homme, ces paroles du sage : « L'orgueil marche devant l'écrasement, » Prov. 46, 48. Il était fils d'Hammèilatha , et surnommé Agagien , ce qui a fait croire à quelques-uns qu'il était Hamalécite, descendant des rois Agag; celte épilhèie n'a cependant pas une signification aussi absolue et pourrait n'indiquer qu'un lieu de naissance, une simple parenté ou même une fonction. La tradition qui fait Uaman Macédonien ne peut être ni prouvée ni démentie. Ce favori parvenu, qui ne devait peut-être son élévation qu'à un caprice de son maître, occupait le premier rang à la cour de Perse; il était le premier de tous les seigneurs et n'avait au-dessus de lui que le roi. La foule se prosternait devant lui, les seigneurs lui rendaient hommage, son amourpropre était satisfait; mais un homme, un seul, refusait de lui accorder les marques d'honneur auxquelles il avait droit de par le roi, et cet homme c'était un étranger, un Hébreu, Mardochée. On ne pouvait répandre trop de sang pour venger une pareille injure ; sacrifier Mardochèe n'eût pas valu la peine, il fallait la ruine de la nation tout entière à laquelle appartenait le coupable; Haman jeta les sorts et trouva que le douzième mois était celui auquel il conviendrait de faire le carnage Il parla de la chose au roi, qui n'y entendait rien ; il lui représenta que ce peuple d'esclaves dispersés dans ses Etats était un peuple de rebelles, vivant sous des lois particulières, et soumis de cœur à un autre roi : il fit surtout résonner à ses oreilles dix mille talents d'argent qu'il remettrait dans les caisses du royaume s'il était autorisé à publier le décret d'extermination. Dix mille talents! le roi se hâta de les gagner, il n'eut pour cela qu'à ôter sa bague et la remettre au bourreau. Mais le Juif avait eu connaissance de celte Saint-

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Barthélémy que les païens voulaient donner à son peuple ; il en avertit la reine sa parente, et celle-ci résolut, avec l'aide de Dieu, d'anéantir ce projet en anéantissant celui qui l'avait formé. Haraan fut invité à un festin par Ester, et cette invitation fut suivie d'une seconde pour le jour suivant. Son cœur bondissait d'orgueil au sortir du palais, quand la vue de Mardoebée vint lui rappeler que, seul dans tout le royaume, ce malheureux refusait de faire son bonheur, en lui refusant ses hommages : il se fit violence pour cacher son humeur, et s'en fut raconter à sa femme et a ses amis les joies et les honneurs de sa journée. Tout cela, disait-il, ne me sert de rien pendant que je vois Mardochée, ce Juif, assis à la porte du roi. La femme et les amis du favori pensèrent qu'un gibet de 50 coudées (25 mètres) satisferait à ce qu'Haman pouvait regretter, et l'on décida que la mort de Mardochée préluderait à la destruction de sa race. Le lendemain Haman devança l'heure du festin pour aller au palais demander la permission de faire pendre son superbe ennemi., mais le roi le prévint : « Que faudrait-il faire à un homme, dit-il, que le roi prend plaisir d'honorer? » Haman, ne doutant pas que ce ne fût une nouvelle faveur que le roi lui préparait, et sur laquelle il le consultait d'une manière indirecte et délicate, ne se contraignit point dans l'expression de ses désirs; il imagina pompe sur pompe; cheval royal, vêtements royaux, couronne du roi, rien ne pouvait être trop beau, et le plus grand des seigneurs de la cour devait accompagner dans les rues de la ville la marche triomphale de ce sujet bienheureux. « Eh bienl lui dit le roi, hâte-toi, et fais ainsi à Mardochée, le Juif. » Quelle que fût la fortune et la grandeur d'Haman, il n était qu'un esclave auprès du roi et ne put qu'obéir : il dut lui-même honorer celui dont il venait quelques minutes auparavant demander la mort, il dut crier devant lui dans les rues : a C'est ainsi qu'on doit faire à l'homme que le roi prend plaisir d'honorer. » Une nuit d'insomnie avait tout fait ; le roi avait pris connaissance d'une conjuration qui avait été découverte sous son règne par Mardochée, et, s'élonnant que Mardochée n'eût pas reçu de récompense pour un si grand service, il avait résolu de réparer cette ancienne faute, et de la réparer d'une manière éclatante. Après sa fatale promenade, Haman rentra chez lui tout alfljgé, et ayant la tête couverte; il se hâta de donner à sa femme et à ses amis la clef de cette énigme inconcevable, et de leur expliquer comment, allant demander la mort de Mardochée, il avait dû servir lui-même à son élévation : alors ces sages comprirent que ce ne serait pas un fait isolé, et que l'ancien favori tomberait devant le nouveau,

Haman devant le Juif., En même temps les officiers du roi vinrent chercher Haman pour le conduire au festin de la reine : op .peut se représenter qu'il y triompha moins que La jveille. Sur la fin du repas , Ester ayant été invitée par le roi à lui demander tout ce qu'elle voudrait, jusqu'à la moitié de son royaume, demanda la vie pour elle et pour son peuple, découvrit qu'elle était Juive elle-même, et ,par là enveloppée dans le décret de proscription, représenta au roi combien cette mesure était contraire à ses intérêts, et lui fit voir que les dix mille talents offerts par l'oppresseur ne compenseraient pas le dommage que le roi en recevrait. Il parait que le roi n'avait plus présente à l'esprit la permission qu'il avait accordée à son favori, soit qu'il l'eût donnée dans un moment de distraction, soit qu'au milieu de tous ses autres intérêts la chose lui parût peu importante, puisqu'il ne s'agissait que de quelques esclaves étrangers et rebelles. Ester dut nommer le coupable, et Haman voyant bien à l'expression du roi qu'il était perdu, profila d'uue absence de celui-ci pour se jeter aux pieds de la reine et lui demander la vie. Mais le roi qui rentrait, ayant vu ce mouvement, l'interpréta mal, comme on lait toujours dans la colère et dans le vin, et n'en fut que plus irrité ; la sentence fut prononcée, et, sur l'observation qu'un gibet dressé par Haman pour Mardochée s'élevait près delà, le favori disgracié y fut conduit et pendu.

11 n'y a rien dans cette prompte chute, et dans ce passage subit des plus hautes distinctions au supplice le plus infâme, qui puisse étonner quand on connaît la justice expédîlive et sommaire de l'Asie. Rien ne peut étonner non plus dans la permission donnée par le roi à un de ses serviteurs d'extermiuer une partie des hommes qui habitent son territoire, hommes qui n'ont point d'histoire pour lui, et qu'il Jie connaît que par les renseignements incomplets et tronqués que lui donne un homme puissant, qui veut s'en défaire, parce qu'un d'entre eux l'offusque. Ce que les voyageurs modernes nous disent de l'Asie , depuis Conslantinople ou Alexandrie jusqu'à Pékin, n'est que trop d'accord avec cette brutalité de l'autocrate et bouillant Xercès; ces monarques n'ordonnent que par caprice, et peuvent envoyer à la mort des populations entières, aussi bien que leurs femmes ou leurs favoris ; il suffit que celui qui veut obtenir le décret sache bien choisir son moment. Dans la lutte entre Ester et Haman, la victoire ne fut à la reine que parce que le roi se trouvait bien disposé, Est. 4, 44.5, 2., et Dieu travailla avec la pieuse Juive parce que celle-ci, de son côté, exposait sa vie pour sauver son peuple.

HAMASA (peuple clément}, 4° 4 Cnr. i, 17.

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2 Sana. 47, 25., fils de Jéther ou Jithra, et d'Abigal, fut nommé par Absalon chef d'armée, en remplacement de Joab son cousin qui préféra le service du roi. Hamasa survécut à la bataille dans laquelle Absalon fut vaincu et tué; et David, soit par politique et pour se l'attacher, soit par répugnance pour Joab le meurtrier de son fils, le maintint à la tête des troupes, 2 Sam. 19, 43. Joab, irrité et jaloux, voyant d'ailleurs le peu de zèle que Hamasa témoignait pour le service du roi contre les rebelles, 20, 5-7., et impatient de se venger, surprit son rival près de Gabaon, et le frappa en feignant de l'embrasser ; après cette lâche action, Joab marcha sur l'ennemi, et défit Sébab contre qui Hamasa avait été envoyé. Le corps de Hamasa resta quelque temps au milieu de la route, et un serviteur de Joab se tenait là pour engager ceux qui passaient à se joindre à Joab et à le reconnaître comme général de l'armée de David; mais comme on s'arrêtait à ce triste spectacle, l'officier poussa le cadavre hors du chemin dans un champ, et jeta un vêtement sur lui pour le cacher. — Hamasa parait avoir été ambitieux et politique; il sert le rebelle contre son père, puis après que le royaume est pacifié, il se met au service du père, mais craint de se compromettre en marchant contre ceux dont il fut autrefois le chef, et qui résistent encore à son nouveau maître. — 8° v. Hazaria, 4°.

HAMASAI (présent du peuple), un des hommes de Juda et de Benjamin, qui vinrent à David avec beaucoup d'autres, lorsqu'il était enfermé dans la forteresse de Tsiklag à cause de Saùl. David n'accueillit qu'avec défiance des libérateurs qui lui venaient de la tribu de Saûl, et craignit une trahison ; mais Hamasaï, revêtu de l'esprit, lui dit : « Que la paix soit avec toi, ô David, tils d'Isaïl paix soit à ceux qui t'aident, puisque ton Dieu l'aide! » David, dont ces paroles israélitiques vainquirent la défiance, les reçut au nombre de ses capitaines, 1 Chr.

HAMASIA (la force de l'Eternel), 2 Chr. 47, 46., fils de Zicri. « il s'était volontairement offert à l'Etemel, » et servait sous Jo^aphat : ces paroles indiquent-elles un vœu particulier, ou bien un service volontaire, ou enfin que ce chef aurait abandonné l'armée des dix tribus, pour se ranger dans celle de Juda ? c'est ce que l'on ne saurait déterminer.

HAMATH (eaux chaudes), Hamathiens.

4° C'était la principale ville d'Aram Tsoba, q. v. 2 Chr. 8, 3. 4 Chr. 48, 3. Elle fut fondée par des Cananéens, Gen. 40, 48. et remonte ainsi à la plus haute antiquité, de même que Damas et Sidon. Elle faisait partie de la terre promise, dont elle formait la limite septentrionale, Nomb.

43, 22. 34, 8. Ez. 47, 46. Jos. 43, 5. 4 R. 8,

65. 2 R. 44, 25., du côté de Damas, £040, 0, 2. Jér. 49, 23. L'entrée de Hamatb, dont il est parlé plusieurs fois, Jos. 13, 5. Jug. 3, 3., /était le défilé qui conduisait de Canaan en Syrie par la vallée qui est entre le Liban et l'Anti-Liban. Josué assigna cette ville à la tribu de Nephthali, 49, 35. Elle eut cependant toujours sa banlieue ou son territoire particulier, 2 R. 23, 33. 25, 24., et se gouverna par ses propres rois, l'un desquels, Tobi, vécut avec David en bonne harmonie et en respectant sa supériorité, 2 Sam. 8, 9. 4 Chr. 48, 9. La ville resta ainsi indépendante, sauf une courte interruption^ R. 44,28., jusqu'au moment ou les Assyriens s'en emparèrent sous Ezéchias, Es. 40, 9. 36, 49. Hamath continua longtemps de jouer un rôle considérable ; au moyen âge (4 4 78-4 331 ) elle fui le cheflieu d'une province égyptienne, et brilla surtout sous son prince, le poète et géographe Abnlftda (4310-4331). Amos lui donne le nom de grande, 6, 2., et aujourd'hui encore, sous le même nom de Hama, elle compte 400,000 habitants; d'autres disent 30,000, dont 2,500 chrétiens grecs, quelques chrétiens de Syrie, et quelques juifs: le reste est musulman. Elle doit son importance à sa position sur une grande route de commerce. Elle est située sur les deux rives de l'Oroote, dans uue vallée étroite dont les flancs sont des parois de rochers au milieu de jardins et de vergers. Sous la domination macédonienne en Syrie, elle porta le nom d'Epiphanie. — 2° Théodore, Jérôme et Cyrille comptent deux Hamath, mais ne s'entendent guère sur la position de ces villes. AI. F. Bovet pense que la ville de Hammath nommée Jos. 19, 35., différente de Hamatb la grande, Am. 6, 2., était située dans les environs de Tibériade, où l'on trouve encore sous ce nom des eaux thermales très fréquentées.

HAMINADAB. 4°t>. Amiuadab; 2°Cant. 6, 42. Si ce verset était bien rendu dans nos versions, Haminadab aurait été un cocher ou un écuyer célèbre par la vitesse de ses chevaux. Mais il y a hami-nadib, qui signifie mon noble peuple, peuple brave, ou aussi princesse de mon peuple, et qui paraît devoir être traduit, au lieu d'être pris comme nom propre. Le verset aurait alors ce sens dans la bouche de l'épouse : « Je suis descendue au verger des noyers, etc., pour voir la nature et la végétation, et je ne pensais pas, mon âme (ou en moi-même), être mise sur le char de triomphe comme princesse de mon peuple ; » ou encore : « Je ne sais comment mon cœur me conduisit loin des chevaux de mon peuple brave » (Reville); ou enfin : « Jp ne sais, mais mon désir m'a donné la vitesse des chars de mon brave peuple » (Tb. Paul, qui met ces paroles, v. 11 et 4 2, dans la bouche de l'époux). —3° 4 Chr. 6, 22., fils de Kébalh, frère de Coré,

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HAMINI (mon peuple), v. Osée.

HAMMIEL. t?.EIiham.

HAM>10N (peuple), ou Ben-Hammi, père des Hammoniles, Gen. 19, 38., flls de Lot par la plus jeune de ses tilles. C'était une population sœur des Moabites, et apparentée avec les Israé Mes, puisque Lot était tils d'un frère d'Abraham ; aussi Dieu défendit à Moïse et à son peuple de les traiter en ennemis, Deut. 2, 9. 49. Nomb. 31, cf. cbap. 22 25. Vainqueurs des Zamzummims, les Hammoniles demeurèrent primitivement entre l'Arnon, le Jourdain et le Jabbok; les Amorrhéens leur enlevèrent une partie de leur territoire; puis, quand les Israélites ayant vaincu Sibon, roi des Amorrhéens, vinrent s'établir en Galaail, Nomb. 21, 21., les Hammoniles voulurent faire valoir de nouveau leurs prétentions sur ce pays qu'ils avaient anciennement possédé; mais ils furent repoussés par les Israélites, sous la conduite de Jepbté, Jug. 14. De temps à autre, la guerre éclatait entre ces deux peuples, qui auraient dù vivre en paix. Saûl remporta une victoire sur eux, 4 S.im. 14, 47., David assiégea et prit leur capitale Rabbath-Hammon, 2 Sam. 40, 4-U, 41,4. sq. Plus tard, s'élant unis aux Moabites el aux Iduméens, ils vinrent attaquer Josapbat ; mais la discorde se mil dans leurs rangs, et les alliés se détruisirent les uns les autres, 2 Chr. 20. Ils furent encore vaincus par Jotbam, 2 Chr. 27,5. Après que les tribus iransjourdaines eurent été les premières emmenées en captivité par les Assyriens, les Hammonites s'emparèrent de leur pays, ce qui leur est reproché, Jér. 49, 4-6. Après la bataille de Carkémis, oùNébucadnetsar défit les Eg>pliens, il parait qu'ils devinrent tributaires de ce prince, et ils joignirent leurs troupes a celles des Caldéens, qui lirent la guerre au roi Jéhojakim, 2 R. 24, 2.; mais dans la suite leurs ambassadeurs se réunirent a Jérusalem, avec ceux des autres peuples qui voulaient secouer le joug de Babylone.

Les prophètes leur reprochent leur baine invétérée et leurs constantes hostilités contre Israël, Am. 4,43, Soph. 2, 8. Ez. 25. 3., et ils leur annoncent la dévastation de leur pays, Jér. 49, 4. sq., prophétie dont les voyageurs modernes ont constaté le parfait accomplissement (Seetzen, Buckingham, Burkhardl), bien qu'ils aient été momentanément rétablis, selon l'oracle de Jérémie, et qu'on les retrouve opposant a Israël des troupes nombreuses, 1 Macc. 5, 6. Justin Martyr dit aussi que de son temps encore ils formaient une peuplade considérable. Mais dès lors ils ont été confondus sous le nom d'Arabes, et la prophétie a été accomplie qui dit : i On ne se souviendra plus des enfants d'Hammon parmi les nations, » Ez. 25, 40. 11 n'en reste plus maintenant aucune trace; le sol

qu'ils occupèrent est foulé maintenant par d'autres peuplades, qui viennent tour à tour passer quelques saisons sur les nombreuses ruines de cette (outrée, qui est un monceau de désolation. Jér. 49, 2. 3. — C'est chez les Hammonites qu'on trouvait l'affreuse idole de Molocb.

HAMONA (multitude, confusion), Ez. 39, 46. nom symbolique d'une ville qui représentera aux derniers temps la désolation générale; de même, au v. 14., la vallée de Haramon-Gog.

HAMRAM (peuple élevé), tils de Réhaib et petit-lils de Lévi. Il épousa Jokébed, sa tante, dont il eut Aaron, Moïse et Marie. 11 mourut en Egypte, à l'âge de cent trente-sept ans, Ex. 6, 20. Nomb. 3, 4 9. 26, 58. 4 Cbr. 6, 2. 23, 42. Des raisons chronologiques portent quelques auteurs à croire qu'il ne fut pas le père de Moïse, mais un de ses ancêtres : c'est lorsqu'on admet un séjour d'environ quatre siècles en Egypte, Gen. 45, 43. 46. Ex. 42, 40. Si, au contraire, on ne donne à ce séjour que 215 ans, il faut admettre que Hamram fut réellement le père de Moïse.

HAMUTAL 2 R. 23, 34. tille d'un Jérémie, femme de Josias, et mère de Jéhoachaz.

HANA, l'un desebefsde Plduraée, avant que les descendants d'Esaû s'y fussent établis, Gen. 36, 24. 4 Chr. 4, 40. La mention qui en est faite est accompagnée des mots : Cet Hana est celui qui trouva les mulets au désert quand il paissait les ânes de Tsibba son père. Le mot jemim, qui est traduit par mulets dans l'arabe, ne se trouve que dans ce seul passage : le texte samaritain l'entend de la race géante des Emims, q. v.; mais la plupart des interprèles (Perret-Gentil, Uengstenberg, Delitsch, De Mestral, etc.) sont maintenant d'accord à penser qu'il faut lire « des Sources thermales; » on en trouve encore plusieurs dans la conlrée.

HANAB, Jos. 11, 21. 15, 50., ville des montagnes de Juda, à 4 milles est de Diospolis (Lydde), selon d'autres à 8 milles, mais c'est moins probable.

HANAK (collier), Hanakins. On ne sait à quelle époque ranger Dauak, tils d'Arbah. Il fut le père d'une race de géants que les espions israéliles découvrirent dans leur voyage d'exploration en Canaan, Nomb. 13, 23. 29. 34. Les Hanakins se divisaient en trois branches ou tribus, celles de Sésaï, de Ahiman el de Talmai; ils demeuraient au midi du pays, dans les montagnes de Juda, et principalement dans les villes philislines de Gaza, Gath el Asdod ; mais Josué, Caleb, et les iribus d'Israël, les dépossédèrent entièrement, et en lirent presque disparaître la race tout entière, Deut. 9, 2. Jos. 11, 21. 22. 14, 15. Jug. 4, 20. v. Géants. L opinion de Michaëlis, que les Hanakins étaient une race de Troglodytes, n'est pas dépourvue

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de raison, v. Jos. H, 24.; d'autres comparent aussi le nom d'Inachus, un des hommes de l'âge héroïque de la Grèce.

HANAMÉEL (la miséricorde de Dieu), (ils de Sallum el parent de Jérémie, vendit au prophète, peu avant la prise de Jérusalem, un champ qu'il possédait près de Hanathotb, Jér. 32, 7. On ignore si c'était une propriété lévitique ou un domaine héréditaire qu'il aurait reçu d'une aïeule : la loi de Moïse est explicite en ôtant aux lévites le droit de posséder, Norab. 18, 20. Deut. 10, 9., sauf dans les villes el banlieues consacrées, Norob. 35; mais la coutume pouvait avoir introduit d'autres droits que ceux qui étaient établis par la loi de Moïse, et l'on ne peut que difficilement décider sur des questions pareilles. Cette vente, qui ne fut qu'une vente pour Hanaméel, fut pour Jérémie un symbole, et un signe donné au peuple que lorsque les menaces proférées par le prophète auraient été accomplies, la paix renaîtrait au pays, et que l'on continuerait d'acheter et de vendre.

HANAMMÉLEC. t>. Adrammélec.

DAN AN, père de Jigdalia, q. v.

HANANI (miséricordieux), 1° père du prophète Jébu, et prophète lui-même, vécut sous le règne d'Asa, el reprocha à ce prince son alliance» avec Benliadad, et son manque de foi envers l'Eternel, « dont les yeux regardent cà et là par toute la terre, afin qu'il se montre puissant en faveur de ceux qui sont d'un cœur intègre envers lui. » Il lui dit que certainement il aurait été délivré des Syriens comme il l'avait été déjà des Ethiopiens et des Lybiens, mais que son manque de foi serait puni. Le voyant fut mis en prison à cause de ces paroles, el persécuté de même que plusieurs autres hommes du peuple, 2 Chr. 16, 7. 49, 2. 20, 34. 4 R. 16, 4.2.— 2° Hanani, un des frères de ISéhémie, Néh. 1 ,2. 7, 2., vint le rejoindre de Jérusalem ù Susan, peut-être envoyé par Esdras, et l'informa du sort des Juifs restés en Palestine, ou revenus de la captivité. Il accompagna sans doute Néhémie (ch. 2.) à son retour en Judée, et fut chargé par lui de veiller a l'exacte ouverture et fermeture des portes, conjointement avec le fidèle et pieux Hanania, capitaine de la forteresse, 7, 2. 3.; c'était un poste de confiance, important et difficile, dans les circonstances où se trouvait alors Jérusalem.

HANANIA (la grâce de Dieu). 1» Cet officier de Nehémie dont on vient de parler, v. Hanani 2° ; on ne sait rien de plus sur sa personne.

2° Gabaonite, fils de Hazur, cl faux prophète qui vivait à la cour de Sédécias au commencement de son règne. On voit par Jér. 28, qu'il se distinguait des autres faux prophètes par l'assurance et la hardiesse avec laquelle il débitait ses oracles, ce qui prouve en même temps qu'il

appartenait au parti alors dominant : il exprime les plus folles espérances et les vues de la faction, qui étaient plus faites pour plaire au peuple et aux sacrificateurs, que les menaces de Jérémie; et comme l'envoyé de l'Eternel lui donne un démenti clair, positif et public, au milieu du temple où lout le peuple est réuni, Hanania prend de dessus le cou du prophète le joug de bois que celui-ci porte comme symbole de l'asservissement du peuple, et le brise, répondant à un emblème par un autre ; mais Jérémie lui répond de la part de Dieu : Tu as rompu les jougs qui étaient de bois, mais au lieu de ceux-là, a dit l'Eternel, fais-en qui soienl en fer. En même temps il lui annonce qu'il mourra dans l'année en punition de sa révolte et de ses mensonges, et deux mois après, la prophétie s'accomplit. Aucun des faux prophètes, pas même Tsidkija, ne peut être comparé à Hanania pour la hardiesse de l'imposture et la persistance dans le mal : son endurcissement n'a pu être vaincu que par la mort.

3° Nom hébreu de Sadrac, q. v.

4° Ville de la iribu de Benjamin, Néh. 44, 32.

HANATHOTH (affliction), ville lévilique de la tribu de Benjamin, sur la grande roule qui mène du nord à Jérusalem, 4 R. 2, 20. Jos. 21, 48. 1 Chr. 6, 60. Néh. Il, 32. Es. 10, 30. Elle donna le jour au prophète Jérémie 1, 4. 29, 27., cf. 32, 7., mais eut le malheur de repousser son ministère el alla jusqu'à vouloir le faire mourir, 1 1 , 21 . D'après Eusèbe et Jérôme, elle était située à 3 milles romains au nord de Jérusalem; d'après Josèphe elle en élail un peu moins loin, à 20 stades. Elle est maintenant entièrement ruinée, et ne doit pas être confondue, comme quelques-uns le font, avec Saint-Jérémie, qui est trop éloigné de Jérusalem.

HANER. 4° Un- des alliés d'Abraham contre Kédor-Lahoraer, Gen. 14, 13. v. Mamré. — 2° Ville lévilique de la tribu de Manassé, 1 Chr. 6,70.

HANÈS, ville d'Egypte nommée Es. 30, 4., peut-être rElinèsacluelledansl'Egypte moyenne, et l'Anusis d'Hérodote 2, 4 37., cf. l'Egypte de Champollion, 4, 309. C'est déjà l'opinion de Vilringa, adoptée par Michaëlis, Rosenmuller, Gesenius et Winer. Saint Jérôme ne connaissait pas cet endroit, el le caldéen le rend par Daphné, près de Pélusium.

HANIM, ville des montagnes de Juda, Jos. 45, 50. Eusèbe la nomme Anaïa, et la met à 9 milles environ au sud de Hébron ; elle est du reste inconnue.

HANNETONS, Joël 4, 4. etc. v. Sauterelles; Deut. 28, 41.. v. Mouches.

H AN UN (miséricordieux), 2 Sam. 40, 4. 4 Chr. 49, 2. sq., lils et successeur de Nahas, roi de Hammou. David ayant envoyé des am-

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bassadeurs pour lui exprimer sa sympathie au sujet de la mort de son père, et le féliciter de son avènement au trône, Hanun, Jeune et sans expérience, plus enclin à croire le mal que le bien, à ce qu'il paraît, accueillit trop avidement les soupçons de ses courtisans, traita les envoyés du roi d'Israël comme des espions, leur ût raser la moitié de la barbe, couper les vêlements jusqu'aux hanches, et les renvoya ainsi déshonorés et comme des esclaves. Les sentiments bienveillants de David se changèrent en une irritation violente; ce fut une déclaration de guerre, et Hanun, malgré le secours que lui porta Hadadhéser, roi de Syrie, vit d'abord son armée en déroute, puis sa capitale assiégée tomber entre les mains de l'ennemi; les habitants de Rabbath furent massacrés, et Hanun lui-même périt, à ce que l'on croit, dans cette guerre ou l'avait jeté une fougue imprudente et mal conseillée.

HAPHARAJIM, dans la tribu d'Issacar, Jos. 19, 49. C'était encore un bourg au temps d'Eusèbe.

HAPHRA, ou plutôt en hébreu, Beth-le-Haphra (mal traduit dans la maison de Haphra), Mich. 4, 40., ville inconnue du royaume de Juda.

HAR, Nomb. 21, 15. Dent. 2, 9., appelée encore Har-Moub, Nomb. 21, 28. Es. 45, 1. Jos. 43, 25., ou Rabba, était la capitale des Moabiles, située au sud de l' Anton. Les Grecs l'appelaient Arèopolis; elle fut détruite au temps de saint Jérôme par un tremblement de terre. Quelques voyageurs modernes, Burkhardt, Seelzen, en ont retrouvé les ruines, encore assez considérables, d'une demi-lieue de circonférence, sur une colline qui domine toute la plaine, à l'extrémité méridionale d'un ancien chemin pavé.

HARA, district de l'Assyrie dans lequel furent transportés quelques colons Israélites, 4 Chr. 5, 26. D'après Bochart, ce serait l'Aria de Plolémée et de Strabon, ealre les Partîtes et l'Indus. Rosenmuller y voit la grande Médie ou l'Irak de nos jours, contrée moniagneuse comme l'indiquerait déjà son nom (har, montagne); cette opinion se recommande par le fait que les noms de Chalach et de Gozan, qui sont joints à celui de Hara, désignent des districts en effet plus occidentaux que l'Aria de Bochart.

HARABA, Jos. 4d, 22., dans la tribu de Benjamin, p. Betliabara.

HAR AD, ville cananénne du midi de la Palestine, et résidence d'un petit roi, Nomb. 24, 1. 33, 40. Elle était au nord nord-ouest du désert de Juda, et fut donnée à celle tribu, Jug. 1,46. Jos. 4 2, 4 4. Eusèbe la met a 20 milles de Hébron, et à 4 de Malatha dans le voisinage du désert de Kadès, ce qui concorderait assez bien avec la donnée de Nomb. 24 , 4 .

HARAN, 4° père de Lot, frère, peut-être cadet, d'Abraham, et fils de Taré, Gen. 44,27. L'historien sacré ajoute qu'il mourut sous les yeux de son père, détail qui méritait bien d'être noté à une époque où la vie était longue, calme et sans grands accidents ; il laissa Lot orphelin de bonne heure, et mourut ayant probablement moins de soixante et dix ans; car, 42, 4., Abraham part âgé de soixante et quinze ans, et Lot avait sans doute déjà perdu son père à cette époque, puisqu'il accompagna l'atné de ses oncles, comme son tuteur naturel. — 2° v. Caran.

HARBONA, le troisième des sept eunuque»

qui se tenaient devant Assuérus, et qui reçurent l'ordre d'amener la reine Vasti devant les seigneurs attablés, Est. 4, 40. Il assista plus tard à la disgrâce d'Haman, et c'est lui qui fit remarquer au roi et a la reine que le gibet qu'Haman avait fait dresser pour le fidèle Mardochée était tout prêt, 7, 40. Il hâta ainsi peutêtre la mort du favori dont on peut croire qull était l'ennemi personnel, et sut se mettre dans les bonnes grâces d'Ester, en rappelant habilement devant elle le service important que son parent avait rendu au roi.

» HAREPH, père, ou chef de Bethgader, ville inconnue de la tribu de Juda, 4 Chr. 2, 54 .

HARGOL, Lév. 44, 22. v. Sauterelles.

HARIEL, Ez. 43, 45. 46., est mal écrit avec un A. v. Ariel.

HARKIENS, Gen. 40, 47. 4 Chr. 4, 45. peuplade cananéenne. On retrouve ce nom dans la ville d'Arka dont parlent Pline et Ptolémée, a« pied nord-ouest du Liban ; sous les empereurs romains elle portait le nom de Caesarea Libani, mais chez les auteurs arabes du moyen âge elle a conservé son ancien nom. Elle fut prise par les croisés, et l'on en voit encore les ruines; une colline sur laquelle se trouvait, ou la citadelle de la ville, ou un temple, s'appelle Tal- Arka.

HAROD, source, et peut-être aussi ville, non loin de la montagne de Guilboah et près de Jn> réhel ; Gédéon y campa avec ses 32,000 hommes la première nuit de son expédition contre liadian, Jug. 7, 4., cf. 2 Sam, 23, 25.

HAROHER. Trois villes de ce nom : 4° dans la tribu de Juda, 4 Sam. 30, 28.; — 2° att bords de l'Arnon sur les frontières de Moab, Deul. 2, 36. 3, 42. Jos. 42, 2. Jér. 48, 49. Elle fut donnée à la tribu de Ruben, Jos. 43, 46. Burkhardt a retrouvé sur la rive septentrionale de l'Arnon des ruines qui portent encore le nom d'Araayr près d'une paroi de rochers. — 3° Une troisième dans la tribu de Gad, voisine du Jabbok et de Rabbath- Ammon, Jos. 43, 25. Jug. 44, 33. Le torrent qui partage la ville en deux parties, 2 Sam. 24, 5., était peut-

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