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nos versions, Gesenius , De >Yelte, Umbreil). D'autres le traduisent par colombe; d'autres par tourterelle sauvage; d'autres enfin (Forskal, Barris, etc.) enlendent par là un oiseau de passage connu en Egypte sous le nom de dururi, qui quitte la Haute-Egypte vers la fin d'octobre, pour se rendre à Alexandrie, où il passe l'hiver.

c) Hagour, Es. 38, 44. Jér. 8, 7. (nos versions, Gesenius). La comparaison des deux passages montre qu'il s'agit non-seulement d'uu oiseau de passage, mais encore d'un oiseau au cri lugubre et triste, caractère que ne présente pas l'hirondelle : il vaut donc mieux peut-être suivre l'opinion de Bochart (ïlarris, Winer) qui entend par hagour la grue, de même que le targum caldéen et la version arabe. Bochart allègue plusieurs passages des anciens qui prouvent que dans l'antiquité on attribuait à cet oiseau un cri lugubre.

d) Sous ou sis, Es. 38, 14. Jér. 8, 7. Calvin, Luther, nos versions et l'anglais, le rendent p:ir grue; mais il est préférable de le traduire par hirondelle avec les Septante, la Vulgatc , Jérôme, Théodolien, Bochart, Lowih, Gesenius et Marris. Ce dernier auteur rappelle que les Italiens des environs de Venise nomment l'hirondelle sise/te, et son cri zizattare, et il cite ees deux vers latins :

ttegulus. atque Merop*. et rubro pectore Progne Coniimili moduio zintulare sciunt.

D'après ces observations on pourrait, dans nos traductions, laisser subsister le nom d'hirondelle, Ps. 84, 3. Prov. 26, 2.. et il faudrait intervertir l'ordre des mots, c'est-à-dire mettre « comme l'hirondelle et comme la grue, » Es. 38, 4 4. Jér. 8, 7., en réservant toutefois l'incertitude ordinaire sur ces noms d'histoire naturelle.

Ajoutons que le nom de sous sert aussi a désigner le cheval; la racine (inusitée) de ce mot signifie se réjouir, s'ébattre, s'élancer, et peut s'appliquer au galop joyeux et libre du coursier, comme au vol rapide et gai de l'agile hirondelle. Hagour, de bagar, tourner, aller et venir, se rapporte soit aux migrations régulières des oiseaux de passage, soit au vol de la grue qui s'élève et s'abaisse tournant toujours en spirale. Deror, de darar, tourner rapidement, voler en décrivant un cercle, peut s appliquer, de même que hagour, au vol de l'hirondelle et d'autres oiseaux rapides et gracieux.

Moïse n'a rien dit sur la pureté légale de la chair de l'hirondelle, d'où l'on conclut qu'elle n'était pas interdite. — Jérémie, I. c, se sert de i' instinct bien connu des oiseaux émigrauts pour humilier le peuple qui se dit sage, en lui montrant qu'il ne reconnaît pas le droit de

l'Eternel, qu'à cet égard il est sans intelligence et par conséquent au-dessous des animaux qui, dans leur petite sphère, savent cependant s'orienter et se diriger, choisir le bien et prévenir le mal ; cf. Es. 1 , 3.

HISTOIRE. Outre les traditions de famille, qui étaient pour les Hébreux la principale source de leur histoire, ils avaient des monuments qui étaient contemporains d'âges antérieurs, auxquels certains souvenirs avaient été plus particulièrement rattachés -, quelquefois c'étaient des pierres brutes, qu'un homme dressait en mémoire d'un fait remarquable dont il avait été le témoin, Gen.28,18. 31, 45. Jos. 4, D. I Sam. 7, 12. (comme, de nos jours encore, les intrépides voyageurs qui réussissent pour la première fois à atteindre le sommet de montagnes encore vierges, l'Araral, la Jungfrau, etc., y plantent une croix ou tel autre signe de prise de possession); d'autres fois c'étaient des arbres qui, par leur force de vie, promettaient d'occuper longtemps la place, des chênes ou des lerébinlhes (les Suisses avaient leur tilleul d'Altorf, et chaque nation compte quelques mémorialsde cette espèce). Quelquefois encore les ilebreux avaient leurs chants historiques, Ex. 13, Nomb. 21,14. Jug. b, cf. Jos. 10. 13. 2 Sam. 5,8.,<lrs noms significatifs, des fêtes solennelles, Ex. 12, 25. Jug. 11, 46., etc.

On ne peut préciser comment, ni à quelle époque ils commencèrent à écrire l'histoire; peut-être débutèrent-ils par d. s chants historiques, peut-être même par les généalogies, qui étaient en quelque sorte K fond, le cadre de leur histoire, et que les Orientaux de nus jours estiment encore à une si grande valeur, Geu.">, 10, 2o, etc. — Sous les successeurs de David, on voit déjà quelques annalistes; ils appartiennent pour la plupart soit aux officiers de .la cour, soit surtout à l'école des pro; hèles, I fi. 4, 3. 2R. 18, 18. 37. 2Cbr.34, 8. Es. 36,3.21 Les cours orientales avaient également leurs historiographes, cf. Est. 10, 2. Esd. *, 15. 6, 2. — C'est par des prophètes qu'ont rie écrits les livres historiques de l'A. T.; ils citent eux-mêmes les biographies dont ils se sont servis, et qu'ils se sont parfois bornés à extraire.

Outre les livres saints des Hébreux, l'histoire de ce peuple nous a encore été conservée par les apocryphes, par Josèphe, par les écrivains de l'Egypte, Manélhon.ieSyncelle.ei par quelque."» historiens profanes dont les s\nchronisraes jettent un certain jour sur plusieurs points de l'histoire juive qui resteraient obscurs sans cela. — r». Chronologie.

On peut remarquer, pour l'ensemble des ouvrages historiques de l'A. T., qu'il s'y trouve une complète absence de préoccupation ciro-

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